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LE CYNISME À DEUX VITESSES: MOTEUR DE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE AMÉRICAINE, HILLARY CLINTON NOUS EN DONNE ENCORE UNE FOIS LA PREUVE...

 

 

Hillary Clinton, ne veut pas elle à son tour, tourner la page de l´attentat d´avion au-dessus de Lockerbie, malgré le rapprochement de son pays avec la Libye du Colonel Khaddafi, mais préfère plutôt se référer au passé. 

 

 

En effet, dès hier 19 août 2009 en début d´après-midi, à l´annonce par le ministre  écossais de la Justice, M. Kenny Macaskill, de la libération pour des raisons humanitaires de l´agent libyen, Mohamed Ali Al-Megrahi, condamné à la prison à perpétuité après avoir été reconnu: poseur de bombe qui fit detruire en plein vol un régulier de la TWA, transportant 270 passagers en majorité citoyens des États-Unis d´Amérique, au-dessus de la petite ville de Lockerbie en Écosse, le 21 décembre 1988; la Secrétaire d´État américaine Hillary Clinton, fut la première des officiels américains à avoir exprimé sa désapprobation vis-à-vis de cette décision de la Justice écossaise, estimant qu´elle était injuste pour les familles des victimes. Et ce, malgré le fait que le Gouvernement libyen dans - << plutôt la crainte de se voir tôt ou tard attaqué comme Saddam Hussein >> - le soucis de normalisation avec l´administration George W. Bush, ait déjà il y a quelques années, dans le cadre de cette affaire qui doit être considérée comme close, versé des indemnités financières conséquentes à ces familles. Mais aussi et surtout, abandonné ses prétentions sur l´acquisition de la bombe nucléaire. Le Président Barack Obama a quant à lui, cet après-midi depuis la Maison Blanche, tenu à préciser que cette décision était une erreur: << a mistake >>. En ajoutant que des contacts avaient pris avec les autorités libyennes, afin que monsieur Mohamed Ali Al-Megrahi, souffrant d´un cancer en phase terminale, lequel a par ailleurs déjà regagné son pays, ne soit pas non plus en liberté chez lui, sur le sol des ses ancêtres.

 

De ce qui précède, il y a lieu de se demander: pourquoi les autorités américaines qui, soulignons-le, demandent aux Congolais par la voix de leur Secrétaire d´État, d´accepter << l´inacceptable >> au mépris de toutes considérations éthiques et morales par rapport à leurs six millions de victimes, sont-elles elles-mêmes incapables de passer l´éponge sur l´Affaire de Lockerbie? Ne feraient-elles pas mieux << de travailler avec des Libyens pour un avenir meilleur, plutôt que de se référer au passé? >>. Comment peut-on demander aux autres de faire ce dont est incapable de faire soi-même. Eh bien, ceci n´est rien d´autre que le reflet du double langage et du cynisme, qui ont toujours caractérisé  la politique étrangère américaine, qui ont - depuis 13 ans - atteint leur paroxysme en République Démocratique du Congo, singulièrement, et dans toute la région des Grands Lacs africains, de façon globale.   

 

 

Voici comment ces gens sont foncièrement cyniques, comme des vrais rigolos sur la scène internationale - en Congo en particulier - qu´ils ont transformé en vaste cirque mondial...

 

 

La Secrétaire d´État américaine, Mme Hillary Clinton qui, il y a moins deux semaines lors de sa visite au Congo, notamment à Kinshasa et à Goma, crachait sur la mémoire de 6 000 000 de victimes congolaises des guerres d´agression, que son mari Bill William Clinton a imposées à la République Démocratique du Congo, par le truchement de ces deux États-voyous de la région de Grands Lacs africains que sont le Rwanda et l´Ouganda; en déclarant sans vergogne, qu´il fallait que les Congolais tournent carrément cette page-là, sans jugement quelconque des coupables, ni réparation en faveur des victimes ou de leurs familles, est par contre incapable de tourner la page, s´agissant des victimes américaines de l´attentat d´avion au-dessus de Lockerbie, une petite ville d´Écosse. Et ce, en disant cyniquement le 10 août dernier à ses hôtes congolais: <<Nous voulons travailler avec des gens pour un meilleur avenir, et non avec de gens qui se réfèrent au passé >>, comme si le peuple du Congo n´était constitué que des sous-hommes, n´ayant aucune valeur, ni aucun droit, ni même une mémoire collective. Et pour illustrer les accointances et les connivences existant entre la ministre américaine des Affaires étrangères et le régime génocido-militariste de Paul Kagame au pouvoir au Rwanda, où madame Hillary Clinton a pris l´habitude depuis des années l´habitude, d´aller passer ses vacances d´été; ces mêmes propos insultants et désobligeants, avaient été tenu par le Boucher de Kigali lors sa visite dans la même ville de Goma. Quelle coïncidence?   

 

Cependant, détrompez-vous, il ne s´agit pas là d´une quelconque coïncidence comme vous l´auriez peut-être cru. Car comme signalé plus haut, la Secrétaire d´État américaine a sa conscience bien chargée, sachant bien que ce fut son mari de président des États-Unis de 1994 à l´an 2000, Bill William Clinton qui, avec l´aval de ses deux administrations successives, furent les planificateurs, les organisateurs et les artisans des guerres d´agression infligées au Congo depuis 13 ans d´affilée, et ce, en leur qualité des principaux soutiens tant militaires, financiers que diplomatiques au Rwanda et à l´Ouganda. Ceci dit, son fameux mari reconverti depuis en << libérateur officieux des prisonniers américains >>, comme ce fut le cas de deux journalistes dernièrement en Corée du nord; en endosse collectivement avec ses amis terroristes rwandais et ougandais: Paul Kagame, Yoweri Museveni, Laurent Nkundabatware, James Kabarehebe, Jules Mutebuzi, Azarias Ruberwa , Bosco Ntangana et consorts, l´entière responsabilité de ces imprescriptibles crimes de guerre et crimes contre l´humanité perpétrés sur les populations congolaises. D´où, son énervement souvenez-vous, par rapport à la question lui posée par l´étudiant de l´Université de Kinshasa, faisant allusion à son mari lors de sa visite officielle. Car, il ne faudra en aucune manière évoquer cette question-là très accablante et qui pourrait s´avérer hautement compromettante pour son cher Bill. Étant donné que - disons-le tout haut - dans l´éventualité des procès contre ces criminels des Grands Lacs africains, celui-ci - qui a fourni l´armée du crime et cautionné leur son entreprise - manquerait d´être éclaboussé et sans doute rattrapé par les griffes de la justice internationale, si seulement si...

 

Vous comprendrez plus facilement pourquoi l´on préfère privilégier la soi-disant << normalisation >> entre le Congo et le Rwanda, au détriment de la justice, en occultant délibérément tous ces crimes abominables encore en cours, à l´encontre des enfants, des femmes et du peuple martyr du Congo tout entier. À titre de rappel, l´étudiant ayant posé la question embarrassante à madame Hillary Clinton, ainsi que son interprète, ont tous deux été mis aux arrêts et croupissent actuellement dans les geôles de l´immigré clandestin tutsi rwandais au pouvoir à Kinshasa, sans qu´aucune protestation demandant la libération sans condition et immédiate des infortunés, ne soit jusque-là venue de madame la ministre américaine des Affaires étrangères. Cela nous donne tous une idée plus exacte et sans équivoque, de la vraie nature de ces donneuses de leçons de démocratie et d´État de droit. 

 

Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple!

 

Pépin Lulendo

Le 21 août 2009