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Forum de partage des idées entre les Congolais(es)...Masolo entre bana mboka...Mazungumuzo ya wa Congolais(es)..... Nouvelles concernant la RDC

20 novembre 2008

Obansajo a dansé avec le diable...

Guerre à l'Est: Kinshasa refuse d’ouvrir les yeux!


Emissaire spécial des Nations Unies, Olusegun Obasanjo, a fait le week-end dernier une sorte de « tour de table » avec les présidents Eduardo Dos Santos d’Angola (Luanda), Joseph Kabila de la RDC (Kinshasa), Paul Kagame du Rwanda (Kigali) et surtout le général dissident Laurent Nkundabatware. Au terme de ses entretiens avec le patron du CNDP (Conseil National pour la Défense du Peuple), l’ancien président du Nigeria a laissé entendre qu’il a bien « compris ce que veut Nkunda ». Et, comme dopé par les marques d’attention que lui porte, depuis un certain temps, la communauté internationale, celui qui passe pour un criminel aux yeux des officiels de Kinshasa, ne fait que monter les enchères.Dans le lot de ses dernières revendications, il exige des « garanties internationales » pour l’intégration de ses troupes dans l’armée nationale. Il se déclare lui aussi prêt à réintégrer les FARDC. Qu’entend Nkunda par « garanties internationales » ? Certains observateurs sont tentés de penser à un statut spécial qui permettrait à ce seigneur de guerre de rester « intouchable », comme le furent, sous la Transition négociée à Sun City, les chefs et membres d’ex-mouvements rebelles ayant mis le pays à feu et à sang entre août 1998 et juin 2003.

Si tel est le cas, le pouvoir actuellement en place à Kinshasa devrait   cesser de rêver. Il est grand temps pour lui d’ouvrir les yeux pour   bien lire les signaux qu’émettent les Nations Unies, l’Union   Européenne et l’ Union Africaine, foncièrement opposées   à un schéma autre que celui du dialogue direct avec Nkunda. Lorsqu’un   représentant d’une institution aussi sérieuse que l’ONU   accepte de passer en revue les troupes d’une rébellion, cela signifie   que la légitimité des gouvernants sortis des urnes est banalisée.   Ce constat est renforcé par l’attitude de la Monuc, qui ne cesse   d’appeler les « parties » au cessez-le-feu, plaçant   ainsi au même pied d’égalité le gouvernement de Kinshasa   et le CNDP. Que les officiels congolais l’acceptent ou non, ils sont pris   au piège de la « Facilitation Internationale », qui considère   Nkunda comme un interlocuteur à placer face à Kinshasa autour   d’une table de négociation. Le décor d’un agenda caché   déjà planté L’ambassadeur d’Angola en RDC s’est   empressé de corriger, au milieu de la semaine dernière, ce qui   a été présenté comme la volonté de son pays   d’intervenir militairement en RDC, aux fins d’aider le gouvernement   congolais à se débarrasser de la rébellion conduite par   Laurent Nkunda. Selon le diplomate, l’Angola s’en tient à l’option   qui serait levée par les Etats membres de la SADC.
  Et, curieusement, Obasanjo a entamé ses consultations sur la crise congolaise   par Luanda, confirmant ainsi les informations selon lesquelles ce pays subirait   de fortes pressions de la communauté internationale pour ne pas s’engager   sur le front de l’Est de la RDC. On se souvient que tout récemment,   l’Union Européenne a prévenu l’opinion africaine du   risque de « régionalisation » du conflit armé en territoire   congolais au cas où l’un des « alliés » de Kinshasa   s’avisait à y envoyer des troupes. En insistant constamment sur   la « solution politique et diplomatique » de la crise congolaise,   la communauté internationale semble avoir planté le décor   d’un Sun City/bis. Il reste à savoir à présent si   le gouvernement congolais a les moyens de ramener le CNDP dans le schéma   du Programme Amani, alors que Nkunda a déjà mis une croix dessus   et que ceux qui devaient le piloter, au nom de la « Facilitation Internationale   », ont l’esprit ailleurs. Au stade actuel de la situation militaire,   on a même l’impression que les insurgés conduits par Nkunda   seraient encouragés à fragiliser davantage le pouvoir en place   à Kinshasa par le biais de nouvelles avancées sur le front.La   conquête du « Grand Nord » semble fort tenter la rébellion,   qui pourrait ainsi contrôler un espace plus grand que l’ex-République   de Mbusa Nyamwisi, à l’époque du RCD/K/ML.

« Mobutistes » et « libérateurs » interpellés…  

Le scénario de la guerre de l’Est rappelle, trait pour trait, celui   de la trahison des « Mobutistes » contre leur « Guide »,   feu Mobutu Sese Seko, dès la levée de la rébellion de l’AFDL,   en octobre 1996 ; puis celui du lâchage de Mzee Laurent Désiré   Kabila en août 1998 par les « libérateurs », ce «   conglomérat d’aventuriers » vite déçus par son   patriotisme pur et dur, son détachement vis-à-vis du matériel,   du luxe. Le feuilleton de la traîtrise ne fait que s’enrichir en   épisodes de vente des plans de guerre, de détournement des vivres,   fonds et équipements destinés aux hommes engagés sur le   front de l’Est. Dieu seul sait combien de généraux et colonels   rwandophones tiennent en laisse le commandement de la 8me Région Militaire.   «Mobutistes » et « libérateurs », qui connaissent   les contours des pactes passés avec les parrains des rébellions   congolaises, feraient mieux d’expliquer à la communauté nationale   pour quels dividendes ils avaient trahi la patrie hier. Qu’ils nous aident   à tirer les leçons des cas de traîtrise d’hier et d’aujourd’hui   et imaginer la thérapie de choc requise pour ne plus susciter de nouveaux   Nkunda.

 
  No comment...

Kinshasa, 19/11/2008 (Le Phare/MCN, via mediacongo.net)
                        

                                                                                     

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18 novembre 2008

RDC: les 8 revendications de Nkunda à l'émissaire de l'ONU

Rédaction en ligne

lundi 17 novembre 2008, 22:25

Le chef de la rébellion en cours dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), le général tutsi Laurent Nkunda; a exposé huit principales revendications lors de sa rencontre dimanche avec l'envoyé de l'ONU en RDC, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

RDC: les 8 revendications de Nkunda à l'émissaire de l'ONU

AFP (archives)

Le général déchut a d'abord réitéré sa demande de négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa, selon une note interne de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC).

Ces négociations se dérouleront à l'étranger et par l'intermédiaire d'un médiateur neutre, selon le chef rebelle, qui exige de telles discussions depuis que les hostilités ont repris à grande échelle le 28 août dans l'est du pays entre l'armée et le Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP).

Plus surprenant, le général Nkunda a ensuite exigé la renégociation de tous les contrats signés par le gouvernement congolais avec des entreprises chinoises, toujours selon la même note.

C'est la première fois que le CNDP formule publiquement et explicitement une telle demande, qui révèle, même s'il n'est pas fait clairement référence à des contrats miniers, l'importance des intérêts économiques en jeu dans le conflit.

Reprenant l'une de ses principales revendications, le chef rebelle a une nouvelle fois exigé que les forces gouvernementales cessent toute forme de "coopération" avec les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) qui sévissent depuis 1994 dans l'est du pays.

Le CNDP accuse régulièrement le gouvernement de collaborer avec les FDLR, dont de nombreux éléments sont présents dans les zones disputées par les belligérants et vivent souvent intégrés au sein de la population.

C'est "l'argument de poids" du CNDP face à la communauté internationale.

Quatrième revendication, le chef rebelle, qui se pose traditionnellement en protecteur des Tutsis congolais, "a demandé la protection pour toutes les minorités ethniques de RDC".

Il a par ailleurs souhaité l'intégration de ses combattants au sein de l'armée nationale congolaise.

Cette épineuse question a été l'une des principales raisons de son entrée dans le maquis, avec l'échec des processus de "brassage" et de "mixage" mis en oeuvre ces dernières années dans le cadre de la réforme des Forces armées de RDC (FARDC).

De même, Laurent Nkunda souhaite l'intégration au sein de l'administration du gouvernement des policiers et fonctionnaires travaillant actuellement en territoire rebelle.

Il a défendu l'idée "d'une promotion de la bonne gouvernance", reprenant là aussi l'un des principaux thèmes politiques du CNDP, à savoir la lutte contre la corruption.

Enfin, il a demandé pour lui-même "un travail dans l'armée, quand toutes les demandes du CNDP auront été satisfaites".

Laurent Nkunda et M. Obasanjo se sont rencontrés dimanche matin pendant près de deux heures dans le fief rebelle de Jomba, dans le Nord-Kivu, à 80 km au nord-est de la ville de Goma, chef-lieu de la province.

La rencontre s'est apparemment déroulée de façon chaleureuse avec l'ancien président nigérian et personnalité phare en Afrique, donnant sans aucun doute une première forme de reconnaissance internationale à la rébellion.

Aucun des émissaires internationaux qui se sont succédé ces dernières semaines en RDC n'avait jusqu'à présent officiellement rencontré le chef rebelle, qui plus est dans ses terres du Nord-Kivu.

De son côté, l'émissaire de l'ONU a amené le CNDP à approuver plusieurs points: d'abord "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu durable", qui reste pour l'instant largement ignoré sur le terrain.

MM. Nkunda et Obasanjo ont décidé à ce propos de "la création d'un mécanisme de vérification tripartite comprenant un représentant des FARDC, du CNDP et une troisième partie acceptée" par les belligérants.

La rébellion s'est engagée à "l'ouverture et au respect de corridors pour permettre l'accès de l'aide humanitaire" aux dizaines de milliers de déplacés.

M. Obasanjo a obtenu de M. Nkunda qu'il le reconnaisse "comme médiateur dans la crise", et un accord de principe pour que de possibles futures négociations entre le CNDP et le gouvernement se déroulent à Nairobi.

(AFP)

Posté par Mwalimu à 05:08 - CONFLIT RWANDA - RDC - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Joseph Kabila nomme le général Didier Etumba Longomba à la tête des armées

Le président Joseph Kabila a nommé lundi un nouveau chef d'état-major à la tête des armées pendant qu'à l'Est l'ONU indique une nouvelle avancée de la rébellion en violation de son propre cessez-le-feu. "Vu la nécessité et l'urgence", le général Didier Etumba Longomba a été nommé chef d'état-major, en remplacement de Dieudonné Kayembe, selon une ordonnance du chef de l'Etat lue à la télévision nationale.

Le général Longomba, qui a servi dans les ex-Forces armées   zaïroises (FAZ), est originaire de la province de l'Equateur (nord-ouest)   et dirigeait jusqu'à présent la force navale. Ce changement à   la tête des armées intervient alors que l'armée congolaise(FARDC)   a subi des revers dans la province du Nord-Kivu face à la rébellion   de Laurent Nkunda, qui est positionnée depuis fin octobre aux portes   de Goma, chef-lieu de la province. Des soldats de l'armée régulière   se sont en outre livrés à de nombreux pillages et exactions fin   octobre à Goma et la semaine dernière dans la région de   Kanyabayonga (100 km au nord de Goma).
 
  A Nairobi lundi, à l'issue de ses consultations en Angola, en RDC et   au Rwanda, le médiateur de l'ONU, M. Obasanjo, a assuré que l'ex-général   Nkunda serait prêt à réintégrer l'armée congolaise   en échange de garanties internationales.

Selon M. Obasanjo, le chef rebelle, qui a pris les armes notamment après   l'échec de l'intégration de ses hommes au sein de l'armée   congolaise, "discute" de nouveau "de l'intégration de   ses soldats dans l'armée nationale".

Selon une note interne de la Monuc, Nkunda a plus précisément   exposé huit principales revendications au médiateur de l'ONU,   parmi lesquelles: des négociations directes avec le gouvernement, la   neutralisation des rebelles hutus rwandais, la protection des minorités,   l'intégration des combattants rebelles au sein de l'armée.Il a   également exigé la renégociation des contrats signés   par Kinshasa avec la Chine, aujourd'hui l'un des principaux bailleurs de fonds   de la RDC.

Curieuse coïncidence, dans son ordonnance lue lundi soir à la télévision,   le président Kabila a ordonné la création de nouveaux organismes   publics liés aux intérêts chinois: le Bureau de coordination   et de suivi des accords entre la Chine et la RDC, et l'Agence congolaise pour   les grands travaux.

Kinshasa, 18/11/2008 (AFP/MCN, via mediacongo.net)

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Kamere est un hutu Rwandais ?

                                                   
Au sujet de la nouvelle maison de Vial Kamere à Rabat au Maroc
Par CongoTribune

Mesdames, Messieurs,

Je suis patriote et activiste politique sur le terrain. Aujourd'hui je veux seulement glisser un petit mot en ce qui concerne Vital Kamere. En tant que chercheur, je m'étais rendu à l'Université Lovanium de Kinshasa (Unikin) pour savoir un peu plus.. Vital Kamere est diplômé en sciences économiques de l'Unkin. Sur son parcours et son diplômé, il est marqué, Monsieur Vital Kamerere Rwakanyasigize, de nationalité RWANDAISE. Mes enquêtes sont allées un peu plus loin. Les amis Rwandais m'ont fait visité la maison de ses parents à Kigali.

 Le Conseil National de Sécurité lors de Laurent Désiré Kabila l'avait interrogé sur Procès-Verbal sur ses activités anti-Congo lors des négociations de Lusaka où il était en intelligence totale avec la bande à Ruberwa, Bugera alias Rwamakuba à Goma. L'actuel Gouverneur de l'Equateur a épousé sa soeur à Kigali. Il est donc le beau-frère de Makila.

Il cache son postnom de RWAKANYASIGIZE à vouw, à nous Congolais insconscients, inconséquents, inconstants, corrompus, aveugles, maniables, etc. N'avait-il pas eu des condisciples à la Faculté des sciences économiques de l'Unikin ? N'avait-il pas des condisciplines à l'I.S.P. Kikwit où il était arrivé avec son oncle, assistant à l'ISP kKikwit, un Rwandais tout fait ? Comment voulez-vous lutter contre la partition du pays qui se déssine alors de partout on crie qu'il y a des infiltrés dans les institutions nationales à Kinshasa et vous agissez comme si de rien n'était. Ouvrez l'oeil. Debout Congolais! Avez-vous lu son livre consacré à Joseph Kabila alias Hippolyte Kanambe ?

 A-t-il oui ou non participer au coup d'Etat du 16 janvier 2001 qui avait glissé un autre Rwandais à la tête du CONGO ? Avez-vous connu la colonisation belge ? Moi, oui. Mais l'esclavage sous les Rwandais est et sera pire que la colonisation. Allez voir derrière le Palais de la Nation vos (nos) frères intellectuels que Kanambe emprisonnent et larguent dans le fleuve Congo. Pourquoi ce Vital ne vous dit JAMAIS de son postnom de RWAKANYASIGIZE?

Que font ses parents à Kigali ? Son oncle paernel est ou avait été ambassadeur du Rwanda en Afrique du Sud non? Vérifiez! Ou renseignez-vous. Ne nous faites pas pleurer en l'appelant Congolais du Kivu. Il est Rwandais de père et de mère. Nous le connaissons plus que vous le pensez. Défendez-le puis on verra. Merci. Un homme averti en vaut trois moins un.

Source:congotribune redaction | Date:2008-11-14 01:35:17

Posté par Mwalimu à 02:40 - CONFLIT RWANDA - RDC - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Babacar Gaye: il faut remettre l'armée "en ordre"

Dans une "situation difficile", l'armée congolaise "a   besoin d'une remise en ordre" pour faire cesser retraites injustifiées   et contre-attaques intempestives, estime le commandant des casques bleus en   République démocratique du Congo, le général Babacar   Gaye.
 
  "Quand on voit la situation à Kanyabayonga" (est), où   des soldats "ont quitté la ville un peu précipitamment"   en début de semaine face aux rebelles de Laurent Nkunda, "il y a   besoin d'une remise en ordre" de l'armée, a déclaré   le général Gaye lors d'un entretien avec l'AFP samedi à   Kinshasa.

"Moi je ne dis pas que l'armée est en débandade, je dis   qu'elle est en situation difficile", a-t-il ajouté, de retour d'un   voyage avec le chef d'état-major de l'armée de terre, le général   Gabriel Amisi, dans la province du Nord-Kivu (est), où les combats ont   repris depuis fin août entre armée et rébellion de Laurent   Nkunda.

L'armée congolaise, qui selon l'ONU a commis cette semaine des pillages   à grande échelle dans plusieurs villes de l'est, est victime d'"excès"   de la part de certains de ses éléments, selon le chef militaire   de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).

Il faut "éviter" que des militaires fuient "parce qu'on   leur a annoncé une attaque", mais aussi éviter que d'autres,   "sans coordination, se lancent dans des contre-attaques", comme cela   a été le cas la semaine dernière près de Goma, la   capitale du Nord-Kivu, a-t-il expliqué.

Le général sénégalais, qui est à la tête   de la plus importante mission actuelle de paix de l'ONU avec 17.000 soldats,   a aussi accusé les forces armées congolaises (FARDC) d'être   en partie responsable de la dégradation de la situation dans le Nord-Kivu.

"Nous étions à la fin du mois de septembre dans une dynamique   de progrès", dit-il. "Malheureusement, les FARDC ont enregistré   des succès locaux sur le terrain et ont eu la tentation de continuer   (...), alors qu'au contraire, j'avais préconisé (...) que les   FARDC donnent le bon exemple, qu'ils se déploient sur les lignes prévues"   par l'accord de paix de Goma de janvier.

Selon le général Gaye, la résolution du conflit passe   par une "approche globale", qui implique une "stabilisation"   sur le plan militaire. Il faut que l'armée "s'en tienne à   une attitude strictement défensive". "Il appartient au plus   haut niveau des autorités congolaises de donner des instructions claires   aux militaires" sur le terrain, a-t-il estimé. L'approche globale   qu'il préconise passe aussi par "des initiatives d'abord politiques"   et diplomatiques.

Concernant la Monuc elle-même, le général Gaye a annoncé   qu'elle disposerait dans le Nord-Kivu de 6.000 casques bleus d'ici "au   maximum une dizaine de jours", contre 5.000 actuellement.

Ce millier d'hommes supplémentaires viendra "principalement"   de l'Ituri, district troublé de la Province orientale (nord-est), frontalière   du Nord-Kivu. "Nous n'avons pas renforcé les troupes du Nord-Kivu   au détriment du Sud-Kivu", où il "y a suffisamment de   menaces", selon le général Gaye.

La politique de la Monuc actuellement est de "protéger les grands   centres urbains", tels que Goma, aux portes de laquelle sont positionnés   depuis fin octobre les rebelles. "Il faut faire des choix, on ne peut pas   être partout", a-t-il justifié.

Le général a par ailleurs catégoriquement démenti   la présence éventuelle en RDC de soldats angolais, dont le pays   est un fidèle allié de l'ex-Zaïre.

Interrogé sur l'annonce le 9 novembre par la Communauté de développement   d'Afrique australe (SADC) d'envoyer des soldats de la paix en RDC, il s'est   montré prudent: "Je ne pourrai en juger valablement que lorsque   je saurai d'abord si la présence de cette force a un agrément   politique (qui) n'est pas un facteur de complication".

Le général Gaye a dirigé la Monuc de mars 2005 à   octobre 2008. Il a repris ce poste en novembre, après la démission   au bout d'un mois de son successeur."Si je n'étais pas optimiste,   je ne serais pas revenu", a-t-il conclu.

Kinshasa, 17/11/2008 (AFP/MCN, via mediacongo.net)

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Point chaud : Obasanjo reconnaît la République de Nkunda !

Kinshasa, 17/11/2008 / Politique

Une erreur de protocole peut conduire à des incidents diplomatiques. Cela traduit toute l’importance que revêt le protocole dans les relations entre Etats. Obasanjo qui a été Chef d’Etat sait ce que c’est. Nous avions vécu la mort dans l’âme, l’accueil de M’Zée Laurent Désiré Kabila par le président Jaques Chirac à Paris. Pour cause que M’zée était un président autoproclamé, le président français s’est contenté de lui serrer la main alors qu’il faisait une accolade fraternelle à Bongo, Sassou et autres. Pour les Congolais qui appréciaient à juste titre la voie qui avait conduit M’Zée au pouvoir, le geste de Chirac était seulement lisible. Obasanjo est peut-être un ami de Nkundabatware ou un sympathisant du Cndp, mais, il ne s’est pas trouvé au Nord Kivu au nom de leur amitié. Il est venu au Congo en émissaire du secré­taire général de l’Onu.

Nous n’avions pas besoin qu’il étale au grand jour sa sympathie pour le Cndp, même s’il est venu faire la volonté de certaines puissances qui appuient le Cndp. Nous pensons et nous sommes certains que le jour ou l’ancien président nigérian sera chargé de faire les bons offices en­tre Kigali et les Fdlr, il ne passera pas les troupes de ce mouvement en revue et n’embrassera pas le chef des Fdlr comme il le ferait pour un responsable recommandable.

Obasanjo s’est comporté comme s’il se trouverait dans un Etat sou­verain au point de passer les trou­pes rebelles en revue. Pour, lui, Nkundabatware n’est pas un re­belle, mais un chef d’Etat qui avait droit à une chaude et longue acco­lade. Les deux hommes se sont comportés comme s’ils se connais­saient de longue date. Ou Obasanjo et Nkundabatware se seraient longuement entretenus au téléphone et ont sympathisé avant de se rencontrer, ou l’ancien chef de l’Etat nigérian traduisait par pro­curation toutes les amitiés de ceux qui l’ont mandaté en Rdc.

Dès le moment ou l’émissaire de l’Onu a démontré dans quelle position il est allé voir Nkundabatware, on ne pou­vait s’attendre à des résultats pro­metteurs. En effet, la rencontre en­tre l’émissaire de l’Onu et le chef du Cndp n’a produit que ce scandale de la reconnaissance de la républi­que de Nkunda. Ces entretiens ont accouché d’une petite souris. On se demande bien pourquoi.

Com­ment un homme de la trempe de Obasanjo, venant d’un pays qui a connu la guerre de Biafra peut-il se comporter ainsi vis-à-vis d’un chef rebelle ? L’armée que Obasanjo a passée en revue et qui lui a rendu les honneurs est dirigée par Bosco Ntangada, recherché par la Cpi pour des crimes commis en Ituri. En quoi tient cette tolérance des crimes commis par Nkundabatware et autres, alors qu’on s’est montré sans pitié pour JP Bemba ? Ne fut ­ce que pour les derniers massacres de Kiwanja, Obasanjo devrait avoir une attitude réservée face au Cndp et à son chef. Lorsque Obasanjo déclare que c’est maintenant qu’il connaît Nkunda et sur le champ il lui fait confiance, cela ne peut que nous laisser dubitatif. Il y a une part de mauvaise foi lorsqu’on sait que Obasanjo a été à des négociations politiques inter congolaises à Sun City.

Si notre mémoire ne nous tra­hit pas, il aurait même assuré la di­rection de la commission politique lors de ces travaux. Il serait le pre­mier à débouter le Cndp dans ses revendications actuelles. Qu’il ne l’ait pas fait pour le besoin de la cause, qui peut croire encore à son action ?

(Milor)

Joachim Diana G./L’Avenir

Posté par Mwalimu à 00:26 - CONFLIT RWANDA - RDC - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Obasanjo embrasse Nkunda et passe en revue les troupes du Cndp

Kinshasa, 17/11/2008 / Politique

L’émissaire de l’Onu s’est comporté comme s’il était accueilli par un Chef de l’Etat dans un Etat indépendant. Le gouvernement congolais va-t-il laisser passer cela sans la moindre protestation ? Après sa rencontre avec le chef du Cndp, Obasanjo  estimant que la rébellion est dans la logique du cessez-le-feu, il promet d’y impliquer le gouvernement. Ce qui est faux et inacceptable. L’Ancien président Nigérian a séjourné en Rdc pour le comte de l’Onu avant de se rendre au Rwanda. Alors que officiellement rien n’a filtré de son entretien avec le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila, la rumeur selon laquelle le chef de l’Etat congolais n’aurait posé aucune condition pour rencontrer Nkundabatware circule dans le monde. Pendant ce temps, il sort de l’entretien entre le ministre congolais des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba avec les autorités rwandaises, que les officiers de renseignement rwandais seraient invités à participer à la traque des Fdlr à l’Est de la Rdc. Dans quel cadre ? A-t-on enterré le protocole de Nairobi ?

Pendant ce temps, l’émissaire de l’Onu, l’ancien président nigérian a fait une accolade amicale à Laurent Nkundabatware qui l’accueillait à Rutshuru au sein de la paroisse Jomba. La rencontre a eu lieu hier dimanche 16 novembre 2008. C’est un Nkundabatware rehaussé par cette visite qui en fait un homme recommandable en dépit de tout ce qu’on sait de lui. Le cas Nkundabatware pousse encore une fois les Congolais, mieux les africains à s’interroger sur le sens à donner à la justice internationale.

Comme on devrait s’y attendre, l’émissaire de l’Onu n’a rien obtenu de Nkundabarware qui a affirmé à Obasanjo sa volonté de négocier un cessez-le-feu avec les autorités congolaises. On peut même se poser la question de savoir si les deux heures d’entretien ont tourné autour de cette négociation sur le cessez-le-feu ? Obasanjo s’était-il déplacé pour obtenir cette déclaration de Nkundabatware ? L’émissaire de l’Onu qui, non seulement s’est permis de faire une accolade fraternelle à Nkundabatware, mais aussi a passé en revue les troupes rebelles, a gobé tout ce que Nkundabatware lui a dit. Sa déclaration à l’issue de l’entretien en est une preuve. « Je sais maintenant ce qu’il veut. Je sais qu’un cessez-le-feu est comme danser le tango, on ne peut pas être seul ».

Pour Obasanjo donc, Nkundabatware était seul à danser le tango, il lui fallait le gouvernement congolais comme partenaire.

La guerre se poursuit

Pendant ce temps, les combats se poursuivent avec son lot de déplacés. La reprise des combats, c’est le moyen que Nkundabatware utilise pour obliger les autorités congolaises à négocier. C’est à Kanyabayonga qu’a presque commencé la rébellion des rwandophones appuyés par l’armée rwandaise pour empêcher le gouvernement congolais d’envoyer des troupes à l’Est afin de protéger les populations de cette partie de la Rdc qui se disaient en insécurité après ce qui est arrivé à Gatumba. pour les rwandophones, il n’était pas question que l’armée nationale arrive dans cette partie du pays.

Puisqu’on a encore ces faits frais en mémoire, on sait que pour mettre fin à cette situation, la Monuc s’est interposée pour établir une zone tampon. Le Rutshru devenait ainsi le fief de Nkundabatware. Le cahier de charges à l’époque, c’était l’intégration de ses soldats dans l’armée nationale sans passer par le brassage. En termes clairs, Nkundabatware ne voulait pas que ses soldats soient brassés et aillent servir ailleurs que dans le Kivu. Flexible jusqu’au niveau inacceptable, le gouvernement congolais a accepté le mixage.

Nkundabatware s’en servira pour infiltrer l’armée nationale et ouvrira les hostilités. Cette fois, le cahier de charges devient la traque des Fdlr sans même attendre l’aboutissement du mixage. Aujourd’hui, Nkundabatware reprend la même stratégie. Alors qu’il est en plein programme Amani, programme de paix négocié à Goma, il ouvre les hostilités. D’abord il prétend traquer les Fdlr, ensuite il exige des négociations directes avec les autorités congolaises. Il réussit à faire accepter la thèse selon laquelle le gouvernement congolais serait fermé au dialogue. Ce plan semble avoir l’adhésion de la communauté internationale.

(SL/Milor/GW/PKF)

L’Avenir

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17 novembre 2008

Qui est Laurent NKUNDA

RESEAU D'ORGANISATIONS DES DROITS HUMAINS ET D'EDUCATION CIVIQUE D'INSPIRATION CHRETIENNE 
EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 
RODHECIC
 
INFO DH N° 65/2008 

  
 NORD – KIVU 
MASSACRES, MORT PROGRAMMEE DES POPULATIONS DEPLACEES : 
 
Une stratégie d'extermination des populations locales  Pendant que l'on attendait avec impatience l'issue des négociations entre la communauté internationale par la MONUC interposée et le CNDP sur la protection des populations civiles déplacées internes de la guerre, le pire est arrivée : l'attaque par le CNDP des camps des déplacés et la dispersion à la mitraillette et aux armés lourdes de près de 200.000 personnes installées dans des camps dans le territoire de Rutshuru au Nord Kivu. Ces attaques ont été suivies de massacre de prêt de 216 personnes[1] dans la localité de Kiwanja à quelques Km de Rutsuru Centre. 

Depuis le 28 Août 2008 le nombre des déplacés a selon les humanitaires dépassé près de 1.800.000 de personnes. Le nombre de ceux parmi eux exécutés comme à kiwanja est selon nos sources très élevé.   
Les déplacés dont la majorité est composée des femmes, des enfants et des personnes de troisième âges ont été poussés, terrorisés et dispersés dans la forêt laissant derrière eux tout ce qui pourrait leur servir pour la survie.   
Dans ces forêts où il pleut jusqu'à 3 fois par semaine, les déplacés sont abandonnés à leur triste sort.   Il n'y a ni nourriture, ni eau potable ni abris, ni assistance médicale. Ainsi une catastrophe humanitaire sans précédent est prévisible et les conséquences seront  incalculables : Une majorité d'enfants à bas âges mourront certainement, les femmes enceintes, les personnes de troisième âge... et toutes les personnes de santé précaire subiront le même sort. 
 
Outre la mort brutale due aux exécutions déjà dénoncées,  une mort lente, sûre et programmée des milliers des populations civiles, telle nous semble être la stratégie de ceux qui sont à l'origine de ce déplacement massif de ces populations, précédé chaque fois des exécutions sommaires des garçons et hommes adultes de plus de 15 ans . La cours pénale internationale devrait bien en tenir compte.
  
Deuxième stratégie ; cette opération est arrivée pendant la saison de semence. Si les déplacés ne rentrent pas à temps chez eux, c'est une grande partie du Nord et Sud Kivu qui connaîtra la famine, car Rutshuru et Masisi sont les greniers de ces régions. Déjà les prix de la pomme de terre et de haricot (nourriture de base dans cette région) a doublé à Goma, Beni et Butembo et triplé à Bukavu.
  
Il nous revient aussi de l'opinion de nos sources locales que cette guerre participe d'une stratégie pensée et planifiée pour vider toute cette région de sa population autochtone, et la remplacer par celle devant venir du Rwanda et l'Ouganda voisin et qui y serait dans des camps des réfugiés… 
  
La guerre de CNDP semble aussi être une réplique de ce qui s'est passé il y a 12 ans.  L'on se souvient en 1996,  des attaques similaires de l'Armée Patriotique Rwandaise, (à la mitraillette et aux armes lourdes) des camps des réfugiés rwandais au Nord-Kivu et au Sud – Kivu.   Il s'en était aussi suivi des massacres des civiles et d'une dispersion des réfugiés dans la forêt congolaise. Plus de 250000 réfugiés demeurent encore aujourd'hui « portés disparus » selon la terminologie de l'époque. Les auteurs de cette hécatombe   n'ont jamais répondus de leurs actes. 
  
Le Rodhecic demande aux nations unies d'exiger au CNDP de livrer à la justice les auteurs des massacres de Kiwanja. 
 
Le Rodhecic demande aux nations unies d'exiger le retour des troupes du CNDP à leurs positions initiales d'avant le 28 Août 2008 et aux troupes Rwandaises le retour dans leur pays. 
 
Le Rodhecic exige à la justice internationale de qualifier les crimes encours en RDC, en considérant la composition ethnique des bourreaux et de victimes. 
  
Le Rodhecic en appel à la conscience internationale à plus de solidarité face aux souffrances des populations déplacées à l'Est de la RDCongo. 
  
                                                                                              Kinshasa le 8 novembre 2008 
Secrétariat du Rodhecic 


[1] Selon les sources locales de Rodhecic  
 
  

INFO DH N°66/2008 
  
Qui est Laurent NKUNDA. 

Laurent NKUNDA est  issu du mouvement rebelle RCD/Goma. 
Connu sous le nom de NKUNDABATWARE, cet officier serait né au Nord Kivu.  Il a reçu la formation militaire au Rwanda, notamment au camp militaire de Gabiro. En 1998 il est devenu   le Commandant de la 7 ème brigade des forces du RCD/Goma..[1] Le Général de Brigade NKUNDA était un officier supérieur du Rassemblement Congolais pour la Démocratie – RCD/Goma (soutenu par le Rwanda), l'un des principaux groupes rebelles ayant combattu en RDCongo de 1998 à 2003.  En 2004 suite aux accords de paix, il a été nommé « général » dans la nouvelle armée nationale congolaise (FARDC) créée avec des soldats  venus des différents forces protagonistes  de la guerre de 1998 à 2003. Laurent NKUNDA refusera de rejoindre l'armée nationale. Il renoncera au poste qui lui avait été attribué et se retira avec des milliers des soldats dans les forêts de Masisi au Nord Kivu.
  
Laurent NKUNDA est auteur des multiples crimes de guerre et  des crimes contre l'humanité très documentés.[2] 
  
Dans la nuit du 14 au 15 en mai 2002, Laurent NKUNDA  a été responsable d'une brutale répression à Kisangani où plus de 160 personnes avaient été sommairement exécutés. Des soldats sous son commandement ont également  ligoté, bâillonné et exécuté  au moins 28 personnes témoins oculaires  des massacres. Ils ont mis leurs corps dans des sacs lestés avec des pierres et  les ont lancés depuis le pont de la Tshopo dans la rivière du même nom à Kisangani.
  
En dépit de tous ces crimes contre l'humanité et crimes de guerre,  il est resté en liberté  alors que  les forces de maintien de la Paix des Nations Unies  connaissaient les lieux  où il se trouvait.[3] Et cela malgré les résolutions 1565 et  1649  du conseil de sécurité qui ont demandé de  « s'assurer  que les individus responsables de violations graves des droits de l'homme et du droit humanitaire international soient traduits en justice ». 
  
  
En juin 2004, malgré la fin supposée de la guerre et l'établissement d'un gouvernement de transition en 2003, Laurent NKUNDA   et ses hommes seront engagés dans la tentative de conquête de la ville de Bukavu au Sud Kivu.[4]  Il était venu prêter main forte aux troupes d'un autre criminel  le Colonel Jules Mutebusi à Bukavu. A Bukavu,  les hommes de NKUNDA et de Jules Mutebusi avaient  procédé à des viols systématiques, aux assassinats, au pillage et à la destruction méchante des biens.  C'est entre autre à cette occasion que sera assassiné le Haut Magistrat KABAMBA abattu froidement à son domicile. 
  
Laurent NKUNDA n'a aucun respect pour les citoyens congolais  et pour les institutions de la République.
  
 Tout au long de l'année 2006, les troupes du Général Laurent NKUNDA vont affronter les forces armées de la République Démocratique du Congo refusant le processus de brassage des troupes  mis en place pour intégrer différents groupes armés dans une armée nationale.  Ils proposeront le mixage. Celui-ci   leur sera accordé  à la fin du mois de décembre 2006. Les négociations directes entre les autorités militaires congolaises et   Laurent NKUNDA avaient été mené sous la facilitation du Président Rwandais Paul KAGAME.  Plusieurs brigades mixées seront mises en place à savoir: Alpha, Beta et Charlie qui avaient été déployé dans les territoires de Masisi et de Rutshuru. 
 
L'échec du mixage résulte  du  fait des  massacres à répétition des populations de Rutsuru et Masisi par les hommes de Laurent Nkunda.  C'est le cas notamment  de l'assassinat en public de l'Abbé Richard BEMERIKI. Laurent NKUNDA avait tenté de justifier  les tueries fait par ses hommes  et l'échec du mixage par l'absence de prise en charge correcte de ses hommes par l'armée nationale. 
  
Au début de l'année 2008, la conférence de Goma avait réuni, des nombreux groupes armés évoluant dans le Nord Kivu et dans le Sud Kivu, parmi lesquels le CNDP de Laurent NKUNDA, en présence des  institutions de la République Démocratique du Congo ainsi que de la communauté internationale. A l'issue de celle-ci un acte d'engagement avait  été signé à Goma le 23 janvier  2008 par toutes les composantes  y compris le CNDP de Laurent NKUNDA.
  
En vue de la mise en place des mécanismes de suivi des recommandations et résolutions de la conférence et des concertations post conférence, le président de la République a créé «  le programme Amani ». Le CNDP de Laurent NKUNDA y a siégé dans toutes les commissions y compris la commission technique mixte Paix et sécurité co présidée par un délégué du gouvernement et un délégué de la facilitation internationale. Refusant par la suite le plan de désengagement  dressé par la Mission des nations unies en RDC (MONUC) Laurent Nkunda s'est retiré du programme « Amani », a lancer des offensives fortement soutenue par l'armée Rwandaise  pour  maintenant exiger d'autres négociations directes avec le gouvernement de la RDC en dehors  du programme « Amani »  comme pour dire revenir à la case de départ en 1999. 
  
Conclusion: NKUNDA doit être arrêté. 
  
Laurent Nkunda dit aujourd'hui vouloir renverser le pouvoir issu des élections. Il vient de provoquer  au Nord Kivu une crise humanitaire grave qui va sacrifier des milliers des vies humaines.  L'opinion ne devrait pas cautionner les forfaits d'un criminel récidiviste. Le rodheic soutient la position de HRW : Il faut arrêtez Laurent NKUNDA pour crimes de guerre… les Nations Unies doivent  agir maintenant 
  
  
  

Secrétariat du RODHECIC. 


[1] HRW, RDCongo : arrêtez Laurent NKUNDA pour crimes de guerre ; L'armée et les Nations Unies devraient agir pour protéger les civils, New York, 1er février 2006, p.1 [2] Lire Rodhecic, Rapports, témoignages des massacres et transcrit de la bande sur la « mutinerie » du 14 mai 2002. 120pages.
[3] HRW, RDCongo : arrêtez Laurent NKUNDA pour crimes de guerre ; L'armée et les Nations Unies devraient agir pour protéger les civils, New York, 1er février 2006, p.1
[4] HRW, op cit
 
Texte distribué par:
 
Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
2311 rue Centre
Montréal (Québec)

Canada

H3K 1J6

Tél. (514) 937-2362
Fax (514) 937-9693

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16 novembre 2008

Les tustis tuent à Kiwanja....

LES MULTINATIONALES MINIERES CANADIENNES EN ARRIERE DE LAURENT NKUNDABATWARE DANS LA GUERRE QUI ENSANGLANTE L'EST DU CONGO

(Grands-Lacs Confidentiel 15/11/2008)

 http://www.africati me.com/rdc/ nouvelle. asp?no_nouvelle= 436090&no_categorie

Laurent_Nkunda_1_7

Photo d'archive: Le tusti Rwandais Laurent Nkunda et ses frères...

Kiwanja, (GLAC) - Des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et de génocide ont été commis le 4 novembre 2008 à Kiwanja au Nord-Kivu, à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) où 275 personnes ont été froidement égorgées, étripées à coups de baïonnettes ou tuées par balles, par les hommes de Laurent Nkundabatware, le chef du CNDP et outil de Paul Kagame au Congo.

Cent soixante-quinze de ces victimes ont été identifiées. Cent autres personnes qui étaient des civils capturés dans les villages pour transporter des bagages pillés par les rebelles ont été fusillés à bout portant. Des sources concordantes précisent que les corps de ces cent dernières victimes ont été enterrés dans une fosse commune dans les ravines des environs de Rwanguba, entre 10 et 15 km en direction de Bunagana.

C'est un officier de l'armée rwandaise, le Major John Muhire, qui dirigeait les opérations à Kiwanja pour le compte de Laurent Nkundabatware. Après les massacres, il a été rappelé expressément au Rwanda et un Congolais de la tribu Hunde a été nommé porte-parole des opérations de guerre pour justifier ces crimes devant les représentants de la presse qui viendraient s'informer sur le sujet.

Selon l'enquête de Grands-Lacs Confidentiel auprès des hommes de Laurent Nkundabatware, c'est lui-même et son chef d'État-major Bosco Ntaganda, les deux lieutenants de Paul Kagame au Congo, qui ont ordonné ces massacres.

Les sources de Grands-Lacs Confidentiel précisent que Kiwanja est maintenant un quartier résidentiel en ruine ou rodent des chiens et des charognards. C'est une boucherie humaine d'une cruauté indescriptible, perpétrée sur des civils sans défense. Des femmes, enfants, bébés, vieillards, pour la plupart de la tribu Nande ont été froidement abattus pour assouvir la soif sanguinaire du tutsi Laurent Nkundabatware.

Par ailleurs, à Bunagana (Nord-Kivu), trois brigades, deux de mercenaires éthiopiens et une de l'armée rwandaise, ont traversé le 4 novembre dernier, avec des chars de combat de l'armée rwandaise. Tôt, le 11 novembre 2008, cinq autres brigades ont encore traversé vers le Nord-Kivu.

Les enjeux du dépeuplement que mènent le Rwanda et l'Ouganda dans les provinces orientales de la RDC sont les suivants :

Implanter à tout prix à l'Est de la RDC, une population de tutsi rwandais. Ceux-ci deviendront automatiquement des Congolais parce qu'ils vont se faire passer pour ces immigrés tutsis habitant présentement l'Est du Congo et faussement appelés banyamulenge, auxquels ils sont apparentés morphologiquement et linguistiquement.
Permettre ainsi aux tutsi rwandais de s'imposer majoritairement dans les institutions afin de décider de l'avenir de l'Est du Congo. En effet, après les négociations de Sun City et les élections présidentielles en RDC, ils se sont rendus compte que les institutions démocratiques, même avec l'aide de la corruption, ne leur permettent pas de contrôler la RDC.
Créer plus de terres vacantes pour les multinationales canadiennes, américaines, britanniques, belges et israéliennes pour faciliter le partage en toute quiétude du <<gateau congolais>>, c'est à dire l'exploitation des ressources naturelles immenses dont regorge la RDC.

Les organisations non gouvernementales, les institutions onusiennes et les pays occidentaux aident à la réalisation de ce plan de plusieurs façons. D'un coté ils ne donnent jamais de vraies solutions et ne prennent jamais de mesures concrètes pour que le problème de l'attaque du Congo par le Rwanda cesse, ce qui leur serait très facile. Bien au contraire, profitant de la situation d'urgence créée de toutes pièces par leur collègue Nkundabatware, ils font semblant de s'apitoyer sur le sort des déplacés de la guerre qu'ils soutiennent. Lorsqu'ils volent « au secours » des déplacés, lorsqu'ils créent des corridors pour évacuer les réfugiés et déplacés de guerre ils aident à accomplir ce plan de vider de sa population autochtone la région qui les intéresse, et ceci avec l'objectif de la remplacer par une population qui les soutiendra dans le pillage des ressources naturelles de la région.

Des sources très bien placées au sein de la rébellion de Laurent Nkundabatware qui se sont confiées à Grands-Lacs Confidentiel ont révélé que cette guerre est soutenue par quatre multinationales canadiennes, une multinationale israélienne et deux multinationales américaines qui, par l'intermédiaire du Rwanda et de l'Ouganda, pourvoient Laurent Nkundabatware en instructeurs militaires. Ceux-ci sont des officiers à la retraite des armées de leurs pays respectifs, ils recrutent aussi des mercenaires et des stratèges militaires. Plusieurs personnalités du gouvernement, basées à Kinshasa, seraient même avec Nkundabatware et contrôlent tous les mouvements des FARDC pour faire échouer leurs tentatives de reconquérir le territoire national. L'ironie de la mondialisation est que ces mêmes multinationales ont officiellement signé des contrats miniers avec le gouvernement congolais de Joseph Kabila. Trois d'entre elles sont opérationnelles au Katanga, deux au Kivu et deux au Kasai.

Selon les mêmes sources, la guerre actuelle au Nord-Kivu est l'aboutissement de la visite que le criminel Paul Kagame avait effectué au Canada en avril 2006 où il avait signé des engagements avec des multinationales canadiennes. Cela faisait partie de son plan de relancer la guerre pour permettre aux multinationales canadiennes d'avoir des contrats plus lucratifs en République démocratique du Congo.

Grands-Lacs Confidentiel, dans son édition GLAC 6-2006 datée du 27 mars, avait alors repris en ces termes les déclarations d'un diplomate occidental qui parlait de la visite de Paul Kagame au Canada qui allait avoir lieu en avril 2006:
« La visite de Paul Kagame répond vraisemblablement à un besoin des multinationales de re-financer l'option militaire pour continuer à piller l'Afrique. C'est la RDC qui sera vendue à gage. Ce qui est déterminant c'est au niveau où Kagame rencontrera l'exécutif des multinationales canadiennes. La politique canadienne pour soutenir ce criminel dans la continuité du dépeuplement de la population africaine est simplement une honte.[…]

Le gouvernement conservateur d'Ottawa, pour camoufler son appui envers le criminel a choisi d'inviter Kagame à Montréal, loin de la capitale pour donner l'impression qu'il s'agit simplement d'une visite d'affaires ». Pour lire le communiqué dans son intégralité cliquez sur le lien suivant : (http://www.congovis ion.com/nouvelle s/glac2.html).
Les sources de Grands-Lacs Confidentiel à Kigali précisent que Oscar Kashala, ancien candidat à la présidence de la République démocratique du Congo, y était attendu ce mercredi 12 novembre 2008 pour une réunion très importante avec des officiers rwandais, des officiers du CNDP et plusieurs stratèges militaires canadiens et américains qui travaillent pour le compte de Paul Kagame et Laurent Nkundabatware.

Les sources de Grands-Lacs Confidentiel précisent aussi que deux familles très bien connues à Luvungi dont les fils sont basés en France seraient aussi de connivence avec les ennemis du peuple congolais.
Grands Lacs Confidentiel a finalement identifié l'agent venu du Danemark qui recrute les mercenaires à Bujumbura pour le compte de Laurent Nkundabatware. Il s'agit du nommé Sebagabo Munanira Benjamin, basé au Danemark, originaire de Bibogobogo dans les Haut plateaux de Bubembe (zone de Fizi). Cet homme est venu avec un équipement complet lui permettant de fabriquer et imprimer des cartes d'électeurs qui servent comme pièces d'identité au Kivu. Ainsi, les recrues reçoivent les cartes d'électeurs et voyagent comme des Congolais pour aller rejoindre Laurent Nkundabatware au front du Nord-Kivu. Monsieur Sebagabo Benjamin Munanira tient régulièrement des réunions à Bwiza (Bujumbura) et dans les camps de réfugiés à Muyinga.

Recommandations :

L'équipe de Grands-Lacs Confidentiel propose les recommandations suivantes à l'honorable Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui nous lit en copie :

1. Mettre un point final à l'impunité et aux crimes horriblement indescriptibles qui sont commis en Afrique de Grands-Lacs depuis plus de dix ans et dont les véritables responsables vivent en toute quiétude, dans l'opulence, de par les retombées de ces mêmes crimes. Tout cela se passe sous la complaisance incroyablement cynique d'une communauté internationale bienveillante envers les criminels. Les assassinats, tueries de masse, les viols ignominieux et les conséquences qui en découlent ne sont-elles pas des crimes graves ? Pourquoi restent-ils si longtemps impunis ?

Dans ce contexte, l'arrestation et la comparution devant la Cour pénale Internationale de Laurent Nkundabatware et de son Chef d'État-Major Bosco Ntaganda doivent devenir une priorité parmi les considérations immédiates de la CPI, afin de ramener la paix au Congo.

2. Mener une enquête indépendante visant à déterminer le rôle que les multinationales canadiennes, britanniques américaines et belges jouent dans la perpétuation de la guerre qui a transformé la République démocratique du Congo en bourbier de sang.

3. Lancer des mandats d'arrêts internationaux contre les responsables de ces multinationales pour les faire comparaître devant la justice.

4. Demander aux gouvernements de ces pays occidentaux, Canada, Etats-Unis, Belgique, etc… dont les multinationales sont les principaux pourvoyeurs de cette guerre, d'effectuer des enquêtes sur les cruautés que commettent ces compagnies qui sont enregistrées dans leur pays.

La Cour pénale Internationale devra démontrer par des actions concrètes qu'elle n'est pas une institution des instruments de la mondialisation faite pour punir uniquement certains criminels et pas d'autres qui commettent des crimes encore plus graves, selon des critères qui cachent beaucoup de magouilles.
Grands-Lacs Confidentiel salue les arrestations de Jean-Pierre Bemba et Thomas Lubanga comme des bons exemples de départ de ce qui doit être fait, de façon systématique et sans tergiversations, en Afrique des Grands-Lacs.
Par contre, n'est-il pas cyniquement curieux de voir que ces derniers soient en prison à la CPI alors que les plus grands criminels que l'Afrique ait jamais connu, nommément le président Paul Kagame du Rwanda et Yoweri Museveni de l'Ouganda, vivent dans la quiétude et l'opulence, alors qu'ils sont responsables des génocides au Congo, au Burundi et au Rwanda ? Combien des milliers d'Africains doivent encore mourir avant que ces criminels ne soient amenés en justice ?
le 12 novembre 2008

Esdras MASAN
Rédacteur en chef
Grands-Lacs Confidentiel

E-mail: glac.editor@ gmail.com 

 

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15 novembre 2008

Azarias Ruberwa le tutsi Rwando-Burundais se fait passer pour un Congolais alors qu'il est l'espion de Kagame à Kinshasa !

RuberwaRecevantLesOrdresdeKagame

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09 novembre 2008

Les Rwandais envahissent la RD Congo...

L’Armée rwandaise est impliquée dans la guerre à l’Est de la Rdc : des officiers militaires de la Monuc ont témoigné sur la présence des soldats rwandais au sein du Cndp de Nkundabatware

Kinshasa, 08/11/2008 / Politique

Pour la première fois, l’Onu a déclaré publiquement que Kigali accorde un soutien réel aux éléments du Cndp de Laurent Nkunda. Le premier témoignage nous revient du porte-parole de la Monuc Sylvie Van den Wildenberg qui a déclaré à l’agence Associated Press à partir de Goma que les soldats du contingent uruguyen ont vu des militaires rwandais tirer des obus de chars et d’autres pièces d’artillerie lourde vers le Congo.

Les troupes rwandaises sont-elles impliquées dans les combats aux côtés du Cndp ? Si pour beaucoup de Congolais, la question ne se pose plus, la chose n’est pas évidente dans une certaine opinion. Kinshasa doit convaincre la communauté internationale. Si ce n’est pas le cas, il sera difficile d’impliquer la communauté internationale dans la recherche de solution à cette « guerre » a dit mme Janday fraser chargée des affaires africaines au département d’Etat américain.

La preuve c’est que tout le monde a compris que la solution passe par Kigali. Il n’y a pas une délégation internationale qui vient en Rdc pour chercher la solution à la crise qui ne fait le détour par Kigali. Les autorités rwandaises ont compris que ce ballet diplomatique est une accusation. Si la solution n’est pas trouvée et que le drame humanitaire va toujours croissant au Nord-Kivu, la communauté internationale ne continuera plus à se taire. Comme Kigali tient beaucoup à son image, il commence à protester contre l’arrivée de ces délégations dans son pays. Les médias et la diplomatie rwandaise sont mis à contribution pour faire comprendre que Kigali n’a rien à faire dans la guerre qui sévit actuellement au Nord-Kivu.

La Monuc constitue pourtant l’œil et l’oreille de la communauté internationale. Pour beaucoup d’observateurs, une des raisons qui a fait que le Cndp n’est pas entré dans Goma, c’était pour ne pas se mettre à découvert. Le Cndp serait entré dans Goma, on ne sait pas comment il pouvait cacher l’armement rwandais et les troupes rwandaises qui combattent pour lui.

La bataille de Rumangabo et l’avancée du Cndp vers Goma a mis à nu plusieurs preuves de l’implication de l’armée rwandaise dans les combats. Les témoignages des officiers de la Monuc sont venus s’ajouter aux effets militaires rwandais saisis et présentés à la communauté internationale par la hiérarchie militaire des fardc.

Lors des combats autour de Goma, l’armée rwandaise a commencé à semer la panique dans cette ville en tirant des obus au dessus de la frontière commune. Les officiers de la Monuc affirment qu’il s’agissait des obus de chars et autres pièces d’artillerie lourde.

Cela a permis aux autorités congolaises de renforcer leurs accusations contre les troupes rwandaises. Kigali a toujours démenti. Aujourd’hui encore, Kigali continue aàdémentir. Mais, pour la première fois, l’Onu a déclaré publiquement que Kigali accorde un soutien réel aux éléments du Cndp.

Le premier témoignage nous vient du porte-parole des Nations unies Sylvie van den Wildenberg. Il a déclaré à l’agence Associated Press à partir de Goma que les soldats du contingent uruguayen ont vu des militaires rwandais tirer des obus de chars et d’autres pièces d’artillerie lourde vers le Congo.

C’était le mercredi lorsque les forces de Nkundabatware ont commencé à avancer vers Goma. Gen Jorge Rosales, chef du contingent uruguayen au sein de la mission de paix de l’Onu en Rdc a déclaré avoir vu le vendredi parmi les troupes rebelles non seulement des chars et de l’artillerie lourde de l’armée rwandaise, mais également des soldats rwandais intégrés dans les forces rebelles.

Après ces révélations, les responsables de l’Onu ont posé la question aux autorités rwandaises qui ont encore nié les faits. Les soldats de l’Onu restent catégoriques. « Nous les avions vus et observés ». La Monuc par son chef, Alan Doss avait confirmé au cours d’une vidéoconférence que les tirs venaient du Rwanda.

Et de préciser que le feu était venu de la frontière rwandaise près de la localité de Kibumba.

Kibumba est situé sur la route principale qui mène vers Rutshuru à environ 17 km au nord de Goma. La localité est non loin de la frontière rwandaise et de l’aéroport de Goma. La frontière du Rwanda est visible à l’Est, du milieu de plusieurs volcans. Mais en diplomate réservé, le chef de la Monuc dit avoir chargé une unité pour vérifier les faits. Il n’est pas convaincu que cela se soit produit et reproduit.

SL/(Milor/GW/Yes/PKF)

L’Avenir

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Guerre à Goma..

ENVOYÉ SPÉCIAL (Le Monde)

KIBATI 

Le film des opérations militaires, étape par étape 

A force d'avancer discrètement, mais inexorablement, vers les positions gouvernementales qui ont repris pied aux portes de Goma pour défendre la capitale de la région du Nord-Kivu, à l'extrême est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles de Laurent Nkunda étaient assurés de passer à l'affrontement à un moment donné. Vendredi 7 novembre, c'est chose faite.

En contrebas du volcan Nyiragongo, dont les dernières coulées de lave couleur suie descendent jusque sur la piste de l'aéroport de Goma, les Forces armées de RDC (Fardc) vont au contact des rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Les semaines passées, les troupes loyalistes avaient décroché en permanence, ouvrant pratiquement la route de Goma aux rebelles. Cette fois, ils tiennent, ils répliquent et ils ne reculent plus, au moins le temps d'une journée.

Sur les hauteurs de Kibati, à dix kilomètres de Goma, les hommes du CNDP ne sont qu'à deux cents mètres. Eclatent les premiers tirs. Droit comme un "i" au milieu de la route déserte, un colonel des Fardc, longue badine à la main, lance ses hommes à l'assaut tandis que sifflent les balles. L'objectif des rebelles est juste derrière la masse de bananiers : une grande antenne de communication qui surplombe la route descendant en longues courbes vers Goma, visible tout en bas, au bord du lac Kivu. On se bat à présent pour cette position.

L'officier cingle le dos d'une recrue au courage faiblissant et l'envoie dompter sa peur en courant vers les balles. "On doit défendre nos enfants, on doit défendre notre pays, alors en avant!" Et de marcher vers les tirs ennemis sur un sol hérissé de blocs de basaltes coupant comme des rasoirs, communiquant en portugais par talkie-walkie avec un supérieur. Des éléments envoyés par l'Angola appuient les Fardc. Sous le feu, on ne cherche plus à le dissimuler. En face, les rebelles de Laurent Nkunda comptent des soldats rwandais parmi eux. Chaque camp nie être aidé par un pays ami.

Les forces congolaises tirent au mortier, installent une mitrailleuse de 12,7, tandis que les blessés descendent peu à peu vers Goma. Le feu ne faiblit pas. Combien de temps ces hommes peuvent-ils tenir sans renforts? "On n'a pas besoin de renforts, on a la force", crie un officier avant de disparaître sous les arbres pour reprendre l'assaut. Peu à peu, les rebelles reculent. Bientôt, des troupes loyalistes fraîches montent appuyer les soldats de l'avant. Il flotte un climat de petite victoire, non négligeable pour des troupes démoralisées jusqu'à présent.

Au même moment, très exactement, se tenait à Nairobi un sommet international pour tenter d'éteindre le conflit au Nord-Kivu. En fin de journée, ses participants, chefs d'Etats africains, représentants de l'Union africaine (UA) et des Nations unies se mettaient d'accord pour exiger un "cessez-le-feu immédiat" et l'ouverture d'un couloir humanitaire. A terme, il s'agirait également de désarmer les groupes rebelles, aussi bien le CNDP que les groupes hutus rwandais qui ont leurs bases arrière au Kivu.

"CLIMAT NOUVEAU"

Le "sommet pour rien", comme l'ont déjà qualifié les rebelles du CNDP, qui en rejetaient les conclusions par avance et continuent d'exiger des négociations directes avec le président congolais, Joseph Kabila, a aussi permis de lancer un projet de déploiement d'une force africaine. Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat français chargé de la coopération, y voit le signe d'un "climat nouveau".

Le sommet de Nairobi consacre donc aussi l'abandon du projet de force européenne au Kivu, qui était défendue par Bernard Kouchner et reprise par un groupe d'ONG. Dans un délai d'un mois, une réunion de suivi doit examiner les progrès sur le terrain congolais et dessiner les grandes lignes du désarmement, notamment celui des FDLR (rebelles hutus rwandais), "priorité des priorités car c'est enlever un prétexte" au CNDP pour se battre, selon M. Joyandet.

Dans l'intervalle, la Mission de l'ONU en RDC, la Monuc , devrait être "reformatée" pour muscler son dispositif à l'Est, en plein désarroi depuis plusieurs semaines. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, compte demander 3000 hommes supplémentaires pour renforcer les 17 000 hommes qui composent actuellement la mission.

Jusqu'à ce jour, les casques bleus de la Monuc ne sont pas parvenus à remplir leur mission d'interposition. Pas plus qu'ils ne sont en mesure de protéger les populations civiles. L'illustration la plus frappante en a été donnée les jours derniers à Kiwandja, une ville au nord de Goma, où les soldats de Laurent Nkunda reprenaient le contrôle en tuant dans le désordre miliciens ennemis et civils, alors que les soldats indiens de la Monuc , pourtant équipés de blindés, demeuraient pétrifiés dans leur camp.

Jean-Philippe Rémy

 

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Massacres insoutenables des Congolais à Kiwanja par le rwandophone Nkunda et sa horde de barbares !

Kinshasa, 08/11/2008 / Politique

Le nouveau carnage perpétré sur les populations congolaises cette fois à Kiwanja au Nord-Kivu par les cyniques rebelles du CNDP du rwandophone Nkunda révolte le bon sens au regard des images d’horreurs de ces massacres auxquelles se complaisent des barbares dignes des siècles révolus de l’histoire humaine ! Ce qui s’est passé à Kiwanja, localité pro­che de Rutshuru, chef- lieu du territoire du même nom, est tout simplement inacceptable. Aucune bonne conscience ne peut s’en ac­commoder. Raconter ces tueries avec des mots est une tâche pas très facile. Par contre, la tâche serait plus aisée pour les confrères de la presse audiovisuelle. Pour ce faire, il suffirait de faire la ronde des cases de la localité.

Il faut avoir le courage de supporter les images qui renvoient à une sauvagerie qui n’est plus de cette époque. Dans chaque maison, il y a des morts de tous les sexes et de tous les âges.

Les enfants, filles et garçons. Les adultes, hom­mes, femmes, jeunes et vieux, massacrés. Et pour cause, ils appartiennent à une ethnie, les hutus. C’est ici tout le paradoxe de la politi­que de Paul Kagame en terri­toire congolais. Il reconnaît qu’il y ait des tutsi congolais qui n’auraient rien à voir avec les tutsi rwandais, si ce n’est que l’appartenance à une seule culture kinyarwanda. Mais Kagame et son bras armé qu’est le Cndp n’ac­cepte pas qu’il  existe des hutus congolais. Tout hutu, quelle que soit sa nationalité est un intérahamwe, donc, un génocidaire. Cela explique la nuit aux longs couteaux entre le mercredi 5 et le jeudi 6 novembre 2008.

L’objectif visé

Dans une petite localité comme Kiwanja, lorsqu’on tient compte du nombre de cadavres trouvés dispersés comme des mouches, on se rend compte que l’objectif visé était le nettoyage ethni­que. On ne peut trouver une autre explication à cette fu­reur lorsqu’on sait que  les Maï-Maï qui avaient occupé la localité s’étaient retirés plu­sieurs heures avant. Le Cndp sait que même si on définit les Maï-Maï comme une ré­sistance populaire, ce n’est pas tout le monde qui va aux combats.

Dans ce qui est arrivé à Kiwanja, on trouve la marque du Rdc de triste mémoire à Kasika et à Makobola. Tous ces crimes ayant été oubliés, mais debout devant l’autel de la réconciliation nationale, on n’est pas étonné que cela fasse des émules.

Et dire qu’il y a des gens qui justifient encore les tueries du Cndp pour cause qu’on serait passé à côté de la réconciliation nationale. Y’a-t-il un geste plus fort dans le souci de la réconci­liation nationale que de jeter l’éponge sur plus de cinq mil­lions de morts ?

L’enquête de la Monuc

Il nous revient que la Monuc enquête alors que les faits sont là. Il n’est même pas question de chercher des responsabilités. Il est ques­tion d’un flagrant délit. Quel­ques heures avant le ratis­sage sanglant, les Maï-Maï avaient occupé Kiwanja avant de se retirer sous la pres­sion de la Monuc. Personne n’a fait état de massacres après le retrait des Maï-Maï. La responsabilité de ce mas­sacre est à incomber indiscutablement aux rebelles du Cndp de Nkundabatware.

Si la méthode utilisée par le Cndp diffère de celle des Maï-Maï qui avaient occupé la ville la veille, on trouve la raison dans la motivation le cette guerre. Plusieurs rai­sons sont avancées pour justifier l’acharnement de Kigali  déstabiliser la Rdc.

On parle avec raison des multinationales qui ont besoin de ce chaos afin de perpétrer le pillage des res­sources naturelles de la Rdc. Kigali tire bénéfice du pillage qui en fait la plaque tournante du trafic du coltan et autres minerais du sol et du sous-sol congolais. Mais, Kigali ne tire pas seulement bénéfice comme une conséquence heu­reuse, mais qui serait due au simple hasard de sa position.

Kigali organise tout cela. Il le fait avec la bénédiction de certaines capitales qui le pro­tègent dans la communauté internationale. La présence des hutus à la frontière rwan­daise est considérée comme un danger à la sécurité de ce pays. Il y a une notion dange­reuse qui fait passer tout hutu, quelle que soit sa nationalité pour un génocidaire.

Un génocide hutu

C’est pourquoi les hutus congolais sont assimilés aux interahamwe. La sentence leur rendue à Kiwanja le dé­montre. Un prêtre ougandais qui se confiait aux confrères de Fifi peint bien la situation. Dans un ras-le-bol qui devrait aussi être celui de la commu­nauté internationale, le calotin ougandais a demandé à Kigali de cesser de se servir du Cndp pour massacrer les hutu. Il est étonné que même les hutu nés au Congo soient logés à la même enseigne que les génocidaires.

En effet, les enfants qui sont arrivés au Congo à l’âge de 4 ou 5 ans, ont aujourd’hui 14 ou 15 ans, ils constituent l’effectif des hutu étiquetés Fdlr. En ce qui concerne le massacre de Kiwanja, il ne s’agit pas des hutu rwandais.

Ce sont des citoyens congolais qui ont été massa­crés à cause de leur apparte­nance à l’ethnie hutue. Par ce comportement, le Cndp et le Rwanda viennent d’ouvrir la brèche à des massacres ethniques. Aujourd’hui ce sont les hutu qui ont été massa­crés. Si demain les hutu saisissent l’occasion pour mas­sacrer le tutsi, l’opinion inter­nationale, les protecteurs des tutsi au Conseil de sécurité de l’Onu et ailleurs, vont-ils s’émouvoir ?

On sait que le Cndp est essentiellement composé des tutsi. C’est immoral que de ne pas condamner une armée dont les visées sont désor­mais claires. Qui peut encore demander au gouvernement congolais de négocier avec un mouvement qui n’hésite pas à massacrer des popula­tions civiles ?

Que le gouvernement continue à demander au Cndp à rejoindre même la table du programme Amani, c’est inacceptable. C’est également inacceptable que la commu­nauté internationale continue à se distraire avec des sommets avec la participation de Kigali dont la responsabilité dans ce qui se passe à l’Est du pays est plus que clair.

Des cadavres de tous âges

C’est une horreur de constater que dans une case au quartier de Mabongo II, les morts comptabilisés appar­tiennent tous à la même fa­mille. C’est une preuve de plus que le Cndp ne cherchait pas les Maï-Maï. Sinon, il ne tuerait pas  deux adultes, un enfant et deux adolescents.

Un peu plus loin de cette case, on a retrouvé les cada­vres dissimulés dans d’autres maisons. Parmi eux, des hom­mes, des jeunes, des fem­mes, des vieillards. Tous at­teints des balles tirées à bout portant. Les tueurs du Cndp avaient agi en âme et cons­cience comme le témoigne un rescapé.

Les soldats du Cndp lui avaient épargné la vie pour qu’il leur serve d’émissaire auprès des autres villageois en vue de les dissuader de re­joindre les Maï-Maï dans la forêt. Le Cndp savait donc que leurs ennemis étaient loin dans la forêt. Le rôle de la Monuc, encore une fois et malheureusement, a consisté à compter les morts et à pro­mettre une enquête.

(SL/Milor/PKF)

JDG/L’Avenir

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07 novembre 2008

L’Afrique doit tirer les leçons de l’élection d’Obama

Depuis des jours, l’Afrique était en prière. Partout, des groupes s’étaient formés, jeûnant, priant, chantant pour que « leur » candidat, Obama, l’emporte aux Etats-Unis. Depuis deux jours, l’Afrique est en liesse. Dans toutes les capitales, on se congratule, on se prend à espérer que ce « fils de l’Afrique » n’oublie pas ses racines kényanes et s’intéresse au développement du continent noir, trop souvent à la traîne malgré ses richesses humaines et matérielles.
Mais les Africains devraient faire plus que se réjouir. Ils doivent aussi tirer la leçon du formidable exercice de démocratie que les Américains leur ont donné. Aux Etats-Unis, Blancs et Noirs ont tourné la page sur les souffrances et les injustices du passé, accepté de travailler ensemble, de refonder leur unité au départ de la vision généreuse du jeune candidat.
Il y a tant de pays en Afrique où cet exemple mériterait d’être médité : au Kénya, où les élections débouchèrent sur une débauche de violence entre partisans de Kibaki et d’Odinga, sur fond de rivalité ethnique ; en Afrique du Sud, où les migrants noirs ont été lynchés puis expulsés parce qu’ils venaient d’ailleurs, au Rwanda où le génocide des Tutsis fit un million de morts et sert, aujourd’hui encore, de justification au régime pour intervenir au Congo et soutenir des rebelles qui protègent les Tutsis et terrorisent les autres. Au Congo aussi bien sûr, où l’on a bien retenu les leçons des maîtres belges, et où les équilibres ethniques sont une donnée politique incontournable, génèrant rivalités et conflits. A Nairobi, où les dirigeants du Congo et du Rwanda vont se rencontrer, il y aura probablement plus d’arrière pensées et de rancunes que d’avancées véritables alors que ces pays sont condamnés à des relations de voisinage…Dans la plupart des pays d’ Afrique, les groupes ethniques se laissent manipuler par des politiciens avides de pouvoir ; presque partout, le souci de soi, de sa famille, de son groupe l’emporte sur le bénéfice de la nation et le développement demeure à la traîne, même dans des pays d’une richesse insolente.
Il ne suffit pas de battre des mains pour Obama et de spéculer sur sa politique future: les Africains doivent mesurer que ce métis au parcours atypique a dépassé les clivages Blancs/Noirs et que des millions d’électeurs ont pris le risque de parier sur lui. Sur l’avenir, sur le changement. Combien sont ils, en Afrique, qui oseraient ainsi miser sur un inconnu porteur d’avenir ?

Source: Collette Braeckman

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OBAMANIA....

Point chaud : Pourquoi l’Amérique a choisi Obama ?

Kinshasa, 06/11/2008 / Politique

C’est la question que tout le monde se pose en ce moment. Pourquoi lui ? Et pourquoi en ce moment précis où on assiste dans le monde à l’émergence des puissances qui veulent parler d’égal à égal avec l’Amérique ? La guerre froide est derrière nous. Mais la paix dans laquelle nous vivons est une paix chaude. Ici et là, le monde est en proie à des crises de tous ordres. Dans nos pays d’Afrique, des marginaux masqués, soutenus par des puissances de ce monde, entretiennent une terreur qui met en danger l’existence même de nos Etats. C’est dans ce climat de paix des dupes et de paix sans pain que Obama arrive aux affaires. Pour redorer l’image d’une Amérique qui tient à demeurer la locomotive du monde.

En attendant, tout le monde note qu’à tous points de vue, l’élection du sénateur Obama à la présidence des Etats-Unis a tout d’un tsunami. Elle ressemble à un rêve auquel beaucoup d’entre nous ne prêtaient pas foi. Farce que de bonne foi nous considérions que ce rêve là était prématuré. L’Amérique n’a pas voulu entendre de cette oreille. Toujours réaliste et pragmatique, l’Amérique vient de réaliser son rêve. Celui de se réconcilier avec elle-même et avec son histoire.

Une Amérique qui allie la puissance à l’art de surprendre, même ses meilleurs alliés. A part les prophètes, aucun laboratoire scientifique n’avait prévu qu’en 2008 l’Amérique se donnerait un président noir. Pour tous les bons pensants, c’est quelque chose qui devait arriver un jour, mais pas aujourd’hui. C’est pourquoi, il est permis de penser que Barack Obama appartient à cette race des gens au destin exceptionnel. Le genre de destin précisément qui échappe à toutes les projections mathématiques.

C’est des gens que  Dieu fabrique à compte goutte. Au point où personne ne les voit venir lorsqu’ils commencent leur mission. Tout ça fait partie des mystères de la vie. Ceci dit, comment, et c’est la question que beaucoup des gens se posent ici, l’Amérique a pu élire un Noir dans un pays à majorité blanche? Une des réponses est la suivante: depuis longtemps déjà, en Amérique, la race n’est plus généralement qu’un simple discours. Elle n’est plus une frontière. Sauf naturellement, pour ceux qui peinent à ouvrir leurs yeux pour bien voir.

Ensuite, lorsque dans les années 60, Robert Kennedy, entre autres, prédisait que dans quarante ans, l’Amérique aura un président noir, les trois quarts de ceux qui viennent de voter pour Obama n’étaient pas encore nés. Ils n’ont donc pas vécu dans leur chair cette Amérique qui était alors divisée en noirs d’un côté et en blancs de l’autre. Il ne connaissent que cette Amérique, à laquelle ils s’identifient et dans laquelle ils se reconnaissent en Obama, qui se débat, dans ses contradiction pour demeurer la nation leader du monde.

Entre la race et la sauvegarde de la puissance de l’Amérique, ils ont préféré la deuxième option. Et ils ont raison. Et voilà pourquoi fondamentalement l’Amérique a choisi Obama. Elle veut rester la nation pilote du monde. En se dotant d’un président capable de faire l’affaire. Et ce président c’est Obama, américain, mais qui est aussi une partie de nous-mêmes.

Comme quoi, et c’est tout à l’honneur de l’Amérique, l’injustice se corrige là où elle a été commise, et toujours par ceux qui l’ont commise. C’est la loi de l’histoire. C’est tout aussi à l’honneur de l’Amérique d’avoir décodé ce principe dont le respect permet aux forts de la demeurer longtemps sans risque majeur pour eux de rejoindre, diminués, les rangs des faibles.

(TH/PKF)

Mankenda Voka/l’Observateur

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06 novembre 2008

Nkunda à Kinshasa ?

Professeur Kibanda : « …Nkunda n’est pas seulement à l’Est. On doit chercher à dénicher les Nkunda qui se cachent au gouvernement »

Kinshasa, 05/11/2008 / Politique

Le complot ourdi contre la RDC est international. Et Laurent Nkunda n’est qu’un instrument des multinationales soutenues par certaines puissances occidentales, affirme le professeur Kibanda dans une interview accordée au journal Le Potentiel. La RDC étant victime de ses minerais. Surtout ceux nécessaires à l’économie fondée sur le micro-processeurs, sur l’électronique, soutient-il. Il n’a pas manqué de déplorer la logique égocentrique qui semble marquer l’élite politique congolaise, voire intellectuelle tout court.

Professeur, aujourd’hui, la guerre a éclaté. On parle de plus en plus d’un complot international. Quelle est votre analyse à ce sujet ?

C’est depuis dix ans que j’ai parlé de ce complot. Mes anciens étudiants le savent. Comme lors de l’Eveil patriotique organisé par feu Laurent-Désiré Kabila. Quand vous jetez un coup d’œil sur la Carte minière, même hydrographique au Congo de l’Est, c’est tellement clair. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais accepté la théorie qui consiste à parler avant tout de problèmes tutsi et bantu, tout de suite. C’est une lecture enfantine des choses. C’est même un aveuglement. Quand vous jetez un coup d’œil sur la carte, le problème réel est de vous rendre compte que, dans les zones où persiste la guerre, de Nyunzu (Nord-Katanga) jusque dans la vallée Djugumagi (en Ituri, province Orientale, jusqu’à la source du Nil), c’est là que se trouvent concentrés les minerais nécessaires à l’économie fondée sur le micro-processeurs, sur l’électronique. A part ces minerais, vous avez de grandes concentrations de filons d’or. Et de Goma jusqu’à la frontière soudanaise, ce n’est plus un secret, les réserves pétrolières y sont très importantes.

Donc, les enjeux sont que les multinationales et certaines puissances visent ces ressources là, veulent les contrôler. Raison pour laquelle on peut considérer que Laurent Nkunda n’est qu’un simple mercenaire. Ce n’est donc pas un enjeu majeur. Et les Etats de la région qui utilisent Nkunda veulent jouer en fait le rôle de gendarmes de la région. Reste à savoir réellement si ces Etats mesurent la portée réelle de véritables enjeux qui sont en train de se jouer à l’Est de la République démocratique du Congo.

A partir du moment qu’on accepte que Nkunda n’est qu’un mercenaire, un instrument qu’on utilise, que l’élément tutsi n’est qu’un prétexte et que les frères Tutsi savent qu’ils étaient des millions en RDC et qu’ils n’avaient jamais été l’objet d’un mauvais traitement, ce n’est donc pas le facteur qu’on peut avancer ici. La véritable lecture, c’est ce complot international. Mais, nous, Congolais, devons être conscients aussi, puisque nous parlons de partenariat adulte. Etre conscients du fait que, si Nkunda est un instrument pour le complot international, c’est que les contrats miniers, léonins, qui ont été signés, à l’instar de ceux forestiers et pétroliers, font partie de ce même complot international.

A partir du moment qu’on accepte ce principe-là, on doit savoir que Nkunda n’est pas seulement à l’Est. On doit chercher à dénicher les Nkunda qui se cachent au gouvernement. C’est très important. Parce qu’à partir du moment où on brade le patrimoine national qui concerne aussi les générations futures, on joue le même rôle en empêchant l’Etat congolais de jouer son rôle qui devrait être la locomotive pour tout développement de l’Afrique sub-saharienne.

Si les autres Africains se moquent de nous, c’est parce que nous ne sommes pas contents de ce rôle-là qu’on devrait jouer. Dernièrement, il y a eu la conférence sur la forêt et sur le développement durable du monde, sur le massif forestier de la cuvette centrale, la RDC était absente. Et souvent, nous sommes absents à des rendez-vous extrêmement importants durant lesquels le Congo devrait jouer un rôle important. Non seulement à cause de ses ressources minières, forestières, hydrographiques, mais aussi à cause de ses hommes pour le marché avec des millions qu’il représente. Et même au niveau de la crise financière internationale, tout le monde insiste sur la nécessité de revenir sur l’économie réelle que sont les ressources du Congo. Avec ses neuf frontières, ce que le Congo représente comme potentiel commercial aux niveaux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de tous les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et même du Marché commun d’Afrique orientale et australe (Comesa), avons-nous conscience de ce que nous devrions jouer comme rôle ? C’est la raison pour laquelle – et c’est même un appel pour notre jeunesse – nous devons comprendre que ce qui en train de se jouer n’est pas le problème du régime de Kabila qui va passer, mais nous devons nous poser la question de savoir quelle est la place du Congo dans le monde aujourd’hui, quelle est sa place demain. Ce n’est pas non plus la question de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du Mouvement de libération du Congo (MLC), du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD) ou du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). C’est la question de tous ces pays-ci.

C’est curieux ! Le Kivu est attaqué. Mais on ne voit aucune mobilisation ni de la population ni de l’élite ou encore de la société civile. Que se passe-t-il ? Y a-t-il encore un complot au pays ?

Un moment donné, au cours d’une émission que nous avons organisée avec Kibambi Shintwa, je crois, j’ai parlé du, géant qui dort. J’ai dit à l’époque qu’on ne peut pas être le Congo et se permettre de dormir comme nous dormions. Et dans cet effort de nous enfoncer dans un sommeil profond, je crois que les médias jouent un rôle immense, avec la musique et la danse à longueur des journées. Je comprends qu’il y ait du temps consacré au Seigneur, à la méditation. Mais la Bible nous enseigne que, pour créer le monde, le Seigneur a travaillé. Et je ne crois pas que toute la vie, on doit la passer en train de s’amuser. A partir du moment où un peuple prend cela comme option, il trahit même l’idéal chrétien.

Mais pourquoi ne mobilise-t-on pas l’opinion pour dire que nous devons défendre notre pays ?

Il y a un problème au niveau de notre élite politique. Je crois que la logique égocentrique semble marquer notre élite. On dirait même que, par rapport aux évolués de l’indépendance, on dirait qu’il y a dégénérescence. Il n’y avait pas autant de docteurs chez ceux qui ont arraché l’indépendance. Mais ces docteurs qu’on a formés, comme disait le professeur Ilunga Kabongo qui nous a quittés, plus que le nombre de médecins, de professeurs, d’ingénieurs augmente, cela correspond à la dégénérescence dans tous les secteurs. Il se pose le problème de savoir quel genre d’élites on a formé. Puisqu’on se rend compte qu’ailleurs, il y a des gens prêts à mourir pour l’intérêt commun. Même pour ceux qui sont au parlement et au gouvernement qui incarnent ce qu’on peut appeler l’intérêt commun, à partir du moment où ils n’ont pas conscience autour de cet intérêt, c’est dangereux. Quand on tient le couteau et qu’on ne sait pas s’en servir, ça devient dangereux. C’est là que se situe le problème de l’élite, pour des questions essentielles. A Kibambi Shintwa, je disais que je ne voyais pas la question qui mobilisait, qui focalisait toute l’élite au-delà des intérêts partisans comme on le sent ailleurs. Même en France, on a vu dernièrement Sarkozy réunir des gens de gauche comme de droite pour débattre de l’avenir de la France. Mais quelles sont ces questions-là qui peuvent mobiliser l’élite congolaise, peu importe le parti auquel on appartient, peu importe les tendances ? Ça, c’est la faiblesse de l’élite non seulement politique, mais aussi intellectuelle.

Concrètement, que doit faire le Congo, la balkanisation du pays étant en marche ?

Le théâtre stratégique l’a formulé : c’est la mobilisation. Je rappelle qu’en 1998, Laurent-Désiré Kabila est parvenu à mobiliser les Congolais. Et en dépit de moyens minimes dont on disposait, l’armée sentait le peuple congolais derrière elle. Je me rappelle encore que, lors d’un appel, M’Zee Kabila avait mobilisé 75.000 jeunes au stade des Martyrs. Je me rappelle aussi qu’un jour, il avait mobilisé, 21.000 étudiants de Kinshasa à Kibomango. Ces jeunes gens avaient juré de ne plus jamais laisser le Congo être recolonisé ou découpé. C’est cet esprit-là qu’on doit retrouver en éveillant la conscience de tous les Congolais. Il n’est pas question d’un régime qui est en jeu, mais de l’avenir du Congo pour lequel nos ancêtres et de millions de Congolais ont donné de leur vie. Il est illusoire de croire à la communauté internationale qui a ses intérêts. C’est un rêve de croire que tout le monde souhaite l’unité du Congo, malgré des discours pour nous endormir. Certains pays qu’on considère comme amis débitent des propos peu courtois, voire injurieux, à l’endroit du peuple congolais et de ses dirigeants. Si on est assez mûr, on devrait comprendre que les gens qui nous veulent du bien ne doivent pas proférer des injures quand les Congolais songent à explorer d’autres perspectives de développement. Donc, on devrait réfléchir à toutes ces questions-là en suscitant des débats comme à l’époque de l’éveil patriotique. C’est autour de cela qu’on va mobiliser les gens.

Mais il y a un problème. Comment mobiliser les gens lorsque le front social est en ébullition ? N’y a-t-il pas un complot quelque part pour que cette mobilisation n’ait pas lieu ?

Quel que soit le cas, s’il y a de la transparence, si les Congolais sont convaincus de la cause noble de ce combat, ils ne demanderaient pas mieux que défendre leur pays. Pour le front social, il a fallu d’abord informer le peuple que les partenaires qui ont promis d’apporter leur contribution au Budget ne l’ont pas fait. Il faut le dire courageusement aux Congolais qui sont mûrs pour comprendre. Mais à partir du moment où on se rend compte qu’il y a des gens qui s’amusent avec des ressources publiques. Au même moment, on demande à une catégorie de la population de consentir des sacrifices, je crois que personne ne va accepter ce type de mot d’ordre. C’est là que ça pose problème. Mais si les gens, dans la transparence, savent que l’Etat a comme priorité présentement de libérer l’Est du pays, je ne crois pas qu’un Congolais conscient puisse refuser ce sacrifice.

(SL/Ern./GW/Yes)

Freddy Mulumba Kabuayi wa Bondo/Le Potentiel

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05 novembre 2008

Barrack Obama Mokonzi ya mboka...

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« Le changement est arrivé en Amérique ». C'est par ses mots que Barack Obama a commencé son premier discours de président élu, à Chicago, dont voici les principaux points, publiés par le site de « La Voix du Nord ».

LE CHANGEMENT

« Le changement est arrivé en Amérique. » « Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique ».

« Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible (...) la réponse lui est donnée ce soir ».

LES DEFIS A RELEVER

« C'est votre victoire », a-t-il assuré en rendant hommage aux « millions d'Américains bénévoles » qui l'ont aidé dans sa campagne. « Vous l'avez fait car vous comprenez l'immensité de la tâche qui nous attend. Parce qu'à l'heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence -- deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle »

« La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n'atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais il n'y a jamais eu autant d'espoir que ce soir, mais le peuple américain y arrivera. »

« Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux sont ceux qui ne seront pas d'accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord ».

LE MESSAGE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

« A ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, des parlements aux palais en passant par ceux qui sont assemblés autour d'une radio dans les coins oubliés du monde, nos histoires sont singulières, mais nous partageons le même destin » « A ceux qui voudraient détruire le monde, nous vous battrons. A ceux qui aspirent à la paix et à la sécurité, nous vous soutenons ».

LA QUESTION RACIALE

« Ce soir, je pense à cette femme qui a voté à Atlanta (...) Ann Nixon Cooper a 106 ans. Elle est d'une génération née juste après l'esclavage. A une époque à laquelle quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons: parce que c'était une femme et à cause de la couleur de sa peau ».

L'HOMMAGE A SON ADVERSAIRE REPUBLICAIN JOHN MCCAIN

John McCain « a bataillé dur et longtemps au cours de la campagne, et il s'est battu plus durement et plus longtemps encore pour le pays qu'il aime. Il a enduré des sacrifices pour l'Amérique que la plupart d'entre nous ne peuvent même pas imaginer, et nous avons profité des services rendus par ce dirigeant courageux et altruiste ».

« Je le félicite, ainsi que la gouverneure Palin (sa colistière, ndlr) et je suis impatient de travailler avec eux ».

S'adressant aux électeurs républicains, il a affirmé: « Je n'ai peut-être pas remporté votre vote, mais je vous entends, j'ai besoin de votre aide, et je serai également votre président ».

Source : LE SOIR ( Belgique)

Posté par Mwalimu à 17:23 - OBAMA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2008

Guerre de l’Est : les tireurs des ficelles

A   qui profite la guerre de l’Est ? Interrogation pertinente au moment où   l’on se prépare à une nouvelle rencontre au sommet, au plan   régional, à Nairobi pour ramener la paix en République   démocratique du Congo. Si cette rencontre ne répond pas à   cette interrogation, elle est vouée à l’échec. Ce   serait continuer à tourner en rond et en dérision le peule congolais.

La Communauté internationale se penche à nouveau sur ce «   grand malade » qu’est le Congo pour lui administrer une nouvelle   thérapeutique. Attitude résultant de la troisième guerre   qui sévit actuellement dans le pays avec une situation humanitaire catastrophique.

Initiative encourageante mais qui risque de n’apporter aucune solution   durable tant que l’on n’ira pas au fond du problème. C’est-à-dire,   s’appesantir sur les causes profondes de toutes ces guerres à répétition.   En d’autres termes, dénicher les vrais commanditaires de ces crimes   ainsi que les vrais bénéficiaires. D’où la nécessité   de répondre à cette interrogation : A qui profite la guerre de   l’Est ?

Eluder cette question au moment où le CNDP amorce le morcellement du   territoire national sans qu’il soit condamné par la communauté   internationale, consisterait à se moquer merveilleusement du peuple congolais.   Ce serait exprimer du mépris envers la Nation congolaise pour mettre   à exécution un plan machiavélique qui a pour finalité   de consacrer l’inexistence de la Nation et de l’Etat congolais.

Sinon, comment expliquer que le Dialogue intercongolais, la période   de transition avec la fameuse formule 1 + 4, l’organisation des élections,   la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, l’Accord   de Washington, Tripartite plus 1, l’Accord de Nairobi, la Conférence   de Goma n’aient pas pu ramener la paix en République démocratique   du Congo ? Les Congolais seraient-ils incapables de comprendre le langage de   la paix, de la sécurité et du développement ?

Aujourd’hui, l’on est à la case départ avec les mêmes   acteurs, les mêmes financiers comme ce fut lors de la signature de l’Accord   de Lusaka. Le Kivu, toujours à l’Est, est à feu et à   sang et Rutshuru échappe au contrôle de Kinshasa. C’est qu’il   y a anguille sous roche. Que l’on continue à tourner autour du pot   en évitant d’aborder les vraies questions de fond.

L’EXISTENCE D’UN COMPLOT

Eviter d’aborder les questions de fond demeure une preuve irréfutable   de l’existence d’un complot. Un vaste complot, comme déjà   souligné dans l’une de nos dernières livraisons, qui soit   à la fois interne et externe.

Interne, de par l’existence des « Faucons » congolais. Les   va-t-en guerre qui ont toujours adopté des positions radicales dans le   but de souten