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Forum de partage des idées entre les Congolais(es)...Masolo entre bana mboka...Mazungumuzo ya wa Congolais(es)..... Nouvelles concernant la RDC

01 décembre 2009

Le Rwanda occupe la République du Congo ?

Interview d’Arthur Kepel : «Il y a une main rwandaise sur les deux Kivu et justement,on profite de la faiblesse du Congo pour lui imposer des choses»

Par Freddy mulumba kabuayi

Le retour des réfugiés congolais venus du Rwanda et la conséquence qui peut en résulter constituent le menu de l’entretien que Le Potentiel a eu avec Arthur Keppel, analyste politique congolais. Vous êtes parmi les meilleurs connaisseurs de la région du Kivu. Que se passe-t-il actuellement avec le retour des réfugiés de la province du Nord-Kivu. Il y a des protestations : on conteste des chiffres ; il y a la confusion. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?

 

 

Il y a effectivement confusion. C’est une chose. Les personnes qui rentrent et qui sont en majorité tutsi n’ont pas été inscrites, pour la plupart, dans les camps de réfugiés au Rwanda. Certains pensent que ce sont des gens qui ont vécu dans des familles d’accueil.

 

D’autres sont sans explication. Surtout du côté des autorités congolaises. J’étais un peu amusé d’entendre les déclarations du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qui, une fois de plus, s’est illustré dans des déclarations suscitant des questions. Il a dit qu’il faut identifier les gens. Mais on ne les identifie pas lorsqu’ils ont déjà traversé la frontière. C’est à la frontière qu’il faut le faire pour savoir qui ils sont et d’où viennent-ils.

 

On va les identifier, par exemple, à Mushake, Kitchanga, Kiroliro. Ils sont sur le territoire congolais. J’aimerais qu’on me dise comment on identifie le Congolais aujourd’hui dans un pays où la carte d’identité n’existe pas. Et cela depuis des années. Dans un pays où l’on sait dans quelles conditions, après quel parcours de combattant et à quel prix, on peut trouver un passeport. Donc, dire qu’on va identifier les Congolais et renvoyer chez eux ceux qui le ne sont pas, n’est pas sérieux parce qu’il fallait, comme souligné ci-haut, le faire avant que les réfugiés ne franchissent la frontière nationale.

 

Mais cela pose un problème. On sait que quand il y a des réfugiés …

 

Cela pose effectivement un problème parce que les choses se sont faites dans la précipitation. La tripartite prévue entre le Rwanda, la RDC et le HCR n’a eu lieu. Les réfugiés arrivent en masse. On parle aujourd’hui de douze mille familles, quand on sait qu’une famille compte en moyenne six personnes. Si l’on veut être sérieux, faites le calcul ! Alors, lorsqu’on y ajoute neveux et nièces, cousins et cousines …il faut parler de douze mille familles multipliées par dix personnes. Donc, il s’agit d’un exode assez sérieux et massif. Je suis surpris de voir qu’une fois de plus, on ne considère pas cette question avec autant de sérieux.

 

Cela pose un problème dans les milieux dans lesquels ces réfugiés sont envoyés. Et les populations locales se demandent pour la plupart d’où ils viennent. En effet, ces réfugiés doivent dire où ils étaient avant d’aller au Rwanda. Sont-ils des Congolais ? Ou ne le sont-ils pas ? C’est aux autorités congolaises de nous les dire.

 

Y avait-il réellement des réfugiés congolais au Rwanda ? J’étais au Burundi, j’ai vu des Banyamulenge qui étaient même dans ce pays …

 

Il y avait des camps de réfugiés congolais au Rwanda. Nous avons eu l’occasion de les visiter. Mais ce qui est surprenant aujourd’hui, c’est que personne n’est capable de dire : «Voilà ma carte. J’étais dans tel camps». Parce que les gens qui reviennent étaient dans tel ou tel autre camp et personne de services d’immigration ne peut le vérifier. C’est notamment à Kibumba que les gens viennent en masse. D’autres sont acheminés vers Kitchanga, vers Kiluhero, etc.

 

Je ne comprends pas que l’on nous dise de passer à l’identification qui doit avoir lieu à la frontière. Lorsqu’on arrive à une frontière dans un pays responsable, c’est le service d’immigration à la frontière qui identifie les individus avant de traverser cette limite. C’est là où le bât blesse. On connaît comment le régime est organisé sur l’ensemble du territoire, comment plusieurs personnes peuvent partir à la fois. Ne peut-on pas dire que le régime rwandais prépare une occupation ? Parce qu’on sait depuis longtemps que les Rwandais préfèrent occuper Goma et Rutshuru sous prétexte qu’ils n’ont pas d’espace vital …

 

Les explications devraient venir du gouvernement congolais, des autorités congolaises. Aujourd’hui, Kinshasa comprend-il ce qui se passe à l’Est ? Par rapport à cette interrogation, avez-vous vu le gouvernement se réunir pour discuter de la question qui, à mon avis, est très sérieuse ? Avez-vous vu des préparatifs pour accueillir des réfugiés candidats au retour ? Car il faut préparer leur retour. L’impression que tout cela donne est qu’il y a une main rwandaise sur les deux Kivu.

 

Et justement, on profite de la faiblesse du Congo pour, une fois de plus, lui imposer des choses. Les gens ne peuvent pas se décider, rassembler leurs valises et rentrer massivement au Congo. Nous avons encore la responsabilité par rapport à l’identification de ces personnes et aux dispositifs à prendre pour que, si elles sont des réfugiés qui rentrent chez eux, elles puissent le faire selon les normes et dans la quiétude. La population locale, en particulier et, congolaise en général, a besoin d’être éclairée là-dessus. Aujourd’hui, on entend des spéculations selon lesquelles il s’agirait là d’une politique menée à l’Est du Congo.

 

C’est-à-dire que l’espace est vide parce que l’on a beaucoup tué. Mais y a-t-il une main derrière ?

 

La main derrière, il faudra l’identifier. Un autre problème aussi est de placer clairement les autorités congolaises devant leur responsabilité s. Le drame ici est que personne ne semble croire qu’il a le devoir de rendre compte à la nation. Les gens sont habitués à ce qui se passe sans comprendre les enjeux.

 

La communauté internationale ne serait-elle pas complice ? Elle dit, depuis très longtemps, que le Rwanda est surpeuplé et il faut que le Congo cède de l’espace aux Rwandais. Conséquence : il y aura surpeuplement, de fausses élections et un référendum faussé. Automatiquement, le Kivu cherchera à basculer dans l’autodétermination. Ne trouvez-vous pas que nos amis sont en train de mettre de l’huile sur le feu ?

 

Malheureusement, je crois qu’avant de s’en prendre à cette communauté internationale, il faudrait d’abord déterminer notre rôle qui se retrouve avec plein de contradictions.

 

Confusions entretenues par la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) …

 

Je pense que, si l’on veut aujourd’hui parler d’intégration, dans le cadre de la CEPGL , les pays membres de cette structure économique sous-régionale peuvent y aller avec de moyens et de positions qui cadrent. Mais si la CEPGL devient le lieu où les uns veulent dominer les autres, parce qu’ils sont plus faibles, à ce moment-là, on ne va plus parler d’intégration régionale. On peut parler, malheureusement, d’une légitimation d’un déséquilibre dangereux dans la région. Donc, cela va faire en sorte que les uns vont écraser les autres et cela va donner lieu à des situations conflictuelles. Donc, je crois qu’il ne faut pas tout de suite pointer du doigt accusateur la communauté internationale. Il est grand temps que les Congolais puissent se prendre en charge.

 

Aujourd’hui, on parle de plus en plus du retrait de la Mission ses Nations unies au Congo (Monuc). Je pense qu’il faut responsabiliser les autorités congolaises à reprendre le processus de démocratisation en cours. Il faut également les responsabiliser vis-à-vis des élections, des engagements et calendriers électoraux annoncés au début du mandat actuel. Il faut aussi responsabiliser les Congolais à pouvoir se prendre en charge plutôt que de continuer dans la culture de la dépendance. La main qui donne vous impose la ligne de conduite, dit-on. Il faut donc encourager une appropriation.

 

Etes-vous quand même d’accord du retrait de la Monuc ?

 

Absolument. On ne peut pas imaginer que l’on ait investi beaucoup dans les élections de 2006 et continuer à avoir des autorités qui restent sous la tutelle de la communauté internationale. Il faut que les Congolais se prennent en charge à un moment donné. C’est comme cela qu’un pays arrive à grandir. Il faut que les Congolais acceptent ce départ de la Monuc présente en RDC depuis dix ans. Je crois qu’ils devraient commencer à se gêner quelque part car si les Nations unies sont présentes dans un pays donné, cela voudrait dire que les fils et filles de ce pays sont incapables de se gérer.

Source:L.P

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02 octobre 2009

La République démocratique du Congo en deuil

Le ministre André Philippe Futa trouvé mort à Paris sur le chemin de retour au pays après une mission au Venezuela

futa_andre_philippe

Kinshasa, 01/10/2009 / Politique

Emoi en RDC à la suite de la nouvelle inattendue de la mort à Paris du ministre de l’Economie nationale André Philippe Futa qui faisait escale dans la capitale sur le chemin de retour au pays après une mission au Venezuela où il venait de représenter le président de la République

Décès inopiné à Paris du ministre de l’Economie nationale André Philippe Futa. Le gouvernement congolais vient de perdre ainsi un de ses membres. Le regretté a succombé des suites d’une crise cardiaque, a indiqué un collaborateur de son cabinet qui a signalé que le ministre revenait de Venezuela, où il a représenté le chef de l’Etat à une conférence. Dans la capitale française le ministre Futa était en escale sur le chemin de retour à Kinshasa. Il a été trouvé mort dans sa chambre d’hôtel, selon l’information donnée sur place par l’ambassadeur de la RDC en France.

Le décès survenu ce jeudi 1er octobre du ministre de l’Economie et du Commerce extérieur est dû à une attaque cardiaque, selon des proches de la famille. Agé de 63 ans, Futa ou précisément Nfuta est né à Miabi dans la province du Kasai Oriental. Docteur en économie, il a accompli l’essentiel de sa carrière à la BAD (Banque africaine de développement) avant d’entamer une carrière politique.

L’homme était par ailleurs détenteur d’un diplôme d’ingénieur agronome. C’est en 2001 qu’il a fait son entrée au sein de la première équipe gouvernementale formée par le président Joseph Kabila. « Je suis le seul survivant du premier gouvernement qu’il a formé », aimait-il dire avec le sourire. Il a dirigé plusieurs ministères à caractère économique et financier. En janvier 2007, Futa, président du parti « Panu », était élu Sénateur. C’est de la Chambre Haute du Parlement qu’il a rejoint le gouvernement actuel.

Futa s’en est allé alors qu’il devait être entendu au Parlement

La journée du mercredi étant essentiellement consacrée au contrôle parlementaire, la plénière devait examiner deux questions orales : la question orale, avec débat, adressée au ministre de l’Economie nationale et du Commerce au sujet de la non-application de la loi n° 90-046 du 08 août 1990 par l’honorable Adèle Kayinda Mahina ; et celle, avec débat, adressée aux ministres des Finances, de l’Economie et du Commerce et au gouverneur de la Banque centrale par l’honorable Kanku Bukasa au sujet de la dépréciation du franc congolais.

La plénière a renvoyé à plus tard l’examen de ces deux questions orales, exigeant que tous les ministres concernés répondent « physiquement » devant les élus du peuple. En effet, ni le ministre des Finances Athanase Matenda , ni celui de l’Economie André-Philippe Futa, ni même le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Masangu, n’ont été aperçus dans la salle des Congrès au Palais du peuple. « Les vice-ministres n’ont pas la signature pour venir répondre à une question orale », se sont indignés les députés.

Pour combler le vide, le Bureau voulait proposer d’autres matières, mais la motion incidentielle du député Bongo a obligé le président de suspendre la séance plénière pour « des informations utiles » destinées au Bureau. C’est ce qui fut fait.

(DN/TH/GW/Yes)

MMC/Le Potentiel

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12 septembre 2009

Un député Tutsi Congolais arrêté au Rwanda

Kinshasa, 11/09/2009 / Politique

En séjour privé au Rwanda, Baudouin Dunia Baharanyi député national/Mlc a été arrêté à Gisenyi et détenu actuellement dans une prison de Kigali à la suite d’un mandat d’arrêt d’un procureur rwandais pour abus de confiance.

A la veillé parlementaire annoncée pour ce mardi 15 septembre 2009, un élu du peuple risque de manquer à l’appel au Palais du Peuple. Il s’agit de Baudouin Dunia Baharanyi, dé­puté national élu du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu et membre du Groupe parlemen­taire du MLC (Mou­vement de Libération du Congo).

Selon des informations parvenues au Phare, cet « honorable » se trouve aux arrêts et placé en détention préventive dans une prison de la capitale du Rwanda, Kigali. Il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré contre lui par un Procureur rwan­dais et appréhendé à partir de Gisenyi, où il était en séjour privé.

A en croire les pre­miers éléments du dossier, Baudouin Dunia est pour­suivi du chef d’abus de confiance, pour n’avoir par remboursé, dans les délais convenus, un crédit obtenu de la Banque de Com­merce, Développement et Investissement (BCDI) du Rwanda, lequel s’élève­rait à plusieurs millions de dollars américains. Tous les efforts déployés par Le Phare pour obtenir un chif­fre précis ont été vains.

Entre autres élé­ments d’information parve­nus au quotidien de l’ave­nue Lukusa, il y a ceux faisant état de l’utilisation, par le député incriminé, des fonds décaissés par la BCDI dans l’achat et la mise en valeur des fermes dans les territoires de Ma­sisi, au Nord-Kivu, et de Kalehe, au Sud-Kivu.

L’autre précision parvenue au Phare est que la justice rwandaise a décidé de se saisir de Baudouin Dunia Bahara­nyi pour deux raisons: 1°) c’est un citoyen rwandais,  2°) ses mouvements in­contrôlés entre le Rwanda et la République Démocra­tique du Congo font crain­dre sa fuite. Aussi a-t-on décidé de le maintenir en prison jusqu’à l’ouverture de son procès.

Il convient de si­gnaler que le patron de Banque de commerce, de Développement et d’in­vestissement du Rwanda, considéré lui aussi comme complice de Baudouin Dunia dans le processus ayant abouti à l’octroi du crédit non remboursé, se trouve lui aussi aux arrêts. L’on se trouve ainsi devant une situation fort délicate où la justice rwan­daise estime avoir arrêté un ressortissant du Rwan­da, coupable du non res­pect de ses engagements financiers vis-à-vis d’une institution financière de son pays. Dans ces conditions, l’immunité parlementaire dont aurait pu se prévaloir ce député national congo­lais est sans effet. D’où son maintien en détention.

La réaction de Thomas Luhaka (MLC)

Approché par le Phare à partir de Goma, dans le Nord-Kivu, où il se trouve en séjour privé, le député national Thomas Luhaka, Secrétaire Exé­cutif du MLC (Mouvement de Libération du Congo), a confirmé l’arrestation de son collègue Baudouin Dunia, membre de son parti et de son groupe parlementaire. Il a tenu à préciser que l’intéressé se trouvait au Rwanda dans le cadre de ses activités privées et qu’il a été arrêté, selon lui, comme citoyen congolais. Il a confirmé aussi l’arrestation du numéro un de la BCDI, toujours en rapport avec le même dos­sier. Thomas Luhaka a fait sa­voir qu’à ce stade, le MLC ne disposait pas encore de données suffisantes sur l’affaire pour entreprendre une intervention pertinen­te. Toutefois, la direction du MLC suit le dossier avec le maximum d’attention.

L’Assemblée Nationale silencieuse

Le Phare a tenté aussi d’obtenir des ren­seignements du côté du Bureau de l’Assemblée Nationale, mais tous les essais d’entrer en contact avec l’un ou l’autre responsable se sont soldés par des échecs. D’où, il est difficile de savoir si la chambre basse du Par­lement est au courant ou non de l’arrestation de son membre au Rwanda.

L’opi­nion congolaise, qui est in­triguée d’apprendre que le député national aux arrêts au pays de Paul Kagame serait un citoyen rwandais, attend impatiemment un éclairage non seulement au sujet de son statut, mais aussi des griefs réel­lement mis à sa charge.

L’on aimerait connaître la nature de la flagrance des faits mis à charge de Bau­douin Dunia, au point de faire fondre son immunité parlementaire comme nei­ge au soleil. Car, jusqu’à preuve du contraire, c’est un citoyen congolais, élu du peuple par-dessus le marché qui se trouve aux arrêts dans un territoire étranger.

(CV/Milor/GW/Yes)

Kimp./Le Phare

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21 août 2009

Hillary Clinton se moque des Congolais ?

FLASH!

 

LE CYNISME À DEUX VITESSES: MOTEUR DE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE AMÉRICAINE, HILLARY CLINTON NOUS EN DONNE ENCORE UNE FOIS LA PREUVE...

 

 

Hillary Clinton, ne veut pas elle à son tour, tourner la page de l´attentat d´avion au-dessus de Lockerbie, malgré le rapprochement de son pays avec la Libye du Colonel Khaddafi, mais préfère plutôt se référer au passé. 

 

 

En effet, dès hier 19 août 2009 en début d´après-midi, à l´annonce par le ministre  écossais de la Justice, M. Kenny Macaskill, de la libération pour des raisons humanitaires de l´agent libyen, Mohamed Ali Al-Megrahi, condamné à la prison à perpétuité après avoir été reconnu: poseur de bombe qui fit detruire en plein vol un régulier de la TWA, transportant 270 passagers en majorité citoyens des États-Unis d´Amérique, au-dessus de la petite ville de Lockerbie en Écosse, le 21 décembre 1988; la Secrétaire d´État américaine Hillary Clinton, fut la première des officiels américains à avoir exprimé sa désapprobation vis-à-vis de cette décision de la Justice écossaise, estimant qu´elle était injuste pour les familles des victimes. Et ce, malgré le fait que le Gouvernement libyen dans - << plutôt la crainte de se voir tôt ou tard attaqué comme Saddam Hussein >> - le soucis de normalisation avec l´administration George W. Bush, ait déjà il y a quelques années, dans le cadre de cette affaire qui doit être considérée comme close, versé des indemnités financières conséquentes à ces familles. Mais aussi et surtout, abandonné ses prétentions sur l´acquisition de la bombe nucléaire. Le Président Barack Obama a quant à lui, cet après-midi depuis la Maison Blanche, tenu à préciser que cette décision était une erreur: << a mistake >>. En ajoutant que des contacts avaient pris avec les autorités libyennes, afin que monsieur Mohamed Ali Al-Megrahi, souffrant d´un cancer en phase terminale, lequel a par ailleurs déjà regagné son pays, ne soit pas non plus en liberté chez lui, sur le sol des ses ancêtres.

 

De ce qui précède, il y a lieu de se demander: pourquoi les autorités américaines qui, soulignons-le, demandent aux Congolais par la voix de leur Secrétaire d´État, d´accepter << l´inacceptable >> au mépris de toutes considérations éthiques et morales par rapport à leurs six millions de victimes, sont-elles elles-mêmes incapables de passer l´éponge sur l´Affaire de Lockerbie? Ne feraient-elles pas mieux << de travailler avec des Libyens pour un avenir meilleur, plutôt que de se référer au passé? >>. Comment peut-on demander aux autres de faire ce dont est incapable de faire soi-même. Eh bien, ceci n´est rien d´autre que le reflet du double langage et du cynisme, qui ont toujours caractérisé  la politique étrangère américaine, qui ont - depuis 13 ans - atteint leur paroxysme en République Démocratique du Congo, singulièrement, et dans toute la région des Grands Lacs africains, de façon globale.   

 

 

Voici comment ces gens sont foncièrement cyniques, comme des vrais rigolos sur la scène internationale - en Congo en particulier - qu´ils ont transformé en vaste cirque mondial...

 

 

La Secrétaire d´État américaine, Mme Hillary Clinton qui, il y a moins deux semaines lors de sa visite au Congo, notamment à Kinshasa et à Goma, crachait sur la mémoire de 6 000 000 de victimes congolaises des guerres d´agression, que son mari Bill William Clinton a imposées à la République Démocratique du Congo, par le truchement de ces deux États-voyous de la région de Grands Lacs africains que sont le Rwanda et l´Ouganda; en déclarant sans vergogne, qu´il fallait que les Congolais tournent carrément cette page-là, sans jugement quelconque des coupables, ni réparation en faveur des victimes ou de leurs familles, est par contre incapable de tourner la page, s´agissant des victimes américaines de l´attentat d´avion au-dessus de Lockerbie, une petite ville d´Écosse. Et ce, en disant cyniquement le 10 août dernier à ses hôtes congolais: <<Nous voulons travailler avec des gens pour un meilleur avenir, et non avec de gens qui se réfèrent au passé >>, comme si le peuple du Congo n´était constitué que des sous-hommes, n´ayant aucune valeur, ni aucun droit, ni même une mémoire collective. Et pour illustrer les accointances et les connivences existant entre la ministre américaine des Affaires étrangères et le régime génocido-militariste de Paul Kagame au pouvoir au Rwanda, où madame Hillary Clinton a pris l´habitude depuis des années l´habitude, d´aller passer ses vacances d´été; ces mêmes propos insultants et désobligeants, avaient été tenu par le Boucher de Kigali lors sa visite dans la même ville de Goma. Quelle coïncidence?   

 

Cependant, détrompez-vous, il ne s´agit pas là d´une quelconque coïncidence comme vous l´auriez peut-être cru. Car comme signalé plus haut, la Secrétaire d´État américaine a sa conscience bien chargée, sachant bien que ce fut son mari de président des États-Unis de 1994 à l´an 2000, Bill William Clinton qui, avec l´aval de ses deux administrations successives, furent les planificateurs, les organisateurs et les artisans des guerres d´agression infligées au Congo depuis 13 ans d´affilée, et ce, en leur qualité des principaux soutiens tant militaires, financiers que diplomatiques au Rwanda et à l´Ouganda. Ceci dit, son fameux mari reconverti depuis en << libérateur officieux des prisonniers américains >>, comme ce fut le cas de deux journalistes dernièrement en Corée du nord; en endosse collectivement avec ses amis terroristes rwandais et ougandais: Paul Kagame, Yoweri Museveni, Laurent Nkundabatware, James Kabarehebe, Jules Mutebuzi, Azarias Ruberwa , Bosco Ntangana et consorts, l´entière responsabilité de ces imprescriptibles crimes de guerre et crimes contre l´humanité perpétrés sur les populations congolaises. D´où, son énervement souvenez-vous, par rapport à la question lui posée par l´étudiant de l´Université de Kinshasa, faisant allusion à son mari lors de sa visite officielle. Car, il ne faudra en aucune manière évoquer cette question-là très accablante et qui pourrait s´avérer hautement compromettante pour son cher Bill. Étant donné que - disons-le tout haut - dans l´éventualité des procès contre ces criminels des Grands Lacs africains, celui-ci - qui a fourni l´armée du crime et cautionné leur son entreprise - manquerait d´être éclaboussé et sans doute rattrapé par les griffes de la justice internationale, si seulement si...

 

Vous comprendrez plus facilement pourquoi l´on préfère privilégier la soi-disant << normalisation >> entre le Congo et le Rwanda, au détriment de la justice, en occultant délibérément tous ces crimes abominables encore en cours, à l´encontre des enfants, des femmes et du peuple martyr du Congo tout entier. À titre de rappel, l´étudiant ayant posé la question embarrassante à madame Hillary Clinton, ainsi que son interprète, ont tous deux été mis aux arrêts et croupissent actuellement dans les geôles de l´immigré clandestin tutsi rwandais au pouvoir à Kinshasa, sans qu´aucune protestation demandant la libération sans condition et immédiate des infortunés, ne soit jusque-là venue de madame la ministre américaine des Affaires étrangères. Cela nous donne tous une idée plus exacte et sans équivoque, de la vraie nature de ces donneuses de leçons de démocratie et d´État de droit. 

 

Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple!

 

Pépin Lulendo

Le 21 août 2009

    

 

 

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20 août 2009

Les Congolais chassés en Angola...

EXPULSION D’ETRANGERS D’ANGOLA

Un coup de poignard à l’intégration
mardi 18 août 2009, page visitée 31 fois

 

http://www.lepays.bf/spip.php?article2817

En décidant d’expulser plus de 110 000 personnes, toutes ressortissantes de la République démocratique du Congo (RDC), selon un document interne à l’ONU, l’Angola porte un sacré coup de poignard à l’intégration tant souhaitée par les Africains. Rapatriés de force par la police angolaise à la frontière de leur pays d’origine, certains de ces expulsés congolais étaient cependant installés depuis des lustres et travaillaient dans les domaines du commerce et des mines. Non contents d’être chassés d’Angola comme des malpropres, les expulsés sont fouillés et dépouillés de leurs biens. En regagnant leur RDC natale, ils se retrouvent complètement démunis.

Venant de l’Angola, cette situation est très déplorable à plusieurs égards. Ce pays a été pendant longtemps le théâtre de luttes de libération. Pour cela, de nombreux Etats africains lui ont été solidaires et leurs ressortissants sont allés lui porter secours. Du reste, entre l’Angola et la RDC, on file le parfait amour. A maintes reprises, l’Angola a porté secours à la RDC sur le plan militaire. On peut alors se demander quelle mouche a bien piqué les autorités angolaises pour les amener à agir de la sorte contre un pays voisin de surcroît et avec qui il partage le même espace économique et des milliers de kilomètres. Les Angolais peuvent être assurés que ce n’est pas en agissant ainsi qu’ils développeront leur pays que la nature a pourtant gracieusement doté de ressources minières et agricoles. Ces nombreuses et abondantes richesses peuvent bien profiter à tous, aux Angolais comme aux populations du reste de l’Afrique. Pour ce faire, il suffit de mettre en place de bonnes politiques de gestion des ressources du sous-sol. Au lieu de cela, à Luanda, on a préféré la solution du raccourci consistant à attribuer à l’étranger toute la responsabilité des problèmes du pays et des erreurs de gouvernance des dirigeants. On peut déjà percevoir, à travers ces exactions sur les étrangers, des manoeuvres politiques car l’élection présidentielle est prévue pour se tenir en 2010.

Sur le continent africain, cependant, on espérait ne plus avoir à vivre ce genre d’expulsions massives comme on n’en voit plus d’ailleurs sur aucun autre continent. En Europe comme aux Etats-unis, on n’assiste pas à des expulsions de cette ampleur. Ils sont pourtant très riches et leurs problèmes ne viennent pas toujours des étrangers. Du reste, les Américains continuent de recevoir de nombreux expatriés. Pourquoi alors se détester ainsi à ce point entre Africains ?

Il n’est pas défendu aux Angolais d’avoir leur politique d’immigration. Celle-ci semble cependant très dure, dans un contexte africain où certains prônent l’unité et l’intégration en passant par des pôles sous-régionaux et régionaux. De tels agissements remettent simplement en cause les principes et fondements même de l’Union africaine. Les pères fondateurs des Etats africains, chantres des Etats-unis d’Afrique, doivent se retourner dans leur tombe face à ce qui se passe actuellement en Angola. La communauté de destin suppose une libre circulation des biens et des personnes ; ce qui ne semble pas avoir été bien compris au pays de José Eduardo Dos Santos. On peut certes reprocher aux immigrés de ne pas toujours bien se comporter dans leur pays d’accueil. Bien des fois, en effet, certains ne disposent pas de tous les documents requis et semblent se comporter en territoire conquis, prêtant ainsi le flanc aux exactions. Mais entre Africains, l’on devrait plutôt mettre en exergue les valeurs séculaires de fraternité et de solidarité. L’expulsion massive d’étrangers d’Angola vient malheureusement apporter de l’eau au moulin des afro-pessimistes pour qui l’intégration africaine demeurera toujours un leurre.

Par Boureima OUEDRAOGO SONRE

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La grande famille Zaiko fête Evoloko libéré...

Kinshasa : Evoloko quitte la prison

Kinshasa | Justice | 19 Août 2009 à 15:48:14

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Libération ce mercredi de l’artiste musicien Antoine Evoloko après 18 mois passés au centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, CPRK. Il bénéficie d’une mesure de grâce signée le 18 Août dernier par le ministre de la justice. Mesure qui accorde une liberté conditionnelle aux détenus ayant purgé un quart de leur peine dans un digne comportement. Vingt sept prisonniers au total dont Evoloko, ont été concernés par cette mesure, rapporte radiookapi.net

C’est depuis 11h00 ce mercredi que Antoine Evoloko a recouvré sa liberté après une année et six mois de prison. Cet artiste musicien condamné à 10 ans et puis à cinq ans de prison ferme après appel, pour un cas de viol, est l’un de 27 bénéficiaires de la grâce du gouvernement. Contrairement aux autres, Evoloko est sommé de ne pas créer de troubles, ni sortir de Kinshasa avant trois mois. Il est également obliger de s’impliquer dans la lutte contre les violences sexuelles. L’occasion était donc pour lui de demander pardon à toutes les femmes congolaises.

Les autres musiciens venus assister à sa libération, ont promis de s’impliquer tous désormais dans la lutte contre les violences sexuelles. Malgré cela, la décision n’a pas été bien accueillie par certaines ONG de droit de la femme et de l’enfant.
La libération d’Evoloko a été bien salué par la population ; un cortège motorisé s’est organisé de la prison CPRK, ex-prison de Makala, jusqu’à la place des artistes au rond point victoire à Matonge dans la commune de Kalamu.

Antoine Evoloko Bitumba Bolay Ngoy, alias Anto Nickel, Lay-Lay, Atshuamo, Tonton Bokulaka, Joker dit la carte qui gagne, Nkumu, Abrahama est un chanteur et compositeur né le 20 mai 1954 au Congo. Il fit ses débuts dans Zaïko Langa Langa en 1969, alors qu'il n'avait que quinze ans, et fit fureur dans les années 1970 et 80. On reconnaît en lui la première super star de la musique congolaise moderne et l'un des artistes musiciens qui ont marqué la musique populaire moderne de l'Afrique.

Copyright Radio Okapi

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12 août 2009

Hilary Clinton à Goma

Les Usa veulent promouvoir un nouveau partenariat avec la Rdc

Goma, 12/08/2009 / Politique Hilary_Clinton_et_JOKA

A l’issue des discussions franches et ouvertes qu’elle a eu mardi à Goma avec le Président Joseph Kabila, Hillary Clinton a indiqué que son pays est conscient que la Rdc fait face à de nombreux défis comme le manque d’investissement.

La Secrétaire d'Etat américaine, Hilary Clinton, a déclaré à la presse, au sortir des entretiens d'une heure qu'elle a eus mardi à Goma, au Nord Kivu, au Gouvernorat de province, avec le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, que les Etats unis veulent voir se développer une nouvelle ère de partenariat avec la République démocratique du Congo.

Mme Clinton, qui a qualifié son entrevue avec le Chef de l'Etat de « franc et ouvert », a fait savoir que les Etats unis sont conscients que la RDC fait face à de nombreux défis à relever, notamment le manque d'investissements, la corruption et les cas des viols des femmes, avant d'ajouter que l'Administration américaine est prête à aider le gouvernement congolais à résoudre tous ces problèmes.

Elle a ajouté qu'elle a proposé au Président Joseph Kabila l'envoi, dans les jours à venir, des experts en finances et en justice pour des suggestions précises, en vue d'aider le peuple congolais à traverser cette étape difficile, à travers l'exploitation d'énormes potentialités dont regorge la RDC. « Nous offrons notre partenariat et notre aide au peuple congolais, pour un avenir meilleur », a t elle insisté.

Mme Clinton a reconnu que la situation sécuritaire en RDC est aujourd'hui de loin meilleure qu'il y'a une ou cinq années. « Mais ce n'est pas encore suffisant », a-t-elle fait remarquer. Elle dit avoir saisi cette occasion pour féliciter le Président Joseph Kabila pour son courage d'avoir « tendu la main au Rwanda et à d'autres pays voisins », ce qui, a-t-elle dit, est une bonne manière de ramener la paix à l'Est de la RDC.

Elle a par ailleurs affirmé que des pourparlers sont déjà entamés en vue d'aider les FARDC en matière de formation et voir comment améliorer la rémunération des militaires congolais  dans le but d'éviter de l'indiscipline dans leurs rangs. « Nous allons continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement de la RDC pour mettre fin aux violences au Nord Kivu, Sud Kivu et dans la Province orientale », a conclu Hilary Clinton.

Auparavant, le ministre des affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, a déclaré à la presse que Mme Clinton a exposé au Chef de l'Etat, de manière claire, la façon dont elle appréhende le développement du partenariat entre Kinshasa et Washington, ajoutant que la Secrétaire d'Etat américaine a exprimé sa crainte en ce qui concerne notamment les cas des violences sexuelles faites aux femmes, les questions de la bonne gouvernance, et celles se rapportant à faire bénéficier à la population congolaise les bénéfices des immenses ressources naturelles de la RDC.

Hillary Clinton à Radio Okapi : « Il est important de construire un marché libre, de lutter contre la corruption, de demander plus de transparence »

La secrétaire d’Etat américaine a accordé une interview exclusive à radiookapi.net demandant au gouvernement congolais de s’assurer qu’aucun militaire de la RDC n’est impliqué dans les violences sexuelles. Et de punir toute personne mêlée à ce genre de violences. - Interview.

Radiookapi.net : Comment, d’après vous, le problème des violences sexuelles peut être résolu ici dans la perspective de la situation militaire en cours qui fait croire à certaines ONG que la situation est en train d’empirer?

Hillary Clinton : Il ne fait aucun doute que le conflit en cours empire le problème. Malheureusement, nous assistons vers la fin du 20ème siècle à une tendance horrible d’utiliser les violences sexuelles comme une arme de guerre pour intimider et démoraliser les populations et les forcer à fuir leurs maisons. Je pense que ceci exige des efforts concertés de la part du gouvernement congolais et des autres gouvernements de la région qui s’intéressent à la situation en RDC.

Les ONG et la Société civile devront également être associées à ces efforts visant à empêcher les militaires congolais de se livrer aux violences sexuelles. Ensuite, il faudra décourager toute impunité, quelle que soit la forme.

Il faudra également couper toute source de financement des milices et résoudre les tensions politiques sous-jacentes à l’Est. A l’instar de plusieurs autres pays, il faudra avoir un arsenal juridique vigoureux contre les violences domestiques, notamment les viols criminels qui se pratiquent à travers les rues de Kinshasa ou dans des villes. Il faudra enfin des poursuites judiciaires sévères en application des lois, car ces actes sont inadmissibles et il n’y a pas d’excuses pour quiconque qui s’y livre ; c’est ce que j’attends voir appliquer.

Qu’est-ce que le gouvernement des Etats-unis peut faire concrètement pour aider à résoudre ce problème?

Eh bien, nous essayons de faire plusieurs choses à la fois. Nous travaillons bien évidemment avec les Nations unies, et nous sommes les plus grands contributeurs de la Force de maintien de la paix à l’Est de la RDC ; d’autre part, il y avait un rapport selon lequel les problèmes qui ont prévalu antérieurement en termes de violences sexuelles parmi les troupes des NU ont été élagués.

Nous sommes en train de travailler avec le gouvernement du président Kabila et les militaires congolais pour les aider à s’imprégner des notions des droits de l’homme et du respect des droits de la femme, et naturellement nous sommes en train de fournir des services de soins de santé à ces femmes, victimes de violences sexuelles.

Et en termes de performance du gouvernement congolais sur les droits de l’homme. Comment évalueriez-vous cela ?

Elle a désespérément besoin d’être améliorée. Le gouvernement congolais, bien sûr, est sorti de plusieurs années de guerre et cela est un facteur très déstabilisant pour les sociétés ; et très souvent les droits de l’homme sont considérés comme un luxe en temps de guerre, mais il n’y a plus d’excuses et on doit attendre davantage du gouvernement congolais, des Etats-Unis, des autres pays ainsi que des Nations unies.

Il faut se tenir prêts à aider le gouvernement à engager des actions pour à la fois promouvoir les droits de l’homme et punir les violateurs des droits de l’homme et des droits des femmes. Mais il doit y avoir davantage d’actions et un engagement beaucoup plus grand de la part du gouvernement congolais.

Lorsque les gens regardent ce pays, ils voient le développement chinois, ils voient les routes en train de se construire ainsi que des hôpitaux en construction. En termes pratiques et concrets, qu’est-ce que les Etats-Unis peuvent faire ici qui puisse être reconnu par les gens comme étant leur contribution ?

Eh bien, c’est intéressant parce que je suis au courant de l’engagement pris par la Chine et je pense que la construction de routes est un objectif de développement très important pour ce pays. Mais la bonne gouvernance l’est aussi, tout comme la protection des droits de l’homme, ou l’édification d’un système judiciaire indépendant, une presse libre, des institutions démocratiques qui tiennent longtemps. Il est important de construire un marché libre, de lutter contre la corruption, de demander plus de transparence ; et les Etats-unis travaillent pour atteindre ces objectifs-là.

Je suis consciente que parfois les gens voient la route plus qu’ils ne peuvent voir la protection des droits de l’homme, mais vous pouvez être un pays doté de routes, qui prive toujours sa population des droits de l’homme, qui n’a toujours pas de développement économique, de sorte qu’il n’y a ni biens ni services qui circulent sur ces routes et qui aident effectivement les populations.

Ainsi, je pense que cela doit être un effort global. Je crois qu’avec notre aide en matière de santé et d’éducation, les Etats-Unis sont en train de jouer un rôle très important, et nous devons déterminer ce que nous pouvons faire d’autre.

(TN/Ern./GW/Yes)

Jeannot Lusenge

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21 juillet 2009

Décès à Bruxelles de Gaétan Kakudji

kakudji


 

 

Le sénateur PPRD Gaétan Kakudji, 66 ans, est décédé mardi 21 juillet aux cliniques St-Luc de Bruxelles, suite à une longue maladie. Selon des sources, l’homme souffrait de «complications rénales». «Il était venu se faire soigner en Belgique du fait qu’il n’y a pas d’équipements fiables de dialyse au Congo», précise-t-on.

Né le 3 octobre 1942 à Ankoro dans le pays luba du Katanga, «Gaétan» bénéficie en 1962 d’une bourse d’étude du gouvernement de l’Etat sécessionniste du Katanga. Destination : la Belgique. Après diverses formations, l’homme trouve un emploi dans les mines. Les fameux charbonnages. Plus tard, il est embauché en qualité d’employé au CNCD (Centre national de coopération au développement).

Au début des années 80, Kakudji devient le représentant pour l’Europe du PRP (Parti de la révolution populaire) de Laurent-Désiré Kabila. Le 1er mai 1990, au nom du PRP, il est l’un des signataires d’une «Déclaration conjointe des partis politiques et organisations de l’opposition zaïroise» pour réclamer la tenue d’une Conférence nationale souveraine. La déclaration est faite depuis la capitale belge.

Parallèlement aux activités politiques, Kakudji milite également dans le monde associatif particulièrement au sein de la Cokatom (Communauté katangaise d’outre-mer). Il assume la présidence de cette organisation au moment du déclenchement de la guerre dite des «Banyamulenge» dans les provinces du Kivu. Le 18 octobre 1996, l’AFDL (Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo) voit le jour. Laurent-Désiré Kabila en devient le porte-parole avant d’assumer la présidence. Gaétan, lui, est promu commissaire aux Affaires étrangères (Europe-Asie).

Après la «libération» du 17 mai 1997, il est nommé gouverneur de la province du Katanga avant de devenir, en janvier 1998, le tout-puissant ministre d’Etat chargé des Affaires intérieures et de la sécurité. A ce titre, l’ancien «Belgicain» devient le véritable numéro 2 du régime tout en étant le numéro 3 dans la hiérarchie de l’AFDL après LD Kabila et Déogracia Bugéra. «On ne sait pas très bien s’il est le neveu ou le cousin de Kabila, écrivait Sennen Andramirado dans l’édition de Jeune Afrique datée 28 mai 1997. Kakudji (…) est l’idéologue du PRP, le parti de Kabila. C’est lui qui a rédigé le programme économique de l’AFDL qu’il a présenté le 31 janvier 1997.»

Lors du décès mystérieux de LD Kabila le 16 janvier 2001, «Gaétan» était encore le numéro 2 du gouvernement. Ce jour, il décrète un couvre-feu sur toute l’étendue de la capitale. «L’instauration du couvre-feu à Kinshasa a été ordonnée par le président Laurent-Désiré Kabila», dira-t-il à la presse. Des observateurs parlent de «mensonge d’Etat». Le 26 janvier, Joseph Kabila est investi président de la République. Suite à un remaniement intervenu au mois d’avril, plusieurs «kabilistes historiques» quittent le gouvernement. C’est le cas de Gaétan.

De 2003 à 2006, on le retrouve comme 3ème vice-président du Sénat de la transition. Après les élections générales de 2006, il est coopté sénateur pour le district de Tanganyika en janvier 2007.

Plusieurs ressortissants du Katanga joints au téléphone par la rédaction de Congoindependant.com ne cachaient pas une étrange froideur en apprenant la nouvelle de la disparition du sénateur Kakudji. «Gaétan s’était éloigné de tous ceux qui l’avaient connu à Bruxelles», commente un ancien sympathisant de la Cokatom. Un autre lui reproche d’avoir «érigé des barrières» entre LD Kabila et tous ceux qui voulaient approcher celui-ci. Cruel, un ancien membre de la Cokatom d’asséner : «On ne parle pas de mal des morts. Je ne peux m’empêcher cependant de faire remarquer que Gaétan affichait une arrogance de mauvais aloi. Une arrogance indigne d’un homme d’Etat. L’Histoire l’a placé à un endroit où il ne devait pas se trouver. C’est ainsi qu’il n’inspirait plus le moindre respect.» Et de conclure : «La preuve est que personne de la communauté katangaise ne s’est empressé d’aller lui rendre visite durant son hospitalisation. En tous cas, il ne s’est pas bien comporté dès qu’il a gravi les marches du pouvoir.»

Il n’empêche : c’est une des personnalités de premier plan du régime de Laurent-Désiré Kabila qui disparaît en emportant sa part de vérité non seulement sur les événements qui secouent la RD Congo depuis la "libération" du 17 mai 1997 mais aussi la mort brutale de LD Kabila 16 janvier 2001 et la désignation du général-major Joseph Kabila pour assurer la succession...

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2009

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24 juin 2009

Adieu SANS SOUCI Mokili mobimba

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Le monde artistique congolais en deuil : l’Artiste comédien Sans Souci vient de tirer sa révérence !

Kinshasa, 23/06/2009 / Culture

Mathieu Matondo Mateya connu sous le sobriquet de « Sans Soucis », était un ancien musicien, avant de rejoindre le théâtre populaire.

L’avenue Kipata dans la commune de Ngaba vient de se réveiller en émoi ce matin, pour cause ? L’un des plus célèbres artistes comédiens Mathieu MATONDO MATEYA, connu sous le pseudonyme de SANS SOUCI, vient de rendre l’âme.

Dès l’annonce tôt ce matin de la nouvelle de la disparition du leader de la troupe théâtrale SANS SOUCI D’AFRIQUE, un bain de foule débouchant de partout a pris d’assaut le domicile familial du défunt situé dans la commune de Ngaba sur l’avenue Kipata.

Quant à la cause ayant entraîné sa disparition, des sources concordantes parlent d’une intervention chirurgicale non réussie.

Il faudrait alors rappeler à l’intention de nos lecteurs que le disparu fut alors beau-frère au feu MADILU SYSTEM décédé lui aussi il y a de cela presque deux ans.

Les informations supplémentaires relatives à cette nouvelle vous seront communiquées dans nos prochaines éditions.

Que son âme repose en paix !

(CL/GM/Yes)

Gérard Mputela Wengi/

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23 juin 2009

La fin de Jean-Pierre BEMBA ?

JUSTICE INTERNATIONALE.


Juillet 2006, lors de son dernier meeting de campagne électorale qui lui fait gagner la ville Capitale, ceinturé par des gorilles banalisés, les Kinois tenus en haleine par le MLC, font au stade une fête au «Chairman». De courte durée. PHOTO GUY TILLIM MICHAEL STEVENSON GALLERY CAPE TOWN.

Bemba déserté

MISE EN LIGNE 22 JUIN 2009 | LE SOFT INTERNATIONAL N°997 DATÉ 19 JUIN 2009.
Son triste sort n’empêche personne de dormir. Même au MLC, son parti! On ne les a pas entendus. On ne les entend pas. Pas un défilé, pas un concert de protestation. Rien. Ses compagnons soudain devant l’irréparable: le pays ne reverra peut-être pas avant longtemps, avant plusieurs années, notre «Chairman». Le piège tendu par le procureur Luis-Moreno Ocampo s’est refermé net sur celui qui était certainement - mieux se croyait au moins le second homme le plus puissant de R-dC. Mieux: à certaines heures même, l’homme le plus puissant du pays.

Il avait l’argent, le pactole accumulé lors des années rébellion. Il avait une flotte aérienne dont le vaisseau amiral était une toute récente acquisition à prix d’or: un Boeing 727 9Q-CMC présidentiel acquis rubis sur l’ongle chez l’ex-dictateur libérien Charles Taylor par ironie du sort compagnon de La Haye.

Il avait la ville de Kinshasa avec lui, dont il était le fils chouchouté. Et dont maîtrisait les tics.

Il avait les armes - une milice qui avait «fait ses preuves» en Centrafrique à la base précisément de ses malheurs.

DOSSIER TROP LOURD.
De là que l’idée lui soit venue de faire un coup d’État, très peu d’observateurs mettent l’affaire en doute.

Le Président de la République conforte cette thèse de «l’élimination physique» prémédité dans une interview à l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique.

«Quand on regarde bien le plan de progression de ses troupes les 22 et 23 mars, il est clair que son but était de prendre d’assaut ma résidence. (…)»

S’il y a peu, il y avait encore des dirigeants du MLC pour croire en leurs propres mensonges en faisant passer la thèse de «la libération prochaine pure et simple, indiscutable de notre Président Jean-Pierre Bemba», il ne s’est trouvé personne pour appeler à manifester même parmi les durs du MLC après l’annonce de la décision des juges de la CPI qui estiment que les charges qui pèsent sur le fils gâté du Mobutisme sont trop lourdes pour qu’il espère être libéré de sitôt.

Sauf peut-être son avocat belgo-r-dcongolais Aimé Kilolo Musamba qui - inconscience avérée! - crie victoire et réclame des sous à son fortuné de client pour interjeter appel.

Ce n’est pas sans raison qu’il se fait apitoyer sur tous les blogs r-dcongolais. Tel Ramazani Bin Saleh [ramaz25@yahoo. com].

«Bemba est envoyé en procès et c’était prévisible. D’un côté, on nous parle du complot international, de l’autre on croit à la justice internationale, alors que l’actuel n°1 du MLC dise la vérité aux gens».

«L’arrestation de JPBG est le fruit des débats au sein des loges maçonniques françaises dont certains hauts cadres du MLC sont membres. Suivez mon regard».

«Kilolo sans scrupule devient un marchand des rêves, au lieu d’accepter qu’il a failli à sa mission (car ce dossier est trop lourd pour un petit avocat de son genre). Il continue de nourrir la famille Bemba des faux espoirs».

«Quelle honte? Shame on you Mister Kilolo. Et la famille biologique de Bemba où est-elle? Que cette famille prenne au sérieux l’affaire Bemba, qu’elle mette tous les moyens nécessaires et toutes les batteries en marche».

«Sinon, elle le regrettera demain. L’argent n’est pas une fin en soi. Il est fait pour être dépensé surtout pour soi-même. Que Liliane, Jeannot Bemba et consorts, prennent leurs responsabilité s en changeant d’avocats et en mettant les moyens conséquents en marche. L’affaire est grave, très grave».

Ramazani Bin Saleh est rejoint par Daniel Makila [makila_daniel@ yahoo.fr] qui pose la thèse d’une «maffia politico-financiè re organisée autour de la défense du sénateur JBG, pour deux motifs.

«De un, il y a ceux qui veulent se sucrer sur le dos de sa famille. De deux, Il y a dans le pré carré politique du sénateur ceux qui veulent s’accaparer de son «héritage» politique en faisant de lui un martyre, alors qu’il y a des raisons pertinentes et non exploitées pour plaider en faveur de sa libération».

«Je n’ai jamais entendu le collectif de sa défense évoquer l’art. 28 de statut de Rome. Le nœud de l’affaire Bemba s’appelle l’article 28 de statut de Rome. Que dispose cet article?»

«Outre les autres motifs de responsabilité pénale au regard du présent Statut pour des crimes relevant de la compétence de la Cour: Un chef militaire ou une personne faisant effectivement fonction de chef militaire est pénalement responsable des crimes relevant de la compétence de la Cour commis par des forces placées sous son commandement et son contrôle effectifs, ou sous son autorité et son contrôle effectifs, selon le cas, lorsqu’il n’a pas exercé le contrôle qui convenait sur ces forces dans les cas où: il savait, ou, en raison des circonstances, aurait dû savoir, que ces forces commettaient ou allaient commettre ces crimes; et Il n’a pas pris toutes les mesures nécessaires et raisonnables qui étaient en son pouvoir pour en empêcher ou en réprimer l’exécution ou pour en référer aux autorités compétentes aux fins d’enquête et de poursuites»;

«En ce qui concerne les relations entre supérieur hiérarchique et subordonnés non décrites au paragraphe a), le supérieur hiérarchique est pénalement responsable des crimes relevant de la compétence de la Cour commis par des subordonnés placés sous son autorité et son contrôle effectifs, lorsqu’il n’a pas exercé le contrôle qui convenait sur ces subordonnés dans les cas où: Il savait que ces subordonnés commettaient ou allaient commettre ces crimes ou a délibérément négligé de tenir compte d’informations qui l’indiquaient clairement. Ces crimes étaient liés à des activités relevant de sa responsabilité et de son contrôle effectifs; et Il n’a pas pris toutes les mesures nécessaires et raisonnables qui étaient en son pouvoir pour en empêcher ou en réprimer l’exécution ou pour en référer aux autorités compétentes aux fins d’enquête et de poursuites».

«Il faut que l’on sache que les responsabilité s décrites pour un chef militaire ou autre chef hiérarchique dans le statut de Rome laisse très peu de marge de manœuvre à l’évocation des faits justificatifs permettant de paralyser les infractions de crime de guerre. L’intelligence de cet art. 28 veut qu’un chef militaire dont les troupes sont au combat doit exercer un contrôle sur ses troupes, car il est obligé de savoir que ses troupes commettent ou vont commettre des crimes».

«Ou encore qu’il est sensé être en mesure de prendre des dispositions qui s’imposent pour en empêcher l’exécution. C’est sans appel lorsqu’on sait que les troupes du MLC sont restées à Bangui près de six mois pendant lesquels ces faits criminels ont été observés».

«Le fait même de l’absence du chef rebelle sur le théâtre des opérations peut être analysée comme circonstance aggravante pour non assistance à une population en détresse, parce que c’est par son seul pouvoir qu’il était le seul à donner l’ordre de faire cesser ses atrocités. Car, le statut d’une rébellion, du reste sans base légale, parce que considérée comme bande armée, n’est pas à comparer avec une armée régulière dont l’organisation est hiérarchisée selon les normes universellement reconnues et garantie par les lois et règlements du pays».

«Dans l’armée classique, ce sont les commandants des opérations qui répondraient de cas de crimes avérés des troupes sous leur contrôle.

Ce qui est tout le contraire d’une rébellion dont le commandement relève directement du chef rebelle ou sensé tel, car n’ayant pas des structures officielles. Si les avocats de JBG veulent exploiter les chances que son dossier offre d’obtenir sa liberté, c’est à mon avis de plaider coupable au regard du moyen d’accusation qui le cite comme chef hiérarchique».

«A partir de cette ligne de défense, ils peuvent largement jouer la carte de la clémence et des circonstances atténuantes. C’est classique, c’est objectif et jouable. Les arguments ne feraient pas défaut. Parmi tant d’autres, il y a la non vulgarisation de statut de Rome nouvellement promulgué. Les contraintes politiques ayant bloqué Jean-Pierre Bemba au Dialogue inter-congolais et ayant empêché sa présence personnelle physique sur le théâtre des opérations et surtout le repentir actif, etc. Ceci ne peut être évoqué si sa défense rejette tout en bloc et en cherchant la politisation là où le Droit parle en toute clarté».

«Dans ce cas, ce sera une voie suicidaire qui donnerait raison à l’accusation. Donc, pour le procureur, sa mission serait tout facilitée d’avance de requérir une lourde sanction que le juge pourrait suivre. Mais, il est aussi incontournable que la condamnation du Sénateur impliquerait sa responsabilité civile vis-à-vis des victimes».

«A-t-il un choix? Oui, c’est de se battre pour sa libération, en obtenant ne fut-ce qu’une condamnation avec sursis, et non la prison et l’indemnisation des victimes cumulativement. Ainsi, je répète que le travail des avocats de JPBG consisterait dès aujourd’hui à creuser fondamentalement sur les arguments juridiques sur base de l’art. 28 et oublier toutes les considérations d’ordre politique».

Tous ces propos lus en ligne montrent qu’au-delà de la propagande qui envahit et avilit nos blogs, l’heure n’est pas au désespoir. Il y a encore quelques esprits lucides dans le pays.

Heureusement. ..

D. DADEI.

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19 juin 2009

Mort d'Omar Bongo - Petit rappel utile pour les curieux

Extrait du livre Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Samuël Foutoyet, éditions Tribord, 2009 Sous-titre chapitre 3, « Des dictateurs à l’Élysée »* Publié le vendredi 12 juin 2009

« Je veux être le président de la France des droits de l’homme. […] Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde. »

Nicolas Sarkozy, meeting de l’UMP, Paris, 14 janvier 2007

Le 25 mai 2007, Nicolas Sarkozy accueille Omar Bongo, second chef d’État africain reçu à l’Élysée depuis le 6 mai. La veille, le nouveau président recevait Ellen Johnson-Sirleaf, présidente depuis 2005 du Liberia, pays ravagé par quinze années de guerre civile. La première femme chef d’État d’Afrique n’a cependant été reçue qu’un quart d’heure. Omar Bongo, lui, est accueilli avec une toute autre faveur. Il faut dire que l’amitié entre les deux hommes n’est pas récente. En témoigne cette interview du dirigeant gabonais sur les ondes de Radio France International, quelques jours avant leur rencontre :

- RFI : « Depuis combien de temps vous connaissez-vous [avec Nicolas Sarkozy] ? »
- O. Bongo : « Ben, je le connais il n’était même pas encore au gouvernement. Quand Chirac était à la Mairie, dans les années 80 et quelques. »
- RFI : « Est-ce que vous vous tutoyez par exemple, ou est-ce que vous vous vouvoyez ? »
- O. Bongo : « On se tutoie ! Puisque vous voulez être dans les secrets des parfums, hier [le 6 mai, jour de l’élection] il m’a même téléphoné. Bon, alors ! Si ça peut vous arranger, voilà ! On se tutoie depuis 80 et quelques. »
- RFI : « Et alors, que vous a-t-il dit ? »
- O. Bongo : « Non, non, non… Mais vous croyez pas tout de même que je vais me livrer à ce genre de confidences, non ? Il m’a dit tout simplement : merci pour certains de tes conseils, voilà ! Et je lui ai dit félicitations pour m’avoir compris parfois. » [1]

Des conseils, le dirigeant gabonais en a copieusement prodigué. De janvier 2004 à mars 2007, il a rencontré Nicolas Sarkozy au moins sept fois, la plupart du temps dans son luxueux hôtel particulier, à Paris [2]. Le 22 mars 2007, au sortir d’un énième entretien, le futur président français est piégé par une télévision gabonaise. Un rien gêné, il confie avoir « écouté les conseils » d’Omar Bongo et « recueilli ses sentiments d’amitié » [3].

La compagnie d’Omar Bongo est certainement très instructive, tant le dirigeant gabonais connaît bien les coulisses de la vie politique française. Au pouvoir depuis 1967, il a connu tous les présidents de la Ve République. Son investiture fût organisée par la France. Le 17 août 1960, le général de Gaulle déclare l’indépendance du Gabon et place à sa tête Léon M’Ba, proche de l’administration coloniale. À la mort de M’Ba en 1967, Jacques Foccart choisit de le remplacer par son directeur de cabinet, membre des services secrets français : Albert-Bernard Bongo, rebaptisé Omar Bongo lorsqu’il se convertit à l’Islam en 1973. Jeune trentenaire, ce dernier fonde le Parti Démocratique Gabonais, parti unique qui régnera sans partage pendant 25 ans. En 1990, le multipartisme est instauré, mais Omar Bongo remporte invariablement toutes les élections, notoirement connues pour leur trucage [4] . L’opposition politique est encadrée par un système policier sophistiqué, utilisant intimidations, assassinats et corruption [5]. Le Gabon et la Françafrique

Le Gabon, petit État pétrolier du golfe de Guinée d’1,4 million d’habitants, est une caricature de la Françafrique. Pays aux richesses exceptionnelles, exportant manganèse, pétrole, gaz, fer, bois et uranium, sa population reste très pauvre : système médical défaillant, infrastructures scolaires, routières et sanitaires délabrées, mortalité infantile élevée, analphabétisme. 70% des Gabonais vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Deux indicateurs résument ce paradoxe : le Gabon est le 84e pays le plus riche du monde si on considère son Produit Intérieur Brut par habitant, mais il dégringole à la 119e place sur 177 États dans le classement de l’Indicateur du Développement Humain [6] . Cet écart de 35 places, l’une des pires performances de la planète, illustre combien les richesses du pays profitent peu à la population et sont concentrées dans les mains du clan au pouvoir et des entreprises françaises. Ces dernières sont présentes dans tous les secteurs de l’économie, la France constituant 80% des investissements étrangers au Gabon. La principale entreprise est Elf, désormais TotalFinaElf. Une proximité franco-gabonaise ouvertement assumée par Omar Bongo : « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. » [7]

Les deux pays entretiennent une coopération militaire très étroite, avec une base militaire permanente à Libreville rassemblant huit cents soldats français. Des accords spéciaux prévoient la mise en place d’une garde présidentielle supervisée par Paris. Créée par l’agent secret Bob Maloubier, équipée d’armes modernes, c’est la meilleure unité combattante du pays [8].

Dans toutes les enquêtes sur la Françafrique, le Gabon est désigné comme une plateforme militaire, pétrolière et financière au cœur des ’’réseaux Foccart’’. Base logistique de la guerre du Biafra (qui, de 1967 à 1970, provoqua la mort de deux millions de personnes), point de départ des expéditions mercenaires de Bob Denard (qui y disposait d’un ranch d’entraînement), ou encore base arrière du coup d’État de 1997 du congolais Denis Sassou Nguesso (beau-frère d’Omar Bongo), le Gabon mérite certainement son surnom de ’’Foccartland’’ [9].

D’après les enquêtes menées pendant l’affaire Elf, Omar Bongo a participé au financement de partis politiques français, mouvances gaullistes en tête, généralement sous forme d’argent liquide. Pour l’ancien directeur de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), Pierre Marion, « Les subsides de Bongo servent à tout le monde lors des élections françaises et créent une sorte de colonialisme à l’envers » [10] . Est-ce la raison pour laquelle tant de personnalités politiques (dont François Bayrou, lui aussi ’’piégé’’ par la télévision gabonaise) se sont empressées de rencontrer Omar Bongo pendant la campagne présidentielle de 2007, à commencer par Nicolas Sarkozy ? Non, affirme un proche du leader UMP interrogé à ce sujet : « Nicolas n’a pas besoin de valoches » [11] – allusion aux valises de billets. Entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo, une simple relation d’amitié ? Nicolas Sarkozy au Gabon

Quelques mois plus tard, pour clore sa première tournée africaine, Nicolas Sarkozy se rend à Libreville, capitale du Gabon. Aux journalistes s’étonnant de ce choix contradictoire avec les discours de ’’rupture’’, Nicolas Sarkozy argumente : « En Afrique, le statut d’ancien, cela compte. Ne pas aller à Libreville, c’était humilier Bongo. […] S’agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne. » Vraiment ? Derniers contre-exemples en date : en janvier 2008, les autorités gabonaises suspendent les activités d’une vingtaine d’organisations de la société civile qui critiquaient la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière [12] . En juin 2008, le coordonnateur de la coalition Publiez ce que vous payez [13] Gabon, Marc Ona, est interdit de sortie du territoire, accusé de porter atteinte à la sûreté de l’État, puis interpellé par la police sans charges ni mandat fin juillet 2008 [14] .

Lors de sa visite, Nicolas Sarkozy annonce une réduction de 20% de la dette bilatérale du Gabon, une décote exceptionnelle qui ressemble fort à un ’’renvoi d’ascenseur’’, et qui n’empêchera cependant pas la moitié du budget du Gabon, au bord de la faillite, de passer dans le service de la dette [15] . Le président français visite également une forêt classée au nord de Libreville. Accompagné de la spécialiste britannique des primates Jane Goodall, il déclare : « Je ne veux pas qu’on pille la forêt africaine ». Près de lui, on distingue Francis Rougier, PDG d’une entreprise maintes fois dénoncée pour ses pratiques de pillage des bois africains [16].

Une ombre vient cependant assombrir cette visite officielle : l’enquête dite des Biens mal acquis. En mars 2007, trois associations françaises, Survie, Sherpa (groupement de juristes spécialisés dans la criminalité économique) et la Fédération des Congolais de la Diaspora déposent une plainte pour « recel de détournement d’argent public » visant l’acquisition de biens en France par des chefs d’États africains et leurs familles. Cinq chefs d’État sont visés : le gabonais Omar Bongo Ondimba, le congolais Denis Sassou Nguesso, le burkinabé Blaise Compaoré, l’angolais Eduardo Dos Santos et l’équato-guinéen Teodoro Obiang. Motif ? Les biens immobiliers et financiers de ces chefs d’État en France semblent disproportionnés par rapport à leurs salaires officiels. Les trois associations puisent leurs arguments dans un rapport intitulé Biens mal acquis… profitent trop souvent, réalisé en 2006 par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD).

En juin 2007, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire confiée à l’Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF). Les premières investigations aboutissent à des résultats impressionnants [17]. En témoigne cet extrait du journal Le Monde, qui publie les principales informations des trente-quatre procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 : « La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Élysées et la plaine Monceau, dans le 8e arrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d’euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16 ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans. […] Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au gabonais Omar Bongo ou à sa famille : deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. À Nice, une propriété est constituée de deux appartements, trois maisons. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7e arrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant - souvent - par le 16e arrondissement parisien, l’enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d’Omar Bongo et actuel ministre des Affaires étrangères, et d’autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que ses filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita. » [18]

Les enquêteurs répertorient onze comptes ouverts au nom d’Omar Bongo à Paris, Nice ou Créteil, ainsi que l’achat d’un impressionnant parc automobile de luxe. La richesse immobilière et les revenus publics du président gabonais sont largement disproportionnés par rapport à son salaire officiel, 15 000 euros par mois. D’où provient la fortune d’Omar Bongo ? Deux chèques découverts pendant les investigations de l’OCRGDF sont éloquents. En février 2004, la femme du président (qui n’est pas membre du gouvernement) achetait une voiture de luxe Maybach, payée intégralement par le Trésor public gabonais : les enquêteurs français ont découvert un chèque de 390 795 euros, tiré sur le compte de la paierie du Gabon. Ce même compte, ouvert à la Banque de France, a également servi à financer la moitié d’une Mercedes à 75 000 euros achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président.

En 1999, le Sénat états-unien enquêtait déjà sur l’origine de la fortune du président gabonais, mettant au jour de multiples comptes à Jersey, à Londres, au Luxembourg, à New York et en Suisse, pour un montant total dépassant les 130 millions de dollars. Selon la City Bank et les sénateurs états-uniens, « l’argent provenait d’une allocation budgétaire, 8,5 % du budget gabonais – soit 111 millions de dollars – étant chaque année réservés au président. […] Les fonds gouvernementaux du Gabon sont bien la source première des avoirs se trouvant sur les comptes d’Omar Bongo » . [19]

Et pendant ce temps, le pays s’endette. Alors que le Gabon continue d’exporter plus de 13 millions de tonnes de pétrole brut par an, la dette publique contractée par Omar Bongo s’élevait déjà à 4 milliards de dollars en 2002. L’opulente fortune du chef d’État gabonais nous laisse présager des profits colossaux réalisés par Elf, Bolloré, Bouygues et toutes les multinationales profitant du pillage des ressources africaines, cela pendant que les populations de ces pays s’appauvrissent.

Mais revenons à la visite gabonaise de Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, un journaliste questionne justement le président sur l’affaire des Biens mal acquis. Le président français, visiblement agacé, rétorque : « Si à chaque fois qu’il y a des enquêtes il faut arrêter nos relations, on ne les aurait pas arrêtées seulement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire… Attendez que la justice fasse son travail et on verra bien. » [20] Cette scène, qui montre le visage embarrassé du président Bongo, s’affiche sur plusieurs chaînes de télévision française à des heures de grande écoute.

Attendre que la Justice fasse son travail ? Le 13 novembre 2007, le parquet de Paris décide de classer cette enquête sans suite. Motif ? « Les investigations n’ont pas permis, en l’état, de mettre en évidence des infractions pénales », pourtant révélées par les deux chèques de la paierie du Gabon en France. Difficile de ne pas imaginer derrière cet opportun classement juridique, lorsque l’on connaît les détails du dossier, une décision politique prise au plus haut niveau.

Le 3 mars 2008, la chaîne de télévision France 2 diffuse cependant un reportage sur les Biens mal acquis, en particulier ceux d’Omar Bongo. La diplomatie gabonaise réagit aussitôt par un communiqué dénonçant un « acharnement médiatique » mettant « en péril l’intégrité physique (sic) [d’Omar Bongo] ainsi que celle de sa famille ». Quelques mois plus tôt, le dirigeant gabonais expérimentait déjà cette stratégie de victimisation. Le 2 décembre 2007, célébrant le 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir, Omar Bongo dénonçait les « détournements », la « course pour l’enrichissement illicite », la « corruption » et « l’impunité ambiante » du reste de la classe dirigeante, accusant celle-ci d’avoir fait « main basse » sur les fonds destinés au développement : « Je sais que l’état de notre réseau routier, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, a connu une grave dégradation […] [le Gabon] est aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière, qui ont gangrené les pouvoirs publics. » [21] On n’eut pas dit mieux.

* Publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur Tribord

Notes

[1] RFI, 8 mai 2007.

[2] Rue Dosne, Paris XVIe. Cf. La Lettre du Continent, 16 février 2006, 29 juin 2006, 14 septembre 2006, 12 octobre 2006, 25 janvier 2007, 22 février 2007.

[3] L’Express, 18 juin 2007, scène également visible sur le site internet Dailymotion.

[4] Billets d’Afrique et d’ailleurs n° 141, novembre 2005.

[5] Cf. Noir Chirac, déjà cité.

[6] Rapport du PNUD 2007/2008.

[7] Rapporté dans Affaires africaines, Pierre Péan, Fayard, 1983.

[8] Cf. Noir Silence, déjà cité.

[9] Cf. Noir Procès, ouvrage collectif, Les arènes, 2001.

[10] ibid.

[11] L’Express, 18 juin 2007.

[12] Journal Du Dimanche, 18 Janvier 2008.

[13] La coalition internationale « Publish What You Pay », lancée en 2002, milite pour une plus grande transparence des entreprises et des États dans l’exploitation des ressources pétrolières et minières.

[14] Cf. communiqué de l’association Survie, 1er août 2008, disponible sur http://survie.org

[15] Remboursements annuels du capital et des intérêts de la dette.

[16] Les activités de Francis Rougier sont dénoncées dans Les pillards de la forêt, Arnaud Labrousse, François-Xavier Verschave, dossier noir n°17, Agone, 2002.

[17] Les résultats de cette enquête ainsi que celle réalisée par le CCFD sont rassemblés dans la brochure Biens mal acquis des dictateurs africains en France, brochure de l’association Survie, juin 2008, disponible sur http://survie.org

[18] Le Monde, 1er février 2008.

[19] L’Express, 8 juin 2000 et Rapport du Sénat américain, Private Banking and Money Laundering, 1999.

[20] Est républicain, 28 juillet 2007.

[21] AFP, 2 décembre 2007.


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SASSOU et la Succession de BONGO au Gabon....

De: sebkebara@gmail. com>
Objet: BONGO mort, SASSOU jubile et au Gabon il a déjà fait son choix !

 

La succession du feu-Président gabonais El HADJ Omar BONGO ONDIMBA n'est visiblement pas seulement une affaire gabono-gabonaise, elle déchaîne les passions en France et même dans la plus haute sphère politique congolaise.  En bon observateur avisé, j'ai donc décidé de lever le voile sur les différentes manouvres qui ont cours actuellement à Brazzaville autour de cette succession gabonaise.   

Tout le monde a pu voir à la télévision congolaise les images d’un SASSOU souriant en compagnie tour à tour du roi MAKOKO de Mbé et de la reine NGALEFOUROU de Ngabé. Le premier était accompagné de David Charles GANAO, le vieux Batéké de Djambala, alias le vieux MANOIR (le grand frère téké du feu-Président Omar BONGO ONDIMBA) et la seconde de Célestin GANGARA NKOUA (le vieux sorcier téké de NGO – le grand-frère de Joseph MIOKONO -, celui-là même qui avait prédit en 1991 la fin de SASSOU I dans des termes qui restent encore gravés dans notre mémoire collective ; et qui est aujourd'hui le Président de son Conseil économique et social).   

Alors, Pourquoi SASSOU et GANAO ont-ils quitté précipitamment Libreville pour venir se montrer en compagnie du roi MAKOKO et de la reine NGALEFOUROU alors que les obsèques d'Omar BONGO ONDIMBA n'étaient pas encore terminées ? Que nous cache-t-on derrière cette mise en scène ?    

En fait c'est très simple. Depuis quelques temps, les relations entre le feu Président Omar BONGO ONDIMBA et son beau-père, Denis SASSOU N'GUESSO étaient au plus mal. A tel point que pour la présidentielle prévue en juillet 2009, bien longtemps avant sa mort ‘‘surprise’’, tous ceux qui étaient proches de BONGO, y compris bien entendu son grand-frère téké, Davis Charles GANAO qui avait élu domicile à Libreville depuis 1997, savaient que BONGO avait déjà pris cause et partie pour son petit-frère téké, Mathias DZON.   

C'est d'ailleurs ce qui expliquait en grande partie l'assurance qu'affichait ce dernier avec une certaine arrogance qui frisait l’hilarité. Et c'est justement cette arrogance et ce manque d'humilité qui ont poussé le vieux patriarche Batéké Charles David GANAO à soutenir SASSOU (qui sait mieux respecter les aînés et s’humilier quand ses intérêts sont en jeu?) contre la volonté de BONGO et donc à ne pas soutenir DZON, jugé trop vaniteux et orgueilleux. De plus, un vieux contentieux oppose DZON et ces autres frères tékés, notamment des Plateaux. Ces derniers n’ont jamais pardonné à DZON d’avoir voulu créer du temps où il était le puissant ministre des Finances, un deuxième royaume téké à Mbaya, opposant ainsi le très respecté roi de Mbé à son cousin, le vassal de Mbaya. C’est sans doute la raison pour laquelle DZON n’a jamais rendu visité au roi de Mbé et à la reine NGALEFOURI. Et aujourd’hui encore, bien qu’il veuille se poser en candidat des Batékés, DZON n’a pas jamais jugé nécessaire d’aller prendre la bénédiction du roi de Mbé et de la reine NGALEFOUROU. Ce qui est interprété par les sages Tékés comme une marque d’orgueil sans limite et un manque de respect impardonnable de sa part.       

Jusqu'à la mort de BONGO, le roi MAKOKO et la reine NGALEFOUROU ne voulaient plus entendre parler de SASSOU qui avait tout fait pour affaiblir l’influence et voler les pouvoirs mystiques des héritiers de l’interlocuteur de DE BRAZZA. Et maintenant que BONGO est décédé, GANAO qui a maintenant les mains libres a vite sauté sur l'occasion pour réconcilier le roi de Mbé et son épouse, la reine de Ngabé avec SASSOU. La décision a donc été prise lors d'une réunion tenue secrète à Libreville en marge des obsèques de BONGO, d’organiser une rencontre à trois à Mpila entre SASSOU, le roi MAKOKO et la reine NGALEFOUROU en présence de GANAO, qui devait ainsi sceller la réconciliation entre les trois personnages. Il faut dire que depuis qu'il était rentré en conflit ouvert avec le roi de Mbé et son épouse, la reine de Ngabé, SASSOU vivait un véritable enfer sur terre car dit-on ses nuits étaient devenues cauchemardesques : une voix mystérieuse lui disait dans son sommeil que tant qu'il ne se sera pas réconcilier avec ces deux notables tékés, il ne sera pas réélu en 2009. Et comme l'homme est très superstitieux, on peut imaginer que ses nuits étaient très agitées. 

C'est ainsi que dès son arrivée à Brazzaville, le vieux patriarche Batéké dépêcha véhicules et chauffeurs à Mbé et à Ngabé pour faire venir le roi et la reine à Brazzaville. Mais contrairement à ce que pensaient sans doute SASSOU et son puissant soutien téké (GANAO), les choses n'étaient pas aussi simples, notamment du coté de la reine. En effet, s'il était relativement facile de convaincre le roi de faire le voyage de Brazzaville, la reine en revanche ne voulait rien savoir (est-ce parce que le général Raymond Damase NGOLLO, l’enfant du village, qui y séjourne régulièrement y aurait fait un grand travail de terrain contre SASSOU ?). C'est finalement sur l'insistance de Célestin GANGARA NKOUA qui a longuement supplié son entourage qu'elle a fini par consentir à se rendre à Brazzaville pour écouter par politesse ce que le Président de

la République

avait de si important à lui dire. Mais elle a cependant exigé et obtenu qu'elle ne soit pas reçue en même temps que son mari, le roi MAKOKO. C'est qui explique que l'on a pu voir à la télé que les deux personnages étaient reçus en audiences séparément, le premier en présence de GANAO et la seconde en présence de GANGARA NKOUA.   

Et pour exprimer sa joie après cette réconciliation (qui serait donc selon lui synonyme de sa réélection le 12 juillet ?), l'homme des masses a offert à chacun de ses deux invités un PICK UP HILUX flambant neuf, sorti tout droit de

la CFAO

(qui appartient à François PINAULT, l'ami de son ami CHIRAC, ne dit-on pas que les amis de nos amis sont nos amis ?) accompagné naturellement d’une enveloppe bien garnie. Opération réussie et  tout le monde était content.

 

C'est donc tout heureux que SASSOU et GANAO ont repris leur avion pour rejoindre Libreville après avoir scellé la réconciliation tant souhaitée par SASSOU avec le roi téké et sa reine. Ragaillardi par cette réconciliation inespérée, SASSOU sait que son principal challenger DZON est définitivement lâché par les siens (GANAO, GANGARA NKOUA, Florent TSIBA, André OKOMBI SALISSA, Marcel TSOUROU...) à cause de son orgueil, de son manque d'humilité et surtout de son manque de sagesse, et n'a plus désormais son seul soutien de poids après le décès d'Omar BONGO (qui avait déjà clairement pris cause et partie pour lui).

Pourtant, SASSOU qui sait flatter l’égo de ses adversaires en leur faisant miroiter monts et merveilles continue d’envoyer nuitamment des émissaires auprès de DZON pour lui demander de se retirer et une fois qu’il sera réélu, il lui renverra l’ascenseur (un poste de Premier ministre avec les pleins pouvoirs ? Mais pour l’instant ce dernier refuse comme par un dernier sursaut d’orgueil, mais jusqu’à quand ?). Les tékés divisés et incapables de former un bloc uni (tant pis pour eux), SASSOU se sent à nouveau pousser les ailes (diviser pour mieux régner) et veut désormais empêcher le clan BONGO et les tékés (ses ennemis jurés ?) de prendre la succession au Gabon. C'est ainsi qu'en bon prince machiavélien manœuvrier agissant dans l’ombre comme en son habitude, il tire les ficelles et milite activement pour l'installation au pouvoir du général Idriss NGARI (un homme des armes comme lui et d'ethnie Fang).

SASSOU ne veut surtout pas voir Ali ben BONGO ONDIMBA succéder à son père, pas même l'actuel compagnon de Pascaline BONGO (le totem de son père), Paul TOUNGUI (actuel ministre des affaires étrangères) et encore moins l'ex-mari de cette dernière, Jean PING (l’actuel parton de l'Union africaine). Donc pendant qu'il montre des signes d'affection envers Pascaline BONGO au grand jour, comme un bon sorcier Mbochi, eh bien, dans l'ombre et très secrètement, il la poignarde dans le dos en militant pour le principal rival du clan BONGO, le général Idriss NGARI.. Voilà qui ne doit pas faire plaisir à Claude GUEANT, à Robert BOURGI et aux réseaux françafricains qui souhaiteraient voir Ali Ben BONGO ONDIMBA assurer la continuité de l'œuvre de son défunt père. Une attitude qui risque de lui coûter très cher, lui qui ne cache pas son ambition de devenir le nouveau parrain africain de

la Françafrique.

    

Pour terminer, il convient de noter que SASSOU qui envisage de glisser le pouvoir à ses enfants et neveux au Congo après sa mort s'oppose aujourd'hui à ce que le clan BONGO puisse conserver le pouvoir au Gabon. Les congolais sauront s’en souvenir le moment venu.

 

Sébastien KEBARA   

L’observateur avisé

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18 juin 2009

Croisade de Benny Hinn à Kinshasa :

son livre " « Bonjour Saint Esprit » ravi à 15 000 USD.


Benny_Hinn

L’évangéliste Benny Hinn vient de présider une grande croisade au stade des martyrs de Kinshasa en RDC où une foule immense l’attendait. Atterri au sol congolais dans la soirée de vendredi en provenance d’Afrique du Sud et de l’Ouganda où il a eu à prêcher également dans croisades de même envergure.

Plus de 200 mille personnes durant les journées de vendredi 12 et samedi 13 juin 2009 étaient venues assister à cette croisade au Stade des martyrs de Kinshasa. Plusieurs hommes de Dieu des églises de Kinshasa, des autres provinces de la RDC et des certains pays d’Afrique notamment Congo/Brazzaville, Gabon, Angola, Zambie, Zimbabwe, Togo et Nigeria étaient également présents.

La cérémonie avait commencé par l’exécution de l’hymne national congolais « debout congolais » suite à la demande propre de l’évangéliste Benny Hinn.

Avant de commencer son message, l’évangéliste Benny Hinn, avait invité le berger Joseph Olangi, responsable du Ministère de Combat spirituel et membre du comité organisateur de la croisade, à donner un message au monde entier, à faire une prière pour la RDC et à présenter le livre de l’évangéliste Benny Hinn : « Bonjour Saint Esprit » qui est premier ouvrage publié par Benny Hinn. Un challenge a été lancé par le berger Joseph Olangi en direction de l’assistance sous forme d’une vente aux enchères concernant le livre « Bonjour Saint Esprit ». Plusieurs acheteurs s’étaient présentés Le premier avait proposé 100 dollars (sans succès) et le dernier l’avait ravi à 15(quinze) mille dollars US.

Et ensuite plusieurs chrétiens avaient acquis ce livre à un prix librement fixé par eux-mêmes dans l’idée de soutenir financière le ministère de l’évangéliste Benny Hinn.

Dans son message, l’évangéliste Benny Hinn avait plus insisté sur l’importance du sang précieux de Christ comme source de tout miracle et arme efficace contre les puissances des ténèbres. Et à la fin, il s’était agenouillé en public pour supplier le peuple de Dieu en général et les hommes de Dieu (pasteur, évangéliste,..) en particulier à remettre la croix de Jésus Christ à sa place.

A la fin de son message, il a emballé le peuple de Dieu à l’adoration avant de faire une prière miracle à l’issue de laquelle beaucoup de miracles et de guérissons s’étaient opérés. Les aveugles, les paralytiques, les sourds,… et ceux qui souffraient de maladies diverses ont été guéris.

L’évangéliste n’avait manqué à implorer la grâce de Dieu sur la RDC en demandant la restauration de la paix générale, de la sécurité et de l’unité. Et à la fin il avait invité les hommes de Dieu du Congo à travailler dans l’unité avant de promettre de revenir encore en RDC. Car l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par les congolais, ne l’avait pas laissé indifférent.


Pathy Situazola Makanga
Kinshasa, 18/06/2009 (Journal Chrétien/MCN, via mediacongo.net)

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15 juin 2009

Le Groupe GAEL en tournée

Alain Moloto et son groupe en concert à Bruxelles et Paris : Merci d’être là au moment où la maison du Père se dépeuple

Kinshasa, 15/06/2009 / Musique

Le groupe GAEL est exemplaire dans son fonctionnement avec ce point d’équilibre essentiel qu’il a su trouver en conservant le format classique des chœurs qu’il a enrichi avec l’épanouissement des individualités qui s’effacent derrière la renommée et l’aura du groupe.

Le chanteur congolais Alain Moloto et son groupe GAEL (Groupe Adorons l’Éternel) entament, les 20 et 27 juin prochains, une tournée internationale par Bruxelles et Paris. Comment ne pas y voir un plan de Dieu (une façon de parler, ne m’accusez pas de prosélytisme) en ce moment où la Maison de l’Éternel est en train de se dépeupler avec des départs fracassants ? Nana Lukezo ne chantera plus jamais dans les églises de Bruxelles et va s’investir aussi dans les variétés (rumba et ndombolo), Djonolo l’auteur du mémorable Mansanga vient de tourner la page de la musique religieuse, JP Buse va combiner musique chretienne et celle dite engagée (http://www.frerejpbuse.afrikblog.com).

En ce moment où tout semble foutre le camp, le peuple de Dieu lui, par contre, est-il toujours là ? En fonction de l’affluence à ces deux concerts d’Alain Moloto et le groupe GAEL, l’on saura alors si c’est la musique religieuse qui est en grave perte d’audience ou si ce sont seulement certains chanteurs qui souffrent du désamour d’un public saturé ou désabusé. Tout porte, cependant, à croire que les chrétiens de Bruxelles et Paris répondront présent : Alain Moloto passe pour le meilleur auteur de la musique chrétienne congolaise actuelle, des talents très prometteurs se révèlent sous sa direction comme Nadège dont la maturation s’accompagne d’une réelle fascination qu’elle exerce au-delà de cercles ghettoïsant de chrétiens congolais…

Le groupe GAEL est exemplaire dans son fonctionnement avec ce point d’équilibre essentiel qu’il a su trouver en conservant le format classique des chœurs qu’il a enrichi avec l’épanouissement des individualités qui s’effacent derrière la renommée et l’aura du groupe. Et pourtant, Alain Moloto avec son charisme, son savoir-faire ; Nadège avec sa voix, son physique qui est un véritable don de Dieu, et bien d’autres auraient pourtant pu se laisser tenter par le vedettariat. Ils sont restés sagement à leur place et dans leur rôle, en harmonie avec le message qu’ils portent et qu’ils diffusent. Dieu, s’il existe, leur en vaudra, comme sans doute les mélomanes, lors des deux prochains concerts.

(BT/PKF)

Botowamungu Kalome/AEM/MMC



Last edited: 15/06/2009 12:36:06

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13 juin 2009

Les Militaires Rwandais de Ruberwa violent à Kinshasa

Les_militaires_Rwandais

Une femme de 29 ans violée par 4 militaires à Kinshasa

Kinshasa, 13/06/2009 / Société

Selon LIZADEEL, l’infortunée a subi des tortures corporelles avec blessures aux bras, au dos et jusque dans ses parties intimes.

Une femme de 29 ans, dont le nom n’a pas été révélé, a été violée le 25 mai dernier à Kinshasa vers 18 heures au bord du fleuve dans le voisinage de la résidence de l’ancien vice-Président Ruberwa par 4 militaires, a annoncé mercredi à l’ACP la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL).

Mère de 3 enfants et vendeuse ambulante, a précisé la source, la victime qui venait de livrer des produits à ses clients, a été interpellée par un adjudant accompagné de ses trois complices pour ensuite la violer.

Ainsi, l’infortunée a subi des tortures corporelles avec blessures aux bras, au dos et jusque dans ses parties intimes.

La LIZADEEL qui suit ce dossier, a signalé que ce cas est déjà connu au niveau de l’auditorat militaire.

(GM/Milor) ACP

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12 juin 2009

LE GABON PLEURE Omar BONGO...

La dépouille mortelle d’Omar Bongo accueillie dans l’émotion au Gabon

PostDateIcon 12 juin 2009 | PostAuthorIcon Auteur: congotribune

Le convoi funéraire du président gabonais Omar Bongo à Libreville, le 11 juin 2009

Le convoi funéraire du président gabonais Omar Bongo à Libreville, le 11 juin 2009

LIBREVILLE (AFP) – jeudi 11 juin 2009 – 23h31 – Des milliers de personnes en larmes ont accueilli jeudi à Libreville la dépouille mortelle du président gabonais Omar Bongo Ondimba, transportée d’Espagne au Gabon où il sera inhumé le 18 juin après une semaine de funérailles.

L’avion s’est posé vers 16H15 locale (15H15 GMT) à l’aéroport international Léon Mba, provoquant des pleurs et des évanouissements dans une foule de plus de 10.000 personnes rassemblées sur et aux abords du tarmac par une forte chaleur.

A l’arrêt de l’appareil, Pascaline Bongo, fille et chef de cabinet du défunt, s’est effondrée en sanglots dans les bras du président congolais Denis Sassou Nguesso, beau-père de M. Bongo.

A leurs côtés, étaient présentes les autorités politiques, institutionnelles, des diplomates et des représentants des forces de défense et de sécurité du pays, qui ont rendu les honneurs militaires au défunt.

Des femmes en pleurs sur le trajet funéraire du cercueil d'Omar Bongo, à Libreville, le 11 juin 2009

Des femmes en pleurs sur le trajet funéraire du cercueil d'Omar Bongo, à Libreville, le 11 juin 2009

Le cercueil a été recouvert du drapeau national gabonais et posé sur un véhicule de commandement militaire qui s’est ébranlé vers le Palais présidentiel, sur le bord de mer. Le cercueil doit y être exposé plusieurs jours.

Le cortège était accompagné des responsables et d’une foule nombreuse, pendant que des milliers de personnes étaient massées pour suivre son parcours, selon des images des télévisions qui ont retransmis en direct l’arrivée du corps.

« Nous pleurons notre papa. Nous lui souhaitons la paix, la paix qu’il avait toujours voulue pour nous, pour le Gabon» , a commenté, le visage mouillé de larmes, une commerçante, Esther N’Dedi, 41 ans, née la même année que l’accession au pouvoir du président Bongo. « Son histoire, c’est mon histoire» , a-t-elle ajouté.

Au palais, le cercueil a été posé dans une chapelle ardente où un défilé incessant de personnes lui ont rendu hommage jusqu’en fin de soirée.

Auparavant à Barcelone où il est mort, Omar Bongo a eu droit à un sobre hommage militaire en présence d’autorités gabonaises et espagnoles sur la piste de l’aéroport El Prat d’où l’avion a décollé.

Anicet Bongo (d), fils du président gabonais Omar Bongo, et une proche, le 11 juin 2009 à Barcelone

Anicet Bongo (d), fils du président gabonais Omar Bongo, et une proche, le 11 juin 2009 à Barcelone

Les honneurs militaires ont été rendus par un peloton d’infanterie légère devant une délégation gabonaise comprenant les ministres Paul Toungui (Affaires étrangères), Casimir Oyé Mba (Mines et Pétrole) et des représentants du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Le premier conseil des ministres depuis le décès du président se tiendra vendredi matin. Il sera présidé par le chef de l’Etat intérimaire Rose Francine Rogombé.

Le décès d’Omar Bongo des suites d’un cancer, à l’âge de 73 ans dont 41 au pouvoir, avait été annoncé lundi à Barcelone où il était hospitalisé depuis début mai.

Le programme officiel des obsèques prévoit un « hommage des délégations étrangères»  à Libreville le 16 juin. De nombreux chefs d’Etat dont le président français Nicolas Sarkozy devraient y assister.

Omar Bongo sera ensuite inhumé « dans l’intimité»  dans sa région natale, le Haut-Ogooué (sud-est), le 18 juin.

Jeudi encore, les réactions attristées continuaient d’affluer: le Congo a entamé un deuil national de huit jours, la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, 10 pays) a déploré la disparition d’un « opiniâtre médiateur» .

Jeudi, la capitale gabonaise ressemblait à une ville morte, avec de nombreux commerces et sociétés fermés et une circulation, habituellement dense, très fluide.

La présidente par intérim du Gabon, Rose Francine Rogombé, a invité les populations à rendre à Omar Bongo « l’hommage déférent qu’il mérite dans la sérénité, le calme, la dignité et le recueillement» , dans son premier message à la Nation diffusé mercredi soir par la télévision publique.

Mme Rogombé, qui avait prêté serment quelques heures auparavant, est chargée d’organiser une élection présidentielle dans un délai de 45 jours.

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11 juin 2009

Nous n'aimons pas notre pays

Avec ou sans complot international, si nous ne changeons pas, la RDC est voué à la disparition, à la balkanisation par notre propre faute, les étrangers n'y sont pour rien. Est ce la faute des américains, des français, des rwandais, des angolais si nous n'aimons pas notre pays, si nous sommes régionalistes, tribalistes, kinois (cela veut dire priorité au superflu, au paraître, au détournement, à la paresse, boire du primus du matin au soir au lieu de travailler, acheter les diplômes, bref toutes ces bêtises dans lesquelles le kinois excelle...),

 

Le Congolais n'est plus capable de réflechir et de travailler pour le bien commun, le développement, d'avoir le patriotisme, la fierté d'appartenir à une nation. Que peut on encore espérer d'un pays où certaines entreprises totalisent plus de 4 ans d'impayement ? Les députés ont négocié leur émolumement en oubliant ceux qui les ont élus !
La Gécamines a 42 mois d'impayement, ces pauvres gens espéraient voir leur arriérés apurés avec les fonds versés par les chinois, malheureusement 50 000 000 $ destinés à la Gécamines comme "pas de porte" pour l'accès des chinois aux mines se sont volatisés à Kinshasa ! Pendant ce temps des mecs se construisent avec cet argent volé des ranchs, des hôtels à Kinshasa, au Katanga, à Jo'bourg

Où est la faute des américains, des français, des belges si Boshab qui avait fait disparaître plus de 20 000 000 $ de la SNEL se retrouve Président de l'Assemblée Nationale au lieu d'être en prison ? Le problème est interne ! Comment peut on encore resté patriote nationaliste après des énormités pareilles ?

Kengo aujourd'hui président du Sénat !!!!!! On a tout oublié de la fameuse rigueur qui a ruiné le Zaïre et enrichis les dinosaures ! Dette que nous continuons de payer jusqu'à ce jour ! A qui la faute ? Américains ? ou la bêtise des nous congolais !

La SNCC totalisait plus de 38 mois d'impayement, pendant ce temps les directeurs ont chacun des wagons qu'ils font louer, se payent des Prados, des Hummers des Lincolns. Le gouvernement n'a payé que 2 mois de salaire et en ayant pris soin juste avant la paie d'abaisser le taux de change de 750 à 400 FC le $, la différence ? dans les poches des ministres et juste après le taux est remonté à 800 FC. Qui est responsable ? Sarkozy ? Merkel ? ou le manque de sérieux du kinois et du congolais!

Kin qui est à côté du 2° fleuve au monde ne sait pas avoir l'eau au robinet 24 h/24, Alors que dans certains pays du Sahel on a de l'eau au robinet 24 h/24. La faute à qui si nous avons détruit la Regideso par nos détournements ? Qu'est ce que les USA ont à avoir avec ça. Je le répète le problème est interne ! Faut il que Obama vienne pomper pour nous l'eau du fleuve !!!!

La Miba a fermé, qui est responsable ?, si ce n'est le tribalisme, le détournement, l'intolérance. ..

Nous avons le barrage d'Inga mais 86 % du territoire congolais ne sont pas électrifiés ! Qui est coupable ? Hummm, les étrangers ou nous même ? La Zambie qui nous achète du courant est mieux éclairée que la RDC, On trouve de petits villages zambiens éclairés avec des Kilowatts congolais alors que Kin et Lubumbashi souffrent de  délestage. Bandundu, Mbuji Mayi, Mbandaka, Kananga qui sont des chefs lieux de Province ne jouissent pas de Inga. Est ce sur exigence de l'Occident que ces chers compatriotes sont privés d'électricité ? Réflechissons mes frères, le mal est interne et tant que les choses ne seront pas analysées sous cet angle aucun progrès n'est possible. Ne cherchons pas des boucs émissaires !

Qui nous interdit de payer nos militaires, de les entraîner et de leur doter d'une logistique pour leur permettre d'affronter les voisins bélliqueux ? C'est connu que la solde, la ration et la logistique des militaires sont détournées par la hiérarchie. Fais un tour à Lubumbashi et tu verras les villas en étage avec piscine, cours de tennis que se construisent les officiers supérieurs miltaires au quartier Golfe pendant que les troupes sont abandonnées affamées au front sans logistique. Aucune arrestation, aucune enquête... A qui la faute ? Les tutsis connaissant cela en profite ! Que les américains viennent faire le ménage à notre place ?

Nos Aéroports sont les plus sales au monde, Est ce Bush, Obama, Sarkozy, Gordon Brown, Kagame ou Dos Santos qui empêchent à la RVA d'entretenir nos aéroports. Actuellement il faut payer 50 $ en plus du billet pour les vols internationaux et 10 $ pour les vols internes. Où va cet argent ? Villas, 4x4 de Luxe...etc. et pendant ce temps les toilettes de l'aéroport de la Luano (Lubumbashi) sont bouchées et hors usage. Qui doit déboucher ces toilettes alors que la RVA surtaxe les compagnies et les passagers ? les américains ? les français ?

La Santé, l'éducation oublions c'est tout simplement inadmissible l'état dans lequel se trouve nos hôpitaux et nos écoles, nos universités ! A qui la faute ?

La Justice ? Pouf l'argent ou la tribu sont plus efficaces que les preuves ou les faits ! les tribunaux coutumiers jugent mieux que nos instances judiciaires. Qui blâmer ? L'Occident ?

Pour finir venons en au sport ! Le Rwanda a organisé la CAN, l'Angola l'année prochaine, l'Afrique du Sud la Mundial et la RDC ? Dossiers toujours irrecevables par manque de sérieux, vétusté des infrastructures. .. A qui la faute, Bush nous a t il empêcher de réhabiliter nos stades ?

What Else My Brothers ?

Où va tout cet argent des revenus miniers, des taxes aux frontières (Matadi, Kasumbalesa) ? Dans les poches de Sarkozy ou de nos dirigeants ?
Les 40 % des Provinces ? Destination inconnue ! Alors que c'est prescrit par la constitution, un gouvernement incapable de respecter sa propre constitution ! Qui va le faire à notre place ? Kagame ?

Après 3 ans des 5 chantiers, Quel est le bilan ? moins de 1 000 Km de route et les 4 autres chantiers (le reste des infrastructures, emploi, santé, éducation, eau et életricité) oubliés et par leurs promoteurs et par nous le peuple et on va continuer à applaudir, chanter, danser et aller encore élir les mêmes têtes pour les mêmes raisons (tribu, province, clan, T-shirts, sac de farine, primus...) et puis rien ne va changer et on va recommencer à se plaindre. Ainsi va la RDC.

Pendant ce temps nos voisins réflechissent pour mieux nous envahir et nous asservir et se partager notre Beau Pays. C'est ça le destin de la Grande RDC ex Zaïre, ex Congo Kinshasa, ex Congo Belge, ex EIC, ex Protectorat Léopold II, ex Grand Empire Kuba+Lunda+Kongo+ Bayeke+Mongo+ Tetela+Tshokwe+ Azande... ........


Dr. André KAPEND M.


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09 juin 2009

OBAMA chez les musilmans

Le discours du président Barack Obama au Caire (la transcription)

M. Obama préconise un nouveau départ avec les musulmans de par le monde.

Université du Caire
Le Caire, Égypte
4 juin 2009, 13h10 (heure locale)


Je vous remercie. Bonjour à tous. C'est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu'est le Caire et d'être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d'un siècle, l'université du Caire est une source de progrès pour l'Égypte. Ensemble, vous représentez l'harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)

Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier - tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l'islam et l'Occident se caractérisent par des siècles de coexistence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s'est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l'Occident un élément hostile aux traditions de l'islam.

Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d'une minorité de musulmans, qui pour être réduite n'en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l'islam inévitablement hostile non seulement à l'Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l'homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.

Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.

Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.

Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre cœur et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d'entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.

Cette conviction s'enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j'ai passé plusieurs années en Indonésie où j'ai entendu l'appel à la prière (azan) à l'aube et au crépuscule. Jeune homme, j'ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j'ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.

Féru d'histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l'islam. C'est l'islam - dans des lieux tels qu'Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à

la Renaissance

et au Siècle des Lumières en Europe. C'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) - c'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l'algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l'écriture et de l'imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l'élan des flèches de pierre vers le ciel, l'immortalité de la poésie et l'inspiration de la musique, l'élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l'histoire, l'islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l'égalité raciale. (Applaudissements)

Je sais aussi que l'islam a de tout temps fait partie de l'histoire de l'Amérique. C'est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n'ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »

Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l'un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)

J'ai donc connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l'Amérique et l'islam doit se fonder sur ce qu'est l'islam, et non sur ce qu'il n'est pas, et j'estime qu'il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent. (Applaudissements)

Or ce même principe doit s'appliquer à la façon dont l'Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l'Amérique n'est pas le stéréotype grossier d'un empire qui n'a d'autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l'une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d'une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l'idéal de l'égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots - sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul ».

Eh bien, qu'un Américain d'origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d'encre. (Applaudissements)

Mais mon parcours n'est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s'est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages - y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd'hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d'éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)

En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C'est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu'on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C'est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)

Le doute n'est pas permis : l'islam fait bel et bien partie de l'Amérique. Et je suis convaincu que l'Amérique contient en elle la proposition vraie qu'indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose - vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C'est cela que nous avons en commun. C'est l'espoir de l'humanité tout entière.

Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n'est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu'à condition d'agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu'en nous abstenant d'y faire face c'est à nous tous que nous faisons tort.

Car nous en avons fait récemment l'expérience : quand le système financier d'un pays particulier s'affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d'une arme nucléaire, le risque d'attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l'océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c'est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)

Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C'est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu'êtres humains.

C'est une responsabilité difficile à assumer. Car l'histoire de l'humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus - et admettons-le, de religions - qui s'asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est autodestructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d'individus au détriment d'un autre est inévitablement voué à l'échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)

Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d'ignorer les sources de tension. C'est l'inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m'exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.

La première est celle de l'extrémisme violent sous toutes ses formes.

À Ankara, j'ai fait clairement savoir que l'Amérique n'est pas - et ne sera jamais - en guerre contre l'islam. (Applaudissements)

En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants innocents. Et il m'incombe d'abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.

La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l'Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d'un large appui de la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d'aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d'Amérique et de beaucoup d'autres pays, et qui n'avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd'hui encore sa détermination à commettre d'autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d'élargir son rayon d'action. Il ne s'agit pas là d'opinions à débattre - ce sont des faits à combattre.

Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas - nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l'Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s'avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu'au dernier, si nous avions l'assurance que l'Afghanistan et maintenant le Pakistan n'abritaient pas d'éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d'Américains. Mais ce n'est pas encore le cas.

C'est pourquoi nous œuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l'Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d'entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions - et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l'homme, le progrès des nations et l'islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l'humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu'un, sauve l'humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d'un milliard d'habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix.

Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C'est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d'écoles et d'hôpitaux, de routes et d'entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C'est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.

Je voudrais aussi aborder le dossier de l'Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d'un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l'Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c'est possible. (Applaudissements) De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : « J'espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu'elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l'effet. »

Aujourd'hui, l'Amérique possède une double responsabilité : aider l'Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l'Irak aux Irakiens. J'ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l'Irak appartient à l'Irak. C'est pour cette raison que j'ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d'ici au mois d'août de l'année prochaine. C'est pour cette raison que nous allons honorer l'accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d'ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d'ici à 2012. (Applaudissements) Nous aiderons l'Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c'est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.

Enfin, tout comme l'Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu'ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J'ai interdit sans équivoque l'usage de la torture par les États-Unis et j'ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d'ici au début de l'année prochaine. (Applaudissements)

L'Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.

La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.

Les liens solides qui unissent l'Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l'aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.

À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l'antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d'un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l'esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich. Six millions de Juifs ont été tués - soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d'Israël aujourd'hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu'à évoquer dans l'esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.

Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d'un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n'ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations - grandes et petites - qui accompagnent l'occupation. Il n'est pas permis d'en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L'Amérique ne tournera pas le dos à l'aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)

Depuis des dizaines d'années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l'attention sur la dislocation consécutive à la fondation d'Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l'hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l'objet à l'intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l'une ou de l'autre partie, nos œillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C'est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de

la Palestine

, dans l'intérêt de l'Amérique, dans l'intérêt du monde. C'est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu'exige cette tâche. (Applaudissements) Les obligations qu'ont acceptées les parties en vertu de

la Feuille

de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties - et que nous tous -se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.

Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n'aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l'humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d'obtenir l'égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au cœur même de la création de l'Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l'Afrique du sud à l'Asie du sud ; de l'Europe de l'est à l'Indonésie. C'est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n'est pas un signe de courage ni de force. Ce n'est pas de cette manière que l'on revendique l'autorité morale ; c'est ainsi qu'on l'abdique.

Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu'ils peuvent bâtir. L'Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaitre ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l'existence d'Israël.

En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l'existence d'Israël ne peut être nié, il en est de même pour

la Palestine. Les

États-Unis n'acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. (Applaudissements) Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. (Applaudissements)

Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d'Israël, l'absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.

Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l'initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d'asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d'Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.

L'Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu'Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d'un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.

Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d'œuvrer pour le jour où les mères d'Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d'Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l'histoire d'Israh, (Applaudissements), - comme dans l'histoire d'Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. (Applaudissements)

La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l'égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.

Cette question a constitué une source de tension entre les États-Unis et

la République

islamique d'Iran. Pendant de nombreuses années, l'Iran s'est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d'un gouvernement iranien démocratiquement élu. Depuis la révolution islamique, l'Iran a joué un rôle dans la prise d'otages et dans des actes de violence à l'encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j'ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l'avant. La question qui se pose maintenant n'est pas de savoir à quoi l'Iran s'oppose, mais plutôt quel est l'avenir qu'il souhaite bâtir.

Je comprends qu'il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l'avant sans conditions préalables, sur la base d'un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n'est pas simplement dans l'intérêt des États-Unis, c'est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d'entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse .

Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d'autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C'est pourquoi je réaffirme fermement l'engagement de l'Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d'armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l'Iran, devrait avoir le droit d'avoir accès à l'énergie nucléaire pacifique s'il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au cœur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J'espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.

Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)

Je sais - je sais qu'il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu'une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.

Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l'égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L'Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d'une élection pacifique. Mais j'ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s'exprimer et d'avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l'État de droit et l'application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s'agit pas simplement d'idéaux américains, il s'agit des droits de l'homme et c'est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier. (Applaudissements)

C'est vrai, il n'y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L'Amérique respecte la liberté d'expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques - à condition qu'ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.

Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu'ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d'autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.

Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !

Le président Obama : Je vous remercie. (Applaudissements) Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.

L'Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l'histoire de l'Andalousie et de Cordoue pendant l'Inquisition. Je l'ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C'est cet esprit qu'il nous faut aujourd'hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d'après leur conviction d'esprit, de cœur et d'âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s'épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.

Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l'aune du rejet des croyances d'autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. (Applaudissements) Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.

La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s'acquitter de l'obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C'est pour cette raison que je suis résolu à œuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s'acquitter de la zakat.

De même, il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu'une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l'hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.

De fait, la foi devrait nous unir. C'est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C'est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d'Arabie Saoudite et le leadership de

la Turquie

dans l'Alliance des civilisations. À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.

La sixième question - la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.

(Applaudissements) Je sais - je sais, et vous pouvez le voir d'après ce public - que cette question suscite un sain débat. Je rejette l'opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d'une façon ou d'une autre moins égale, mais j'ai la conviction qu'une femme que l'on prive d'éducation est privée d'égalité. (Applaudissements) Et ce n'est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.

Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l'égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l'Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l'égalité des femmes continue dans beaucoup d'aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.

Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils (Applaudissements)et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l'humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C'est pour cela que les États-Unis œuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l'alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l'école au monde du travail par l'intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves. (Applaudissements)

Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.

Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s'accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s'agit d'un élément encore plus important, de notre identité, c'est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.

Mais je sais aussi qu'on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et

la Corée

du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l'innovation et de l'éducation.

Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n'ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l'esprit que l'éducation et l'innovation seront la monnaie d'échange du 21e siècle. (Applaudissements) Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J'attire l'attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l'Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s'agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.

Dans le domaine de l'éducation, nous allons élargir les programmes d'échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, (Applaudissements) tout en encourageant davantage d'Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l'enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.

Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d'affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l'entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d'approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.

Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu'elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d'excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d'énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l'eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j'annonce aujourd'hui une nouvelle initiative avec l'Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.

Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d'aider nos populations à améliorer leur vie.

Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l'énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n'y parviendrons qu'ensemble.

Je sais qu'un grand nombre de gens - musulmans et non musulmans - se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu'il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s'affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n'irons jamais de l'avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.

Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu'il faut - de façon soutenue - pour trouver un terrain d'entente, pour nous concentrer sur l'avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.

Tout ceci n'est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blâmer autrui que de s'examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C'est une croyance qui n'est pas nouvelle, qui n'est ni noire ni blanche ni basanée, qui n'est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C'est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d'êtres humains. C'est la foi dans autrui et c'est ce qui m'a mené ici aujourd'hui.

Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l'esprit ce qui a été écrit.

Le Saint Coran nous dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. »

Le Talmud nous dit : « Toute

la Torah

a pour objectif de promouvoir la paix. »

La Bible

nous dit : « Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. »

Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C'est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous. Je vous remercie. Je vous remercie. (Applaudissements)

FIN       14h05 (heure locale)

(Fin de la transcription)

Source : Site officiel du Département d'État américain

Posté par CongoMelingo à 13:58 - Dossier Special - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Décès confirmé du Président Omar Bongo

Le Chef de l’Etat adresse un pathétique message de condoléances au Premier ministre gabonais

Kinshasa, 09/06/2009 / Politique

Le président de la République profondément touché par la disparition de son homologue gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba n’a pas tardé à adresser un message de condoléances particulièrement pathétique au Premier ministre du Gabon

A Monsieur Jean EYEGHE NDONG
Premier Ministre de la République Gabonaise
à Libreville/Gabon



Monsieur le Premier Ministre,

C’est avec vive émotion et grande consternation que Je viens d’apprendre la triste nou­velle du décès de Son Excellence Monsieur EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Président de la République du Gabon, survenu à Barcelone en Espagne, ce lundi 08 juin 2009 à 12h30’ GMT.

La disparition de ce Grand Homme d’Etat qui a su marquer de son empreinte l’histoire de l’Afrique contemporaine, constitue une perte immense, non seulement pour le peuple gabonais, qui Lui était profondément attaché, mais aussi pour l’Afrique toute entière, et particulièrement l’Afrique Centrale.

Doyen des chefs d’Etat africains, le Président EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA a joué un rôle important dans la résolution pacifique de bon nombre des conflits armés en Afrique. Son rôle dans l’intégration régionale en Afrique Centrale est et demeure incontestable. L’illustre disparu a également été partie prenante de tous les forums sur les grandes questions concernant notre continent et le reste du monde.

Au nom du peuple congolais, de son Gouvernement, des Etats Membres de la CEEAC et en Mon nom personnel, Je présente au peuple frère du Gabon, à son Gouvernement, à la famille éplorée et à vous-même Mes condoléances les plus attristées.

En ce moment de dure épreuve, le peuple congolais et Moi-même adressons Nos priè­res au Très-Haut pour qu’Il daigne accorder force et courage à l’ensemble du peuple gabonais et qu’Il accepte d’accueillir dans son royaume céleste, l’âme de l’illustre disparu.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de Ma très grande compassion.


Joseph KABILA KABANGE

(DN/Ern./Yes)

MMC



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ADIEU OMAR BONGO

Décès en Catalogne du président gabonais Omar Bongo

il y a 1 heure 57 min

Reuters Marco Trujillo et Linel Kwatsi
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Le président gabonais Omar Bongo, doyen des chefs d'Etats africains en exercice et symbole de la "Françafrique", est mort lundi d'un arrêt cardiaque à l'hôpital Quiron de Barcelone où il était hospitalisé depuis fin mai. Lire la suite l'article

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OMAR BONGO EST MORT Agrandir la photo

Il était âgé de 73 ans.

Sa disparition laisse un vide politique. Les analystes pensent que sa succession donnera vraisemblablement lieu à des luttes de pouvoir au sein des factions du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

Son fils, Ali, actuel ministre de la Défense, devrait tenir la corde en cas de succession dynastique, dit-on de même source.

"Au nom des familles Ondimba et Ebori, j'appelle au calme, à la sérénité des coeurs et au recueillement afin de préserver l'unité et la paix si chères à notre regretté père", a lancé à la télévision le fils du défunt.

Le chef de l'Etat, qui a assuré la stabilité de son pays depuis 1967, est décédé à 14h30 locales après un arrêt cardiaque dans la capitale catalane, précise un communiqué du Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong.

Ce dernier a annoncé un deuil national de 30 jours.

Omar Bongo présidait aux destinées du Gabon, surnommé "l'émirat du golfe de Guinée" du fait ses immenses richesses pétrolières, depuis plus de 41 ans. Le pays compte aussi de l'uranium et des forêts.

Selon une radio française, le ministère gabonais de la Défense a ordonné la fermeture de toutes les frontières ainsi que de l'espace aérien et maritime du pays. Le maire de Libreville a interdit les rassemblements publics et ordonné la fermeture des bars et boîtes de nuit. Les rues de la capitale sont patrouillées par l'armée.

L'HOMMAGE DE SARKOZY

Aux termes de la Constitution, la présidente du Sénat Rose-Francine Rogombé, membre du PDG, doit assurer l'intérim et des élections doivent être organisées dans les 45 jours.

La porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Laure Olga Gondjout a assuré que la Loi fondamentale et les institutions seraient "respectées".

Lundi matin, le Premier ministre avait démenti les rumeurs qui circulaient déjà sur la mort du chef de l'Etat, annoncée dès dimanche soir par le site internet de l'hebdomadaire Le Point (www.lepoint.fr), information qui avait provoqué la colère de Libreville, ancienne colonie française demeurée en liens étroits avec Paris.

L'état de santé d'Omar Bongo faisait l'objet de spéculations depuis qu'il avait été hospitalisé à Barcelone pour s'y remettre, selon le gouvernement, du choc provoqué par la mort en mars de son épouse, Edith, fille du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, décédée à l'âge de 45 ans.

A Paris, Nicolas Sarkozy a salué un ami fidèle de la France et une haute figure de l'Afrique. Bongo était un fin connaisseur des arcanes de la politique française.

Dans un communiqué, le président français souligne qu'Omar Bongo avait "su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain".

"Il tient à les assurer que la France, fidèle à sa longue relation d'amitié, demeure, dans cette épreuve, aux cotés du Gabon, de ses institutions et de son peuple", poursuit le texte.

Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, a déclaré pour sa part: "La France perd aujourd'hui un ami, mais je déplore également une perte pour l'Afrique, continent où M. Bongo, unanimement respecté par ses pairs, avait uvré avec détermination et courage à la paix et la stabilité".

IMPORTANTE BASE MILITAIRE FRANÇAISE

La France dispose d'une importante base à Libreville, qui joue un rôle central dans le dispositif militaire de Paris sur le continent.

La mort de Bongo, qui n'avait jamais suspendu ses activités officielles auparavant depuis son arrivée au pouvoir en novembre 1967, devrait susciter des convoitises, mais les analystes estiment que le PDG au pouvoir est en mesure de gérer la transition dans la stabilité.

Le pays, doté d'importantes ressources pétrolières, est dominé par une petite élite étroitement solidaire et les opposants redoutent qu'Ali Bongo ne profite du vide du pouvoir pour en prendre la tête.

Les spécialistes du Gabon le voient eux aussi succéder à son père mais n'excluent pas qu'il puisse s'agir d'un autre membre de la famille.

Bongo Jr pourrait ainsi rencontrer sur sa route son beau-frère, Paul Toungui, actuel ministre des Affaires étrangères et mari de Pascaline Bongo, fille du défunt et influente directrice du cabinet présidentiel.

D'autres noms de possibles prétendants circulent, comme ceux de Jean Ping, ancien chef de la diplomatie gabonaise et actuel président de la Commission de l'Union africaine, et du vice-président Didjob Divungi di Ndinge.

Avec Vanessa Romeo, David Lewis à Dakar, Gérard Bon à Paris, version française Grégory Blachier et Jean-Loup Fiévet

Posté par CongoMelingo à 02:55 - Dossier Special - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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