24 juin 2009
Adieu SANS SOUCI Mokili mobimba
Le monde artistique congolais en deuil : l’Artiste comédien Sans Souci vient de tirer sa révérence !
Kinshasa, 23/06/2009 / Culture
Mathieu Matondo Mateya connu sous le sobriquet de « Sans Soucis », était un ancien musicien, avant de rejoindre le théâtre populaire.
L’avenue Kipata dans la commune de Ngaba vient de se réveiller en émoi ce matin, pour cause ? L’un des plus célèbres artistes comédiens Mathieu MATONDO MATEYA, connu sous le pseudonyme de SANS SOUCI, vient de rendre l’âme.
Dès l’annonce tôt ce matin de la nouvelle de la disparition du leader de la troupe théâtrale SANS SOUCI D’AFRIQUE, un bain de foule débouchant de partout a pris d’assaut le domicile familial du défunt situé dans la commune de Ngaba sur l’avenue Kipata.
Quant à la cause ayant entraîné sa disparition, des sources concordantes parlent d’une intervention chirurgicale non réussie.
Il faudrait alors rappeler à l’intention de nos lecteurs que le disparu fut alors beau-frère au feu MADILU SYSTEM décédé lui aussi il y a de cela presque deux ans.
Les informations supplémentaires relatives à cette nouvelle vous seront communiquées dans nos prochaines éditions.
Que son âme repose en paix !
(CL/GM/Yes)
Gérard Mputela Wengi/
23 juin 2009
La fin de Jean-Pierre BEMBA ?
JUSTICE INTERNATIONALE. | |||
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19 juin 2009
Mort d'Omar Bongo - Petit rappel utile pour les curieux
Extrait du livre Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Samuël Foutoyet, éditions Tribord, 2009 Sous-titre chapitre 3, « Des dictateurs à l’Élysée »* Publié le vendredi 12 juin 2009
« Je veux être le président de la France des droits de l’homme. […] Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde. »
Nicolas Sarkozy, meeting de l’UMP, Paris, 14 janvier 2007
Le 25 mai 2007, Nicolas Sarkozy accueille Omar Bongo, second chef d’État africain reçu à l’Élysée depuis le 6 mai. La veille, le nouveau président recevait Ellen Johnson-Sirleaf, présidente depuis 2005 du Liberia, pays ravagé par quinze années de guerre civile. La première femme chef d’État d’Afrique n’a cependant été reçue qu’un quart d’heure. Omar Bongo, lui, est accueilli avec une toute autre faveur. Il faut dire que l’amitié entre les deux hommes n’est pas récente. En témoigne cette interview du dirigeant gabonais sur les ondes de Radio France International, quelques jours avant leur rencontre :
RFI : « Depuis combien de temps vous connaissez-vous [avec Nicolas Sarkozy] ? »
O. Bongo : « Ben, je le connais il n’était même pas encore au gouvernement. Quand Chirac était à la Mairie, dans les années 80 et quelques. »
RFI : « Est-ce que vous vous tutoyez par exemple, ou est-ce que vous vous vouvoyez ? »
O. Bongo : « On se tutoie ! Puisque vous voulez être dans les secrets des parfums, hier [le 6 mai, jour de l’élection] il m’a même téléphoné. Bon, alors ! Si ça peut vous arranger, voilà ! On se tutoie depuis 80 et quelques. »
RFI : « Et alors, que vous a-t-il dit ? »
O. Bongo : « Non, non, non… Mais vous croyez pas tout de même que je vais me livrer à ce genre de confidences, non ? Il m’a dit tout simplement : merci pour certains de tes conseils, voilà ! Et je lui ai dit félicitations pour m’avoir compris parfois. » [1]
Des conseils, le dirigeant gabonais en a copieusement prodigué. De janvier 2004 à mars 2007, il a rencontré Nicolas Sarkozy au moins sept fois, la plupart du temps dans son luxueux hôtel particulier, à Paris [2]. Le 22 mars 2007, au sortir d’un énième entretien, le futur président français est piégé par une télévision gabonaise. Un rien gêné, il confie avoir « écouté les conseils » d’Omar Bongo et « recueilli ses sentiments d’amitié » [3].
La compagnie d’Omar Bongo est certainement très instructive, tant le dirigeant gabonais connaît bien les coulisses de la vie politique française. Au pouvoir depuis 1967, il a connu tous les présidents de la Ve République. Son investiture fût organisée par la France. Le 17 août 1960, le général de Gaulle déclare l’indépendance du Gabon et place à sa tête Léon M’Ba, proche de l’administration coloniale. À la mort de M’Ba en 1967, Jacques Foccart choisit de le remplacer par son directeur de cabinet, membre des services secrets français : Albert-Bernard Bongo, rebaptisé Omar Bongo lorsqu’il se convertit à l’Islam en 1973. Jeune trentenaire, ce dernier fonde le Parti Démocratique Gabonais, parti unique qui régnera sans partage pendant 25 ans. En 1990, le multipartisme est instauré, mais Omar Bongo remporte invariablement toutes les élections, notoirement connues pour leur trucage [4] . L’opposition politique est encadrée par un système policier sophistiqué, utilisant intimidations, assassinats et corruption [5]. Le Gabon et la Françafrique
Le Gabon, petit État pétrolier du golfe de Guinée d’1,4 million d’habitants, est une caricature de la Françafrique. Pays aux richesses exceptionnelles, exportant manganèse, pétrole, gaz, fer, bois et uranium, sa population reste très pauvre : système médical défaillant, infrastructures scolaires, routières et sanitaires délabrées, mortalité infantile élevée, analphabétisme. 70% des Gabonais vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Deux indicateurs résument ce paradoxe : le Gabon est le 84e pays le plus riche du monde si on considère son Produit Intérieur Brut par habitant, mais il dégringole à la 119e place sur 177 États dans le classement de l’Indicateur du Développement Humain [6] . Cet écart de 35 places, l’une des pires performances de la planète, illustre combien les richesses du pays profitent peu à la population et sont concentrées dans les mains du clan au pouvoir et des entreprises françaises. Ces dernières sont présentes dans tous les secteurs de l’économie, la France constituant 80% des investissements étrangers au Gabon. La principale entreprise est Elf, désormais TotalFinaElf. Une proximité franco-gabonaise ouvertement assumée par Omar Bongo : « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. » [7]
Les deux pays entretiennent une coopération militaire très étroite, avec une base militaire permanente à Libreville rassemblant huit cents soldats français. Des accords spéciaux prévoient la mise en place d’une garde présidentielle supervisée par Paris. Créée par l’agent secret Bob Maloubier, équipée d’armes modernes, c’est la meilleure unité combattante du pays [8].
Dans toutes les enquêtes sur la Françafrique, le Gabon est désigné comme une plateforme militaire, pétrolière et financière au cœur des ’’réseaux Foccart’’. Base logistique de la guerre du Biafra (qui, de 1967 à 1970, provoqua la mort de deux millions de personnes), point de départ des expéditions mercenaires de Bob Denard (qui y disposait d’un ranch d’entraînement), ou encore base arrière du coup d’État de 1997 du congolais Denis Sassou Nguesso (beau-frère d’Omar Bongo), le Gabon mérite certainement son surnom de ’’Foccartland’’ [9].
D’après les enquêtes menées pendant l’affaire Elf, Omar Bongo a participé au financement de partis politiques français, mouvances gaullistes en tête, généralement sous forme d’argent liquide. Pour l’ancien directeur de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), Pierre Marion, « Les subsides de Bongo servent à tout le monde lors des élections françaises et créent une sorte de colonialisme à l’envers » [10] . Est-ce la raison pour laquelle tant de personnalités politiques (dont François Bayrou, lui aussi ’’piégé’’ par la télévision gabonaise) se sont empressées de rencontrer Omar Bongo pendant la campagne présidentielle de 2007, à commencer par Nicolas Sarkozy ? Non, affirme un proche du leader UMP interrogé à ce sujet : « Nicolas n’a pas besoin de valoches » [11] – allusion aux valises de billets. Entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo, une simple relation d’amitié ? Nicolas Sarkozy au Gabon
Quelques mois plus tard, pour clore sa première tournée africaine, Nicolas Sarkozy se rend à Libreville, capitale du Gabon. Aux journalistes s’étonnant de ce choix contradictoire avec les discours de ’’rupture’’, Nicolas Sarkozy argumente : « En Afrique, le statut d’ancien, cela compte. Ne pas aller à Libreville, c’était humilier Bongo. […] S’agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne. » Vraiment ? Derniers contre-exemples en date : en janvier 2008, les autorités gabonaises suspendent les activités d’une vingtaine d’organisations de la société civile qui critiquaient la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière [12] . En juin 2008, le coordonnateur de la coalition Publiez ce que vous payez [13] Gabon, Marc Ona, est interdit de sortie du territoire, accusé de porter atteinte à la sûreté de l’État, puis interpellé par la police sans charges ni mandat fin juillet 2008 [14] .
Lors de sa visite, Nicolas Sarkozy annonce une réduction de 20% de la dette bilatérale du Gabon, une décote exceptionnelle qui ressemble fort à un ’’renvoi d’ascenseur’’, et qui n’empêchera cependant pas la moitié du budget du Gabon, au bord de la faillite, de passer dans le service de la dette [15] . Le président français visite également une forêt classée au nord de Libreville. Accompagné de la spécialiste britannique des primates Jane Goodall, il déclare : « Je ne veux pas qu’on pille la forêt africaine ». Près de lui, on distingue Francis Rougier, PDG d’une entreprise maintes fois dénoncée pour ses pratiques de pillage des bois africains [16].
Une ombre vient cependant assombrir cette visite officielle : l’enquête dite des Biens mal acquis. En mars 2007, trois associations françaises, Survie, Sherpa (groupement de juristes spécialisés dans la criminalité économique) et la Fédération des Congolais de la Diaspora déposent une plainte pour « recel de détournement d’argent public » visant l’acquisition de biens en France par des chefs d’États africains et leurs familles. Cinq chefs d’État sont visés : le gabonais Omar Bongo Ondimba, le congolais Denis Sassou Nguesso, le burkinabé Blaise Compaoré, l’angolais Eduardo Dos Santos et l’équato-guinéen Teodoro Obiang. Motif ? Les biens immobiliers et financiers de ces chefs d’État en France semblent disproportionnés par rapport à leurs salaires officiels. Les trois associations puisent leurs arguments dans un rapport intitulé Biens mal acquis… profitent trop souvent, réalisé en 2006 par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD).
En juin 2007, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire confiée à l’Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF). Les premières investigations aboutissent à des résultats impressionnants [17]. En témoigne cet extrait du journal Le Monde, qui publie les principales informations des trente-quatre procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 : « La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Élysées et la plaine Monceau, dans le 8e arrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d’euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16 ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans. […] Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au gabonais Omar Bongo ou à sa famille : deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. À Nice, une propriété est constituée de deux appartements, trois maisons. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7e arrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant - souvent - par le 16e arrondissement parisien, l’enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d’Omar Bongo et actuel ministre des Affaires étrangères, et d’autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que ses filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita. » [18]
Les enquêteurs répertorient onze comptes ouverts au nom d’Omar Bongo à Paris, Nice ou Créteil, ainsi que l’achat d’un impressionnant parc automobile de luxe. La richesse immobilière et les revenus publics du président gabonais sont largement disproportionnés par rapport à son salaire officiel, 15 000 euros par mois. D’où provient la fortune d’Omar Bongo ? Deux chèques découverts pendant les investigations de l’OCRGDF sont éloquents. En février 2004, la femme du président (qui n’est pas membre du gouvernement) achetait une voiture de luxe Maybach, payée intégralement par le Trésor public gabonais : les enquêteurs français ont découvert un chèque de 390 795 euros, tiré sur le compte de la paierie du Gabon. Ce même compte, ouvert à la Banque de France, a également servi à financer la moitié d’une Mercedes à 75 000 euros achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président.
En 1999, le Sénat états-unien enquêtait déjà sur l’origine de la fortune du président gabonais, mettant au jour de multiples comptes à Jersey, à Londres, au Luxembourg, à New York et en Suisse, pour un montant total dépassant les 130 millions de dollars. Selon la City Bank et les sénateurs états-uniens, « l’argent provenait d’une allocation budgétaire, 8,5 % du budget gabonais – soit 111 millions de dollars – étant chaque année réservés au président. […] Les fonds gouvernementaux du Gabon sont bien la source première des avoirs se trouvant sur les comptes d’Omar Bongo » . [19]
Et pendant ce temps, le pays s’endette. Alors que le Gabon continue d’exporter plus de 13 millions de tonnes de pétrole brut par an, la dette publique contractée par Omar Bongo s’élevait déjà à 4 milliards de dollars en 2002. L’opulente fortune du chef d’État gabonais nous laisse présager des profits colossaux réalisés par Elf, Bolloré, Bouygues et toutes les multinationales profitant du pillage des ressources africaines, cela pendant que les populations de ces pays s’appauvrissent.
Mais revenons à la visite gabonaise de Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, un journaliste questionne justement le président sur l’affaire des Biens mal acquis. Le président français, visiblement agacé, rétorque : « Si à chaque fois qu’il y a des enquêtes il faut arrêter nos relations, on ne les aurait pas arrêtées seulement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire… Attendez que la justice fasse son travail et on verra bien. » [20] Cette scène, qui montre le visage embarrassé du président Bongo, s’affiche sur plusieurs chaînes de télévision française à des heures de grande écoute.
Attendre que la Justice fasse son travail ? Le 13 novembre 2007, le parquet de Paris décide de classer cette enquête sans suite. Motif ? « Les investigations n’ont pas permis, en l’état, de mettre en évidence des infractions pénales », pourtant révélées par les deux chèques de la paierie du Gabon en France. Difficile de ne pas imaginer derrière cet opportun classement juridique, lorsque l’on connaît les détails du dossier, une décision politique prise au plus haut niveau.
Le 3 mars 2008, la chaîne de télévision France 2 diffuse cependant un reportage sur les Biens mal acquis, en particulier ceux d’Omar Bongo. La diplomatie gabonaise réagit aussitôt par un communiqué dénonçant un « acharnement médiatique » mettant « en péril l’intégrité physique (sic) [d’Omar Bongo] ainsi que celle de sa famille ». Quelques mois plus tôt, le dirigeant gabonais expérimentait déjà cette stratégie de victimisation. Le 2 décembre 2007, célébrant le 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir, Omar Bongo dénonçait les « détournements », la « course pour l’enrichissement illicite », la « corruption » et « l’impunité ambiante » du reste de la classe dirigeante, accusant celle-ci d’avoir fait « main basse » sur les fonds destinés au développement : « Je sais que l’état de notre réseau routier, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, a connu une grave dégradation […] [le Gabon] est aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière, qui ont gangrené les pouvoirs publics. » [21] On n’eut pas dit mieux.
* Publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur Tribord
Notes
[1] RFI, 8 mai 2007.
[2] Rue Dosne, Paris XVIe. Cf. La Lettre du Continent, 16 février 2006, 29 juin 2006, 14 septembre 2006, 12 octobre 2006, 25 janvier 2007, 22 février 2007.
[3] L’Express, 18 juin 2007, scène également visible sur le site internet Dailymotion.
[4] Billets d’Afrique et d’ailleurs n° 141, novembre 2005.
[5] Cf. Noir Chirac, déjà cité.
[6] Rapport du PNUD 2007/2008.
[7] Rapporté dans Affaires africaines, Pierre Péan, Fayard, 1983.
[8] Cf. Noir Silence, déjà cité.
[9] Cf. Noir Procès, ouvrage collectif, Les arènes, 2001.
[10] ibid.
[11] L’Express, 18 juin 2007.
[12] Journal Du Dimanche, 18 Janvier 2008.
[13] La coalition internationale « Publish What You Pay », lancée en 2002, milite pour une plus grande transparence des entreprises et des États dans l’exploitation des ressources pétrolières et minières.
[14] Cf. communiqué de l’association Survie, 1er août 2008, disponible sur http://survie.org
[15] Remboursements annuels du capital et des intérêts de la dette.
[16] Les activités de Francis Rougier sont dénoncées dans Les pillards de la forêt, Arnaud Labrousse, François-Xavier Verschave, dossier noir n°17, Agone, 2002.
[17] Les résultats de cette enquête ainsi que celle réalisée par le CCFD sont rassemblés dans la brochure Biens mal acquis des dictateurs africains en France, brochure de l’association Survie, juin 2008, disponible sur http://survie.org
[18] Le Monde, 1er février 2008.
[19] L’Express, 8 juin 2000 et Rapport du Sénat américain, Private Banking and Money Laundering, 1999.
[20] Est républicain, 28 juillet 2007.
[21] AFP, 2 décembre 2007.
SASSOU et la Succession de BONGO au Gabon....
De: sebkebara@gmail. com>
Objet: BONGO mort, SASSOU jubile et au Gabon il a déjà fait son choix !
La succession du feu-Président gabonais El HADJ Omar BONGO ONDIMBA n'est visiblement pas seulement une affaire gabono-gabonaise, elle déchaîne les passions en France et même dans la plus haute sphère politique congolaise. En bon observateur avisé, j'ai donc décidé de lever le voile sur les différentes manouvres qui ont cours actuellement à Brazzaville autour de cette succession gabonaise.
Tout le monde a pu voir à la télévision congolaise les images d’un SASSOU souriant en compagnie tour à tour du roi MAKOKO de Mbé et de la reine NGALEFOUROU de Ngabé. Le premier était accompagné de David Charles GANAO, le vieux Batéké de Djambala, alias le vieux MANOIR (le grand frère téké du feu-Président Omar BONGO ONDIMBA) et la seconde de Célestin GANGARA NKOUA (le vieux sorcier téké de NGO – le grand-frère de Joseph MIOKONO -, celui-là même qui avait prédit en 1991 la fin de SASSOU I dans des termes qui restent encore gravés dans notre mémoire collective ; et qui est aujourd'hui le Président de son Conseil économique et social).
Alors, Pourquoi SASSOU et GANAO ont-ils quitté précipitamment Libreville pour venir se montrer en compagnie du roi MAKOKO et de la reine NGALEFOUROU alors que les obsèques d'Omar BONGO ONDIMBA n'étaient pas encore terminées ? Que nous cache-t-on derrière cette mise en scène ?
En fait c'est très simple. Depuis quelques temps, les relations entre le feu Président Omar BONGO ONDIMBA et son beau-père, Denis SASSOU N'GUESSO étaient au plus mal. A tel point que pour la présidentielle prévue en juillet 2009, bien longtemps avant sa mort ‘‘surprise’’, tous ceux qui étaient proches de BONGO, y compris bien entendu son grand-frère téké, Davis Charles GANAO qui avait élu domicile à Libreville depuis 1997, savaient que BONGO avait déjà pris cause et partie pour son petit-frère téké, Mathias DZON.
C'est d'ailleurs ce qui expliquait en grande partie l'assurance qu'affichait ce dernier avec une certaine arrogance qui frisait l’hilarité. Et c'est justement cette arrogance et ce manque d'humilité qui ont poussé le vieux patriarche Batéké Charles David GANAO à soutenir SASSOU (qui sait mieux respecter les aînés et s’humilier quand ses intérêts sont en jeu?) contre la volonté de BONGO et donc à ne pas soutenir DZON, jugé trop vaniteux et orgueilleux. De plus, un vieux contentieux oppose DZON et ces autres frères tékés, notamment des Plateaux. Ces derniers n’ont jamais pardonné à DZON d’avoir voulu créer du temps où il était le puissant ministre des Finances, un deuxième royaume téké à Mbaya, opposant ainsi le très respecté roi de Mbé à son cousin, le vassal de Mbaya. C’est sans doute la raison pour laquelle DZON n’a jamais rendu visité au roi de Mbé et à la reine NGALEFOURI. Et aujourd’hui encore, bien qu’il veuille se poser en candidat des Batékés, DZON n’a pas jamais jugé nécessaire d’aller prendre la bénédiction du roi de Mbé et de la reine NGALEFOUROU. Ce qui est interprété par les sages Tékés comme une marque d’orgueil sans limite et un manque de respect impardonnable de sa part.
Jusqu'à la mort de BONGO, le roi MAKOKO et la reine NGALEFOUROU ne voulaient plus entendre parler de SASSOU qui avait tout fait pour affaiblir l’influence et voler les pouvoirs mystiques des héritiers de l’interlocuteur de DE BRAZZA. Et maintenant que BONGO est décédé, GANAO qui a maintenant les mains libres a vite sauté sur l'occasion pour réconcilier le roi de Mbé et son épouse, la reine de Ngabé avec SASSOU. La décision a donc été prise lors d'une réunion tenue secrète à Libreville en marge des obsèques de BONGO, d’organiser une rencontre à trois à Mpila entre SASSOU, le roi MAKOKO et la reine NGALEFOUROU en présence de GANAO, qui devait ainsi sceller la réconciliation entre les trois personnages. Il faut dire que depuis qu'il était rentré en conflit ouvert avec le roi de Mbé et son épouse, la reine de Ngabé, SASSOU vivait un véritable enfer sur terre car dit-on ses nuits étaient devenues cauchemardesques : une voix mystérieuse lui disait dans son sommeil que tant qu'il ne se sera pas réconcilier avec ces deux notables tékés, il ne sera pas réélu en 2009. Et comme l'homme est très superstitieux, on peut imaginer que ses nuits étaient très agitées.
C'est ainsi que dès son arrivée à Brazzaville, le vieux patriarche Batéké dépêcha véhicules et chauffeurs à Mbé et à Ngabé pour faire venir le roi et la reine à Brazzaville. Mais contrairement à ce que pensaient sans doute SASSOU et son puissant soutien téké (GANAO), les choses n'étaient pas aussi simples, notamment du coté de la reine. En effet, s'il était relativement facile de convaincre le roi de faire le voyage de Brazzaville, la reine en revanche ne voulait rien savoir (est-ce parce que le général Raymond Damase NGOLLO, l’enfant du village, qui y séjourne régulièrement y aurait fait un grand travail de terrain contre SASSOU ?). C'est finalement sur l'insistance de Célestin GANGARA NKOUA qui a longuement supplié son entourage qu'elle a fini par consentir à se rendre à Brazzaville pour écouter par politesse ce que le Président de la République
Et pour exprimer sa joie après cette réconciliation (qui serait donc selon lui synonyme de sa réélection le 12 juillet ?), l'homme des masses a offert à chacun de ses deux invités un PICK UP HILUX flambant neuf, sorti tout droit de la CFAO
C'est donc tout heureux que SASSOU et GANAO ont repris leur avion pour rejoindre Libreville après avoir scellé la réconciliation tant souhaitée par SASSOU avec le roi téké et sa reine. Ragaillardi par cette réconciliation inespérée, SASSOU sait que son principal challenger DZON est définitivement lâché par les siens (GANAO, GANGARA NKOUA, Florent TSIBA, André OKOMBI SALISSA, Marcel TSOUROU...) à cause de son orgueil, de son manque d'humilité et surtout de son manque de sagesse, et n'a plus désormais son seul soutien de poids après le décès d'Omar BONGO (qui avait déjà clairement pris cause et partie pour lui).
Pourtant, SASSOU qui sait flatter l’égo de ses adversaires en leur faisant miroiter monts et merveilles continue d’envoyer nuitamment des émissaires auprès de DZON pour lui demander de se retirer et une fois qu’il sera réélu, il lui renverra l’ascenseur (un poste de Premier ministre avec les pleins pouvoirs ? Mais pour l’instant ce dernier refuse comme par un dernier sursaut d’orgueil, mais jusqu’à quand ?). Les tékés divisés et incapables de former un bloc uni (tant pis pour eux), SASSOU se sent à nouveau pousser les ailes (diviser pour mieux régner) et veut désormais empêcher le clan BONGO et les tékés (ses ennemis jurés ?) de prendre la succession au Gabon. C'est ainsi qu'en bon prince machiavélien manœuvrier agissant dans l’ombre comme en son habitude, il tire les ficelles et milite activement pour l'installation au pouvoir du général Idriss NGARI (un homme des armes comme lui et d'ethnie Fang).
SASSOU ne veut surtout pas voir Ali ben BONGO ONDIMBA succéder à son père, pas même l'actuel compagnon de Pascaline BONGO (le totem de son père), Paul TOUNGUI (actuel ministre des affaires étrangères) et encore moins l'ex-mari de cette dernière, Jean PING (l’actuel parton de l'Union africaine). Donc pendant qu'il montre des signes d'affection envers Pascaline BONGO au grand jour, comme un bon sorcier Mbochi, eh bien, dans l'ombre et très secrètement, il la poignarde dans le dos en militant pour le principal rival du clan BONGO, le général Idriss NGARI.. Voilà qui ne doit pas faire plaisir à Claude GUEANT, à Robert BOURGI et aux réseaux françafricains qui souhaiteraient voir Ali Ben BONGO ONDIMBA assurer la continuité de l'œuvre de son défunt père. Une attitude qui risque de lui coûter très cher, lui qui ne cache pas son ambition de devenir le nouveau parrain africain de la Françafrique.
Pour terminer, il convient de noter que SASSOU qui envisage de glisser le pouvoir à ses enfants et neveux au Congo après sa mort s'oppose aujourd'hui à ce que le clan BONGO puisse conserver le pouvoir au Gabon. Les congolais sauront s’en souvenir le moment venu.
Sébastien KEBARA
L’observateur avisé
18 juin 2009
Croisade de Benny Hinn à Kinshasa :
son livre " « Bonjour Saint Esprit » ravi à 15 000 USD. 
L’évangéliste Benny Hinn vient de présider une grande croisade au stade des martyrs de Kinshasa en RDC où une foule immense l’attendait. Atterri au sol congolais dans la soirée de vendredi en provenance d’Afrique du Sud et de l’Ouganda où il a eu à prêcher également dans croisades de même envergure.
Plus de 200 mille personnes durant les journées de vendredi 12 et samedi 13 juin 2009 étaient venues assister à cette croisade au Stade des martyrs de Kinshasa. Plusieurs hommes de Dieu des églises de Kinshasa, des autres provinces de la RDC et des certains pays d’Afrique notamment Congo/Brazzaville, Gabon, Angola, Zambie, Zimbabwe, Togo et Nigeria étaient également présents.
La cérémonie avait commencé par l’exécution de l’hymne national congolais « debout congolais » suite à la demande propre de l’évangéliste Benny Hinn.
Avant de commencer son message, l’évangéliste Benny Hinn, avait invité le berger Joseph Olangi, responsable du Ministère de Combat spirituel et membre du comité organisateur de la croisade, à donner un message au monde entier, à faire une prière pour la RDC et à présenter le livre de l’évangéliste Benny Hinn : « Bonjour Saint Esprit » qui est premier ouvrage publié par Benny Hinn. Un challenge a été lancé par le berger Joseph Olangi en direction de l’assistance sous forme d’une vente aux enchères concernant le livre « Bonjour Saint Esprit ». Plusieurs acheteurs s’étaient présentés Le premier avait proposé 100 dollars (sans succès) et le dernier l’avait ravi à 15(quinze) mille dollars US.
Et ensuite plusieurs chrétiens avaient acquis ce livre à un prix librement fixé par eux-mêmes dans l’idée de soutenir financière le ministère de l’évangéliste Benny Hinn.
Dans son message, l’évangéliste Benny Hinn avait plus insisté sur l’importance du sang précieux de Christ comme source de tout miracle et arme efficace contre les puissances des ténèbres. Et à la fin, il s’était agenouillé en public pour supplier le peuple de Dieu en général et les hommes de Dieu (pasteur, évangéliste,..) en particulier à remettre la croix de Jésus Christ à sa place.
A la fin de son message, il a emballé le peuple de Dieu à l’adoration avant de faire une prière miracle à l’issue de laquelle beaucoup de miracles et de guérissons s’étaient opérés. Les aveugles, les paralytiques, les sourds,… et ceux qui souffraient de maladies diverses ont été guéris.
L’évangéliste n’avait manqué à implorer la grâce de Dieu sur la RDC en demandant la restauration de la paix générale, de la sécurité et de l’unité. Et à la fin il avait invité les hommes de Dieu du Congo à travailler dans l’unité avant de promettre de revenir encore en RDC. Car l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par les congolais, ne l’avait pas laissé indifférent.
Pathy Situazola Makanga
Kinshasa, 18/06/2009 (Journal Chrétien/MCN, via mediacongo.net)
15 juin 2009
Le Groupe GAEL en tournée
Alain Moloto et son groupe en concert à Bruxelles et Paris : Merci d’être là au moment où la maison du Père se dépeuple
Kinshasa, 15/06/2009 / Musique
Le groupe GAEL est exemplaire dans son fonctionnement avec ce point d’équilibre essentiel qu’il a su trouver en conservant le format classique des chœurs qu’il a enrichi avec l’épanouissement des individualités qui s’effacent derrière la renommée et l’aura du groupe.
Le chanteur congolais Alain Moloto et son groupe GAEL (Groupe Adorons l’Éternel) entament, les 20 et 27 juin prochains, une tournée internationale par Bruxelles et Paris. Comment ne pas y voir un plan de Dieu (une façon de parler, ne m’accusez pas de prosélytisme) en ce moment où la Maison de l’Éternel est en train de se dépeupler avec des départs fracassants ? Nana Lukezo ne chantera plus jamais dans les églises de Bruxelles et va s’investir aussi dans les variétés (rumba et ndombolo), Djonolo l’auteur du mémorable Mansanga vient de tourner la page de la musique religieuse, JP Buse va combiner musique chretienne et celle dite engagée (http://www.frerejpbuse.afrikblog.com).
En ce moment où tout semble foutre le camp, le peuple de Dieu lui, par contre, est-il toujours là ? En fonction de l’affluence à ces deux concerts d’Alain Moloto et le groupe GAEL, l’on saura alors si c’est la musique religieuse qui est en grave perte d’audience ou si ce sont seulement certains chanteurs qui souffrent du désamour d’un public saturé ou désabusé. Tout porte, cependant, à croire que les chrétiens de Bruxelles et Paris répondront présent : Alain Moloto passe pour le meilleur auteur de la musique chrétienne congolaise actuelle, des talents très prometteurs se révèlent sous sa direction comme Nadège dont la maturation s’accompagne d’une réelle fascination qu’elle exerce au-delà de cercles ghettoïsant de chrétiens congolais…
Le groupe GAEL est exemplaire dans son fonctionnement avec ce point d’équilibre essentiel qu’il a su trouver en conservant le format classique des chœurs qu’il a enrichi avec l’épanouissement des individualités qui s’effacent derrière la renommée et l’aura du groupe. Et pourtant, Alain Moloto avec son charisme, son savoir-faire ; Nadège avec sa voix, son physique qui est un véritable don de Dieu, et bien d’autres auraient pourtant pu se laisser tenter par le vedettariat. Ils sont restés sagement à leur place et dans leur rôle, en harmonie avec le message qu’ils portent et qu’ils diffusent. Dieu, s’il existe, leur en vaudra, comme sans doute les mélomanes, lors des deux prochains concerts.
(BT/PKF)
Botowamungu Kalome/AEM/MMC
Last edited: 15/06/2009 12:36:06
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13 juin 2009
Les Militaires Rwandais de Ruberwa violent à Kinshasa

Une femme de 29 ans violée par 4 militaires à Kinshasa
Kinshasa, 13/06/2009 / Société
Selon LIZADEEL, l’infortunée a subi des tortures corporelles avec blessures aux bras, au dos et jusque dans ses parties intimes.
Une femme de 29 ans, dont le nom n’a pas été révélé, a été violée le 25 mai dernier à Kinshasa vers 18 heures au bord du fleuve dans le voisinage de la résidence de l’ancien vice-Président Ruberwa par 4 militaires, a annoncé mercredi à l’ACP la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL).
Mère de 3 enfants et vendeuse ambulante, a précisé la source, la victime qui venait de livrer des produits à ses clients, a été interpellée par un adjudant accompagné de ses trois complices pour ensuite la violer.
Ainsi, l’infortunée a subi des tortures corporelles avec blessures aux bras, au dos et jusque dans ses parties intimes.
La LIZADEEL qui suit ce dossier, a signalé que ce cas est déjà connu au niveau de l’auditorat militaire.
(GM/Milor) ACP
12 juin 2009
LE GABON PLEURE Omar BONGO...
La dépouille mortelle d’Omar Bongo accueillie dans l’émotion au Gabon
Le convoi funéraire du président gabonais Omar Bongo à Libreville, le 11 juin 2009
LIBREVILLE (AFP) – jeudi 11 juin 2009 – 23h31 – Des milliers de personnes en larmes ont accueilli jeudi à Libreville la dépouille mortelle du président gabonais Omar Bongo Ondimba, transportée d’Espagne au Gabon où il sera inhumé le 18 juin après une semaine de funérailles.
L’avion s’est posé vers 16H15 locale (15H15 GMT) à l’aéroport international Léon Mba, provoquant des pleurs et des évanouissements dans une foule de plus de 10.000 personnes rassemblées sur et aux abords du tarmac par une forte chaleur.
A l’arrêt de l’appareil, Pascaline Bongo, fille et chef de cabinet du défunt, s’est effondrée en sanglots dans les bras du président congolais Denis Sassou Nguesso, beau-père de M. Bongo.
A leurs côtés, étaient présentes les autorités politiques, institutionnelles, des diplomates et des représentants des forces de défense et de sécurité du pays, qui ont rendu les honneurs militaires au défunt.
Des femmes en pleurs sur le trajet funéraire du cercueil d'Omar Bongo, à Libreville, le 11 juin 2009
Le cercueil a été recouvert du drapeau national gabonais et posé sur un véhicule de commandement militaire qui s’est ébranlé vers le Palais présidentiel, sur le bord de mer. Le cercueil doit y être exposé plusieurs jours.
Le cortège était accompagné des responsables et d’une foule nombreuse, pendant que des milliers de personnes étaient massées pour suivre son parcours, selon des images des télévisions qui ont retransmis en direct l’arrivée du corps.
« Nous pleurons notre papa. Nous lui souhaitons la paix, la paix qu’il avait toujours voulue pour nous, pour le Gabon» , a commenté, le visage mouillé de larmes, une commerçante, Esther N’Dedi, 41 ans, née la même année que l’accession au pouvoir du président Bongo. « Son histoire, c’est mon histoire» , a-t-elle ajouté.
Au palais, le cercueil a été posé dans une chapelle ardente où un défilé incessant de personnes lui ont rendu hommage jusqu’en fin de soirée.
Auparavant à Barcelone où il est mort, Omar Bongo a eu droit à un sobre hommage militaire en présence d’autorités gabonaises et espagnoles sur la piste de l’aéroport El Prat d’où l’avion a décollé.
Anicet Bongo (d), fils du président gabonais Omar Bongo, et une proche, le 11 juin 2009 à Barcelone
Les honneurs militaires ont été rendus par un peloton d’infanterie légère devant une délégation gabonaise comprenant les ministres Paul Toungui (Affaires étrangères), Casimir Oyé Mba (Mines et Pétrole) et des représentants du Sénat et de l’Assemblée nationale.
Le premier conseil des ministres depuis le décès du président se tiendra vendredi matin. Il sera présidé par le chef de l’Etat intérimaire Rose Francine Rogombé.
Le décès d’Omar Bongo des suites d’un cancer, à l’âge de 73 ans dont 41 au pouvoir, avait été annoncé lundi à Barcelone où il était hospitalisé depuis début mai.
Le programme officiel des obsèques prévoit un « hommage des délégations étrangères» à Libreville le 16 juin. De nombreux chefs d’Etat dont le président français Nicolas Sarkozy devraient y assister.
Omar Bongo sera ensuite inhumé « dans l’intimité» dans sa région natale, le Haut-Ogooué (sud-est), le 18 juin.
Jeudi encore, les réactions attristées continuaient d’affluer: le Congo a entamé un deuil national de huit jours, la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, 10 pays) a déploré la disparition d’un « opiniâtre médiateur» .
Jeudi, la capitale gabonaise ressemblait à une ville morte, avec de nombreux commerces et sociétés fermés et une circulation, habituellement dense, très fluide.
La présidente par intérim du Gabon, Rose Francine Rogombé, a invité les populations à rendre à Omar Bongo « l’hommage déférent qu’il mérite dans la sérénité, le calme, la dignité et le recueillement» , dans son premier message à la Nation diffusé mercredi soir par la télévision publique.
Mme Rogombé, qui avait prêté serment quelques heures auparavant, est chargée d’organiser une élection présidentielle dans un délai de 45 jours.
11 juin 2009
Nous n'aimons pas notre pays
Avec ou sans complot international, si nous ne changeons pas, la RDC est voué à la disparition, à la balkanisation par notre propre faute, les étrangers n'y sont pour rien. Est ce la faute des américains, des français, des rwandais, des angolais si nous n'aimons pas notre pays, si nous sommes régionalistes, tribalistes, kinois (cela veut dire priorité au superflu, au paraître, au détournement, à la paresse, boire du primus du matin au soir au lieu de travailler, acheter les diplômes, bref toutes ces bêtises dans lesquelles le kinois excelle...),
Le Congolais n'est plus capable de réflechir et de travailler pour le bien commun, le développement, d'avoir le patriotisme, la fierté d'appartenir à une nation. Que peut on encore espérer d'un pays où certaines entreprises totalisent plus de 4 ans d'impayement ? Les députés ont négocié leur émolumement en oubliant ceux qui les ont élus !
La Gécamines a 42 mois d'impayement, ces pauvres gens espéraient voir leur arriérés apurés avec les fonds versés par les chinois, malheureusement 50 000 000 $ destinés à la Gécamines comme "pas de porte" pour l'accès des chinois aux mines se sont volatisés à Kinshasa ! Pendant ce temps des mecs se construisent avec cet argent volé des ranchs, des hôtels à Kinshasa, au Katanga, à Jo'bourg
Où est la faute des américains, des français, des belges si Boshab qui avait fait disparaître plus de 20 000 000 $ de la SNEL se retrouve Président de l'Assemblée Nationale au lieu d'être en prison ? Le problème est interne ! Comment peut on encore resté patriote nationaliste après des énormités pareilles ?
Kengo aujourd'hui président du Sénat !!!!!! On a tout oublié de la fameuse rigueur qui a ruiné le Zaïre et enrichis les dinosaures ! Dette que nous continuons de payer jusqu'à ce jour ! A qui la faute ? Américains ? ou la bêtise des nous congolais !
La SNCC totalisait plus de 38 mois d'impayement, pendant ce temps les directeurs ont chacun des wagons qu'ils font louer, se payent des Prados, des Hummers des Lincolns. Le gouvernement n'a payé que 2 mois de salaire et en ayant pris soin juste avant la paie d'abaisser le taux de change de 750 à 400 FC le $, la différence ? dans les poches des ministres et juste après le taux est remonté à 800 FC. Qui est responsable ? Sarkozy ? Merkel ? ou le manque de sérieux du kinois et du congolais!
Kin qui est à côté du 2° fleuve au monde ne sait pas avoir l'eau au robinet 24 h/24, Alors que dans certains pays du Sahel on a de l'eau au robinet 24 h/24. La faute à qui si nous avons détruit la Regideso par nos détournements ? Qu'est ce que les USA ont à avoir avec ça. Je le répète le problème est interne ! Faut il que Obama vienne pomper pour nous l'eau du fleuve !!!!
La Miba a fermé, qui est responsable ?, si ce n'est le tribalisme, le détournement, l'intolérance. ..
Nous avons le barrage d'Inga mais 86 % du territoire congolais ne sont pas électrifiés ! Qui est coupable ? Hummm, les étrangers ou nous même ? La Zambie qui nous achète du courant est mieux éclairée que la RDC, On trouve de petits villages zambiens éclairés avec des Kilowatts congolais alors que Kin et Lubumbashi souffrent de délestage. Bandundu, Mbuji Mayi, Mbandaka, Kananga qui sont des chefs lieux de Province ne jouissent pas de Inga. Est ce sur exigence de l'Occident que ces chers compatriotes sont privés d'électricité ? Réflechissons mes frères, le mal est interne et tant que les choses ne seront pas analysées sous cet angle aucun progrès n'est possible. Ne cherchons pas des boucs émissaires !
Qui nous interdit de payer nos militaires, de les entraîner et de leur doter d'une logistique pour leur permettre d'affronter les voisins bélliqueux ? C'est connu que la solde, la ration et la logistique des militaires sont détournées par la hiérarchie. Fais un tour à Lubumbashi et tu verras les villas en étage avec piscine, cours de tennis que se construisent les officiers supérieurs miltaires au quartier Golfe pendant que les troupes sont abandonnées affamées au front sans logistique. Aucune arrestation, aucune enquête... A qui la faute ? Les tutsis connaissant cela en profite ! Que les américains viennent faire le ménage à notre place ?
Nos Aéroports sont les plus sales au monde, Est ce Bush, Obama, Sarkozy, Gordon Brown, Kagame ou Dos Santos qui empêchent à la RVA d'entretenir nos aéroports. Actuellement il faut payer 50 $ en plus du billet pour les vols internationaux et 10 $ pour les vols internes. Où va cet argent ? Villas, 4x4 de Luxe...etc. et pendant ce temps les toilettes de l'aéroport de la Luano (Lubumbashi) sont bouchées et hors usage. Qui doit déboucher ces toilettes alors que la RVA surtaxe les compagnies et les passagers ? les américains ? les français ?
La Santé, l'éducation oublions c'est tout simplement inadmissible l'état dans lequel se trouve nos hôpitaux et nos écoles, nos universités ! A qui la faute ?
La Justice ? Pouf l'argent ou la tribu sont plus efficaces que les preuves ou les faits ! les tribunaux coutumiers jugent mieux que nos instances judiciaires. Qui blâmer ? L'Occident ?
Pour finir venons en au sport ! Le Rwanda a organisé la CAN, l'Angola l'année prochaine, l'Afrique du Sud la Mundial et la RDC ? Dossiers toujours irrecevables par manque de sérieux, vétusté des infrastructures. .. A qui la faute, Bush nous a t il empêcher de réhabiliter nos stades ?
What Else My Brothers ?
Où va tout cet argent des revenus miniers, des taxes aux frontières (Matadi, Kasumbalesa) ? Dans les poches de Sarkozy ou de nos dirigeants ?
Les 40 % des Provinces ? Destination inconnue ! Alors que c'est prescrit par la constitution, un gouvernement incapable de respecter sa propre constitution ! Qui va le faire à notre place ? Kagame ?
Après 3 ans des 5 chantiers, Quel est le bilan ? moins de 1 000 Km de route et les 4 autres chantiers (le reste des infrastructures, emploi, santé, éducation, eau et életricité) oubliés et par leurs promoteurs et par nous le peuple et on va continuer à applaudir, chanter, danser et aller encore élir les mêmes têtes pour les mêmes raisons (tribu, province, clan, T-shirts, sac de farine, primus...) et puis rien ne va changer et on va recommencer à se plaindre. Ainsi va la RDC.
Pendant ce temps nos voisins réflechissent pour mieux nous envahir et nous asservir et se partager notre Beau Pays. C'est ça le destin de la Grande RDC ex Zaïre, ex Congo Kinshasa, ex Congo Belge, ex EIC, ex Protectorat Léopold II, ex Grand Empire Kuba+Lunda+Kongo+ Bayeke+Mongo+ Tetela+Tshokwe+ Azande... ........
Dr. André KAPEND M.
09 juin 2009
OBAMA chez les musilmans
Le discours du président Barack Obama au Caire (la transcription)
M. Obama préconise un nouveau départ avec les musulmans de par le monde.
Université du Caire
Le Caire, Égypte
4 juin 2009, 13h10 (heure locale)
Je vous remercie. Bonjour à tous. C'est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu'est le Caire et d'être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d'un siècle, l'université du Caire est une source de progrès pour l'Égypte. Ensemble, vous représentez l'harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)
Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier - tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l'islam et l'Occident se caractérisent par des siècles de coexistence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s'est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l'Occident un élément hostile aux traditions de l'islam.
Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d'une minorité de musulmans, qui pour être réduite n'en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l'islam inévitablement hostile non seulement à l'Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l'homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.
Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.
Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.
Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre cœur et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d'entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.
Cette conviction s'enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j'ai passé plusieurs années en Indonésie où j'ai entendu l'appel à la prière (azan) à l'aube et au crépuscule. Jeune homme, j'ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j'ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.
Féru d'histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l'islam. C'est l'islam - dans des lieux tels qu'Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance
Je sais aussi que l'islam a de tout temps fait partie de l'histoire de l'Amérique. C'est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n'ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »
Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l'un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)
J'ai donc connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l'Amérique et l'islam doit se fonder sur ce qu'est l'islam, et non sur ce qu'il n'est pas, et j'estime qu'il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent. (Applaudissements)
Or ce même principe doit s'appliquer à la façon dont l'Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l'Amérique n'est pas le stéréotype grossier d'un empire qui n'a d'autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l'une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d'une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l'idéal de l'égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots - sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul ».
Eh bien, qu'un Américain d'origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d'encre. (Applaudissements)
Mais mon parcours n'est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s'est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages - y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd'hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d'éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)
En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C'est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu'on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C'est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)
Le doute n'est pas permis : l'islam fait bel et bien partie de l'Amérique. Et je suis convaincu que l'Amérique contient en elle la proposition vraie qu'indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose - vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C'est cela que nous avons en commun. C'est l'espoir de l'humanité tout entière.
Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n'est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu'à condition d'agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu'en nous abstenant d'y faire face c'est à nous tous que nous faisons tort.
Car nous en avons fait récemment l'expérience : quand le système financier d'un pays particulier s'affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d'une arme nucléaire, le risque d'attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l'océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c'est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)
Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C'est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu'êtres humains.
C'est une responsabilité difficile à assumer. Car l'histoire de l'humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus - et admettons-le, de religions - qui s'asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est autodestructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d'individus au détriment d'un autre est inévitablement voué à l'échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)
Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d'ignorer les sources de tension. C'est l'inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m'exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.
La première est celle de l'extrémisme violent sous toutes ses formes.
À Ankara, j'ai fait clairement savoir que l'Amérique n'est pas - et ne sera jamais - en guerre contre l'islam. (Applaudissements)
En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants innocents. Et il m'incombe d'abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.
La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l'Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d'un large appui de la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d'aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d'Amérique et de beaucoup d'autres pays, et qui n'avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd'hui encore sa détermination à commettre d'autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d'élargir son rayon d'action. Il ne s'agit pas là d'opinions à débattre - ce sont des faits à combattre.
Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas - nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l'Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s'avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu'au dernier, si nous avions l'assurance que l'Afghanistan et maintenant le Pakistan n'abritaient pas d'éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d'Américains. Mais ce n'est pas encore le cas.
C'est pourquoi nous œuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l'Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d'entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions - et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l'homme, le progrès des nations et l'islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l'humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu'un, sauve l'humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d'un milliard d'habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix.
Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C'est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d'écoles et d'hôpitaux, de routes et d'entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C'est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.
Je voudrais aussi aborder le dossier de l'Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d'un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l'Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c'est possible. (Applaudissements) De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : « J'espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu'elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l'effet. »
Aujourd'hui, l'Amérique possède une double responsabilité : aider l'Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l'Irak aux Irakiens. J'ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l'Irak appartient à l'Irak. C'est pour cette raison que j'ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d'ici au mois d'août de l'année prochaine. C'est pour cette raison que nous allons honorer l'accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d'ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d'ici à 2012. (Applaudissements) Nous aiderons l'Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c'est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.
Enfin, tout comme l'Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu'ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J'ai interdit sans équivoque l'usage de la torture par les États-Unis et j'ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d'ici au début de l'année prochaine. (Applaudissements)
L'Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.
La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.
Les liens solides qui unissent l'Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l'aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.
À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l'antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d'un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l'esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich. Six millions de Juifs ont été tués - soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d'Israël aujourd'hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu'à évoquer dans l'esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.
Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d'un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n'ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations - grandes et petites - qui accompagnent l'occupation. Il n'est pas permis d'en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L'Amérique ne tournera pas le dos à l'aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)
Depuis des dizaines d'années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l'attention sur la dislocation consécutive à la fondation d'Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l'hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l'objet à l'intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l'une ou de l'autre partie, nos œillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C'est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de la Palestine la Feuille
Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n'aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l'humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d'obtenir l'égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au cœur même de la création de l'Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l'Afrique du sud à l'Asie du sud ; de l'Europe de l'est à l'Indonésie. C'est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n'est pas un signe de courage ni de force. Ce n'est pas de cette manière que l'on revendique l'autorité morale ; c'est ainsi qu'on l'abdique.
Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu'ils peuvent bâtir. L'Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaitre ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l'existence d'Israël.
En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l'existence d'Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les
Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d'Israël, l'absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.
Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l'initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d'asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d'Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.
L'Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu'Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d'un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.
Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d'œuvrer pour le jour où les mères d'Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d'Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l'histoire d'Israh, (Applaudissements), - comme dans l'histoire d'Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. (Applaudissements)
La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l'égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.
Cette question a constitué une source de tension entre les États-Unis et la République
Je comprends qu'il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l'avant sans conditions préalables, sur la base d'un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n'est pas simplement dans l'intérêt des États-Unis, c'est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d'entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse .
Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d'autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C'est pourquoi je réaffirme fermement l'engagement de l'Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d'armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l'Iran, devrait avoir le droit d'avoir accès à l'énergie nucléaire pacifique s'il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au cœur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J'espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.
Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)
Je sais - je sais qu'il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu'une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.
Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l'égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L'Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d'une élection pacifique. Mais j'ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s'exprimer et d'avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l'État de droit et l'application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s'agit pas simplement d'idéaux américains, il s'agit des droits de l'homme et c'est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier. (Applaudissements)
C'est vrai, il n'y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L'Amérique respecte la liberté d'expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques - à condition qu'ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.
Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu'ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d'autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.
Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !
Le président Obama : Je vous remercie. (Applaudissements) Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.
L'Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l'histoire de l'Andalousie et de Cordoue pendant l'Inquisition. Je l'ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C'est cet esprit qu'il nous faut aujourd'hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d'après leur conviction d'esprit, de cœur et d'âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s'épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.
Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l'aune du rejet des croyances d'autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. (Applaudissements) Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.
La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s'acquitter de l'obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C'est pour cette raison que je suis résolu à œuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s'acquitter de la zakat.
De même, il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu'une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l'hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.
De fait, la foi devrait nous unir. C'est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C'est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d'Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie
La sixième question - la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.
(Applaudissements) Je sais - je sais, et vous pouvez le voir d'après ce public - que cette question suscite un sain débat. Je rejette l'opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d'une façon ou d'une autre moins égale, mais j'ai la conviction qu'une femme que l'on prive d'éducation est privée d'égalité. (Applaudissements) Et ce n'est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.
Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l'égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l'Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l'égalité des femmes continue dans beaucoup d'aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.
Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils (Applaudissements)et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l'humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C'est pour cela que les États-Unis œuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l'alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l'école au monde du travail par l'intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves. (Applaudissements)
Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.
Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s'accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s'agit d'un élément encore plus important, de notre identité, c'est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.
Mais je sais aussi qu'on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée
Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n'ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l'esprit que l'éducation et l'innovation seront la monnaie d'échange du 21e siècle. (Applaudissements) Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J'attire l'attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l'Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s'agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.
Dans le domaine de l'éducation, nous allons élargir les programmes d'échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, (Applaudissements) tout en encourageant davantage d'Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l'enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.
Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d'affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l'entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d'approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.
Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu'elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d'excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d'énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l'eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j'annonce aujourd'hui une nouvelle initiative avec l'Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.
Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d'aider nos populations à améliorer leur vie.
Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l'énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n'y parviendrons qu'ensemble.
Je sais qu'un grand nombre de gens - musulmans et non musulmans - se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu'il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s'affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n'irons jamais de l'avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.
Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu'il faut - de façon soutenue - pour trouver un terrain d'entente, pour nous concentrer sur l'avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.
Tout ceci n'est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blâmer autrui que de s'examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C'est une croyance qui n'est pas nouvelle, qui n'est ni noire ni blanche ni basanée, qui n'est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C'est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d'êtres humains. C'est la foi dans autrui et c'est ce qui m'a mené ici aujourd'hui.
Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l'esprit ce qui a été écrit.
Le Saint Coran nous dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. »
Le Talmud nous dit : « Toute la Torah
La Bible
Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C'est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous. Je vous remercie. Je vous remercie. (Applaudissements)
FIN 14h05 (heure locale)
(Fin de la transcription)
Source : Site officiel du Département d'État américain
Décès confirmé du Président Omar Bongo
Le Chef de l’Etat adresse un pathétique message de condoléances au Premier ministre gabonais
Kinshasa, 09/06/2009 / Politique
Le président de la République profondément touché par la disparition de son homologue gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba n’a pas tardé à adresser un message de condoléances particulièrement pathétique au Premier ministre du Gabon
A Monsieur Jean EYEGHE NDONG
Premier Ministre de la République Gabonaise
à Libreville/Gabon
Monsieur le Premier Ministre,
C’est avec vive émotion et grande consternation que Je viens d’apprendre la triste nouvelle du décès de Son Excellence Monsieur EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Président de la République du Gabon, survenu à Barcelone en Espagne, ce lundi 08 juin 2009 à 12h30’ GMT.
La disparition de ce Grand Homme d’Etat qui a su marquer de son empreinte l’histoire de l’Afrique contemporaine, constitue une perte immense, non seulement pour le peuple gabonais, qui Lui était profondément attaché, mais aussi pour l’Afrique toute entière, et particulièrement l’Afrique Centrale.
Doyen des chefs d’Etat africains, le Président EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA a joué un rôle important dans la résolution pacifique de bon nombre des conflits armés en Afrique. Son rôle dans l’intégration régionale en Afrique Centrale est et demeure incontestable. L’illustre disparu a également été partie prenante de tous les forums sur les grandes questions concernant notre continent et le reste du monde.
Au nom du peuple congolais, de son Gouvernement, des Etats Membres de la CEEAC et en Mon nom personnel, Je présente au peuple frère du Gabon, à son Gouvernement, à la famille éplorée et à vous-même Mes condoléances les plus attristées.
En ce moment de dure épreuve, le peuple congolais et Moi-même adressons Nos prières au Très-Haut pour qu’Il daigne accorder force et courage à l’ensemble du peuple gabonais et qu’Il accepte d’accueillir dans son royaume céleste, l’âme de l’illustre disparu.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de Ma très grande compassion.
Joseph KABILA KABANGE
(DN/Ern./Yes)
MMC
ADIEU OMAR BONGO
Décès en Catalogne du président gabonais Omar Bongo
il y a 1 heure 57 min
Le président gabonais Omar Bongo, doyen des chefs d'Etats africains en exercice et symbole de la "Françafrique", est mort lundi d'un arrêt cardiaque à l'hôpital Quiron de Barcelone où il était hospitalisé depuis fin mai. Lire la suite l'article
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OMAR BONGO EST MORT Agrandir la photo
Il était âgé de 73 ans.
Sa disparition laisse un vide politique. Les analystes pensent que sa succession donnera vraisemblablement lieu à des luttes de pouvoir au sein des factions du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).
Son fils, Ali, actuel ministre de la Défense, devrait tenir la corde en cas de succession dynastique, dit-on de même source.
"Au nom des familles Ondimba et Ebori, j'appelle au calme, à la sérénité des coeurs et au recueillement afin de préserver l'unité et la paix si chères à notre regretté père", a lancé à la télévision le fils du défunt.
Le chef de l'Etat, qui a assuré la stabilité de son pays depuis 1967, est décédé à 14h30 locales après un arrêt cardiaque dans la capitale catalane, précise un communiqué du Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong.
Ce dernier a annoncé un deuil national de 30 jours.
Omar Bongo présidait aux destinées du Gabon, surnommé "l'émirat du golfe de Guinée" du fait ses immenses richesses pétrolières, depuis plus de 41 ans. Le pays compte aussi de l'uranium et des forêts.
Selon une radio française, le ministère gabonais de la Défense a ordonné la fermeture de toutes les frontières ainsi que de l'espace aérien et maritime du pays. Le maire de Libreville a interdit les rassemblements publics et ordonné la fermeture des bars et boîtes de nuit. Les rues de la capitale sont patrouillées par l'armée.
L'HOMMAGE DE SARKOZY
Aux termes de la Constitution, la présidente du Sénat Rose-Francine Rogombé, membre du PDG, doit assurer l'intérim et des élections doivent être organisées dans les 45 jours.
La porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Laure Olga Gondjout a assuré que la Loi fondamentale et les institutions seraient "respectées".
Lundi matin, le Premier ministre avait démenti les rumeurs qui circulaient déjà sur la mort du chef de l'Etat, annoncée dès dimanche soir par le site internet de l'hebdomadaire Le Point (www.lepoint.fr), information qui avait provoqué la colère de Libreville, ancienne colonie française demeurée en liens étroits avec Paris.
L'état de santé d'Omar Bongo faisait l'objet de spéculations depuis qu'il avait été hospitalisé à Barcelone pour s'y remettre, selon le gouvernement, du choc provoqué par la mort en mars de son épouse, Edith, fille du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, décédée à l'âge de 45 ans.
A Paris, Nicolas Sarkozy a salué un ami fidèle de la France et une haute figure de l'Afrique. Bongo était un fin connaisseur des arcanes de la politique française.
Dans un communiqué, le président français souligne qu'Omar Bongo avait "su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain".
"Il tient à les assurer que la France, fidèle à sa longue relation d'amitié, demeure, dans cette épreuve, aux cotés du Gabon, de ses institutions et de son peuple", poursuit le texte.
Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, a déclaré pour sa part: "La France perd aujourd'hui un ami, mais je déplore également une perte pour l'Afrique, continent où M. Bongo, unanimement respecté par ses pairs, avait uvré avec détermination et courage à la paix et la stabilité".
IMPORTANTE BASE MILITAIRE FRANÇAISE
La France dispose d'une importante base à Libreville, qui joue un rôle central dans le dispositif militaire de Paris sur le continent.
La mort de Bongo, qui n'avait jamais suspendu ses activités officielles auparavant depuis son arrivée au pouvoir en novembre 1967, devrait susciter des convoitises, mais les analystes estiment que le PDG au pouvoir est en mesure de gérer la transition dans la stabilité.
Le pays, doté d'importantes ressources pétrolières, est dominé par une petite élite étroitement solidaire et les opposants redoutent qu'Ali Bongo ne profite du vide du pouvoir pour en prendre la tête.
Les spécialistes du Gabon le voient eux aussi succéder à son père mais n'excluent pas qu'il puisse s'agir d'un autre membre de la famille.
Bongo Jr pourrait ainsi rencontrer sur sa route son beau-frère, Paul Toungui, actuel ministre des Affaires étrangères et mari de Pascaline Bongo, fille du défunt et influente directrice du cabinet présidentiel.
D'autres noms de possibles prétendants circulent, comme ceux de Jean Ping, ancien chef de la diplomatie gabonaise et actuel président de la Commission de l'Union africaine, et du vice-président Didjob Divungi di Ndinge.
Avec Vanessa Romeo, David Lewis à Dakar, Gérard Bon à Paris, version française Grégory Blachier et Jean-Loup Fiévet
08 juin 2009
Le Président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, est bel et bien mort
Losako, le blog du Peuple savait qu'il était mort... cliquez sur le lien ci-dessous pour voir l'annonce depuis fin Mai
http://losako.afrikblog.com/archives/2009/05/30/13906872.html#comments
Le président gabonais Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort lundi à l'âge de 73 ans en Espagne, ont annoncé les autorités du Gabon dont les frontières ont été fermées dans la foulée.
Hospitalisé dans une clinique espagnole depuis début mai, est mort lundi en début d'après-midi, selon un message écrit du Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong remis aux journalistes à Barcelone après une journée d'incertitudes.
"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message.
Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat, actuellement Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition jusqu'à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir.
A Libreville, le ministère de la Défense, dirigé par Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt et mentionné comme un des principaux successeurs possibles, a décidé peu après cette annonce "la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes" du pays.
Appelant la population au "patriotisme", il a également annoncé "la mise en place de toutes les composantes des forces de défense sur tout l'ensemble du territoire" et "la sécurisation des sites et des bâtiments administratifs sensibles".
Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure s'annonce difficile d'autant que M. Bongo n'a jamais désigné de dauphin.
Soulignant que le président avait "toujours cultivé l'unité et la cohésion des Gabonais pour une paix véritable", M. Eyeghe Ndong a appelé à ses concitoyens à "la préserver dans le respect des institutions".
"En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement et la dignité", leurs a-t-il lancé depuis Barcelone, dans un message lu par la vice-Premier ministre gabonaise, Georgette Koko, à la télévision nationale.
Le gouvernement a décrété un deuil national de 30 jours, avec mise en berne des drapeaux. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé "beaucoup de tristesse" et assuré que la France était "dans cette épreuve aux cotés du Gabon, de ses institutions et de son peuple".
L'incertitude sur l'état du président gabonais avait persisté toute la journée de lundi.
Sa mort avait d'abord été annoncée dimanche soir par une source proche du gouvernement français. Mais lundi matin, le Premier ministre gabonais avait démenti, affirmant qu'il était "bien en vie".
Finalement quelques heures plus tard deux médias espagnols, le journal catalan La Vanguardia et l'agence Europa Press, citant des sources anonymes proches de son entourage, révélaient la mort d'Omar Bongo lundi après-midi. Une source suivant de près la situation et ayant requis l'anonymat, a indiqué qu'il était décédé à 14H00.
Les autorités gabonaises avaient jusque là soutenu que M. Bongo Ondimba avait été hospitalisé pour un simple "bilan de santé approfondi et des soins appropriés". D'autres sources l'avaient au contraire décrit dans un état "grave", soigné pour un cancer intestinal.
Après l'annonce de son décès dimanche soir depuis la France, M. Eyeghe Ndong avait indiqué que le Gabon allait protester officiellement auprès de Paris pour dénoncer les "dérives répétées de la presse française" sur l'état de santé du président gabonais. L'ambassadeur de France à Libreville, Jean-Didier Roisin, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères.
A Libreville, on avait noté dès lundi matin une présence militaire et policière en différents points clés, notamment devant la télévision publique ou encore sur la voie expresse qui entoure la capitale. Les communications, en particulier internet, étaient perturbées.
Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier africain, le Gabon, exportateur de matières premières et importateur de biens manufacturés, est touché de plein fouet par la crise, victime de longues années d'une gestion sans diversification de l'économie et gangrené par la corruption.
Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés avec un risque d'explosion sociale.
Considéré comme un "sage" en Afrique, Omar Bongo était l'un des symboles de la "Françafrique", cette relation complexe entretenue entre Paris et ses ex-colonies d'Afrique, où se mêlent raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes.
Hommage des époux Chirac au "sage" Omar Bongo
L'ancien président de la République Jacques Chirac et son épouse Bernadette ont salué lundi la mémoire du président gabonais Omar Bongo, qui "aura réussi à s'imposer comme un sage" contribuant "à la paix et à la stabilité de l'ensemble du continent" africain.
"A la tête de la République du Gabon, Omar Bongo n'aura eu de cesse pendant plus de quarante ans d'oeuvrer au développement économique et social de son pays, comme de l'Afrique entière", selon un communiqué des époux Chirac.
OMAR BONGO N'EST PAS MORT
“Omar Bongo est bien en vie”, déclare le Premier ministre gabonais
Photo du président Omar Bongo Ondimba prise le 8 décembre 2007.
BARCELONE (AFP) - lundi 08 juin 2009 - 11h36 - Le président du Gabon Omar Bongo Ondimba “est bien en vie”, a déclaré lundi à Barcelone le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong, démentant l’annonce de son décès dimanche soir à Paris.
“Nous avons constaté que le président de la République (…) Omar Bongo Ondimba est bien en vie”, a déclaré le Premier ministre gabonais, indiquant lui avoir rendu visite “dans la matinée” avec plusieurs ministres gabonais et le chef de l’Assemblée nationale de ce pays.
Le président Omar Bongo “n’est pas mort”, a ensuite confirmé à l’AFP une source diplomatique espagnole. “L’information dont nous disposons est qu’il n’est pas mort”, a indiqué cette source du ministère des Affaires étrangères.
Le Premier ministre gabonais a annoncé que le Gabon allait protester officiellement auprès de la France pour dénoncer les “dérives répétées de la presse française” sur l’état de santé du président Bongo.
“J’ai instruit le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de transmettre par voie diplomatique aux autorités françaises compétentes la protestation du gouvernement gabonais face aux dérives répétées de la presse française, notamment des organes publics”, a-t-il déclaré.
Une source proche du gouvernement français avait annoncé dimanche soir à l’AFP le décès du président Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d’Etat africains en exercice, âgé de 73 ans.
L'entée de la clinique Quiron de Barcelone où est hospitalisé le président gabonais Omar Bongo Ondimba le 7 juin 2009.
Cette information n’avait pas été confirmée ni démentie officiellement dans la soirée à Libreville et à Paris, pas plus qu’en Espagne.
Selon les autorités gabonaises, le chef de l’Etat gabonais avait été hospitalisé pour un simple “bilan de santé” début mai. D’autres sources interrogées par l’AFP avaient au contraire indiqué qu’il se trouvait dans un état “grave”, soigné pour un cancer intestinal.
La présidence gabonaise avait annoncé le 6 mai que M. Bongo, avait décidé “la suspension momentanée de ses activités” de chef de l’Etat et que “toutes les audiences présidentielles (seraient) suspendues jusqu’à nouvel ordre”.
Omar Bongo n'est plus...
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Mort du Président Bongo Odimba

Après 41 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est mort dimanche, à 73 ans, des suites d'un cancer, a indiqué au Point une source proche de son entourage. Après avoir suspendu ses pouvoirs à Libreville le 6 mai, le plus ancien chef d'État africain avait été admis dans une clinique de Barcelone.
Nicolas Sarkozy a été immédiatement informé de son décès.
Son épouse Édith Lucie Bongo est décédée le 14 mars des suites d'une longue maladie, à Rabat, au Maroc.
Réfléchissons un peu sur le feuilleton Kabila-Muzito en lisant Charles Onana
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Les lecteurs du journal Le Potentiel de ce jeudi 4 juin 2009 doivent être tombés sur ce titre : «Muzito doit démissionner». Pourquoi le premier Ministre doit-il démissionner ? Selon Le Potentiel, Muzito est désavoué par le chef de l’Etat. J.-P. Mbelu |
02 juin 2009
Mauvaise ou bonne décision ?
Nana Lukezo : « J’arrête la musique chrétienne (...) Il y a trop d’hypocrisie dans les églises »
Kinshasa, 02/06/2009 / Musique ( Source digitalcongo.net )



Mc : Nana Lukezo, musique chrétienne,hypocrisie, églises Ig : Boycottée, je le suis déjà, je ne vois pas en quoi cela va changer, vous savez entre nous, cela va me donner du temps pour m’occuper de ma famille.
Déçue par les chrétiens de la ville de Bruxelles, Nana Lukezo vient de décider de tourner la page de la musique chrétienne. La chanteuse n’est pas tendre avec les églises de réveil qu’elle accuse d’hypocrisie et de se replier sur elles-mêmes en ne montrant pas leur amour et leur compassion à ceux qui souffrent comme les populations du Nord-Kivu. Le 16 mai dernier, la chanteuse congolaise a livré un concert au profit de Médecins Sans Frontières, dans une salle de 600 places, devant seulement 200 personnes selon la chanteuse, à peine une cinquantaine selon d’autres sources. Inacceptable pour l’artiste qui a décidé d’abandonner la musique chrétienne.
AFRIQU’ECHOS MAGAZINE (AEM) : Vos impressions après ce concert « SOS Kivu » au profit de Médecins Sans Frontières ?
NANA LUKEZO (NL) : Je suis déçue, vraiment déçue : pour une salle qui peut contenir 600 personnes, nous n’avons pas eu 200 personnes, cela me désole. Que voulez-vous, nous n’avons pas assez d’amour-propre, encore moins de solidarité et pourtant il s’agit de Congolais qui ont besoin de notre soutien.
AEM : À qui la faute pour cette faible mobilisation ?
NL : Je ne parlerais pas de faute, car en parlant de faute, il faut un coupable ou un fautif, mais je parlerais plus de manque de charité de la part des Congolais vis-à-vis de leurs frères et sœurs. Je parlerais aussi de l’hypocrisie des pasteurs de Bruxelles qui ne pensent, qu’à conforter leurs prérogatives dans les assemblées. Pour ma part, je me suis investie personnellement dans la promotion de ce concert, nous avons parlé aux chrétiens dans les églises, mais il n’y a pas eu de retour, pourquoi voulez vous que dans l’avenir, je sois disponible pour les églises ? Comme je l’ai dit les Congolais sont plus préoccupés par autre chose. Ce qui me déçoit au plus haut point c’est l’hypocrisie dans l’église et l’indifférence aux problèmes qui touchent notre pays. Je ne parle pas de politique, nous avons l’opportunité, en étant en Europe, aux États-Unis, de faire bouger les choses, mais non, nous nous contentons de nos églises, des quatre murs qui nous entourent et tant pis si, juste à côté, il y a quelqu’un dans le besoin, nous fermons les yeux ! Où sont nos oeuvres qui pourraient avoir de l’impact sur notre entourage ?
AEM : On vous sent amère vis-à-vis des chrétiens congolais ?
NL : Non, je ne suis pas amère, chacun fait ce qu’il veut. Mais au regard de ce qui se passe ailleurs, le Congolais est indifférent sur la situation qui prévaut dans son pays. Où sont passés ces groupes de pression qui prétendent parler au nom des Congolais qui sont agressés ? C’est bien de dire qu’il ne doit pas y avoir des concerts parce que le pays est agressé, mais quand il y a des activités par rapport aux populations en détresse, nous ne voyons pas ceux-là. Je vois comment les autres peuples perpétuent la mémoire, nous voyons comment les Rwandais commémorent, chaque année, ce qu’ils appelent « le génocide des Tutsi »... Nous entendons parler du génocide du peuple arménien, des commémorations des rafles des Juifs durant la seconde guerre mondiale, ce sont ces peuples qui se lèvent pour faire reconnaître ces désastres. Pendant ce temps, nous n’entendons jamais parler de crime contre l’humanité en ce qui concerne la traite des Noirs, or cela est un crime contre l’humanité. Ce n’est pas aux bourreaux de rendre cette justice, mais aux victimes de la revendiquer. Au Congo, il y a eu 5.000.000 de morts, personne n’en parle, ce n’est pas normal ! Voilà sur quoi, je suis amère. Quant aux églises, j’ai pris une décision lourde de conséquence : je ne chanterai plus dans les églises, ni même dans ma propre église, je vais plutôt me lancer dans ce combat de Don Quichotte « SOS KIVU ». Il faut que l’on reconnaisse l’épuration ethnique qui se commet impunément dans cette région de la RDC. Où sont les intellectuels congolais ?
AEM : C’est dur ce que vous dites là ?
NL : J’assume. Il faut bien que des Congolais s’illustrent dans autre chose que dans la bêtise, n’est-ce pas ? Il faut que le Congolais comprenne que le Congo n’aura sont salut que par les Congolais.
« Je déplore l’hypocrisie des pasteurs de Bruxelles qui ne pensent qu’à renforcer leurs positions au sein de leurs églises».
AEM : Pour parler des églises de Bruxelles, ne pensez vous pas que ne plus chanter pour le Seigneur est une décision grave ? En même temps, vous allez priver ceux qui apprécient votre musique de quelque chose ?
NL : Ceux qui m’apprécient, je ne les ai pas vus le 16 mai au concert « SOS KIVU ». Je pense que je donne beaucoup en tant qu’artiste et en retour nous souhaitons que le public soit non seulement réceptif, mais soutienne aussi des actions du type « SOS KIVU ». Et cela n’a rien à avoir avec le Seigneur, Dieu c’est dans le coeur. J’en suis arrivée à la conclusion que l’artiste Nana Lukezo a fait son temps, qu’il est temps de passer à autre chose ; je vais donc m’investir comme bénévole pour MSF en ce qui concerne le Kivu. Je vais continuer à chanter probablement, mais plus pour les églises congolaises. Je suis sûre que le Seigneur ne va pas m’abandonner pour cela, je reste chrétienne et je vais propager l’évangile dans mes chansons et continuer « SOS KIVU ». L’église a les quatre murs pour prier, mais n’a pas assez de cœur pour aller au-delà de ces murs. Je veux aller au-delà de ces murs avec la Parole de Dieu. L’église c’est d’abord le cœur. La vraie religion c’est celle du cœur, visiter les malades, pratiquer la charité, subvenir aux besoins de la veuve et de l’orphelin… voilà ce que nous recommande la Bible.
AEM : Donc, on ne vous verra plus animer les campagnes, conférences, séminaires... vous ne craignez pas d’être boycottée par les églises ?
NL : Non, nous en avons fait énormément mais les gens ne changent pas, cela ne contribue pas à l’essor spirituel du chrétien. Boycottée, je le suis déjà, je ne vois pas en quoi cela va changer, vous savez entre nous, cela va me donner du temps pour m’occuper de ma famille. Le nombre de festivals, de séminaires, de conférences, de campagnes que j’anime chaque année... Je serai disponible pour autre chose, ainsi je pourrais explorer de nouveaux horizons. La carrière d’artiste a des multiples débouchés, n’est ce pas ? Il n’y pas que l’église, vous avez des exemples dans notre musique.
« Où sont passés ces groupes de pression qui appellent au boycott de concerts des orchestres congolais ?».
AEM : Quid des engagements pris avant le 16 mai ?
NL : Ce n’est pas grave, nous allons annuler toutes les activités sur Bruxelles et nous n’allons plus accepter d’autres engagements, je suis désolée pour cela, mais c’est ma décision. Cela va me permettre de prendre du recul par rapport à la musique chrétienne et mon investissement dans cette musique au niveau de Bruxelles. Pour le reste, je verrai bien. Je ne peux pas non plus arrêter la musique comme ça, je vais me lancer dans d’autres projets financièrement intéressants et pas forcément chrétiens.
AEM : Un exemple de ce genre de projets ?
NL : Il y a une chose qui nous tient à cœur, mon mari et moi, c’est « Que Tous Ceux Qui Respirent Louent L’Éternel » un projet auquel je vais associer mes collègues de la musique de variétés congolaises et autres afin de louer l’Éternel, il faut que l’on arrête cette hypocrisie de musique du « monde » et musique « chrétienne ». Il n’y a pas cette différence dans la Bible, je pense que je vais plutôt faire cela, aussi répondre favorablement aux nombreuses invitations pour des concerts de musique des variétés que je reçois. Je ne suis ,peut- être, pas assez bonne artiste pour l’église. L’objectif pour moi c’est de sensibiliser sur cette situation dans les KIVU où il y a eu plus de 5.000.000 de morts mais dont personne ne parle. Maintenant ce que vont penser les uns et les autres, Dieu seul sait.
(BT/PKF)
AEM/MMC
31 mai 2009
Une délégation d'émissaires de JP-BUSE bientôt à Kinshasa
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30 mai 2009
Adieu mon général
Le général Budja Mabe a été conduit à sa dernière demeure vendredi à Kinshasa
Kinshasa, 30/05/2009 / Politique
Le Premier ministre a représenté le Chef de l’Etat aux obsèques de feu général Budja Mabe conduit à sa dernière demeure au cimetière de Kinshasa sous une grande assistance de nombreuses personnalités de la capitale congolaise parmi lesquelles le président du Sénat

Décédé le 19 mai 2009 en Afrique du Sud, le général Budja Mabe a été inhumé, hier vendredi 29 mai au cimetière de la Gombe. Bien avant l’enterrement, une messe de requiem a été célébrée en sa mémoire en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de Lingwala. Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence cette célébration eucharistique. Notamment le Premier ministre Adolphe Muzito, représentant le chef de l’Etat, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, ainsi que les officiers généraux et supérieurs des FARDC.
Dans son homélie, le célébrant, Mgr. Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, a tenu à rappeler les circonstances de la célébration eucharistique : « Nous sommes ici réunis pour rendre un hommage mérité à notre frère Félix Budja Mabe dans son itinéraire vers le Seigneur ». Quant au co-célébrant, il s’est appesanti sur le thème de l’amour du prochain, une qualité qu’il reconnaît au défunt.
Selon lui, feu le général Budja Mabe était un homme de paix, généreux, attentif aux autres. « Il a su donner sa vie pour notre pays et pour chacun de nous. Il était un homme humble dans ses actes. Pour lui, l’amitié et la famille étaient sacrées. Il est resté un homme de foi, un homme courageux, même sur son lit de malade, il était toujours prêt à servir », a-t-il souligné.
Afin de pérenniser le nom de ce vaillant soldat, M. Jérôme Matembele, représentant la famille éprouvée, a demandé au président de la République d’ériger un monument en sa mémoire à Bukavu qu’il a défendu et de se souvenir de sa progéniture.
Rappelant le parcours de ce «frère d’armes », le général Mbala a vanté les mérites de l’illustre disparu, en disant qu’il tenait à vivre pour les siens et son pays par son sens du devoir et son esprit de jugement. «Il sera pour nous tous un modèle de discipline et des valeurs républicaines à l’instar de Lumumba qui a œuvré pour son pays », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre, ce vaillant et loyal soldat avait appliqué jusqu’à sa mort la devise de L.D. Kabila « ne jamais trahir son pays». Enfin, le général Budja Mabe a été élevé à titre posthume aux grades de général major et de chevalier.
(DN/Ern./GW/Yes)
Choudelle Samba & Nadine Ikaku/Le Potentiel




