LAVOIXDUCONGO

04 août 2018

UNE VISION CLAIRE POUR LA R.D.C - Avec GEORGES BUSE FALAY

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Son Excellence Georges BUSE FALAY s'exprime - La Transition ou Les Élections du 23 Déc,.2018 en RDC

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15 janvier 2015

Je suis sacrificateur

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16 décembre 2013

Que tout ce qui respire loue l'Éternel...

AP-JDMV

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10 décembre 2013

ADIEU PAPA TABU LEY ROCHEREAU ( VIEUX ROCH )

TABU LEY ROCHEREAU

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L'icone de la musique Congolaise moderne TABU LEY Rochereau fut mon professeur de chant virtuel ; J'ai appris à chanter et à composer à travers ses oeuvres musicales d'une valeur inestimable: voila pourquoi je lui rend hommage et glorifie l'Éternel Dieu des armées de m'avoir donné le don artistique que plusieurs personne aimeriez avoir.
Mon plus grand souvenir avec le Seigneur TABU LEY ROCHEREAU c'est lorsqu'il m'avait tendu la main pour faire partie de son groupe AFRISA INTERNATIONALE : il venait de signer un contrat avec la chanteuse sud-Africaine LORRAINE KLASSEN pour des spectacles au Canada ( Montréal et Ottawa - septembre 1996). 
Que son âme repose en paix et que la terre de nos ancêtres lui soit douce et légère. 
Mes condoléances à sa famille biologique et à la grande famille musicale de l'univers. 
Adieu PAPA Tabu Ley Rochereau. Tu seras toujours vivant parmi nous à travers tes chefs - oeuvre.

JP-BUSE, Serviteur de l'Éternel ( ex-chanteur tenor du groupe ZAIKO Langa Langa )

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08 octobre 2013

JE DÉCLARE MA VICTOIRE - words and music by JP-BUSE

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01 décembre 2009

Le Rwanda occupe la République du Congo ?

Interview d’Arthur Kepel : «Il y a une main rwandaise sur les deux Kivu et justement,on profite de la faiblesse du Congo pour lui imposer des choses»

Par Freddy mulumba kabuayi

Le retour des réfugiés congolais venus du Rwanda et la conséquence qui peut en résulter constituent le menu de l’entretien que Le Potentiel a eu avec Arthur Keppel, analyste politique congolais. Vous êtes parmi les meilleurs connaisseurs de la région du Kivu. Que se passe-t-il actuellement avec le retour des réfugiés de la province du Nord-Kivu. Il y a des protestations : on conteste des chiffres ; il y a la confusion. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?

 

 

Il y a effectivement confusion. C’est une chose. Les personnes qui rentrent et qui sont en majorité tutsi n’ont pas été inscrites, pour la plupart, dans les camps de réfugiés au Rwanda. Certains pensent que ce sont des gens qui ont vécu dans des familles d’accueil.

 

D’autres sont sans explication. Surtout du côté des autorités congolaises. J’étais un peu amusé d’entendre les déclarations du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qui, une fois de plus, s’est illustré dans des déclarations suscitant des questions. Il a dit qu’il faut identifier les gens. Mais on ne les identifie pas lorsqu’ils ont déjà traversé la frontière. C’est à la frontière qu’il faut le faire pour savoir qui ils sont et d’où viennent-ils.

 

On va les identifier, par exemple, à Mushake, Kitchanga, Kiroliro. Ils sont sur le territoire congolais. J’aimerais qu’on me dise comment on identifie le Congolais aujourd’hui dans un pays où la carte d’identité n’existe pas. Et cela depuis des années. Dans un pays où l’on sait dans quelles conditions, après quel parcours de combattant et à quel prix, on peut trouver un passeport. Donc, dire qu’on va identifier les Congolais et renvoyer chez eux ceux qui le ne sont pas, n’est pas sérieux parce qu’il fallait, comme souligné ci-haut, le faire avant que les réfugiés ne franchissent la frontière nationale.

 

Mais cela pose un problème. On sait que quand il y a des réfugiés …

 

Cela pose effectivement un problème parce que les choses se sont faites dans la précipitation. La tripartite prévue entre le Rwanda, la RDC et le HCR n’a eu lieu. Les réfugiés arrivent en masse. On parle aujourd’hui de douze mille familles, quand on sait qu’une famille compte en moyenne six personnes. Si l’on veut être sérieux, faites le calcul ! Alors, lorsqu’on y ajoute neveux et nièces, cousins et cousines …il faut parler de douze mille familles multipliées par dix personnes. Donc, il s’agit d’un exode assez sérieux et massif. Je suis surpris de voir qu’une fois de plus, on ne considère pas cette question avec autant de sérieux.

 

Cela pose un problème dans les milieux dans lesquels ces réfugiés sont envoyés. Et les populations locales se demandent pour la plupart d’où ils viennent. En effet, ces réfugiés doivent dire où ils étaient avant d’aller au Rwanda. Sont-ils des Congolais ? Ou ne le sont-ils pas ? C’est aux autorités congolaises de nous les dire.

 

Y avait-il réellement des réfugiés congolais au Rwanda ? J’étais au Burundi, j’ai vu des Banyamulenge qui étaient même dans ce pays …

 

Il y avait des camps de réfugiés congolais au Rwanda. Nous avons eu l’occasion de les visiter. Mais ce qui est surprenant aujourd’hui, c’est que personne n’est capable de dire : «Voilà ma carte. J’étais dans tel camps». Parce que les gens qui reviennent étaient dans tel ou tel autre camp et personne de services d’immigration ne peut le vérifier. C’est notamment à Kibumba que les gens viennent en masse. D’autres sont acheminés vers Kitchanga, vers Kiluhero, etc.

 

Je ne comprends pas que l’on nous dise de passer à l’identification qui doit avoir lieu à la frontière. Lorsqu’on arrive à une frontière dans un pays responsable, c’est le service d’immigration à la frontière qui identifie les individus avant de traverser cette limite. C’est là où le bât blesse. On connaît comment le régime est organisé sur l’ensemble du territoire, comment plusieurs personnes peuvent partir à la fois. Ne peut-on pas dire que le régime rwandais prépare une occupation ? Parce qu’on sait depuis longtemps que les Rwandais préfèrent occuper Goma et Rutshuru sous prétexte qu’ils n’ont pas d’espace vital …

 

Les explications devraient venir du gouvernement congolais, des autorités congolaises. Aujourd’hui, Kinshasa comprend-il ce qui se passe à l’Est ? Par rapport à cette interrogation, avez-vous vu le gouvernement se réunir pour discuter de la question qui, à mon avis, est très sérieuse ? Avez-vous vu des préparatifs pour accueillir des réfugiés candidats au retour ? Car il faut préparer leur retour. L’impression que tout cela donne est qu’il y a une main rwandaise sur les deux Kivu.

 

Et justement, on profite de la faiblesse du Congo pour, une fois de plus, lui imposer des choses. Les gens ne peuvent pas se décider, rassembler leurs valises et rentrer massivement au Congo. Nous avons encore la responsabilité par rapport à l’identification de ces personnes et aux dispositifs à prendre pour que, si elles sont des réfugiés qui rentrent chez eux, elles puissent le faire selon les normes et dans la quiétude. La population locale, en particulier et, congolaise en général, a besoin d’être éclairée là-dessus. Aujourd’hui, on entend des spéculations selon lesquelles il s’agirait là d’une politique menée à l’Est du Congo.

 

C’est-à-dire que l’espace est vide parce que l’on a beaucoup tué. Mais y a-t-il une main derrière ?

 

La main derrière, il faudra l’identifier. Un autre problème aussi est de placer clairement les autorités congolaises devant leur responsabilité s. Le drame ici est que personne ne semble croire qu’il a le devoir de rendre compte à la nation. Les gens sont habitués à ce qui se passe sans comprendre les enjeux.

 

La communauté internationale ne serait-elle pas complice ? Elle dit, depuis très longtemps, que le Rwanda est surpeuplé et il faut que le Congo cède de l’espace aux Rwandais. Conséquence : il y aura surpeuplement, de fausses élections et un référendum faussé. Automatiquement, le Kivu cherchera à basculer dans l’autodétermination. Ne trouvez-vous pas que nos amis sont en train de mettre de l’huile sur le feu ?

 

Malheureusement, je crois qu’avant de s’en prendre à cette communauté internationale, il faudrait d’abord déterminer notre rôle qui se retrouve avec plein de contradictions.

 

Confusions entretenues par la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) …

 

Je pense que, si l’on veut aujourd’hui parler d’intégration, dans le cadre de la CEPGL , les pays membres de cette structure économique sous-régionale peuvent y aller avec de moyens et de positions qui cadrent. Mais si la CEPGL devient le lieu où les uns veulent dominer les autres, parce qu’ils sont plus faibles, à ce moment-là, on ne va plus parler d’intégration régionale. On peut parler, malheureusement, d’une légitimation d’un déséquilibre dangereux dans la région. Donc, cela va faire en sorte que les uns vont écraser les autres et cela va donner lieu à des situations conflictuelles. Donc, je crois qu’il ne faut pas tout de suite pointer du doigt accusateur la communauté internationale. Il est grand temps que les Congolais puissent se prendre en charge.

 

Aujourd’hui, on parle de plus en plus du retrait de la Mission ses Nations unies au Congo (Monuc). Je pense qu’il faut responsabiliser les autorités congolaises à reprendre le processus de démocratisation en cours. Il faut également les responsabiliser vis-à-vis des élections, des engagements et calendriers électoraux annoncés au début du mandat actuel. Il faut aussi responsabiliser les Congolais à pouvoir se prendre en charge plutôt que de continuer dans la culture de la dépendance. La main qui donne vous impose la ligne de conduite, dit-on. Il faut donc encourager une appropriation.

 

Etes-vous quand même d’accord du retrait de la Monuc ?

 

Absolument. On ne peut pas imaginer que l’on ait investi beaucoup dans les élections de 2006 et continuer à avoir des autorités qui restent sous la tutelle de la communauté internationale. Il faut que les Congolais se prennent en charge à un moment donné. C’est comme cela qu’un pays arrive à grandir. Il faut que les Congolais acceptent ce départ de la Monuc présente en RDC depuis dix ans. Je crois qu’ils devraient commencer à se gêner quelque part car si les Nations unies sont présentes dans un pays donné, cela voudrait dire que les fils et filles de ce pays sont incapables de se gérer.

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02 octobre 2009

La République démocratique du Congo en deuil

Le ministre André Philippe Futa trouvé mort à Paris sur le chemin de retour au pays après une mission au Venezuela

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Kinshasa, 01/10/2009 / Politique

Emoi en RDC à la suite de la nouvelle inattendue de la mort à Paris du ministre de l’Economie nationale André Philippe Futa qui faisait escale dans la capitale sur le chemin de retour au pays après une mission au Venezuela où il venait de représenter le président de la République

Décès inopiné à Paris du ministre de l’Economie nationale André Philippe Futa. Le gouvernement congolais vient de perdre ainsi un de ses membres. Le regretté a succombé des suites d’une crise cardiaque, a indiqué un collaborateur de son cabinet qui a signalé que le ministre revenait de Venezuela, où il a représenté le chef de l’Etat à une conférence. Dans la capitale française le ministre Futa était en escale sur le chemin de retour à Kinshasa. Il a été trouvé mort dans sa chambre d’hôtel, selon l’information donnée sur place par l’ambassadeur de la RDC en France.

Le décès survenu ce jeudi 1er octobre du ministre de l’Economie et du Commerce extérieur est dû à une attaque cardiaque, selon des proches de la famille. Agé de 63 ans, Futa ou précisément Nfuta est né à Miabi dans la province du Kasai Oriental. Docteur en économie, il a accompli l’essentiel de sa carrière à la BAD (Banque africaine de développement) avant d’entamer une carrière politique.

L’homme était par ailleurs détenteur d’un diplôme d’ingénieur agronome. C’est en 2001 qu’il a fait son entrée au sein de la première équipe gouvernementale formée par le président Joseph Kabila. « Je suis le seul survivant du premier gouvernement qu’il a formé », aimait-il dire avec le sourire. Il a dirigé plusieurs ministères à caractère économique et financier. En janvier 2007, Futa, président du parti « Panu », était élu Sénateur. C’est de la Chambre Haute du Parlement qu’il a rejoint le gouvernement actuel.

Futa s’en est allé alors qu’il devait être entendu au Parlement

La journée du mercredi étant essentiellement consacrée au contrôle parlementaire, la plénière devait examiner deux questions orales : la question orale, avec débat, adressée au ministre de l’Economie nationale et du Commerce au sujet de la non-application de la loi n° 90-046 du 08 août 1990 par l’honorable Adèle Kayinda Mahina ; et celle, avec débat, adressée aux ministres des Finances, de l’Economie et du Commerce et au gouverneur de la Banque centrale par l’honorable Kanku Bukasa au sujet de la dépréciation du franc congolais.

La plénière a renvoyé à plus tard l’examen de ces deux questions orales, exigeant que tous les ministres concernés répondent « physiquement » devant les élus du peuple. En effet, ni le ministre des Finances Athanase Matenda , ni celui de l’Economie André-Philippe Futa, ni même le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Masangu, n’ont été aperçus dans la salle des Congrès au Palais du peuple. « Les vice-ministres n’ont pas la signature pour venir répondre à une question orale », se sont indignés les députés.

Pour combler le vide, le Bureau voulait proposer d’autres matières, mais la motion incidentielle du député Bongo a obligé le président de suspendre la séance plénière pour « des informations utiles » destinées au Bureau. C’est ce qui fut fait.

(DN/TH/GW/Yes)

MMC/Le Potentiel

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12 septembre 2009

Un député Tutsi Congolais arrêté au Rwanda

Kinshasa, 11/09/2009 / Politique

En séjour privé au Rwanda, Baudouin Dunia Baharanyi député national/Mlc a été arrêté à Gisenyi et détenu actuellement dans une prison de Kigali à la suite d’un mandat d’arrêt d’un procureur rwandais pour abus de confiance.

A la veillé parlementaire annoncée pour ce mardi 15 septembre 2009, un élu du peuple risque de manquer à l’appel au Palais du Peuple. Il s’agit de Baudouin Dunia Baharanyi, dé­puté national élu du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu et membre du Groupe parlemen­taire du MLC (Mou­vement de Libération du Congo).

Selon des informations parvenues au Phare, cet « honorable » se trouve aux arrêts et placé en détention préventive dans une prison de la capitale du Rwanda, Kigali. Il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré contre lui par un Procureur rwan­dais et appréhendé à partir de Gisenyi, où il était en séjour privé.

A en croire les pre­miers éléments du dossier, Baudouin Dunia est pour­suivi du chef d’abus de confiance, pour n’avoir par remboursé, dans les délais convenus, un crédit obtenu de la Banque de Com­merce, Développement et Investissement (BCDI) du Rwanda, lequel s’élève­rait à plusieurs millions de dollars américains. Tous les efforts déployés par Le Phare pour obtenir un chif­fre précis ont été vains.

Entre autres élé­ments d’information parve­nus au quotidien de l’ave­nue Lukusa, il y a ceux faisant état de l’utilisation, par le député incriminé, des fonds décaissés par la BCDI dans l’achat et la mise en valeur des fermes dans les territoires de Ma­sisi, au Nord-Kivu, et de Kalehe, au Sud-Kivu.

L’autre précision parvenue au Phare est que la justice rwandaise a décidé de se saisir de Baudouin Dunia Bahara­nyi pour deux raisons: 1°) c’est un citoyen rwandais,  2°) ses mouvements in­contrôlés entre le Rwanda et la République Démocra­tique du Congo font crain­dre sa fuite. Aussi a-t-on décidé de le maintenir en prison jusqu’à l’ouverture de son procès.

Il convient de si­gnaler que le patron de Banque de commerce, de Développement et d’in­vestissement du Rwanda, considéré lui aussi comme complice de Baudouin Dunia dans le processus ayant abouti à l’octroi du crédit non remboursé, se trouve lui aussi aux arrêts. L’on se trouve ainsi devant une situation fort délicate où la justice rwan­daise estime avoir arrêté un ressortissant du Rwan­da, coupable du non res­pect de ses engagements financiers vis-à-vis d’une institution financière de son pays. Dans ces conditions, l’immunité parlementaire dont aurait pu se prévaloir ce député national congo­lais est sans effet. D’où son maintien en détention.

La réaction de Thomas Luhaka (MLC)

Approché par le Phare à partir de Goma, dans le Nord-Kivu, où il se trouve en séjour privé, le député national Thomas Luhaka, Secrétaire Exé­cutif du MLC (Mouvement de Libération du Congo), a confirmé l’arrestation de son collègue Baudouin Dunia, membre de son parti et de son groupe parlementaire. Il a tenu à préciser que l’intéressé se trouvait au Rwanda dans le cadre de ses activités privées et qu’il a été arrêté, selon lui, comme citoyen congolais. Il a confirmé aussi l’arrestation du numéro un de la BCDI, toujours en rapport avec le même dos­sier. Thomas Luhaka a fait sa­voir qu’à ce stade, le MLC ne disposait pas encore de données suffisantes sur l’affaire pour entreprendre une intervention pertinen­te. Toutefois, la direction du MLC suit le dossier avec le maximum d’attention.

L’Assemblée Nationale silencieuse

Le Phare a tenté aussi d’obtenir des ren­seignements du côté du Bureau de l’Assemblée Nationale, mais tous les essais d’entrer en contact avec l’un ou l’autre responsable se sont soldés par des échecs. D’où, il est difficile de savoir si la chambre basse du Par­lement est au courant ou non de l’arrestation de son membre au Rwanda.

L’opi­nion congolaise, qui est in­triguée d’apprendre que le député national aux arrêts au pays de Paul Kagame serait un citoyen rwandais, attend impatiemment un éclairage non seulement au sujet de son statut, mais aussi des griefs réel­lement mis à sa charge.

L’on aimerait connaître la nature de la flagrance des faits mis à charge de Bau­douin Dunia, au point de faire fondre son immunité parlementaire comme nei­ge au soleil. Car, jusqu’à preuve du contraire, c’est un citoyen congolais, élu du peuple par-dessus le marché qui se trouve aux arrêts dans un territoire étranger.

(CV/Milor/GW/Yes)

Kimp./Le Phare

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21 août 2009

Hillary Clinton se moque des Congolais ?

FLASH!

 

LE CYNISME À DEUX VITESSES: MOTEUR DE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE AMÉRICAINE, HILLARY CLINTON NOUS EN DONNE ENCORE UNE FOIS LA PREUVE...

 

 

Hillary Clinton, ne veut pas elle à son tour, tourner la page de l´attentat d´avion au-dessus de Lockerbie, malgré le rapprochement de son pays avec la Libye du Colonel Khaddafi, mais préfère plutôt se référer au passé. 

 

 

En effet, dès hier 19 août 2009 en début d´après-midi, à l´annonce par le ministre  écossais de la Justice, M. Kenny Macaskill, de la libération pour des raisons humanitaires de l´agent libyen, Mohamed Ali Al-Megrahi, condamné à la prison à perpétuité après avoir été reconnu: poseur de bombe qui fit detruire en plein vol un régulier de la TWA, transportant 270 passagers en majorité citoyens des États-Unis d´Amérique, au-dessus de la petite ville de Lockerbie en Écosse, le 21 décembre 1988; la Secrétaire d´État américaine Hillary Clinton, fut la première des officiels américains à avoir exprimé sa désapprobation vis-à-vis de cette décision de la Justice écossaise, estimant qu´elle était injuste pour les familles des victimes. Et ce, malgré le fait que le Gouvernement libyen dans - << plutôt la crainte de se voir tôt ou tard attaqué comme Saddam Hussein >> - le soucis de normalisation avec l´administration George W. Bush, ait déjà il y a quelques années, dans le cadre de cette affaire qui doit être considérée comme close, versé des indemnités financières conséquentes à ces familles. Mais aussi et surtout, abandonné ses prétentions sur l´acquisition de la bombe nucléaire. Le Président Barack Obama a quant à lui, cet après-midi depuis la Maison Blanche, tenu à préciser que cette décision était une erreur: << a mistake >>. En ajoutant que des contacts avaient pris avec les autorités libyennes, afin que monsieur Mohamed Ali Al-Megrahi, souffrant d´un cancer en phase terminale, lequel a par ailleurs déjà regagné son pays, ne soit pas non plus en liberté chez lui, sur le sol des ses ancêtres.

 

De ce qui précède, il y a lieu de se demander: pourquoi les autorités américaines qui, soulignons-le, demandent aux Congolais par la voix de leur Secrétaire d´État, d´accepter << l´inacceptable >> au mépris de toutes considérations éthiques et morales par rapport à leurs six millions de victimes, sont-elles elles-mêmes incapables de passer l´éponge sur l´Affaire de Lockerbie? Ne feraient-elles pas mieux << de travailler avec des Libyens pour un avenir meilleur, plutôt que de se référer au passé? >>. Comment peut-on demander aux autres de faire ce dont est incapable de faire soi-même. Eh bien, ceci n´est rien d´autre que le reflet du double langage et du cynisme, qui ont toujours caractérisé  la politique étrangère américaine, qui ont - depuis 13 ans - atteint leur paroxysme en République Démocratique du Congo, singulièrement, et dans toute la région des Grands Lacs africains, de façon globale.   

 

 

Voici comment ces gens sont foncièrement cyniques, comme des vrais rigolos sur la scène internationale - en Congo en particulier - qu´ils ont transformé en vaste cirque mondial...

 

 

La Secrétaire d´État américaine, Mme Hillary Clinton qui, il y a moins deux semaines lors de sa visite au Congo, notamment à Kinshasa et à Goma, crachait sur la mémoire de 6 000 000 de victimes congolaises des guerres d´agression, que son mari Bill William Clinton a imposées à la République Démocratique du Congo, par le truchement de ces deux États-voyous de la région de Grands Lacs africains que sont le Rwanda et l´Ouganda; en déclarant sans vergogne, qu´il fallait que les Congolais tournent carrément cette page-là, sans jugement quelconque des coupables, ni réparation en faveur des victimes ou de leurs familles, est par contre incapable de tourner la page, s´agissant des victimes américaines de l´attentat d´avion au-dessus de Lockerbie, une petite ville d´Écosse. Et ce, en disant cyniquement le 10 août dernier à ses hôtes congolais: <<Nous voulons travailler avec des gens pour un meilleur avenir, et non avec de gens qui se réfèrent au passé >>, comme si le peuple du Congo n´était constitué que des sous-hommes, n´ayant aucune valeur, ni aucun droit, ni même une mémoire collective. Et pour illustrer les accointances et les connivences existant entre la ministre américaine des Affaires étrangères et le régime génocido-militariste de Paul Kagame au pouvoir au Rwanda, où madame Hillary Clinton a pris l´habitude depuis des années l´habitude, d´aller passer ses vacances d´été; ces mêmes propos insultants et désobligeants, avaient été tenu par le Boucher de Kigali lors sa visite dans la même ville de Goma. Quelle coïncidence?   

 

Cependant, détrompez-vous, il ne s´agit pas là d´une quelconque coïncidence comme vous l´auriez peut-être cru. Car comme signalé plus haut, la Secrétaire d´État américaine a sa conscience bien chargée, sachant bien que ce fut son mari de président des États-Unis de 1994 à l´an 2000, Bill William Clinton qui, avec l´aval de ses deux administrations successives, furent les planificateurs, les organisateurs et les artisans des guerres d´agression infligées au Congo depuis 13 ans d´affilée, et ce, en leur qualité des principaux soutiens tant militaires, financiers que diplomatiques au Rwanda et à l´Ouganda. Ceci dit, son fameux mari reconverti depuis en << libérateur officieux des prisonniers américains >>, comme ce fut le cas de deux journalistes dernièrement en Corée du nord; en endosse collectivement avec ses amis terroristes rwandais et ougandais: Paul Kagame, Yoweri Museveni, Laurent Nkundabatware, James Kabarehebe, Jules Mutebuzi, Azarias Ruberwa , Bosco Ntangana et consorts, l´entière responsabilité de ces imprescriptibles crimes de guerre et crimes contre l´humanité perpétrés sur les populations congolaises. D´où, son énervement souvenez-vous, par rapport à la question lui posée par l´étudiant de l´Université de Kinshasa, faisant allusion à son mari lors de sa visite officielle. Car, il ne faudra en aucune manière évoquer cette question-là très accablante et qui pourrait s´avérer hautement compromettante pour son cher Bill. Étant donné que - disons-le tout haut - dans l´éventualité des procès contre ces criminels des Grands Lacs africains, celui-ci - qui a fourni l´armée du crime et cautionné leur son entreprise - manquerait d´être éclaboussé et sans doute rattrapé par les griffes de la justice internationale, si seulement si...

 

Vous comprendrez plus facilement pourquoi l´on préfère privilégier la soi-disant << normalisation >> entre le Congo et le Rwanda, au détriment de la justice, en occultant délibérément tous ces crimes abominables encore en cours, à l´encontre des enfants, des femmes et du peuple martyr du Congo tout entier. À titre de rappel, l´étudiant ayant posé la question embarrassante à madame Hillary Clinton, ainsi que son interprète, ont tous deux été mis aux arrêts et croupissent actuellement dans les geôles de l´immigré clandestin tutsi rwandais au pouvoir à Kinshasa, sans qu´aucune protestation demandant la libération sans condition et immédiate des infortunés, ne soit jusque-là venue de madame la ministre américaine des Affaires étrangères. Cela nous donne tous une idée plus exacte et sans équivoque, de la vraie nature de ces donneuses de leçons de démocratie et d´État de droit. 

 

Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple!

 

Pépin Lulendo

Le 21 août 2009

    

 

 

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20 août 2009

Les Congolais chassés en Angola...

EXPULSION D’ETRANGERS D’ANGOLA

Un coup de poignard à l’intégration
mardi 18 août 2009, page visitée 31 fois

 

http://www.lepays.bf/spip.php?article2817

En décidant d’expulser plus de 110 000 personnes, toutes ressortissantes de la République démocratique du Congo (RDC), selon un document interne à l’ONU, l’Angola porte un sacré coup de poignard à l’intégration tant souhaitée par les Africains. Rapatriés de force par la police angolaise à la frontière de leur pays d’origine, certains de ces expulsés congolais étaient cependant installés depuis des lustres et travaillaient dans les domaines du commerce et des mines. Non contents d’être chassés d’Angola comme des malpropres, les expulsés sont fouillés et dépouillés de leurs biens. En regagnant leur RDC natale, ils se retrouvent complètement démunis.

Venant de l’Angola, cette situation est très déplorable à plusieurs égards. Ce pays a été pendant longtemps le théâtre de luttes de libération. Pour cela, de nombreux Etats africains lui ont été solidaires et leurs ressortissants sont allés lui porter secours. Du reste, entre l’Angola et la RDC, on file le parfait amour. A maintes reprises, l’Angola a porté secours à la RDC sur le plan militaire. On peut alors se demander quelle mouche a bien piqué les autorités angolaises pour les amener à agir de la sorte contre un pays voisin de surcroît et avec qui il partage le même espace économique et des milliers de kilomètres. Les Angolais peuvent être assurés que ce n’est pas en agissant ainsi qu’ils développeront leur pays que la nature a pourtant gracieusement doté de ressources minières et agricoles. Ces nombreuses et abondantes richesses peuvent bien profiter à tous, aux Angolais comme aux populations du reste de l’Afrique. Pour ce faire, il suffit de mettre en place de bonnes politiques de gestion des ressources du sous-sol. Au lieu de cela, à Luanda, on a préféré la solution du raccourci consistant à attribuer à l’étranger toute la responsabilité des problèmes du pays et des erreurs de gouvernance des dirigeants. On peut déjà percevoir, à travers ces exactions sur les étrangers, des manoeuvres politiques car l’élection présidentielle est prévue pour se tenir en 2010.

Sur le continent africain, cependant, on espérait ne plus avoir à vivre ce genre d’expulsions massives comme on n’en voit plus d’ailleurs sur aucun autre continent. En Europe comme aux Etats-unis, on n’assiste pas à des expulsions de cette ampleur. Ils sont pourtant très riches et leurs problèmes ne viennent pas toujours des étrangers. Du reste, les Américains continuent de recevoir de nombreux expatriés. Pourquoi alors se détester ainsi à ce point entre Africains ?

Il n’est pas défendu aux Angolais d’avoir leur politique d’immigration. Celle-ci semble cependant très dure, dans un contexte africain où certains prônent l’unité et l’intégration en passant par des pôles sous-régionaux et régionaux. De tels agissements remettent simplement en cause les principes et fondements même de l’Union africaine. Les pères fondateurs des Etats africains, chantres des Etats-unis d’Afrique, doivent se retourner dans leur tombe face à ce qui se passe actuellement en Angola. La communauté de destin suppose une libre circulation des biens et des personnes ; ce qui ne semble pas avoir été bien compris au pays de José Eduardo Dos Santos. On peut certes reprocher aux immigrés de ne pas toujours bien se comporter dans leur pays d’accueil. Bien des fois, en effet, certains ne disposent pas de tous les documents requis et semblent se comporter en territoire conquis, prêtant ainsi le flanc aux exactions. Mais entre Africains, l’on devrait plutôt mettre en exergue les valeurs séculaires de fraternité et de solidarité. L’expulsion massive d’étrangers d’Angola vient malheureusement apporter de l’eau au moulin des afro-pessimistes pour qui l’intégration africaine demeurera toujours un leurre.

Par Boureima OUEDRAOGO SONRE

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La grande famille Zaiko fête Evoloko libéré...

Kinshasa : Evoloko quitte la prison

Kinshasa | Justice | 19 Août 2009 à 15:48:14

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Libération ce mercredi de l’artiste musicien Antoine Evoloko après 18 mois passés au centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, CPRK. Il bénéficie d’une mesure de grâce signée le 18 Août dernier par le ministre de la justice. Mesure qui accorde une liberté conditionnelle aux détenus ayant purgé un quart de leur peine dans un digne comportement. Vingt sept prisonniers au total dont Evoloko, ont été concernés par cette mesure, rapporte radiookapi.net

C’est depuis 11h00 ce mercredi que Antoine Evoloko a recouvré sa liberté après une année et six mois de prison. Cet artiste musicien condamné à 10 ans et puis à cinq ans de prison ferme après appel, pour un cas de viol, est l’un de 27 bénéficiaires de la grâce du gouvernement. Contrairement aux autres, Evoloko est sommé de ne pas créer de troubles, ni sortir de Kinshasa avant trois mois. Il est également obliger de s’impliquer dans la lutte contre les violences sexuelles. L’occasion était donc pour lui de demander pardon à toutes les femmes congolaises.

Les autres musiciens venus assister à sa libération, ont promis de s’impliquer tous désormais dans la lutte contre les violences sexuelles. Malgré cela, la décision n’a pas été bien accueillie par certaines ONG de droit de la femme et de l’enfant.
La libération d’Evoloko a été bien salué par la population ; un cortège motorisé s’est organisé de la prison CPRK, ex-prison de Makala, jusqu’à la place des artistes au rond point victoire à Matonge dans la commune de Kalamu.

Antoine Evoloko Bitumba Bolay Ngoy, alias Anto Nickel, Lay-Lay, Atshuamo, Tonton Bokulaka, Joker dit la carte qui gagne, Nkumu, Abrahama est un chanteur et compositeur né le 20 mai 1954 au Congo. Il fit ses débuts dans Zaïko Langa Langa en 1969, alors qu'il n'avait que quinze ans, et fit fureur dans les années 1970 et 80. On reconnaît en lui la première super star de la musique congolaise moderne et l'un des artistes musiciens qui ont marqué la musique populaire moderne de l'Afrique.

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12 août 2009

Hilary Clinton à Goma

Les Usa veulent promouvoir un nouveau partenariat avec la Rdc

Goma, 12/08/2009 / Politique Hilary_Clinton_et_JOKA

A l’issue des discussions franches et ouvertes qu’elle a eu mardi à Goma avec le Président Joseph Kabila, Hillary Clinton a indiqué que son pays est conscient que la Rdc fait face à de nombreux défis comme le manque d’investissement.

La Secrétaire d'Etat américaine, Hilary Clinton, a déclaré à la presse, au sortir des entretiens d'une heure qu'elle a eus mardi à Goma, au Nord Kivu, au Gouvernorat de province, avec le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, que les Etats unis veulent voir se développer une nouvelle ère de partenariat avec la République démocratique du Congo.

Mme Clinton, qui a qualifié son entrevue avec le Chef de l'Etat de « franc et ouvert », a fait savoir que les Etats unis sont conscients que la RDC fait face à de nombreux défis à relever, notamment le manque d'investissements, la corruption et les cas des viols des femmes, avant d'ajouter que l'Administration américaine est prête à aider le gouvernement congolais à résoudre tous ces problèmes.

Elle a ajouté qu'elle a proposé au Président Joseph Kabila l'envoi, dans les jours à venir, des experts en finances et en justice pour des suggestions précises, en vue d'aider le peuple congolais à traverser cette étape difficile, à travers l'exploitation d'énormes potentialités dont regorge la RDC. « Nous offrons notre partenariat et notre aide au peuple congolais, pour un avenir meilleur », a t elle insisté.

Mme Clinton a reconnu que la situation sécuritaire en RDC est aujourd'hui de loin meilleure qu'il y'a une ou cinq années. « Mais ce n'est pas encore suffisant », a-t-elle fait remarquer. Elle dit avoir saisi cette occasion pour féliciter le Président Joseph Kabila pour son courage d'avoir « tendu la main au Rwanda et à d'autres pays voisins », ce qui, a-t-elle dit, est une bonne manière de ramener la paix à l'Est de la RDC.

Elle a par ailleurs affirmé que des pourparlers sont déjà entamés en vue d'aider les FARDC en matière de formation et voir comment améliorer la rémunération des militaires congolais  dans le but d'éviter de l'indiscipline dans leurs rangs. « Nous allons continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement de la RDC pour mettre fin aux violences au Nord Kivu, Sud Kivu et dans la Province orientale », a conclu Hilary Clinton.

Auparavant, le ministre des affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, a déclaré à la presse que Mme Clinton a exposé au Chef de l'Etat, de manière claire, la façon dont elle appréhende le développement du partenariat entre Kinshasa et Washington, ajoutant que la Secrétaire d'Etat américaine a exprimé sa crainte en ce qui concerne notamment les cas des violences sexuelles faites aux femmes, les questions de la bonne gouvernance, et celles se rapportant à faire bénéficier à la population congolaise les bénéfices des immenses ressources naturelles de la RDC.

Hillary Clinton à Radio Okapi : « Il est important de construire un marché libre, de lutter contre la corruption, de demander plus de transparence »

La secrétaire d’Etat américaine a accordé une interview exclusive à radiookapi.net demandant au gouvernement congolais de s’assurer qu’aucun militaire de la RDC n’est impliqué dans les violences sexuelles. Et de punir toute personne mêlée à ce genre de violences. - Interview.

Radiookapi.net : Comment, d’après vous, le problème des violences sexuelles peut être résolu ici dans la perspective de la situation militaire en cours qui fait croire à certaines ONG que la situation est en train d’empirer?

Hillary Clinton : Il ne fait aucun doute que le conflit en cours empire le problème. Malheureusement, nous assistons vers la fin du 20ème siècle à une tendance horrible d’utiliser les violences sexuelles comme une arme de guerre pour intimider et démoraliser les populations et les forcer à fuir leurs maisons. Je pense que ceci exige des efforts concertés de la part du gouvernement congolais et des autres gouvernements de la région qui s’intéressent à la situation en RDC.

Les ONG et la Société civile devront également être associées à ces efforts visant à empêcher les militaires congolais de se livrer aux violences sexuelles. Ensuite, il faudra décourager toute impunité, quelle que soit la forme.

Il faudra également couper toute source de financement des milices et résoudre les tensions politiques sous-jacentes à l’Est. A l’instar de plusieurs autres pays, il faudra avoir un arsenal juridique vigoureux contre les violences domestiques, notamment les viols criminels qui se pratiquent à travers les rues de Kinshasa ou dans des villes. Il faudra enfin des poursuites judiciaires sévères en application des lois, car ces actes sont inadmissibles et il n’y a pas d’excuses pour quiconque qui s’y livre ; c’est ce que j’attends voir appliquer.

Qu’est-ce que le gouvernement des Etats-unis peut faire concrètement pour aider à résoudre ce problème?

Eh bien, nous essayons de faire plusieurs choses à la fois. Nous travaillons bien évidemment avec les Nations unies, et nous sommes les plus grands contributeurs de la Force de maintien de la paix à l’Est de la RDC ; d’autre part, il y avait un rapport selon lequel les problèmes qui ont prévalu antérieurement en termes de violences sexuelles parmi les troupes des NU ont été élagués.

Nous sommes en train de travailler avec le gouvernement du président Kabila et les militaires congolais pour les aider à s’imprégner des notions des droits de l’homme et du respect des droits de la femme, et naturellement nous sommes en train de fournir des services de soins de santé à ces femmes, victimes de violences sexuelles.

Et en termes de performance du gouvernement congolais sur les droits de l’homme. Comment évalueriez-vous cela ?

Elle a désespérément besoin d’être améliorée. Le gouvernement congolais, bien sûr, est sorti de plusieurs années de guerre et cela est un facteur très déstabilisant pour les sociétés ; et très souvent les droits de l’homme sont considérés comme un luxe en temps de guerre, mais il n’y a plus d’excuses et on doit attendre davantage du gouvernement congolais, des Etats-Unis, des autres pays ainsi que des Nations unies.

Il faut se tenir prêts à aider le gouvernement à engager des actions pour à la fois promouvoir les droits de l’homme et punir les violateurs des droits de l’homme et des droits des femmes. Mais il doit y avoir davantage d’actions et un engagement beaucoup plus grand de la part du gouvernement congolais.

Lorsque les gens regardent ce pays, ils voient le développement chinois, ils voient les routes en train de se construire ainsi que des hôpitaux en construction. En termes pratiques et concrets, qu’est-ce que les Etats-Unis peuvent faire ici qui puisse être reconnu par les gens comme étant leur contribution ?

Eh bien, c’est intéressant parce que je suis au courant de l’engagement pris par la Chine et je pense que la construction de routes est un objectif de développement très important pour ce pays. Mais la bonne gouvernance l’est aussi, tout comme la protection des droits de l’homme, ou l’édification d’un système judiciaire indépendant, une presse libre, des institutions démocratiques qui tiennent longtemps. Il est important de construire un marché libre, de lutter contre la corruption, de demander plus de transparence ; et les Etats-unis travaillent pour atteindre ces objectifs-là.

Je suis consciente que parfois les gens voient la route plus qu’ils ne peuvent voir la protection des droits de l’homme, mais vous pouvez être un pays doté de routes, qui prive toujours sa population des droits de l’homme, qui n’a toujours pas de développement économique, de sorte qu’il n’y a ni biens ni services qui circulent sur ces routes et qui aident effectivement les populations.

Ainsi, je pense que cela doit être un effort global. Je crois qu’avec notre aide en matière de santé et d’éducation, les Etats-Unis sont en train de jouer un rôle très important, et nous devons déterminer ce que nous pouvons faire d’autre.

(TN/Ern./GW/Yes)

Jeannot Lusenge

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21 juillet 2009

Décès à Bruxelles de Gaétan Kakudji

kakudji


 

 

Le sénateur PPRD Gaétan Kakudji, 66 ans, est décédé mardi 21 juillet aux cliniques St-Luc de Bruxelles, suite à une longue maladie. Selon des sources, l’homme souffrait de «complications rénales». «Il était venu se faire soigner en Belgique du fait qu’il n’y a pas d’équipements fiables de dialyse au Congo», précise-t-on.

Né le 3 octobre 1942 à Ankoro dans le pays luba du Katanga, «Gaétan» bénéficie en 1962 d’une bourse d’étude du gouvernement de l’Etat sécessionniste du Katanga. Destination : la Belgique. Après diverses formations, l’homme trouve un emploi dans les mines. Les fameux charbonnages. Plus tard, il est embauché en qualité d’employé au CNCD (Centre national de coopération au développement).

Au début des années 80, Kakudji devient le représentant pour l’Europe du PRP (Parti de la révolution populaire) de Laurent-Désiré Kabila. Le 1er mai 1990, au nom du PRP, il est l’un des signataires d’une «Déclaration conjointe des partis politiques et organisations de l’opposition zaïroise» pour réclamer la tenue d’une Conférence nationale souveraine. La déclaration est faite depuis la capitale belge.

Parallèlement aux activités politiques, Kakudji milite également dans le monde associatif particulièrement au sein de la Cokatom (Communauté katangaise d’outre-mer). Il assume la présidence de cette organisation au moment du déclenchement de la guerre dite des «Banyamulenge» dans les provinces du Kivu. Le 18 octobre 1996, l’AFDL (Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo) voit le jour. Laurent-Désiré Kabila en devient le porte-parole avant d’assumer la présidence. Gaétan, lui, est promu commissaire aux Affaires étrangères (Europe-Asie).

Après la «libération» du 17 mai 1997, il est nommé gouverneur de la province du Katanga avant de devenir, en janvier 1998, le tout-puissant ministre d’Etat chargé des Affaires intérieures et de la sécurité. A ce titre, l’ancien «Belgicain» devient le véritable numéro 2 du régime tout en étant le numéro 3 dans la hiérarchie de l’AFDL après LD Kabila et Déogracia Bugéra. «On ne sait pas très bien s’il est le neveu ou le cousin de Kabila, écrivait Sennen Andramirado dans l’édition de Jeune Afrique datée 28 mai 1997. Kakudji (…) est l’idéologue du PRP, le parti de Kabila. C’est lui qui a rédigé le programme économique de l’AFDL qu’il a présenté le 31 janvier 1997.»

Lors du décès mystérieux de LD Kabila le 16 janvier 2001, «Gaétan» était encore le numéro 2 du gouvernement. Ce jour, il décrète un couvre-feu sur toute l’étendue de la capitale. «L’instauration du couvre-feu à Kinshasa a été ordonnée par le président Laurent-Désiré Kabila», dira-t-il à la presse. Des observateurs parlent de «mensonge d’Etat». Le 26 janvier, Joseph Kabila est investi président de la République. Suite à un remaniement intervenu au mois d’avril, plusieurs «kabilistes historiques» quittent le gouvernement. C’est le cas de Gaétan.

De 2003 à 2006, on le retrouve comme 3ème vice-président du Sénat de la transition. Après les élections générales de 2006, il est coopté sénateur pour le district de Tanganyika en janvier 2007.

Plusieurs ressortissants du Katanga joints au téléphone par la rédaction de Congoindependant.com ne cachaient pas une étrange froideur en apprenant la nouvelle de la disparition du sénateur Kakudji. «Gaétan s’était éloigné de tous ceux qui l’avaient connu à Bruxelles», commente un ancien sympathisant de la Cokatom. Un autre lui reproche d’avoir «érigé des barrières» entre LD Kabila et tous ceux qui voulaient approcher celui-ci. Cruel, un ancien membre de la Cokatom d’asséner : «On ne parle pas de mal des morts. Je ne peux m’empêcher cependant de faire remarquer que Gaétan affichait une arrogance de mauvais aloi. Une arrogance indigne d’un homme d’Etat. L’Histoire l’a placé à un endroit où il ne devait pas se trouver. C’est ainsi qu’il n’inspirait plus le moindre respect.» Et de conclure : «La preuve est que personne de la communauté katangaise ne s’est empressé d’aller lui rendre visite durant son hospitalisation. En tous cas, il ne s’est pas bien comporté dès qu’il a gravi les marches du pouvoir.»

Il n’empêche : c’est une des personnalités de premier plan du régime de Laurent-Désiré Kabila qui disparaît en emportant sa part de vérité non seulement sur les événements qui secouent la RD Congo depuis la "libération" du 17 mai 1997 mais aussi la mort brutale de LD Kabila 16 janvier 2001 et la désignation du général-major Joseph Kabila pour assurer la succession...

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2009

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24 juin 2009

Adieu SANS SOUCI Mokili mobimba

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Le monde artistique congolais en deuil : l’Artiste comédien Sans Souci vient de tirer sa révérence !

Kinshasa, 23/06/2009 / Culture

Mathieu Matondo Mateya connu sous le sobriquet de « Sans Soucis », était un ancien musicien, avant de rejoindre le théâtre populaire.

L’avenue Kipata dans la commune de Ngaba vient de se réveiller en émoi ce matin, pour cause ? L’un des plus célèbres artistes comédiens Mathieu MATONDO MATEYA, connu sous le pseudonyme de SANS SOUCI, vient de rendre l’âme.

Dès l’annonce tôt ce matin de la nouvelle de la disparition du leader de la troupe théâtrale SANS SOUCI D’AFRIQUE, un bain de foule débouchant de partout a pris d’assaut le domicile familial du défunt situé dans la commune de Ngaba sur l’avenue Kipata.

Quant à la cause ayant entraîné sa disparition, des sources concordantes parlent d’une intervention chirurgicale non réussie.

Il faudrait alors rappeler à l’intention de nos lecteurs que le disparu fut alors beau-frère au feu MADILU SYSTEM décédé lui aussi il y a de cela presque deux ans.

Les informations supplémentaires relatives à cette nouvelle vous seront communiquées dans nos prochaines éditions.

Que son âme repose en paix !

(CL/GM/Yes)

Gérard Mputela Wengi/

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23 juin 2009

La fin de Jean-Pierre BEMBA ?

JUSTICE INTERNATIONALE.


Juillet 2006, lors de son dernier meeting de campagne électorale qui lui fait gagner la ville Capitale, ceinturé par des gorilles banalisés, les Kinois tenus en haleine par le MLC, font au stade une fête au «Chairman». De courte durée. PHOTO GUY TILLIM MICHAEL STEVENSON GALLERY CAPE TOWN.

Bemba déserté

MISE EN LIGNE 22 JUIN 2009 | LE SOFT INTERNATIONAL N°997 DATÉ 19 JUIN 2009.
Son triste sort n’empêche personne de dormir. Même au MLC, son parti! On ne les a pas entendus. On ne les entend pas. Pas un défilé, pas un concert de protestation. Rien. Ses compagnons soudain devant l’irréparable: le pays ne reverra peut-être pas avant longtemps, avant plusieurs années, notre «Chairman». Le piège tendu par le procureur Luis-Moreno Ocampo s’est refermé net sur celui qui était certainement - mieux se croyait au moins le second homme le plus puissant de R-dC. Mieux: à certaines heures même, l’homme le plus puissant du pays.

Il avait l’argent, le pactole accumulé lors des années rébellion. Il avait une flotte aérienne dont le vaisseau amiral était une toute récente acquisition à prix d’or: un Boeing 727 9Q-CMC présidentiel acquis rubis sur l’ongle chez l’ex-dictateur libérien Charles Taylor par ironie du sort compagnon de La Haye.

Il avait la ville de Kinshasa avec lui, dont il était le fils chouchouté. Et dont maîtrisait les tics.

Il avait les armes - une milice qui avait «fait ses preuves» en Centrafrique à la base précisément de ses malheurs.

DOSSIER TROP LOURD.
De là que l’idée lui soit venue de faire un coup d’État, très peu d’observateurs mettent l’affaire en doute.

Le Président de la République conforte cette thèse de «l’élimination physique» prémédité dans une interview à l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique.

«Quand on regarde bien le plan de progression de ses troupes les 22 et 23 mars, il est clair que son but était de prendre d’assaut ma résidence. (…)»

S’il y a peu, il y avait encore des dirigeants du MLC pour croire en leurs propres mensonges en faisant passer la thèse de «la libération prochaine pure et simple, indiscutable de notre Président Jean-Pierre Bemba», il ne s’est trouvé personne pour appeler à manifester même parmi les durs du MLC après l’annonce de la décision des juges de la CPI qui estiment que les charges qui pèsent sur le fils gâté du Mobutisme sont trop lourdes pour qu’il espère être libéré de sitôt.

Sauf peut-être son avocat belgo-r-dcongolais Aimé Kilolo Musamba qui - inconscience avérée! - crie victoire et réclame des sous à son fortuné de client pour interjeter appel.

Ce n’est pas sans raison qu’il se fait apitoyer sur tous les blogs r-dcongolais. Tel Ramazani Bin Saleh [ramaz25@yahoo. com].

«Bemba est envoyé en procès et c’était prévisible. D’un côté, on nous parle du complot international, de l’autre on croit à la justice internationale, alors que l’actuel n°1 du MLC dise la vérité aux gens».

«L’arrestation de JPBG est le fruit des débats au sein des loges maçonniques françaises dont certains hauts cadres du MLC sont membres. Suivez mon regard».

«Kilolo sans scrupule devient un marchand des rêves, au lieu d’accepter qu’il a failli à sa mission (car ce dossier est trop lourd pour un petit avocat de son genre). Il continue de nourrir la famille Bemba des faux espoirs».

«Quelle honte? Shame on you Mister Kilolo. Et la famille biologique de Bemba où est-elle? Que cette famille prenne au sérieux l’affaire Bemba, qu’elle mette tous les moyens nécessaires et toutes les batteries en marche».

«Sinon, elle le regrettera demain. L’argent n’est pas une fin en soi. Il est fait pour être dépensé surtout pour soi-même. Que Liliane, Jeannot Bemba et consorts, prennent leurs responsabilité s en changeant d’avocats et en mettant les moyens conséquents en marche. L’affaire est grave, très grave».

Ramazani Bin Saleh est rejoint par Daniel Makila [makila_daniel@ yahoo.fr] qui pose la thèse d’une «maffia politico-financiè re organisée autour de la défense du sénateur JBG, pour deux motifs.

«De un, il y a ceux qui veulent se sucrer sur le dos de sa famille. De deux, Il y a dans le pré carré politique du sénateur ceux qui veulent s’accaparer de son «héritage» politique en faisant de lui un martyre, alors qu’il y a des raisons pertinentes et non exploitées pour plaider en faveur de sa libération».

«Je n’ai jamais entendu le collectif de sa défense évoquer l’art. 28 de statut de Rome. Le nœud de l’affaire Bemba s’appelle l’article 28 de statut de Rome. Que dispose cet article?»

«Outre les autres motifs de responsabilité pénale au regard du présent Statut pour des crimes relevant de la compétence de la Cour: Un chef militaire ou une personne faisant effectivement fonction de chef militaire est pénalement responsable des crimes relevant de la compétence de la Cour commis par des forces placées sous son commandement et son contrôle effectifs, ou sous son autorité et son contrôle effectifs, selon le cas, lorsqu’il n’a pas exercé le contrôle qui convenait sur ces forces dans les cas où: il savait, ou, en raison des circonstances, aurait dû savoir, que ces forces commettaient ou allaient commettre ces crimes; et Il n’a pas pris toutes les mesures nécessaires et raisonnables qui étaient en son pouvoir pour en empêcher ou en réprimer l’exécution ou pour en référer aux autorités compétentes aux fins d’enquête et de poursuites»;

«En ce qui concerne les relations entre supérieur hiérarchique et subordonnés non décrites au paragraphe a), le supérieur hiérarchique est pénalement responsable des crimes relevant de la compétence de la Cour commis par des subordonnés placés sous son autorité et son contrôle effectifs, lorsqu’il n’a pas exercé le contrôle qui convenait sur ces subordonnés dans les cas où: Il savait que ces subordonnés commettaient ou allaient commettre ces crimes ou a délibérément négligé de tenir compte d’informations qui l’indiquaient clairement. Ces crimes étaient liés à des activités relevant de sa responsabilité et de son contrôle effectifs; et Il n’a pas pris toutes les mesures nécessaires et raisonnables qui étaient en son pouvoir pour en empêcher ou en réprimer l’exécution ou pour en référer aux autorités compétentes aux fins d’enquête et de poursuites».

«Il faut que l’on sache que les responsabilité s décrites pour un chef militaire ou autre chef hiérarchique dans le statut de Rome laisse très peu de marge de manœuvre à l’évocation des faits justificatifs permettant de paralyser les infractions de crime de guerre. L’intelligence de cet art. 28 veut qu’un chef militaire dont les troupes sont au combat doit exercer un contrôle sur ses troupes, car il est obligé de savoir que ses troupes commettent ou vont commettre des crimes».

«Ou encore qu’il est sensé être en mesure de prendre des dispositions qui s’imposent pour en empêcher l’exécution. C’est sans appel lorsqu’on sait que les troupes du MLC sont restées à Bangui près de six mois pendant lesquels ces faits criminels ont été observés».

«Le fait même de l’absence du chef rebelle sur le théâtre des opérations peut être analysée comme circonstance aggravante pour non assistance à une population en détresse, parce que c’est par son seul pouvoir qu’il était le seul à donner l’ordre de faire cesser ses atrocités. Car, le statut d’une rébellion, du reste sans base légale, parce que considérée comme bande armée, n’est pas à comparer avec une armée régulière dont l’organisation est hiérarchisée selon les normes universellement reconnues et garantie par les lois et règlements du pays».

«Dans l’armée classique, ce sont les commandants des opérations qui répondraient de cas de crimes avérés des troupes sous leur contrôle.

Ce qui est tout le contraire d’une rébellion dont le commandement relève directement du chef rebelle ou sensé tel, car n’ayant pas des structures officielles. Si les avocats de JBG veulent exploiter les chances que son dossier offre d’obtenir sa liberté, c’est à mon avis de plaider coupable au regard du moyen d’accusation qui le cite comme chef hiérarchique».

«A partir de cette ligne de défense, ils peuvent largement jouer la carte de la clémence et des circonstances atténuantes. C’est classique, c’est objectif et jouable. Les arguments ne feraient pas défaut. Parmi tant d’autres, il y a la non vulgarisation de statut de Rome nouvellement promulgué. Les contraintes politiques ayant bloqué Jean-Pierre Bemba au Dialogue inter-congolais et ayant empêché sa présence personnelle physique sur le théâtre des opérations et surtout le repentir actif, etc. Ceci ne peut être évoqué si sa défense rejette tout en bloc et en cherchant la politisation là où le Droit parle en toute clarté».

«Dans ce cas, ce sera une voie suicidaire qui donnerait raison à l’accusation. Donc, pour le procureur, sa mission serait tout facilitée d’avance de requérir une lourde sanction que le juge pourrait suivre. Mais, il est aussi incontournable que la condamnation du Sénateur impliquerait sa responsabilité civile vis-à-vis des victimes».

«A-t-il un choix? Oui, c’est de se battre pour sa libération, en obtenant ne fut-ce qu’une condamnation avec sursis, et non la prison et l’indemnisation des victimes cumulativement. Ainsi, je répète que le travail des avocats de JPBG consisterait dès aujourd’hui à creuser fondamentalement sur les arguments juridiques sur base de l’art. 28 et oublier toutes les considérations d’ordre politique».

Tous ces propos lus en ligne montrent qu’au-delà de la propagande qui envahit et avilit nos blogs, l’heure n’est pas au désespoir. Il y a encore quelques esprits lucides dans le pays.

Heureusement. ..

D. DADEI.

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19 juin 2009

Mort d'Omar Bongo - Petit rappel utile pour les curieux

Extrait du livre Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Samuël Foutoyet, éditions Tribord, 2009 Sous-titre chapitre 3, « Des dictateurs à l’Élysée »* Publié le vendredi 12 juin 2009

« Je veux être le président de la France des droits de l’homme. […] Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde. »

Nicolas Sarkozy, meeting de l’UMP, Paris, 14 janvier 2007

Le 25 mai 2007, Nicolas Sarkozy accueille Omar Bongo, second chef d’État africain reçu à l’Élysée depuis le 6 mai. La veille, le nouveau président recevait Ellen Johnson-Sirleaf, présidente depuis 2005 du Liberia, pays ravagé par quinze années de guerre civile. La première femme chef d’État d’Afrique n’a cependant été reçue qu’un quart d’heure. Omar Bongo, lui, est accueilli avec une toute autre faveur. Il faut dire que l’amitié entre les deux hommes n’est pas récente. En témoigne cette interview du dirigeant gabonais sur les ondes de Radio France International, quelques jours avant leur rencontre :

- RFI : « Depuis combien de temps vous connaissez-vous [avec Nicolas Sarkozy] ? »
- O. Bongo : « Ben, je le connais il n’était même pas encore au gouvernement. Quand Chirac était à la Mairie, dans les années 80 et quelques. »
- RFI : « Est-ce que vous vous tutoyez par exemple, ou est-ce que vous vous vouvoyez ? »
- O. Bongo : « On se tutoie ! Puisque vous voulez être dans les secrets des parfums, hier [le 6 mai, jour de l’élection] il m’a même téléphoné. Bon, alors ! Si ça peut vous arranger, voilà ! On se tutoie depuis 80 et quelques. »
- RFI : « Et alors, que vous a-t-il dit ? »
- O. Bongo : « Non, non, non… Mais vous croyez pas tout de même que je vais me livrer à ce genre de confidences, non ? Il m’a dit tout simplement : merci pour certains de tes conseils, voilà ! Et je lui ai dit félicitations pour m’avoir compris parfois. » [1]

Des conseils, le dirigeant gabonais en a copieusement prodigué. De janvier 2004 à mars 2007, il a rencontré Nicolas Sarkozy au moins sept fois, la plupart du temps dans son luxueux hôtel particulier, à Paris [2]. Le 22 mars 2007, au sortir d’un énième entretien, le futur président français est piégé par une télévision gabonaise. Un rien gêné, il confie avoir « écouté les conseils » d’Omar Bongo et « recueilli ses sentiments d’amitié » [3].

La compagnie d’Omar Bongo est certainement très instructive, tant le dirigeant gabonais connaît bien les coulisses de la vie politique française. Au pouvoir depuis 1967, il a connu tous les présidents de la Ve République. Son investiture fût organisée par la France. Le 17 août 1960, le général de Gaulle déclare l’indépendance du Gabon et place à sa tête Léon M’Ba, proche de l’administration coloniale. À la mort de M’Ba en 1967, Jacques Foccart choisit de le remplacer par son directeur de cabinet, membre des services secrets français : Albert-Bernard Bongo, rebaptisé Omar Bongo lorsqu’il se convertit à l’Islam en 1973. Jeune trentenaire, ce dernier fonde le Parti Démocratique Gabonais, parti unique qui régnera sans partage pendant 25 ans. En 1990, le multipartisme est instauré, mais Omar Bongo remporte invariablement toutes les élections, notoirement connues pour leur trucage [4] . L’opposition politique est encadrée par un système policier sophistiqué, utilisant intimidations, assassinats et corruption [5]. Le Gabon et la Françafrique

Le Gabon, petit État pétrolier du golfe de Guinée d’1,4 million d’habitants, est une caricature de la Françafrique. Pays aux richesses exceptionnelles, exportant manganèse, pétrole, gaz, fer, bois et uranium, sa population reste très pauvre : système médical défaillant, infrastructures scolaires, routières et sanitaires délabrées, mortalité infantile élevée, analphabétisme. 70% des Gabonais vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Deux indicateurs résument ce paradoxe : le Gabon est le 84e pays le plus riche du monde si on considère son Produit Intérieur Brut par habitant, mais il dégringole à la 119e place sur 177 États dans le classement de l’Indicateur du Développement Humain [6] . Cet écart de 35 places, l’une des pires performances de la planète, illustre combien les richesses du pays profitent peu à la population et sont concentrées dans les mains du clan au pouvoir et des entreprises françaises. Ces dernières sont présentes dans tous les secteurs de l’économie, la France constituant 80% des investissements étrangers au Gabon. La principale entreprise est Elf, désormais TotalFinaElf. Une proximité franco-gabonaise ouvertement assumée par Omar Bongo : « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. » [7]

Les deux pays entretiennent une coopération militaire très étroite, avec une base militaire permanente à Libreville rassemblant huit cents soldats français. Des accords spéciaux prévoient la mise en place d’une garde présidentielle supervisée par Paris. Créée par l’agent secret Bob Maloubier, équipée d’armes modernes, c’est la meilleure unité combattante du pays [8].

Dans toutes les enquêtes sur la Françafrique, le Gabon est désigné comme une plateforme militaire, pétrolière et financière au cœur des ’’réseaux Foccart’’. Base logistique de la guerre du Biafra (qui, de 1967 à 1970, provoqua la mort de deux millions de personnes), point de départ des expéditions mercenaires de Bob Denard (qui y disposait d’un ranch d’entraînement), ou encore base arrière du coup d’État de 1997 du congolais Denis Sassou Nguesso (beau-frère d’Omar Bongo), le Gabon mérite certainement son surnom de ’’Foccartland’’ [9].

D’après les enquêtes menées pendant l’affaire Elf, Omar Bongo a participé au financement de partis politiques français, mouvances gaullistes en tête, généralement sous forme d’argent liquide. Pour l’ancien directeur de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), Pierre Marion, « Les subsides de Bongo servent à tout le monde lors des élections françaises et créent une sorte de colonialisme à l’envers » [10] . Est-ce la raison pour laquelle tant de personnalités politiques (dont François Bayrou, lui aussi ’’piégé’’ par la télévision gabonaise) se sont empressées de rencontrer Omar Bongo pendant la campagne présidentielle de 2007, à commencer par Nicolas Sarkozy ? Non, affirme un proche du leader UMP interrogé à ce sujet : « Nicolas n’a pas besoin de valoches » [11] – allusion aux valises de billets. Entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo, une simple relation d’amitié ? Nicolas Sarkozy au Gabon

Quelques mois plus tard, pour clore sa première tournée africaine, Nicolas Sarkozy se rend à Libreville, capitale du Gabon. Aux journalistes s’étonnant de ce choix contradictoire avec les discours de ’’rupture’’, Nicolas Sarkozy argumente : « En Afrique, le statut d’ancien, cela compte. Ne pas aller à Libreville, c’était humilier Bongo. […] S’agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne. » Vraiment ? Derniers contre-exemples en date : en janvier 2008, les autorités gabonaises suspendent les activités d’une vingtaine d’organisations de la société civile qui critiquaient la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière [12] . En juin 2008, le coordonnateur de la coalition Publiez ce que vous payez [13] Gabon, Marc Ona, est interdit de sortie du territoire, accusé de porter atteinte à la sûreté de l’État, puis interpellé par la police sans charges ni mandat fin juillet 2008 [14] .

Lors de sa visite, Nicolas Sarkozy annonce une réduction de 20% de la dette bilatérale du Gabon, une décote exceptionnelle qui ressemble fort à un ’’renvoi d’ascenseur’’, et qui n’empêchera cependant pas la moitié du budget du Gabon, au bord de la faillite, de passer dans le service de la dette [15] . Le président français visite également une forêt classée au nord de Libreville. Accompagné de la spécialiste britannique des primates Jane Goodall, il déclare : « Je ne veux pas qu’on pille la forêt africaine ». Près de lui, on distingue Francis Rougier, PDG d’une entreprise maintes fois dénoncée pour ses pratiques de pillage des bois africains [16].

Une ombre vient cependant assombrir cette visite officielle : l’enquête dite des Biens mal acquis. En mars 2007, trois associations françaises, Survie, Sherpa (groupement de juristes spécialisés dans la criminalité économique) et la Fédération des Congolais de la Diaspora déposent une plainte pour « recel de détournement d’argent public » visant l’acquisition de biens en France par des chefs d’États africains et leurs familles. Cinq chefs d’État sont visés : le gabonais Omar Bongo Ondimba, le congolais Denis Sassou Nguesso, le burkinabé Blaise Compaoré, l’angolais Eduardo Dos Santos et l’équato-guinéen Teodoro Obiang. Motif ? Les biens immobiliers et financiers de ces chefs d’État en France semblent disproportionnés par rapport à leurs salaires officiels. Les trois associations puisent leurs arguments dans un rapport intitulé Biens mal acquis… profitent trop souvent, réalisé en 2006 par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD).

En juin 2007, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire confiée à l’Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF). Les premières investigations aboutissent à des résultats impressionnants [17]. En témoigne cet extrait du journal Le Monde, qui publie les principales informations des trente-quatre procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 : « La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Élysées et la plaine Monceau, dans le 8e arrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d’euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16 ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans. […] Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au gabonais Omar Bongo ou à sa famille : deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. À Nice, une propriété est constituée de deux appartements, trois maisons. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7e arrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant - souvent - par le 16e arrondissement parisien, l’enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d’Omar Bongo et actuel ministre des Affaires étrangères, et d’autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que ses filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita. » [18]

Les enquêteurs répertorient onze comptes ouverts au nom d’Omar Bongo à Paris, Nice ou Créteil, ainsi que l’achat d’un impressionnant parc automobile de luxe. La richesse immobilière et les revenus publics du président gabonais sont largement disproportionnés par rapport à son salaire officiel, 15 000 euros par mois. D’où provient la fortune d’Omar Bongo ? Deux chèques découverts pendant les investigations de l’OCRGDF sont éloquents. En février 2004, la femme du président (qui n’est pas membre du gouvernement) achetait une voiture de luxe Maybach, payée intégralement par le Trésor public gabonais : les enquêteurs français ont découvert un chèque de 390 795 euros, tiré sur le compte de la paierie du Gabon. Ce même compte, ouvert à la Banque de France, a également servi à financer la moitié d’une Mercedes à 75 000 euros achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président.

En 1999, le Sénat états-unien enquêtait déjà sur l’origine de la fortune du président gabonais, mettant au jour de multiples comptes à Jersey, à Londres, au Luxembourg, à New York et en Suisse, pour un montant total dépassant les 130 millions de dollars. Selon la City Bank et les sénateurs états-uniens, « l’argent provenait d’une allocation budgétaire, 8,5 % du budget gabonais – soit 111 millions de dollars – étant chaque année réservés au président. […] Les fonds gouvernementaux du Gabon sont bien la source première des avoirs se trouvant sur les comptes d’Omar Bongo » . [19]

Et pendant ce temps, le pays s’endette. Alors que le Gabon continue d’exporter plus de 13 millions de tonnes de pétrole brut par an, la dette publique contractée par Omar Bongo s’élevait déjà à 4 milliards de dollars en 2002. L’opulente fortune du chef d’État gabonais nous laisse présager des profits colossaux réalisés par Elf, Bolloré, Bouygues et toutes les multinationales profitant du pillage des ressources africaines, cela pendant que les populations de ces pays s’appauvrissent.

Mais revenons à la visite gabonaise de Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, un journaliste questionne justement le président sur l’affaire des Biens mal acquis. Le président français, visiblement agacé, rétorque : « Si à chaque fois qu’il y a des enquêtes il faut arrêter nos relations, on ne les aurait pas arrêtées seulement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire… Attendez que la justice fasse son travail et on verra bien. » [20] Cette scène, qui montre le visage embarrassé du président Bongo, s’affiche sur plusieurs chaînes de télévision française à des heures de grande écoute.

Attendre que la Justice fasse son travail ? Le 13 novembre 2007, le parquet de Paris décide de classer cette enquête sans suite. Motif ? « Les investigations n’ont pas permis, en l’état, de mettre en évidence des infractions pénales », pourtant révélées par les deux chèques de la paierie du Gabon en France. Difficile de ne pas imaginer derrière cet opportun classement juridique, lorsque l’on connaît les détails du dossier, une décision politique prise au plus haut niveau.

Le 3 mars 2008, la chaîne de télévision France 2 diffuse cependant un reportage sur les Biens mal acquis, en particulier ceux d’Omar Bongo. La diplomatie gabonaise réagit aussitôt par un communiqué dénonçant un « acharnement médiatique » mettant « en péril l’intégrité physique (sic) [d’Omar Bongo] ainsi que celle de sa famille ». Quelques mois plus tôt, le dirigeant gabonais expérimentait déjà cette stratégie de victimisation. Le 2 décembre 2007, célébrant le 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir, Omar Bongo dénonçait les « détournements », la « course pour l’enrichissement illicite », la « corruption » et « l’impunité ambiante » du reste de la classe dirigeante, accusant celle-ci d’avoir fait « main basse » sur les fonds destinés au développement : « Je sais que l’état de notre réseau routier, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, a connu une grave dégradation […] [le Gabon] est aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière, qui ont gangrené les pouvoirs publics. » [21] On n’eut pas dit mieux.

* Publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur Tribord

Notes

[1] RFI, 8 mai 2007.

[2] Rue Dosne, Paris XVIe. Cf. La Lettre du Continent, 16 février 2006, 29 juin 2006, 14 septembre 2006, 12 octobre 2006, 25 janvier 2007, 22 février 2007.

[3] L’Express, 18 juin 2007, scène également visible sur le site internet Dailymotion.

[4] Billets d’Afrique et d’ailleurs n° 141, novembre 2005.

[5] Cf. Noir Chirac, déjà cité.

[6] Rapport du PNUD 2007/2008.

[7] Rapporté dans Affaires africaines, Pierre Péan, Fayard, 1983.

[8] Cf. Noir Silence, déjà cité.

[9] Cf. Noir Procès, ouvrage collectif, Les arènes, 2001.

[10] ibid.

[11] L’Express, 18 juin 2007.

[12] Journal Du Dimanche, 18 Janvier 2008.

[13] La coalition internationale « Publish What You Pay », lancée en 2002, milite pour une plus grande transparence des entreprises et des États dans l’exploitation des ressources pétrolières et minières.

[14] Cf. communiqué de l’association Survie, 1er août 2008, disponible sur http://survie.org

[15] Remboursements annuels du capital et des intérêts de la dette.

[16] Les activités de Francis Rougier sont dénoncées dans Les pillards de la forêt, Arnaud Labrousse, François-Xavier Verschave, dossier noir n°17, Agone, 2002.

[17] Les résultats de cette enquête ainsi que celle réalisée par le CCFD sont rassemblés dans la brochure Biens mal acquis des dictateurs africains en France, brochure de l’association Survie, juin 2008, disponible sur http://survie.org

[18] Le Monde, 1er février 2008.

[19] L’Express, 8 juin 2000 et Rapport du Sénat américain, Private Banking and Money Laundering, 1999.

[20] Est républicain, 28 juillet 2007.

[21] AFP, 2 décembre 2007.


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SASSOU et la Succession de BONGO au Gabon....

De: sebkebara@gmail. com>
Objet: BONGO mort, SASSOU jubile et au Gabon il a déjà fait son choix !

 

La succession du feu-Président gabonais El HADJ Omar BONGO ONDIMBA n'est visiblement pas seulement une affaire gabono-gabonaise, elle déchaîne les passions en France et même dans la plus haute sphère politique congolaise.  En bon observateur avisé, j'ai donc décidé de lever le voile sur les différentes manouvres qui ont cours actuellement à Brazzaville autour de cette succession gabonaise.   

Tout le monde a pu voir à la télévision congolaise les images d’un SASSOU souriant en compagnie tour à tour du roi MAKOKO de Mbé et de la reine NGALEFOUROU de Ngabé. Le premier était accompagné de David Charles GANAO, le vieux Batéké de Djambala, alias le vieux MANOIR (le grand frère téké du feu-Président Omar BONGO ONDIMBA) et la seconde de Célestin GANGARA NKOUA (le vieux sorcier téké de NGO – le grand-frère de Joseph MIOKONO -, celui-là même qui avait prédit en 1991 la fin de SASSOU I dans des termes qui restent encore gravés dans notre mémoire collective ; et qui est aujourd'hui le Président de son Conseil économique et social).   

Alors, Pourquoi SASSOU et GANAO ont-ils quitté précipitamment Libreville pour venir se montrer en compagnie du roi MAKOKO et de la reine NGALEFOUROU alors que les obsèques d'Omar BONGO ONDIMBA n'étaient pas encore terminées ? Que nous cache-t-on derrière cette mise en scène ?    

En fait c'est très simple. Depuis quelques temps, les relations entre le feu Président Omar BONGO ONDIMBA et son beau-père, Denis SASSOU N'GUESSO étaient au plus mal. A tel point que pour la présidentielle prévue en juillet 2009, bien longtemps avant sa mort ‘‘surprise’’, tous ceux qui étaient proches de BONGO, y compris bien entendu son grand-frère téké, Davis Charles GANAO qui avait élu domicile à Libreville depuis 1997, savaient que BONGO avait déjà pris cause et partie pour son petit-frère téké, Mathias DZON.   

C'est d'ailleurs ce qui expliquait en grande partie l'assurance qu'affichait ce dernier avec une certaine arrogance qui frisait l’hilarité. Et c'est justement cette arrogance et ce manque d'humilité qui ont poussé le vieux patriarche Batéké Charles David GANAO à soutenir SASSOU (qui sait mieux respecter les aînés et s’humilier quand ses intérêts sont en jeu?) contre la volonté de BONGO et donc à ne pas soutenir DZON, jugé trop vaniteux et orgueilleux. De plus, un vieux contentieux oppose DZON et ces autres frères tékés, notamment des Plateaux. Ces derniers n’ont jamais pardonné à DZON d’avoir voulu créer du temps où il était le puissant ministre des Finances, un deuxième royaume téké à Mbaya, opposant ainsi le très respecté roi de Mbé à son cousin, le vassal de Mbaya. C’est sans doute la raison pour laquelle DZON n’a jamais rendu visité au roi de Mbé et à la reine NGALEFOURI. Et aujourd’hui encore, bien qu’il veuille se poser en candidat des Batékés, DZON n’a pas jamais jugé nécessaire d’aller prendre la bénédiction du roi de Mbé et de la reine NGALEFOUROU. Ce qui est interprété par les sages Tékés comme une marque d’orgueil sans limite et un manque de respect impardonnable de sa part.       

Jusqu'à la mort de BONGO, le roi MAKOKO et la reine NGALEFOUROU ne voulaient plus entendre parler de SASSOU qui avait tout fait pour affaiblir l’influence et voler les pouvoirs mystiques des héritiers de l’interlocuteur de DE BRAZZA. Et maintenant que BONGO est décédé, GANAO qui a maintenant les mains libres a vite sauté sur l'occasion pour réconcilier le roi de Mbé et son épouse, la reine de Ngabé avec SASSOU. La décision a donc été prise lors d'une réunion tenue secrète à Libreville en marge des obsèques de BONGO, d’organiser une rencontre à trois à Mpila entre SASSOU, le roi MAKOKO et la reine NGALEFOUROU en présence de GANAO, qui devait ainsi sceller la réconciliation entre les trois personnages. Il faut dire que depuis qu'il était rentré en conflit ouvert avec le roi de Mbé et son épouse, la reine de Ngabé, SASSOU vivait un véritable enfer sur terre car dit-on ses nuits étaient devenues cauchemardesques : une voix mystérieuse lui disait dans son sommeil que tant qu'il ne se sera pas réconcilier avec ces deux notables tékés, il ne sera pas réélu en 2009. Et comme l'homme est très superstitieux, on peut imaginer que ses nuits étaient très agitées. 

C'est ainsi que dès son arrivée à Brazzaville, le vieux patriarche Batéké dépêcha véhicules et chauffeurs à Mbé et à Ngabé pour faire venir le roi et la reine à Brazzaville. Mais contrairement à ce que pensaient sans doute SASSOU et son puissant soutien téké (GANAO), les choses n'étaient pas aussi simples, notamment du coté de la reine. En effet, s'il était relativement facile de convaincre le roi de faire le voyage de Brazzaville, la reine en revanche ne voulait rien savoir (est-ce parce que le général Raymond Damase NGOLLO, l’enfant du village, qui y séjourne régulièrement y aurait fait un grand travail de terrain contre SASSOU ?). C'est finalement sur l'insistance de Célestin GANGARA NKOUA qui a longuement supplié son entourage qu'elle a fini par consentir à se rendre à Brazzaville pour écouter par politesse ce que le Président de

la République

avait de si important à lui dire. Mais elle a cependant exigé et obtenu qu'elle ne soit pas reçue en même temps que son mari, le roi MAKOKO. C'est qui explique que l'on a pu voir à la télé que les deux personnages étaient reçus en audiences séparément, le premier en présence de GANAO et la seconde en présence de GANGARA NKOUA.   

Et pour exprimer sa joie après cette réconciliation (qui serait donc selon lui synonyme de sa réélection le 12 juillet ?), l'homme des masses a offert à chacun de ses deux invités un PICK UP HILUX flambant neuf, sorti tout droit de

la CFAO

(qui appartient à François PINAULT, l'ami de son ami CHIRAC, ne dit-on pas que les amis de nos amis sont nos amis ?) accompagné naturellement d’une enveloppe bien garnie. Opération réussie et  tout le monde était content.

 

C'est donc tout heureux que SASSOU et GANAO ont repris leur avion pour rejoindre Libreville après avoir scellé la réconciliation tant souhaitée par SASSOU avec le roi téké et sa reine. Ragaillardi par cette réconciliation inespérée, SASSOU sait que son principal challenger DZON est définitivement lâché par les siens (GANAO, GANGARA NKOUA, Florent TSIBA, André OKOMBI SALISSA, Marcel TSOUROU...) à cause de son orgueil, de son manque d'humilité et surtout de son manque de sagesse, et n'a plus désormais son seul soutien de poids après le décès d'Omar BONGO (qui avait déjà clairement pris cause et partie pour lui).

Pourtant, SASSOU qui sait flatter l’égo de ses adversaires en leur faisant miroiter monts et merveilles continue d’envoyer nuitamment des émissaires auprès de DZON pour lui demander de se retirer et une fois qu’il sera réélu, il lui renverra l’ascenseur (un poste de Premier ministre avec les pleins pouvoirs ? Mais pour l’instant ce dernier refuse comme par un dernier sursaut d’orgueil, mais jusqu’à quand ?). Les tékés divisés et incapables de former un bloc uni (tant pis pour eux), SASSOU se sent à nouveau pousser les ailes (diviser pour mieux régner) et veut désormais empêcher le clan BONGO et les tékés (ses ennemis jurés ?) de prendre la succession au Gabon. C'est ainsi qu'en bon prince machiavélien manœuvrier agissant dans l’ombre comme en son habitude, il tire les ficelles et milite activement pour l'installation au pouvoir du général Idriss NGARI (un homme des armes comme lui et d'ethnie Fang).

SASSOU ne veut surtout pas voir Ali ben BONGO ONDIMBA succéder à son père, pas même l'actuel compagnon de Pascaline BONGO (le totem de son père), Paul TOUNGUI (actuel ministre des affaires étrangères) et encore moins l'ex-mari de cette dernière, Jean PING (l’actuel parton de l'Union africaine). Donc pendant qu'il montre des signes d'affection envers Pascaline BONGO au grand jour, comme un bon sorcier Mbochi, eh bien, dans l'ombre et très secrètement, il la poignarde dans le dos en militant pour le principal rival du clan BONGO, le général Idriss NGARI.. Voilà qui ne doit pas faire plaisir à Claude GUEANT, à Robert BOURGI et aux réseaux françafricains qui souhaiteraient voir Ali Ben BONGO ONDIMBA assurer la continuité de l'œuvre de son défunt père. Une attitude qui risque de lui coûter très cher, lui qui ne cache pas son ambition de devenir le nouveau parrain africain de

la Françafrique.

    

Pour terminer, il convient de noter que SASSOU qui envisage de glisser le pouvoir à ses enfants et neveux au Congo après sa mort s'oppose aujourd'hui à ce que le clan BONGO puisse conserver le pouvoir au Gabon. Les congolais sauront s’en souvenir le moment venu.

 

Sébastien KEBARA   

L’observateur avisé

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18 juin 2009

Croisade de Benny Hinn à Kinshasa :

son livre " « Bonjour Saint Esprit » ravi à 15 000 USD.


Benny_Hinn

L’évangéliste Benny Hinn vient de présider une grande croisade au stade des martyrs de Kinshasa en RDC où une foule immense l’attendait. Atterri au sol congolais dans la soirée de vendredi en provenance d’Afrique du Sud et de l’Ouganda où il a eu à prêcher également dans croisades de même envergure.

Plus de 200 mille personnes durant les journées de vendredi 12 et samedi 13 juin 2009 étaient venues assister à cette croisade au Stade des martyrs de Kinshasa. Plusieurs hommes de Dieu des églises de Kinshasa, des autres provinces de la RDC et des certains pays d’Afrique notamment Congo/Brazzaville, Gabon, Angola, Zambie, Zimbabwe, Togo et Nigeria étaient également présents.

La cérémonie avait commencé par l’exécution de l’hymne national congolais « debout congolais » suite à la demande propre de l’évangéliste Benny Hinn.

Avant de commencer son message, l’évangéliste Benny Hinn, avait invité le berger Joseph Olangi, responsable du Ministère de Combat spirituel et membre du comité organisateur de la croisade, à donner un message au monde entier, à faire une prière pour la RDC et à présenter le livre de l’évangéliste Benny Hinn : « Bonjour Saint Esprit » qui est premier ouvrage publié par Benny Hinn. Un challenge a été lancé par le berger Joseph Olangi en direction de l’assistance sous forme d’une vente aux enchères concernant le livre « Bonjour Saint Esprit ». Plusieurs acheteurs s’étaient présentés Le premier avait proposé 100 dollars (sans succès) et le dernier l’avait ravi à 15(quinze) mille dollars US.

Et ensuite plusieurs chrétiens avaient acquis ce livre à un prix librement fixé par eux-mêmes dans l’idée de soutenir financière le ministère de l’évangéliste Benny Hinn.

Dans son message, l’évangéliste Benny Hinn avait plus insisté sur l’importance du sang précieux de Christ comme source de tout miracle et arme efficace contre les puissances des ténèbres. Et à la fin, il s’était agenouillé en public pour supplier le peuple de Dieu en général et les hommes de Dieu (pasteur, évangéliste,..) en particulier à remettre la croix de Jésus Christ à sa place.

A la fin de son message, il a emballé le peuple de Dieu à l’adoration avant de faire une prière miracle à l’issue de laquelle beaucoup de miracles et de guérissons s’étaient opérés. Les aveugles, les paralytiques, les sourds,… et ceux qui souffraient de maladies diverses ont été guéris.

L’évangéliste n’avait manqué à implorer la grâce de Dieu sur la RDC en demandant la restauration de la paix générale, de la sécurité et de l’unité. Et à la fin il avait invité les hommes de Dieu du Congo à travailler dans l’unité avant de promettre de revenir encore en RDC. Car l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par les congolais, ne l’avait pas laissé indifférent.


Pathy Situazola Makanga
Kinshasa, 18/06/2009 (Journal Chrétien/MCN, via mediacongo.net)

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15 juin 2009

Le Groupe GAEL en tournée

Alain Moloto et son groupe en concert à Bruxelles et Paris : Merci d’être là au moment où la maison du Père se dépeuple

Kinshasa, 15/06/2009 / Musique

Le groupe GAEL est exemplaire dans son fonctionnement avec ce point d’équilibre essentiel qu’il a su trouver en conservant le format classique des chœurs qu’il a enrichi avec l’épanouissement des individualités qui s’effacent derrière la renommée et l’aura du groupe.

Le chanteur congolais Alain Moloto et son groupe GAEL (Groupe Adorons l’Éternel) entament, les 20 et 27 juin prochains, une tournée internationale par Bruxelles et Paris. Comment ne pas y voir un plan de Dieu (une façon de parler, ne m’accusez pas de prosélytisme) en ce moment où la Maison de l’Éternel est en train de se dépeupler avec des départs fracassants ? Nana Lukezo ne chantera plus jamais dans les églises de Bruxelles et va s’investir aussi dans les variétés (rumba et ndombolo), Djonolo l’auteur du mémorable Mansanga vient de tourner la page de la musique religieuse, JP Buse va combiner musique chretienne et celle dite engagée (http://www.frerejpbuse.afrikblog.com).

En ce moment où tout semble foutre le camp, le peuple de Dieu lui, par contre, est-il toujours là ? En fonction de l’affluence à ces deux concerts d’Alain Moloto et le groupe GAEL, l’on saura alors si c’est la musique religieuse qui est en grave perte d’audience ou si ce sont seulement certains chanteurs qui souffrent du désamour d’un public saturé ou désabusé. Tout porte, cependant, à croire que les chrétiens de Bruxelles et Paris répondront présent : Alain Moloto passe pour le meilleur auteur de la musique chrétienne congolaise actuelle, des talents très prometteurs se révèlent sous sa direction comme Nadège dont la maturation s’accompagne d’une réelle fascination qu’elle exerce au-delà de cercles ghettoïsant de chrétiens congolais…

Le groupe GAEL est exemplaire dans son fonctionnement avec ce point d’équilibre essentiel qu’il a su trouver en conservant le format classique des chœurs qu’il a enrichi avec l’épanouissement des individualités qui s’effacent derrière la renommée et l’aura du groupe. Et pourtant, Alain Moloto avec son charisme, son savoir-faire ; Nadège avec sa voix, son physique qui est un véritable don de Dieu, et bien d’autres auraient pourtant pu se laisser tenter par le vedettariat. Ils sont restés sagement à leur place et dans leur rôle, en harmonie avec le message qu’ils portent et qu’ils diffusent. Dieu, s’il existe, leur en vaudra, comme sans doute les mélomanes, lors des deux prochains concerts.

(BT/PKF)

Botowamungu Kalome/AEM/MMC



Last edited: 15/06/2009 12:36:06

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