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29 décembre 2008

Plan américain de « fin de guerre » : Herman Cohen piège Obama et la République Démocratique du Congo

Kinshasa, 29/12/2008 / Politique

La Suède, les Pays-Bas et la Norvège ont suspendu leur aide au Rwanda pour son soutien à la rébellion armée de Laurent Nkunda. Les Etats-Unis ne se sont pas encore prononcés clairement sur le rapport des experts de l’Onu quant au soutien que le Rwanda apporte au CNDP. Mais par contre, un « Plan américain de fin de guerre au Kivu » est fin prêt. Il est sur la table de Barack Obama, le président élu des Etats-Unis qui prendra officiellement ses fonctions dans 22 jours.

Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993) en est le grand inspirateur.

La guerre au Kivu n’est pas politique, mais bel et bien économique. Chaque jour qui passe confirme cette thèse comme le démontre clairement le dernier rapport des experts de l’Onu. C’est ainsi que dans ses analyses sans complaisance, Le Potentiel soulignait que le «  contrôle des mines par le pouvoir central mettrait fin à cette guerre économique ».

Presque dans les mêmes circonstances de temps, Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, en mission de bons offices dans la région des Grands Lacs, s’est attardé sur la « dimension économique » de cette guerre. Il invitait toutes les parties qui se sont impliquées dans la recherche d’une solution durable à la guerre qui sévit en RDC, à s’appesantir sérieusement sur cette « dimension économique ».

Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines revient sur cet aspect du problème avec un   « plan » à la main. « Le principal responsable de la violence est l’insurrection des Tutsis congolais, dont le chef est Laurent Nkunda, un ex-général de l’armée congolaise qui affirme se battre pour protéger sa communauté. Mais ses opérations militaires visent principalement à empêcher l’armée de Kinshasa de rétablir son autorité sur les provinces de l’Est. Ses troupes sont armées et financées par le gouvernement du Rwanda.

Celui-ci ne renonce pas à des ressources qui représentent une bonne partie de son produit national brut, mais que le gouvernement congolais est en droit de revendiquer pour en faire profiter son peuple. Cette dimension économique du conflit doit être prise en compte », souligne Herman Cohen dans un article signé de sa main et publié dans le journal américain, The New York Times.

Cette personnalité politique américaine va plus loin et demande à Barack Obama, une fois investi, «qu’il  devrait nommer un négociateur spécial chargé de proposer un projet de marché commun incluant la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Cet accord autoriserait la libre circulation des personnes et des biens et garantirait aux entreprises rwandaises l’accès aux ressources minières et aux forêts congolaises. Les produits fabriqués continueraient d’être exportés via le Rwanda.

Le grand changement serait le paiement des droits et des taxes au gouvernement congolais. Pour les entreprises rwandaises, ces prélèvements seraient compensés par des revenus accrus ». Selon Herman Cohen, ce marché commun permettra à la RDC d’utiliser « les ports de l’océan Indien qui sont le débouché naturel des produits du Congo oriental, plutôt que ceux de l’océan Atlantique, à plus de 1600 km de là ».

Piège

Avant de revenir sur ce « plan », force est de s’attarder sur les propos de John Carré, ce célèbre romancier de renommée internationale. Il évoquait déjà dans son roman « Le chant de la mission », le vingtième publié en France en septembre 2007, la dimension économique de cette guerre du Kivu. Il s’attarde, en ces termes, sur toutes ces réunions internationales sur la RDC : « Rien que des théoriciens avant-gardistes, des néo-conservateurs en vue, des sommités de la géopolitique. Le genre de types qui se réunissent dans des stations de ski pour décider du destin des nations.

Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le Congo oriental, et qu’est-ce qu’ils y voient ? L’anarchie comme résultat probable des prochaines élections, les Chinois qui grattent à la porte pour rafler toutes les matières premières. Alors que faire ? Les Congolais n’aiment pas les Américains, et c’est réciproque. De leur côté, les Rwandais méprisent les Congolais, ils sont disciplinés et surtout efficaces.

Alors le plan des Américains, c’est de consolider la présence économique et commerciale du Rwanda au Congo oriental jusqu’à le rendre incontournable. Ce qu’ils veulent, concrètement, c’est une annexion en douceur, et ils comptent sur un coup de main de la CIA ». Propos prophétiques. La guerre du Kivu illustre tous ces propos et Herman Cohen reconnaît que depuis 1996 les «provinces du Kivu sont économiquement intégrées au Rwanda ».

Effectivement, ce « plan » de Herman Cohen fait la part belle du Rwanda et vise à le rendre incontournable et son économie forte. Pire, il aura pour conséquence l’affaiblissement de l’économie congolaise en réduisant fortement les exportations vers l’ouest, c’est-à-dire le port de Matadi et bientôt de Banana pour renforcer la valeur marchande des pays anglophones de l’Est, notamment le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et bien sûr le Rwanda qui se verra ainsi désenclavé.

Ce « plan » vise également à réduire l’influence géostratégique de la RDC au niveau de l’Afrique centrale, un coup dur pour la CEEAC. Mais combat par le fait même l’existence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. En effet, si jamais ce « marché commun verrait le jour », il enlèverait toute la substance à cette conférence internationale qui a été créée pour que la RDC joue le rôle de la plaque tournante tant en Afrique centrale, des Grands Lacs qu’en Afrique australe.

C’est justement cette influence que l’on est en train de casser subtilement et malicieusement. Partant de cela, la CEPGL aura du mal à repartir du bon pied. Tel est l’objet poursuivi par ces opérations militaires visant à déstabiliser la RDC, à l’affaiblir davantage économiquement. Un complot international pour balkaniser la RDC se confirme chaque jour davantage.

Le « cabinet Clinton »

Ce « plan » risque d’être géré par les anciens collaborateurs de Bill Clinton, mais qui font désormais partie de l’équipe de Barack Obama. Le président élu qui a promis de concentrer ses efforts au plan interne en vue de l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens, pourrait accorder une oreille distraite à la politique africaine, et particulièrement à ce qui se passe en République démocratique du Congo.

Aussi, le lobby américain, facilement identifiable et qui a ses intérêts dans cette partie de la RDC et de l’Afrique, pèsera de tout son poids pour obtenir « l’annexion en douceur » du Congo oriental au Rwanda. Et pourtant, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui a intégré la relance de la CPEGL a pris en compte la « dimension économique » des conflits armés dans la région des Grands Lacs.

Ce « plan américain » doit interpeller la classe dirigeante et l’élite congolaise. Comme pour dire que la menace de la balkanisation de la République démocratique du Congo est toujours à l’ordre du jour.

(SL/Milor/GW/Yes)

Le Potentiel

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21 décembre 2008

Nkunda joue à la diversion

Il semble avoir perdu la boussole, le rebelle Nkunda. Il avait pourtant le vent en poupe dans toutes les chancelleries, depuis le déclenchement de son insurrection pour soi-disant protéger sa tribu, les Banyamulenge. De la défense d’une cause tribale, il en est arrivé à embraser la province du Nord-Kivu. Pour terminer, à Nairobi, il a exigé de faire tabula rasa de toutes les institutions de la République démocratiques issues des urnes. Nkunda, un insatiable, pour quelles causes ?

Versatile. L’adjectif n’est pas fort pour qualifier le comportement   de Laurent Nkunda, leader rebelle du Congrès national pour la défense   du peuple (CNDP).

Abandonnant toutes les revendications antérieures qui ont justifié   sa dissidence, la guerre qu’il mène contre les Forces armées   de la République, des centaines de milliers de Congolais en errance dans   le Nord-Kivu, sans compter des milliers de morts, le voici, à l’ultime   étape des négociations de Nairobi, déplaçant le   sujet de discussion pour une énième revendication.

En effet, au deuxième round des négociations, qu’il avait   pourtant exigées avec le gouvernement de la République, Nkunda   surprend même ses soutiens extérieurs.

A la séance de jeudi, il n’a exigé ni plus ni moins que   la présence à la table de négociations, en qualité   de co-facilitateurs ou observateurs Léon Kengo et Vital Kamerhe, les   présidents de deux chambres du Parlement ainsi que les délégués   de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) et de l’Opposition.

A travers la participation des deux chambres aux pourparlers de Nairobi, le   CNDP espère légitimer l’éventuel accord qu’il   devra signer avec le gouvernement. Il estime que cet accord impliquerait le   vote de certaines lois. D’où nécessité de voir le   Parlement s’imprégner, au préalable, de l’esprit et   de la lettre dudit accord.

Cette vision n’a pas été partagée par la délégation   de Kinshasa. «Le gouvernement est le seul à engager le pays face   à ceux qui ont pris les armes», a-t-elle rétorqué.   De même, la facilitation, présidée par Benjamin Mpaka, ancien   président tanzanien et émissaire de l’Union africaine dans   la crise du Nord-Kivu, aurait été irritée par l’insistance   du CNDP. C’est pour cela qu’elle avait suspendu les discussions de   jeudi, les renvoyant à hier vendredi.

Un combat sans visibilité

La versatilité du CNDP devient précocement légendaire.   Le mouvement rebelle avait prétendu dès le début défendre   les Tutsis Banyamulenge, qui auraient été, selon lui, marginalisés   par le pouvoir. Sa deuxième exigence, par la suite, consistait à   négocier avec Kinshasa pour parvenir à mettre un terme aux affrontements   militaires qui ont causé 250 000 sans-abri au Nord-Kivu et près   de deux millions de déplacés.

Maintenant que, grâce aux efforts diplomatiques déployés   tant par l’Union africaine que par l’Union européenne et l’Onu,   Kinshasa a accédé à la revendication du rebelle - négociation   directe - Nkunda a exigé de négocier à Nairobi «la   crise globale du pays», allant jusqu’à proposer la chute des   animateurs et des institutions démocratiquement mis en place.

Or, le mandat de la facilitation ne concerne que la situation du Nord-Kivu.   Ainsi, Nkunda n’ayant pas réussi à imposer sa volonté   à la communauté internationale, revient aux prescrits du mandat   d’Olusegun Obasandjo. Par réalisme tardif, sa délégation   accepte de poursuivre les négociations selon le mandat qui a été   confié à la facilitation, à savoir : la solution de la   crise sécuritaire et humanitaire dans le Kivu.

Selon des chancelleries, le leader du CNDP exagère et exaspère.   Il mène un combat sans plus de visibilité. Ses incessantes revendications,   vite oubliées pour être remplacées par de nouvelles, sont   assimilables à de la distraction. Le temps mort qu’il veut se donner,   par des volte-face spectaculaires, est un leurre imaginé pour servir   longtemps encore les trafiquants du coltan de sa zone d’influence. Il s’emploie   à tirer les choses en longueur dans le dessein d’imposer la balkanisation   de la RDC. Les négociations de Nairobi tendent vers un échec.

Dans tous les cas, quelque longue soit la nuit, dit le sage, le soleil finit   par poindre. La versatilité de Nkunda laisse tomber ses masques et trahit   éloquemment ses intentions.

Kinshasa, 20/12/2008 (LP/MCN, via mediacongo.net)
                        

                                                                                     

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12 décembre 2008

Le Rwanda dit avoir appuyé deux fois une rébellion à se rendre à Kinshasa, sans résultat

Le Rwanda n'a aucun intérêt à faire un coup de force à Kinshasa. Il n'encouragera pas Laurent Nkunda qui se bat contre Kinshasa et installe son pouvoir dans le Nord-Kivu à se rendre à Kinshasa en vue de renverser le régime Kabila. Ce n'est pas dans l'intérêt du Rwanda. "Pensez-vous qu'un coup d'État ait, aujourd'hui, une chance d'aboutir?" C'est l'homme le plus puissant du Rwanda - du pré carré du président Paul Kagame - qui le déclare en fin de semaine au "Soft International".

WASHINGTON S'INSTALLE.

Les yeux dans les yeux, sans sourciller: "Si Nkunda fait mouvement vers Kinshasa, il est libre. Mais ce ne sera pas avec l'appui du Rwanda".
"Le Rwanda a un problème et un seul: les FDLR. Si Nkunda reste à la frontière, il aide à la sécurité du Rwanda contre les FDLR. S'il se déplace, nous serons amenés à nous battre nous-mêmes contre ceux qui ont juré de nous éliminer", ajoute-t-il.

"Nous avons déjà appuyé deux rébellions. Nous   avons prévenu les dirigeants du Rcd et les avons conseillés. Nous   leur avons dit de faire alliance. Ils ont cru qu'ils pouvaient diriger le Congo,   eux! Nous avons atteint notre limite. Ce n'est pas que nous appuyons Nkunda.   Il y a certainement des Rwandais ou des Ougandais qui l'aident. Mais c'est quoi   lui remettre 100 ou 200 dollars par rapport aux moyens immenses que peut mobiliser   l'État congolais?"
  L'homme fait décrocher une énorme carte géographique du   Rwanda qu'il se fait porter dans son bureau.
  Il la déploie sur la petite table basse de bureau. Laborieusement, il   nous explique. Pointe du doigt un point sur la carte.
  "Là, c'est Kinigi, nord du Rwanda, à la frontière   de la R-DC, de l'Ouganda et du Rwanda".

Là où des Américains ont construit des bungalows. Le royaume   des gorilles de montagne. Un vrai paradis.
  Bill et Hillary Clinton s'y sont rendus à plusieurs reprises. L'ex-1er   couple américain y a passé plusieurs nuits. La Fondation Clinton   aide au Rwanda un projet anti-Sida.

Bill Gates, le patron milliardaire de Microsoft et sa femme Melinda, y sont   venus, au moins deux fois.
  A Kinigi, le Rwanda déploie un programme phare de tourisme d'élite.   Cela rapporte gros.

Or, au pied des Volcans c'est là que précisément prolifèrent   les Interahamwe FDLR. C'est leur royaume... C'est une urgence nationale rwandaise   de garder les Interhamwe génocidaires loin de ce site. "Nkunda aide.   Comme il a aidé à sécuriser le processus électoral   au Kivu", nous dit le bras droit de Kagame.
  Il aide aussi au sud du Rwanda, vers Kibuye. Là où le Rwanda exploite   le gaz méthane enfoui dans les profondeurs du lac Kivu. Or, là   aussi, le Rwanda fait face à un autre nid des Interahamwe: celui du Sud-Kivu.   Qu'ils traversent le lac et mettent à mal les stratégiques installations   de gaz, le Rwanda verra cela comme une question de sécurité nationale.
  Les uns après les autres, l'homme égrène les chiffres.   Ce que le pays a aujourd'hui. Ce dont le pays a besoin pour son développement.   Ce que les installations ont fourni à ce jour.
 
  QUEL EST LE PROBLEME DU CONGO?
 
  "Le Rwanda est un petit pays: il n'a pas besoin de trop de mégawatts   mais il lui en faut pour faire tourner son économie et pour assurer son   développement".

Il en vient à la Centrale hydroélectrique de Ruzizi et évoque   le projet Ruzizi III, les ennuis auxquels fait face la Sinélac, la Société   internationale d'électricité des pays de Grands Lacs, co-propriété   du Rwanda, du Burundi et de la R-DC. Mais la R-DC ne peut faire face à   ses responsabilités financières. La Sinélac ne tourne qu'avec   de l'argent rwandais et... burundais!
  Le doigt de notre homme se déplace sur un autre point: celui de la grande   barrière. Il explique ce que le passage des produits miniers dont le   coltan et la cassitérite vers le Rwanda - et vers les points de consommation   - apporte au trésor r-dcongolais.

"On nous accuse d'exploiter les ressources minières de la R-dC.   Je puis vous assurer que le Rwanda est faussement cité dans ces rapports   d'ONG internationales".

Mercredi 3 décembre à Kigali lors de la réunion de la   Cirgl, le président de l'Assemblée nationale de R-dC, Vital Kamerhe,   s'est adressé aux Parlementaires rwandais dans le petit hémicycle   du Sénat rwandais.
 
  "Le Rwanda et le Congo peuvent ouvrir des perspectives nouvelles de règlement   de la crise du Kivu. Mais nous ne devons pas perdre de vue qu'hier comme aujourd'hui,   la guerre au Kivu n'a pas que des motivations politiques et sécuritaires.   Elle est sous-tendue par des enjeux économiques et financiers importants.   Il s'agit de l'exploitation illégale des ressources naturelles dont regorge   le Kivu et qui procure des revenus plantureux aux aventuriers et mafieux de   tous bords en même temps qu'elle finance les guerres et leurs commanditaires".  
 
  "Afin de maximiser les chances d'aboutissement du règlement de la   crise et de rétablissement durable de la paix à l'Est de la RDC,   il est indispensable de s'attaquer directement à la pauvreté qui   est aussi source de la violence endémique dans la sous-région   des Grands Lacs, et de couper les nerfs de la guerre aux groupes armés   en divagation dans cette partie de l'Afrique centrale".
 
  "Pour ce faire, la relance rapide de la Communauté Économique   des pays des Grands Lacs, CÉPGL, afin notamment de réaliser des   projets communs (Banque des Grands Lacs, Exploitation commune du gaz méthane   dans le Lac Kivu, Construction de barrage Ruzizi III, des routes et des Télécoms),   l'adoption des mesures adéquates et concertées pour lutter contre   l'exploitation illégale et le commerce illicite des ressources naturelles   de la RDC (coltan, cassitérite, or, diamant, etc.) et la réalisation   des projets communautaires prévus dans le cadre du Pacte de Nairobi sont   devenues une urgence".
  "Nous avons appuyé deux fois une rébellion de R-dC à   se rendre à Kinshasa. Cela n'a rien donné. Cela suffit",   reprend l'homme.
  "C'est aux Congolais de régler leurs problèmes. Nous cela   nous a pris trente ans", poursuit-il, expliquant qu'il continue de recevoir   des Congolais qui demandent une "aide". "Cela ne nous intéresse   pas".
 
  Vient un conseil: "Nous avons ici un Paul Rwarakabije, général-major   de Habyarimana, un Interahamwe FDLR qui a quitté le maquis et rejoint   l'APR. Il y a le général Marcel Gatsinzi, un autre dirigeant de   l'Armée de Habyarimana. Il est aujourd'hui ministre de la Défense.   Quel est le problème du Congo? Pourquoi ne faites-vous pas la paix? Cela   ne vous coûtera rien".
  L'homme est au moins sûr d'une chose: l'appui de l'Oncle Sam est acquis   à son pays à 100%. L'Oncle Sam qui vient d'ériger à   Kigali son centre régional et a délocalisé son ambassade   sur un site plus impressionnant à la périphérie de la Capitale   rwandaise. Même l'Afrique du Sud ne dispose pas des bâtiments aussi   impressionnants. C'est signe.


T. MATOTU.
Kigali, 11/12/2008 (Le Soft, via mediacongo.net)
                        

                                                                                     

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08 décembre 2008

Correspondance de monsieur LOUNDU

De: Muenge Loundu <mloundu2@yahoo.com>
Objet: Werason dénonce les crimes de Kabila et Nkunda!
À: mloundu2@yahoo.com
Date: Lundi 1 Décembre 2008, 18h19

 

WERRASON ALOBI AZA COLLABO TE!

 

 

 

 

 Manifestation à Paris : 

« Kabila égal Nkunda »

  Tel était l'un des messages principaux des congolais à Paris ce samedi 29 novembre 2008. En effet  près de 2000 congolais se sont rassemblés dans le quartier populaire de « Château-Rouge » pour une marche pacifique et un message fort à l'intention de la communauté internationale.

Suite à l'appel lancé par  plusieurs associations, groupes de pressions et partis politiques d'opposition congolaise, ce sont des congolais particulièrement déterminés à en finir avec l'occupation rwandaise en RDC et les violations des droits de l'Homme, qui se sont réunis à Paris ce week-end. Malgré le froid hivernal les congolais ont répondu massivement, le travail des médias internationaux qui n'ont cessé de dénoncer la situation dramatique des populations de l'Est de la RDC depuis des semaines y aura surement contribué.

Les manifestants ont défilé en exhibant plusieurs photos, particulièrement dures, des massacres en RDC et les différents messages que l'ont pouvait lire sur les pancartes et les petites affiches étaient éloquents : « Kabila + Nkunda + Kagamé = 1 », « Touche pas à mon Congo », « Non aux viols des femmes », « MONUC Complice », « Kanambe dehors » etc.…

Petite révolution plusieurs médias avaient également fait le déplacement : RTBF, BFM, Africa n°1  etc.…

+ +=1

La présence d'abord vivement contesté puis finalement accepté par les manifestants, du chanteur Werason connu pour son soutien à Joseph Kabila (bien qu'il s'en soit encore défendu) n'y a rien changé.  Le message des parisiens congolais a été clair : ils considèrent l'actuel chef de l'Etat de la RDC comme un imposteur, complice de Laurent Nkunda et de Paul Kagamé,  et appellent tous les congolais à s'unir pour libérer leur pays et mettre fin à l'extermination de leurs compatriotes,  en particulier ceux de l'Est du pays.

Laurent Nkunda, l'ex-agent de l'armée patriotique rwandaise, qui sème la désolation à l'Est de la RDC , jouit des faveurs de nombreux médias qui semblent vouloir l'aider à redorer son blason aux yeux du monde. Il s'évertue à se présenter comme un prétendu congolais libérateur de la RDC. Les congolais de France ont tenu à remettre les pendules à l'heure. Ils le considèrent comme un criminel rwandais qui devra répondre de ses actes devant la Justice. Plusieurs pancartes en ont témoignés et les nombreux slogans scandés étaient sans équivoque.

Arrivés sur la Place de la République , après plusieurs heures de marche, les congolais ont gardé une minute de silence en la mémoire des millions de morts que compte la RDC. Plusieurs patriotes se sont également exprimés ensuite, et enfin la majorité des personnes présentes ont refusé de chanter l'actuel hymne national congolais considéré comme l'hymne de l'occupation. C'est donc après avoir chanté l'ancien hymne national « La zaïroise » que tous les manifestants se séparèrent dans le calme. Pourquoi un tel choix ? La réponse de l'un des manifestants a été la suivante : « Mobutu n'était pas parfait mais au moins quand nous étions zaïrois notre pays n'était pas occupé, notre peuple avait au moins la Paix  ».

Willy LIKALA MOTO

 

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Paris: Marche contre Nkunda et tous les mercenaires au Congo !

Par Freddy Mulongo, lundi 1 décembre 2008 à 12:00 :: radio :: #226 :: rss

D'après la police française, le samedi 29 novembre 2008, plus de 4000 personnes ont marché contre la guerre en République démocratique du Congo. Les Congolais de France, Belgique, Suisse, de l'Italie, du Royaume-Uni, de la hollande...s'étaient donné rendez-vous à Paris pour une marche pacifique mais de colère contre Nkunda et tous les mercenaires qui opèrent impunément au Congo. Les congolais de la diaspora ont marché pour la paix au Congo du métro château-rouge à la République. La marche a été bien encadré par les congolais eux-mêmes avec la participation de la police française, sans casse mais avec des revendications fortes pour la République Démocratique du Congo pillée, violée, canibalisée, ruinée et devenue la risée de la terre entière.

Tous les Congolais pour le Congo !

 

WERASON ALOBI

AZALI COLLABO TE

Manif de la résistance congolaise à Paris

le samedi  29 Novembre 2008







 

Pathy Kobanghé et Donat Mobati

Seck Bidens, Tshouke Lomboto et Noris

Maître Jhon et Mbuta Nganga

 

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24 novembre 2008

kanda Bongo et la famille Obama à Kisumu

Kanda Bongo man super star devant les parents de Barack Obama au Kenya : 250.000 spectateurs prennent part à son spectacle à Kisumu

Kinshasa, 22/11/2008 / Musique

A l’issue du concert, M. Saidi a officiellement déclaré que deux Congolais font désormais partie de la famille Obama. Il s’agit du producteur Jules Nsana et du chanteur Kanda Bongoman. Le show man congolais Kanda Bongo man s’est produit à Kisumu en province kenyane il y a quelques jours devant plus de 250.000 spectateurs, à l’occasion de la fête organisée par les grands parents paternels de Barack Obama, le nouveau président des Etats-Unis d’Amérique de souche africaine. Jamais concert d’un Congolais n’a drainé autant de monde à l’intérieur du Kenya que celui livré le week-end par ce musicien, apprend-t-on.

Les noms de plusieurs stars africaines et américaines étaient passés au peigne fin pour la réussite de l’événement.  Et Kanda Bongo man a remporté la palme devant Salif Keita, Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Michael Jackson, et tant d’autres.

Pour la concrétisation de l’événement, en ce qui concerne stars congolaises « les Obama » avaient misé sur deux stars de la chanson congolaise dont les œuvres sont fort prisées au Kenya, notamment le Grand Maître Luambo Franco et le Seigneur Tabu Ley Rochereau qui sont des idoles de cette famille principalement de M. Saidi Obama, le grand-père de Barack Obama, âgé aujourd’hui de 90 ans.

Cet événement porte la signature du producteur  Jules Nsana, un Congoalais avec sa maison « Jules Nsana Production ».

Celui-ci, de l’avis des observateurs, est parvenu à relever un défi et à gagner un pari. Car, le succès remporté par Kanda Bongo Man au Kenya a dépassé tout entendement.

Malheureusement que Franco est déjà mort et que Rochereau se trouve hospitalisé à la Clinique Saint Dénis à Bruxelles. D’où il fallait parer au plus pressé. C’est ainsi que sur proposition de Saidi Obama qui a un faible pour la musique congolaise, Jules Nsana  est parvenu à convaincre l’opinion en portant son choix sur le showman Kanda Bongo man, un ancien du groupe « Bella Mambo Rénové » qui te jouit d’une notoriété internationale et compte de nombreux fans au Kenya.

Il revenait,  d’une tournée en Australie où il a réussi à faire l’unanimité autour de sa musique.

Aussitôt revenait-il de Manchester en Grande où il réside, un jet spécial  est parti le rechercher pour l’amener au Kenya.

A sa descente d’avion à Nairobi, Kanda Bongoman avait été accueilli avec ferveur par des fanatiques enthousiasmés.

Deux cérémonies étaient à l’affiche. Celle pour la paix en guise de réconciliation suite au désordre qu’avait connu le Kenya au mois de décembre 2007 et en janvier 2008.

La première manifestation a eu lieu à Nairobi et la seconde au stade de Kisumu province , d’origine des Obama pour sabler la victoire aux élections du nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique. Après cette production, l’artiste Kanda Bongoman est reparti pour préparer sa prochaine tournée aux Etats-Unis et aux Antilles.

A l’issue du concert, M. Saidi a officiellement déclaré que deux Congolais font désormais partie de la famille Obama. Il s’agit du producteur Jules Nsana et du chanteur Kanda Bongoman.

(Jules Nsana : nsanajules@yahoo.fr)

(BT/Yes)

Boni Tsala MMC

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23 novembre 2008

AU SUJET DE KAMERE RWANDAIS....

La situatuion catastrophique que nous connaissons aujourd'hui en RDC, est le resultat de plusieurs années  d'incurie et de manque d'une bonne éducation. Le peuple congolais doit être reéduqué dans tous les domaines. Nous subissons aujourd'hui les resultats des années "fastes" de la deuxième république ou la seule éducation était l'animation politique, au lieu du vraie éducation politique et patriotique. De la, la mediocrité a été plantée dans l'ame du zairois et elle a eu comme resultat:  la facilité, le gain facile, l'hedonisme et le m'as-tu vu ? et l'indiscipline. ..

Il faudra un vrai reforme et un changement réel des mentalités comme celui que nous avons commencé à voir au lendemain de la prise de pouvoir de Mzee Laurent Désiré Kabila en Mai 1997.

Sinon, vous passerez des siècles à continuer à disserter sur l'origine des vos dirigeants et tous nos enfants qui sont nes à l'etranger, pensez-vouz qu'ils n'ont pas de droit de briguer des mandats politiques dans le pays d'origine de leurs parents?

Wuhu Wemba Nkoy Gustave
London, United Kingdom

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20 novembre 2008

Obansajo a dansé avec le diable...

Guerre à l'Est: Kinshasa refuse d’ouvrir les yeux!


Emissaire spécial des Nations Unies, Olusegun Obasanjo, a fait le week-end dernier une sorte de « tour de table » avec les présidents Eduardo Dos Santos d’Angola (Luanda), Joseph Kabila de la RDC (Kinshasa), Paul Kagame du Rwanda (Kigali) et surtout le général dissident Laurent Nkundabatware. Au terme de ses entretiens avec le patron du CNDP (Conseil National pour la Défense du Peuple), l’ancien président du Nigeria a laissé entendre qu’il a bien « compris ce que veut Nkunda ». Et, comme dopé par les marques d’attention que lui porte, depuis un certain temps, la communauté internationale, celui qui passe pour un criminel aux yeux des officiels de Kinshasa, ne fait que monter les enchères.Dans le lot de ses dernières revendications, il exige des « garanties internationales » pour l’intégration de ses troupes dans l’armée nationale. Il se déclare lui aussi prêt à réintégrer les FARDC. Qu’entend Nkunda par « garanties internationales » ? Certains observateurs sont tentés de penser à un statut spécial qui permettrait à ce seigneur de guerre de rester « intouchable », comme le furent, sous la Transition négociée à Sun City, les chefs et membres d’ex-mouvements rebelles ayant mis le pays à feu et à sang entre août 1998 et juin 2003.

Si tel est le cas, le pouvoir actuellement en place à Kinshasa devrait   cesser de rêver. Il est grand temps pour lui d’ouvrir les yeux pour   bien lire les signaux qu’émettent les Nations Unies, l’Union   Européenne et l’ Union Africaine, foncièrement opposées   à un schéma autre que celui du dialogue direct avec Nkunda. Lorsqu’un   représentant d’une institution aussi sérieuse que l’ONU   accepte de passer en revue les troupes d’une rébellion, cela signifie   que la légitimité des gouvernants sortis des urnes est banalisée.   Ce constat est renforcé par l’attitude de la Monuc, qui ne cesse   d’appeler les « parties » au cessez-le-feu, plaçant   ainsi au même pied d’égalité le gouvernement de Kinshasa   et le CNDP. Que les officiels congolais l’acceptent ou non, ils sont pris   au piège de la « Facilitation Internationale », qui considère   Nkunda comme un interlocuteur à placer face à Kinshasa autour   d’une table de négociation. Le décor d’un agenda caché   déjà planté L’ambassadeur d’Angola en RDC s’est   empressé de corriger, au milieu de la semaine dernière, ce qui   a été présenté comme la volonté de son pays   d’intervenir militairement en RDC, aux fins d’aider le gouvernement   congolais à se débarrasser de la rébellion conduite par   Laurent Nkunda. Selon le diplomate, l’Angola s’en tient à l’option   qui serait levée par les Etats membres de la SADC.
  Et, curieusement, Obasanjo a entamé ses consultations sur la crise congolaise   par Luanda, confirmant ainsi les informations selon lesquelles ce pays subirait   de fortes pressions de la communauté internationale pour ne pas s’engager   sur le front de l’Est de la RDC. On se souvient que tout récemment,   l’Union Européenne a prévenu l’opinion africaine du   risque de « régionalisation » du conflit armé en territoire   congolais au cas où l’un des « alliés » de Kinshasa   s’avisait à y envoyer des troupes. En insistant constamment sur   la « solution politique et diplomatique » de la crise congolaise,   la communauté internationale semble avoir planté le décor   d’un Sun City/bis. Il reste à savoir à présent si   le gouvernement congolais a les moyens de ramener le CNDP dans le schéma   du Programme Amani, alors que Nkunda a déjà mis une croix dessus   et que ceux qui devaient le piloter, au nom de la « Facilitation Internationale   », ont l’esprit ailleurs. Au stade actuel de la situation militaire,   on a même l’impression que les insurgés conduits par Nkunda   seraient encouragés à fragiliser davantage le pouvoir en place   à Kinshasa par le biais de nouvelles avancées sur le front.La   conquête du « Grand Nord » semble fort tenter la rébellion,   qui pourrait ainsi contrôler un espace plus grand que l’ex-République   de Mbusa Nyamwisi, à l’époque du RCD/K/ML.

« Mobutistes » et « libérateurs » interpellés…  

Le scénario de la guerre de l’Est rappelle, trait pour trait, celui   de la trahison des « Mobutistes » contre leur « Guide »,   feu Mobutu Sese Seko, dès la levée de la rébellion de l’AFDL,   en octobre 1996 ; puis celui du lâchage de Mzee Laurent Désiré   Kabila en août 1998 par les « libérateurs », ce «   conglomérat d’aventuriers » vite déçus par son   patriotisme pur et dur, son détachement vis-à-vis du matériel,   du luxe. Le feuilleton de la traîtrise ne fait que s’enrichir en   épisodes de vente des plans de guerre, de détournement des vivres,   fonds et équipements destinés aux hommes engagés sur le   front de l’Est. Dieu seul sait combien de généraux et colonels   rwandophones tiennent en laisse le commandement de la 8me Région Militaire.   «Mobutistes » et « libérateurs », qui connaissent   les contours des pactes passés avec les parrains des rébellions   congolaises, feraient mieux d’expliquer à la communauté nationale   pour quels dividendes ils avaient trahi la patrie hier. Qu’ils nous aident   à tirer les leçons des cas de traîtrise d’hier et d’aujourd’hui   et imaginer la thérapie de choc requise pour ne plus susciter de nouveaux   Nkunda.

 
  No comment...

Kinshasa, 19/11/2008 (Le Phare/MCN, via mediacongo.net)
                        

                                                                                     

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18 novembre 2008

RDC: les 8 revendications de Nkunda à l'émissaire de l'ONU

Rédaction en ligne

lundi 17 novembre 2008, 22:25

Le chef de la rébellion en cours dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), le général tutsi Laurent Nkunda; a exposé huit principales revendications lors de sa rencontre dimanche avec l'envoyé de l'ONU en RDC, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

RDC: les 8 revendications de Nkunda à l'émissaire de l'ONU

AFP (archives)

Le général déchut a d'abord réitéré sa demande de négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa, selon une note interne de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC).

Ces négociations se dérouleront à l'étranger et par l'intermédiaire d'un médiateur neutre, selon le chef rebelle, qui exige de telles discussions depuis que les hostilités ont repris à grande échelle le 28 août dans l'est du pays entre l'armée et le Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP).

Plus surprenant, le général Nkunda a ensuite exigé la renégociation de tous les contrats signés par le gouvernement congolais avec des entreprises chinoises, toujours selon la même note.

C'est la première fois que le CNDP formule publiquement et explicitement une telle demande, qui révèle, même s'il n'est pas fait clairement référence à des contrats miniers, l'importance des intérêts économiques en jeu dans le conflit.

Reprenant l'une de ses principales revendications, le chef rebelle a une nouvelle fois exigé que les forces gouvernementales cessent toute forme de "coopération" avec les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) qui sévissent depuis 1994 dans l'est du pays.

Le CNDP accuse régulièrement le gouvernement de collaborer avec les FDLR, dont de nombreux éléments sont présents dans les zones disputées par les belligérants et vivent souvent intégrés au sein de la population.

C'est "l'argument de poids" du CNDP face à la communauté internationale.

Quatrième revendication, le chef rebelle, qui se pose traditionnellement en protecteur des Tutsis congolais, "a demandé la protection pour toutes les minorités ethniques de RDC".

Il a par ailleurs souhaité l'intégration de ses combattants au sein de l'armée nationale congolaise.

Cette épineuse question a été l'une des principales raisons de son entrée dans le maquis, avec l'échec des processus de "brassage" et de "mixage" mis en oeuvre ces dernières années dans le cadre de la réforme des Forces armées de RDC (FARDC).

De même, Laurent Nkunda souhaite l'intégration au sein de l'administration du gouvernement des policiers et fonctionnaires travaillant actuellement en territoire rebelle.

Il a défendu l'idée "d'une promotion de la bonne gouvernance", reprenant là aussi l'un des principaux thèmes politiques du CNDP, à savoir la lutte contre la corruption.

Enfin, il a demandé pour lui-même "un travail dans l'armée, quand toutes les demandes du CNDP auront été satisfaites".

Laurent Nkunda et M. Obasanjo se sont rencontrés dimanche matin pendant près de deux heures dans le fief rebelle de Jomba, dans le Nord-Kivu, à 80 km au nord-est de la ville de Goma, chef-lieu de la province.

La rencontre s'est apparemment déroulée de façon chaleureuse avec l'ancien président nigérian et personnalité phare en Afrique, donnant sans aucun doute une première forme de reconnaissance internationale à la rébellion.

Aucun des émissaires internationaux qui se sont succédé ces dernières semaines en RDC n'avait jusqu'à présent officiellement rencontré le chef rebelle, qui plus est dans ses terres du Nord-Kivu.

De son côté, l'émissaire de l'ONU a amené le CNDP à approuver plusieurs points: d'abord "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu durable", qui reste pour l'instant largement ignoré sur le terrain.

MM. Nkunda et Obasanjo ont décidé à ce propos de "la création d'un mécanisme de vérification tripartite comprenant un représentant des FARDC, du CNDP et une troisième partie acceptée" par les belligérants.

La rébellion s'est engagée à "l'ouverture et au respect de corridors pour permettre l'accès de l'aide humanitaire" aux dizaines de milliers de déplacés.

M. Obasanjo a obtenu de M. Nkunda qu'il le reconnaisse "comme médiateur dans la crise", et un accord de principe pour que de possibles futures négociations entre le CNDP et le gouvernement se déroulent à Nairobi.

(AFP)

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Joseph Kabila nomme le général Didier Etumba Longomba à la tête des armées

Le président Joseph Kabila a nommé lundi un nouveau chef d'état-major à la tête des armées pendant qu'à l'Est l'ONU indique une nouvelle avancée de la rébellion en violation de son propre cessez-le-feu. "Vu la nécessité et l'urgence", le général Didier Etumba Longomba a été nommé chef d'état-major, en remplacement de Dieudonné Kayembe, selon une ordonnance du chef de l'Etat lue à la télévision nationale.

Le général Longomba, qui a servi dans les ex-Forces armées   zaïroises (FAZ), est originaire de la province de l'Equateur (nord-ouest)   et dirigeait jusqu'à présent la force navale. Ce changement à   la tête des armées intervient alors que l'armée congolaise(FARDC)   a subi des revers dans la province du Nord-Kivu face à la rébellion   de Laurent Nkunda, qui est positionnée depuis fin octobre aux portes   de Goma, chef-lieu de la province. Des soldats de l'armée régulière   se sont en outre livrés à de nombreux pillages et exactions fin   octobre à Goma et la semaine dernière dans la région de   Kanyabayonga (100 km au nord de Goma).
 
  A Nairobi lundi, à l'issue de ses consultations en Angola, en RDC et   au Rwanda, le médiateur de l'ONU, M. Obasanjo, a assuré que l'ex-général   Nkunda serait prêt à réintégrer l'armée congolaise   en échange de garanties internationales.

Selon M. Obasanjo, le chef rebelle, qui a pris les armes notamment après   l'échec de l'intégration de ses hommes au sein de l'armée   congolaise, "discute" de nouveau "de l'intégration de   ses soldats dans l'armée nationale".

Selon une note interne de la Monuc, Nkunda a plus précisément   exposé huit principales revendications au médiateur de l'ONU,   parmi lesquelles: des négociations directes avec le gouvernement, la   neutralisation des rebelles hutus rwandais, la protection des minorités,   l'intégration des combattants rebelles au sein de l'armée.Il a   également exigé la renégociation des contrats signés   par Kinshasa avec la Chine, aujourd'hui l'un des principaux bailleurs de fonds   de la RDC.

Curieuse coïncidence, dans son ordonnance lue lundi soir à la télévision,   le président Kabila a ordonné la création de nouveaux organismes   publics liés aux intérêts chinois: le Bureau de coordination   et de suivi des accords entre la Chine et la RDC, et l'Agence congolaise pour   les grands travaux.

Kinshasa, 18/11/2008 (AFP/MCN, via mediacongo.net)

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Kamere est un hutu Rwandais ?

                                                   
Au sujet de la nouvelle maison de Vial Kamere à Rabat au Maroc
Par CongoTribune

Mesdames, Messieurs,

Je suis patriote et activiste politique sur le terrain. Aujourd'hui je veux seulement glisser un petit mot en ce qui concerne Vital Kamere. En tant que chercheur, je m'étais rendu à l'Université Lovanium de Kinshasa (Unikin) pour savoir un peu plus.. Vital Kamere est diplômé en sciences économiques de l'Unkin. Sur son parcours et son diplômé, il est marqué, Monsieur Vital Kamerere Rwakanyasigize, de nationalité RWANDAISE. Mes enquêtes sont allées un peu plus loin. Les amis Rwandais m'ont fait visité la maison de ses parents à Kigali.

 Le Conseil National de Sécurité lors de Laurent Désiré Kabila l'avait interrogé sur Procès-Verbal sur ses activités anti-Congo lors des négociations de Lusaka où il était en intelligence totale avec la bande à Ruberwa, Bugera alias Rwamakuba à Goma. L'actuel Gouverneur de l'Equateur a épousé sa soeur à Kigali. Il est donc le beau-frère de Makila.

Il cache son postnom de RWAKANYASIGIZE à vouw, à nous Congolais insconscients, inconséquents, inconstants, corrompus, aveugles, maniables, etc. N'avait-il pas eu des condisciples à la Faculté des sciences économiques de l'Unikin ? N'avait-il pas des condisciplines à l'I.S.P. Kikwit où il était arrivé avec son oncle, assistant à l'ISP kKikwit, un Rwandais tout fait ? Comment voulez-vous lutter contre la partition du pays qui se déssine alors de partout on crie qu'il y a des infiltrés dans les institutions nationales à Kinshasa et vous agissez comme si de rien n'était. Ouvrez l'oeil. Debout Congolais! Avez-vous lu son livre consacré à Joseph Kabila alias Hippolyte Kanambe ?

 A-t-il oui ou non participer au coup d'Etat du 16 janvier 2001 qui avait glissé un autre Rwandais à la tête du CONGO ? Avez-vous connu la colonisation belge ? Moi, oui. Mais l'esclavage sous les Rwandais est et sera pire que la colonisation. Allez voir derrière le Palais de la Nation vos (nos) frères intellectuels que Kanambe emprisonnent et larguent dans le fleuve Congo. Pourquoi ce Vital ne vous dit JAMAIS de son postnom de RWAKANYASIGIZE?

Que font ses parents à Kigali ? Son oncle paernel est ou avait été ambassadeur du Rwanda en Afrique du Sud non? Vérifiez! Ou renseignez-vous. Ne nous faites pas pleurer en l'appelant Congolais du Kivu. Il est Rwandais de père et de mère. Nous le connaissons plus que vous le pensez. Défendez-le puis on verra. Merci. Un homme averti en vaut trois moins un.

Source:congotribune redaction | Date:2008-11-14 01:35:17

Posté par CongoMelingo à 02:40 - CONFLIT RWANDA - RDC - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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