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02 novembre 2008

Muzito et son discours..

 

Le Premier ministre Adolphe Muzito parie sur six fronts prioritaires qu’il entend ouvrir comme plan de sortie de crise

Kinshasa, 01/11/2008 / Politique

Le Premier ministre Adolphe Muzito s’est présenté comme un chasseur bardé avec un carquois plein de munitions devant l’Assemblée nationale qui l’attendait de pied ferme pour tester ses capacités à conduire l’organe exécutif d’un pays vaincu et défié sur tous les plans de pouvoir se relever C’est un discours volontariste que le Premier ministre Adolphe Muzito a tenu vendredi devant les députés de l’Assemblée nationale. Le nouveau Chef de l’exécutif national a annoncé six fronts prioritaires sur lesquels il entend axer son «programme d’urgence » de sortie du pays de la crise multiforme actuelle. Il s’agit des fronts militaire, politique et diplomatique, humanitaire, populaire, économique et médiatique. Reste à savoir comment le gouvernement va s’y prendre pour appliquer un tel plan d’urgence comprenant des actions à mener à court, moyen et long termes. La réponse est prévue d’être esquissée au débat général qui débouchera ce samedi sur l’investiture du gouvernement.

Le Premier ministre, Adolphe Muzito, a donc répondu vendredi à l’invitation de l’Assemblée nationale pour présenter son programme de politique générale. Invitation émise au terme d’une procédure d’urgence au regard de la gravité de la situation qui prévaut dans le pays de manière à combler le vide juridique découlant de la démission de l’ancien Premier ministre, Antoine Gizenga, et de la nomination de son successeur.

Concernant ce «Programme d’urgence », le Premier ministre s’est empressé d’en définir les fronts prioritaires, au nombre de six. Il s’agira de s’attaquer à des situations d’urgence. Notamment la fin de la guerre au Kivu. Aussi, le Premier ministre et son gouvernement s’engagent-ils aux fronts suivants : militaire, politique et diplomatique, humanitaire, populaire, économique et médiatique.

Plan de sortie de crise

Sur un ton ferme, le Premier ministre a souligné que la fin de la guerre au Kivu est l’une des priorités de son gouvernement. Aussi, a-t-il déclaré qu’il ira partout où sa présence est nécessaire pour atteindre cet objectif. Mais dans l’immédiat, il a déclaré que le gouvernement s’est approprié le « Plan de sortie de crise au Kivu », proposé par l’Assemblée nationale. Il a rassuré que des actions seront entreprises dans ce sens en vue de ramener la paix au Kivu et partout dans le pays. Mais aussi de rétablir l’autorité de l’Etat. A ce sujet, il a relevé que trois initiatives sont déjà en cours : le respect du cessez-le feu, la neutralisation des FDLR ou forces négatives pour enlever tout prétexte aux voisins ainsi qu’à ceux qui ont pris des armes, et enfin la mise en place d’une force combattante avec le concours de la Monuc et autres partenaires très intéressés par la réforme de l’armée congolaise.

Normalisation avec les voisins

Dans le même élan volontariste, le Premier ministre a promis de redynamiser notre diplomatie. D’ores et déjà, il a annoncé la reprise du processus de normalisation des relations avec les pays voisins. Particulièrement le Rwanda, normalisation émaillée par cette succession de visites des ministres des Affaires étrangères des deux pays, tant à Kigali qu’à Kinshasa. Il s’est empressé de souligner qu’il ne s’agit point de faiblesse, mais une nécessité dans le cadre de la politique de bon voisinage d’instaurer un dialogue permanent dans la sous-région, sans chantage ni compromission.

Dans le même ordre d’idées, il entend nouer le dialogue avec le CNDP, dans le cadre du Programme Amani. Une proposition qui a suscité immédiatement des interrogations dans la mesure où le CNDP réclame des négociations directes avec Kinshasa après avoir quitté le Programme Amani. Certainement que le Premier ministre répondra à cette préoccupation aujourd’hui lors du débat général.

Quant au front populaire, le Premier ministre envisage de renforcer la mobilisation générale et de constituer des brigades d’auto-défense en vue de soutenir les forces combattantes et du maintien de l’ordre. A ce stade également, des interrogations ne manqueront pas aujourd’hui au regard des initiatives précédentes qui n’ont été que des feux de paille.

Le front économique nécessite le mécanisme de contrôle des richesses pour barrer la route aux fraudeurs de tout genre qui se livrent à des pillages à grande échelle. Décourager tous ces groupes armés qui ne se constituent que pour entretenir des « économies de guerre » et nuire à la République démocratique du Congo. Enfin, toutes ces actions, ces fronts disons-le, doivent être soutenues par une campagne médiatique visant à renforcer la conscience nationale et à conforter la cohésion nationale.

Actions concrètes

Il est vrai que le Premier ministre a livré un discours classique mais volontariste. Ce qui revient à dire que nombreux observateurs sont demeurés sur leur soif, faute de détails ou de précisions.

Certes, le Premier ministre a évoqué les 5 chantiers, s’est attardé longuement sur la réforme de l’Armée, la réintégration des éléments des ex-FAZ, la mise hors d’état de nuire des officiers véreux et corrompus, la reconstruction nationale, le refondation de la Nation, l’amélioration des conditions de vie et salariales. Mais puisque le Premier ministre a déclaré que son gouvernement qui s’inscrit dans la continuité des actions du gouvernement précédent, Muzito doit tirer les leçons du passé récent pour donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement.

Aussi, lors du débat de ce jour, le Premier ministre est obligé d’énoncer les actions concrètes sur lesquelles s’appuiera son gouvernement pour mettre rapidement fin à la guerre, accélérer les réformes au sein de l’armée, de la Police, combattre la corruption, l’impunité, assainir les milieux politiques, administratifs, sécuritaires…. Que cette volonté de favoriser la bonne gouvernance, de renforcer la collaboration avec le Parlement pour les missions de contrôle et d’enquête, ne soit pas de simples faits d’annonce. Pour y parvenir, il faut combattre la dissonance, le dysfonctionnement au sein même du gouvernement.

Ceci dit, le Premier ministre revient à la « barre » ce samedi lors du débat général. Mais auparavant, il était intéressant de noter que la séance d’hier vendredi n’a pas dérogé aux us et coutumes parlementaires pour ce qui est des séances animées. Intervenant par motion de procédure, les députés François Muamba, Kiakwama et Sessanga, tous de l’Opposition, ont fustigé les irrégularités de la séance d’hier. Aussi, ont-ils évoqué les articles 51 et 52 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et l’article 90 de la Constitution pour s’opposer à donner un chèque en blanc au gouvernement. Faute de documents de travail et la non tenue de la réunion des présidents de la Conférence, l’Opposition a menacé de ne pas prendre part ni à l’examen du programme ni au débat général.

Ce à quoi, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a rétorqué qu’il s’agissait d’une procédure d’urgence adoptée par l’Assemblée nationale et que l’article 61 du Règlement intérieur ne sanctionne point la remise tardive des documents. Après une interruption de 15 minutes afin de permettre à l’Opposition d’apprécier la situation grave de l’heure, celle-ci s’est pliée à la procédure.

(DN/Yes)

Médard Muyaya/Le Potentiel

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28 octobre 2008

Gouvernement MUZITO 1

Le nouveau cabinet compte 54 membres, dont trois vice-Premiers ministres, 37 ministres et 14 vice-ministres. Les trois vice-Premiers ministres du gouvernement Muzito sont issus des trois grandes formations composant la coalition gouvernementale : l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP, ralliée à M. Kabila), le Parti lumumbiste unifié (Palu) et l'Union des démocrates mobutistes (Udemo).
- Vice-Premier ministre chargé des besoins sociaux de base : François-Joseph Mobutu Nzanga (Udemo).

- Vice-Premier ministre chargé de la reconstruction : Emile Bongeli Yeikolo ya Ato (Parti du Peuple pour Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, majoritaire dans l'Alliance pour la Majorité présidentielle, AMP) (ancien ministre).

- Vice-Premier ministre chargé de la sécurité et défense : Mutombo Bakafwa Nsenda (PALU) (nouveau).

- Ministre de l'Intérieur et Sécurité : Célestin Mbuyu Kabanga (nouveau).

- Ministre de la Défense nationale et des anciens combattants : Charles Mwando Nsimba (permuté).

- Ministre des Affaires étrangères : Alexis Thambwe Mwamba (nouveau, présenté comme indépendant, mais ancien ministre du parti d'opposition Mouvement de Libération du Congo, MLC).

- Ministre de la Décentralisation et aménagement du territoire : Antipas Mbusa Nyamwisi (permuté).

- Ministre de la Coopération internationale et régionale : Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo (nouveau, ex-directeur de cabinet du président Joseph Kabila).

- Ministre de la Justice : Luzolo Bambi Lessa (nouveau).

- Ministre des Relations avec le Parlement : Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N'Sefu (maintenu).

- Ministre des Infrastructures, travaux publics et reconstruction : Pierre Lumbi Okongo (Mouvement social pour le Renouveau, MSR, parti de l'AMP) (maintenu).

- Ministre des Finances : Athanase Matenda Kyelu (maintenu).

- Ministre du Plan : Olivier Kamitatu Etsu (maintenu).

- Ministre du Budget : Michel Lokola Elemba (Palu, nouveau).

- Ministre de l'Environnement, Conservation de la nature et Tourisme : José Endundu Bononge (maintenu).

- Ministre de l'Economie nationale et du Commerce : André Philippe Futa (maintenu).

- Ministre du Portefeuille : Jeannine Mabunda Lioko (maintenue).

- Ministre de l'Agriculture : Norbert Basengezi Katitima (nouveau).

- Ministre des Transports et voies de communication : Matthieu Pita (nouveau).

- Ministre des Mines : Martin Kabwelulu Labilo (Palu, maintenu).

- Ministre de l'Energie : Laurent Muzangisa Mutalamu (nouveau)

- Ministre des Hydrocarbures : René Isekemanga Nkeka (nouveau).

- Ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications (PTT) : Louise Munga Mesozi (maintenue).

- Ministre de l'Industrie : Simon Mboso Kiamputu (maintenu).

- Ministre de la Communication et des Médias : Lambert Mende Omalanga (permuté).

- Ministre de la Santé publique : Auguste Mupipi Mukulumania (nouveau).

- Ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) : Maker Mwangu Famba (maintenu).

- Ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire : Léonard Mashako Mamba (nouveau).

- Ministre des Affaires foncières : Kisimba Ngoy Maj (nouveau).

- Ministre de l'Urbanisme et Habitat : Générose Loshiku Muya.

- Ministre de l'Emploi, Travail et Prévoyance sociale : Ferdinand Kambere Kalumbi.

- Ministre de la Fonction publique : Michel Botoro Bodias.

- Ministre de la Culture et des Arts : Esdras Kambale Bahekwa (maintenu).

- Ministre du Développement rural : Safi Adiki.

- Ministre de la Jeunesse et Sports : Patrick Sulubika Matchembera.

- Ministre des Petites et Moyennes entreprises : Claude Basibuhe Nyamulabu.

- Ministre de la Recherche scientifique : Joseph Lititiyo Apata.

- Ministre des Droits humains : Upio Kakura.

- Ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant : Marie-Ange Lukiana Mufwankol (PPRD, permutée).

- Ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale : Barthélémy Botswali Lengomo.

1.Vice-ministre de l'Intérieur : Zéphyrin Mungongo (Palu, nouveau).

2. Vice-ministre de la Défense et des Anciens combattants : Oscar Masamba Matemo.

3. Vice-ministre des Affaires étrangères : Ignace Gata Mavita wa Lufuta (maintenu).

4. Vice-ministre des Congolais de l'étranger : Colette Tshomba Ntundu (maintenue).

5. Vice-ministre de la Justice : Musonda Kalusambi.

6. Vice-ministre des Travaux publics : Gervais Ntirumenyerwa Kimonyo (maintenu).

7. Vice-ministre des Finances : César Lubamba wa Ngimbi maintenu).

8. Vice-ministre du Budget : Alain Lubamba wa Lubamba (permuté).

9. Vice-ministre de l'Agriculture : Kibibi Kamanzi.

10. Vice-ministre des Mines : Victor Kasongo Shomari (maintenu).

11. Vice-ministre des Hydrocarbures : Gustave Beya Siku.

12. Vice-ministre de l'Enseignement professionnel : Arthur Sedea Zabuso.

13. Vice-ministre de l'Enseignement supérieur : Bokele Djema.

14. Vice-ministre du Développement rural : Willy Mubobo Nzamba.

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23 octobre 2008

Gouvernement Muzito I : des grosses têtes bloquent !

Kinshasa, 23/10/2008 / Politique

Ce n’est ni pour ce jeudi, ni pour demain vendredi. C’est peut-être pour samedi 25 octobre 2008. Deux raisons seraient à la base du retard dans la formation et la publication du gouvernement Muzito. Le voyage au Swaziland du Président Kabila et la gestion des frustrations de certains ministres Gizenga qui se braquent devant toute proposition de mouvement. Qui plus, le PPRD traîne le pas à transmettre sa liste. La veillée d’armes se prolonge. Il faudra encore attendre plusieurs dizaines d’heures pour que le Gouvernement Muzito soit connu du grand et du petit public. Mercredi 22 octobre 2008, c’était la nuit aux longs couteaux dans des rédactions des tabloïds kinois. Même situation dans des états-majors des partis politiques et personnalités indépendantes de la majorité au pouvoir.

La Prospérité, grâce au don d’ubiquité de ses fins limiers, a réalisé que le Gouvernement ne serait pas rendu public dans la nuit d’hier mercredi 22 octobre 2008 comme annoncé par des sources non moins bien informées. Il fallait donc essayer de comprendre pourquoi ça traîne. Des raisons ne manquent pas surtout lorsqu’il est question de justifier.

Des sources ont confié au quotidien de l’Avenue Justice que le voyage, bien qu’éclair, du Président Kabila n’est pas étranger au prolongement du suspense. Pourquoi ? Le Président n’aurait pas eu suffisamment de temps pour procéder aux ultimes arbitrages. Des frustrations, légitimes ou pas, sont nombreuses au sein de la coalition au pouvoir. Il semble, c’est à prendre au conditionnel, que certaines grosses têtes ne sont pas contentes de propositions leur faites. On dit, par exemple, que Nzanga Mobutu n’est pas prêt à accepter le poste de Vice-Premier ministre en charge du travail. L’idée de lui ajouter l’urbanisme et habitat ne l’enchante pas non plus.

Nzanga, soutient l’un de ses proches, est un partenaire que le Président et son Premier devraient s’interdire de négliger, dans la balance. On oublie, toutefois, qu’il y a des contraintes liées à la conjoncture et à l’obligation des résultats. Nzanga Mobutu ne serait pas le seul à se mécontenter. Lambert Mende, ministre sortant des Hydrocarbures, serait invité à devenir Vice-ministre. Son parti, la CCU, n’ayant qu’un seul député à l’Assemblée nationale. Ce député, c’est Mende, lui-même. Un Vice-ministère, c’est le quota que la majorité aurait réservé à chaque parti représenté à l’Assemblée nationale par un député.

Le Palu, parti dont est issu le Premier ministre Muzito aurait du mal à perdre un ministère. Au cabinet sortant, le Palu avait droit à trois ministères. Les tractations en cours tendent à donner au parti de Gizenga deux ministères : le Budget et les Mines.

Le MSR de Pierre Lumbi Okongo n’aurait plus que deux au lieu de trois ministères dans la précédente équipe. Lumbi garde toutes ses chances de conserver son poste, aux Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction. Le MSR garde aussi la Fonction Publique. Chez les indépendants, les romains s’empoignent. On leur proposerait un ministère technique, celui des Finances. Et c’est Matenda Athanase qui est preneur.

Kin Kiey Mulumba, indépendant, a toutes les qualités de devenir aussi ministre. Mais son sort reste incertain. Mbusa Nyamwisi est annoncé au ministère de la Coopération régionale. Alexis Tambwe Mwamba, semble-t-il, va prendre les Affaires Etrangères. Problème, le Maniema, à lui seul, deviendrait hyper représenté, au gouvernement Muzito  qui succède à celui de Gizenga, après environ deux ans de règne à l’issue des élections de 2006.

Le Chef de l’Etat doit donc procéder à l’arbitrage. C’est la voie obligée pour vider les divergences résiduelles. Des cas comme ceux de Olivier Kamitatu Etsu, Jean-Claude Muyambo, Charles Mwando Nsimba, Edouard Kabukapu, Philomène Omatuku, Salomon Banamuhere, Adolphe Lumanu, André-Philippe Futa, Nkulu Kilombo... seraient entièrement de son ressort exclusif. Sans la compter la mise liée aux Vice-Ministres AMP-Udemo-Palu. Colette Tshomba serait aussi dans le lot.

(SL/Milor/GW/Yes)

La Prospérité

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13 octobre 2008

Nomination de Muzito Premier ministre : une pluie de réactions favorables tant au pays qu’à l’extérieur

Kinshasa, 13/10/2008 / Politique

La nomination vendredi dernier du nouveau Premier ministre a soulevé, outre l’euphorie dans les rangs du parti Palu, un tollé de réactions positives à côté de quelques autres plutôt attentistes sans oublier de remarquer le premier message de félicitations du Premier ministre de Belgique Samedi 11 octobre 2008, au siège du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), le comité exécutif présidé par le Evariste Boshab s’est réuni en séance extraordinaire.

L’unique point examiné concernait la récente nomination, par Joseph Kabila Kabange, du Premier Ministre Adolphe Muzito. Le Pprd a pris acte de cette nomination qui rentre dans le cadre du respect de la parole donnée au Palu, à la veille du second tour de la présidentielle. René Sébastien Bofaya Botaka Baende, secrétaire national à la Communication du PPRD a rendu public le communiqué ci-après :

Communiqué

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) accueille avec satisfaction, la nomination ce vendredi 10 octobre 2008 par le Président de la République, d’un nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en remplacement du Patriarche Antoine Gizenga démissionnaire. Il s’agit de son Excellence Adolphe Muzito, Haut Cadre du Parti Lumumbiste Unifié (PALU).Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie salue cet événement, aboutissement heureux des consultations initiées par le Président de la République, conformément aux prérogatives que lui confèrent les dispositions de l’article 78 de la Constitution. Le PPRD prend acte de cette nomination et salue le sens élevé de l’honneur et du respect de ses engagements par le Chef de l’Etat.
 
Cette nomination constitue la preuve supplémentaire du respect par le Président de la République, Initiateur du Parti, de la parole donnée ; en l’espèce, le respect de l’Accord Politique signé avec le Palu.

Le PPRD assure le nouveau Premier Ministre de tout son soutien, dans la conduite de l’action gouvernementale.  A ce sujet, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) rappelle à l’opinion que dans son adresse à la Nation en date du 9 octobre 2008, le Président de la République, en tenant compte des défis de l’heure, a assigné au Premier Ministre et à son futur Gouvernement, outre les tâches traditionnelles, des missions spécifiques et urgentes ci-après :

  1. mettre fin aux poches résiduelles d’insécurité à l’Est ;
  2. rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ;
  3. assurer le bien-être du pays et de ses populations, l’accélération de la mise en œuvre effective de 5 chantiers de la République.

Aussi, tenant compte des attentes pressantes de notre population, le PPRD, Parti majoritaire de la coalition gouvernementale, veillera de manière scrupuleuse, avec vigilance et attention, pour que les missions confiées au gouvernement s’exécutent rigoureusement, pour le bonheur de toute la population congolaise.

Fait à Kinshasa, le 11 octobre 2008
Le Secrétaire Général,
Evariste Boshab
Membre du Bureau Politique

Le Palu fait un triomphe à Muzito

Véritable démonstration des forces que la grand’messe que le Palu a célébrée hier à son quartier général de Matete/De bonhomme. Un sondage grandeur nature sur l’encrage sociologique de ce parti. Après près de deux ans d’exercice du pouvoir au sein de la coalition, le Palu conserve bien ses troupes. La base kinoise du parti d’Antoine Gizenga a fait un triomphe au nouveau Premier ministre. Nommé vendredi dernier à la tête du gouvernement, Adolphe Muzito est allé prendre congé du parti Geste républicain. Occasion pour le chef du gouvernement de rendre hommage au chef de l’Etat pour le geste posé. Dans son clin d’oeil au patrimoine nationaliste, le Premier ministre a insisté sur le fait que le Palu et le Président Kabila ont les mêmes origines politiques.

Même tonalité pour le secrétaire permanent du parti. Remy Mayele a remercié le chef de l’Etat tout en assurant de l’engagement du Palu à l’accompagner dans la réalisation des 5 chantiers.

Message passé cinq sur cinq. Représentante personnelle de l’autorité morale et chef historique du parti, Mme Gizenga était présente au méga-rassemblement populaire. Plus de doute possible. Adolphe Muzito a le soutien des instances dirigeantes et de la base du Palu. De bon augure pour son action.

Requinqué par cette ferveur populaire dont seul le Palu détient le secret dans la capitale, le Premier ministre rencontre ce lundi le Président. Histoire de recevoir les orientations du Raïs en rapport avec la formation du gouvernement et la feuille de route contenue dans la dernière adresse présidentielle.

Au cours d’une fête en son honneur au siège du Parti lumumbiste unifié (Palu) hier dimanche 11 octobre, le Premier ministre entrant Adolphe Muzito s’est décidé de défendre l’honneur du patriarche Antoine Gizenga.

Le nouveau locataire de la Primature a déclaré que le Premier ministre sortant a jeté les bases de la stabilisation du taux de change pendant deux ans, qui se situe jusqu’à présent dans la fourchette de 500 FC. Il a aussi indiqué que l’équilibre budgétaire était entretenu durant tout son mandat. Selon Adolphe Muzito, le succès de son prédécesseur s’est caractérisé notamment par la régularisation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, le satisfecit par deux fois de suite du Fonds monétaire international par sa bonne gestion du cadre macroéconomique, le plafonnage du taux d’inflation à 24%.

Discret, humble et attentif aux préoccupations de ses compatriotes, Adolphe Muzito a remercié le Président de la République Joseph Kabila d’avoir choisi un membre de Palu comme Premier ministre. Malgré les doutes qui ont persisté pendant longtemps, le Raïs s’est placé au dessus de la mêlée et a nommé contre vents et marrée un homme qu’il faut à la place qu’il faut.
Selon l’ancien ministre du Budget, Joseph Kabila a été un compagnon de lutte de son père. Ce qui justifie son comportement nationaliste.

Car le Parti lumumbiste unifié et le chef de l’Etat sont issus d’un même ancêtre qu’est Emery Patrice Lumumba. Par ailleurs, il a exhorté les militants du Palu à soutenir les cinq chantiers du chef de l’Etat et continuer à se battre pour faire flotter le drapeau du parti partout en RDC. Par la même occasion, il a souhaité au patriarche Antoine Gizenga un bon retour au Parti.

Les députés du Kwilu saluent le sens élevé du Chef de l’Etat pour son respect des engagements !

Le regroupement des députés nationaux originaires de la future province du Kwilu comprenant les actuels territoires de Masimanimba, Idiofa, Gungu, Bagata et Bulungu, annonce une prise de position commune très favorable à la nomination par le Chef de l’Etat d’un candidat Premier ministre issu du Palu en respect du pacte scellé entre l’AMP et ce parti cher au leader Antoine Gizenga. Voici le texte de cette réaction : “ Déclaration politique du Regroupement des Députés nationaux du Kwilu ”.

“ Nous, Députés nationaux élus de la province du Kwilu. Rappelant notre déclaration politique du 3 octobre 2008 en rapport avec le respect des prérogatives constitutionnelles et l’application du protocole d’accord du 30 septembre 2006 signé entre l’AMP et le Palu,

Prenant acte de la nomination par Son Excellence Monsieur le Président de la République Joseph Kabila Kabange de Monsieur Adolphe Muzito comme Premier ministre et Chef du Gouvernement,

Nous félicitant du choix d’adéquation opéré par Son Excellence Monsieur le Président de la République en nommant le Premier ministre et Chef du Gouvernement, Mus par la ferme volonté de nous investir davantage pour sauvegarder l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la bonne gouvernance, ainsi que la lutte contre la corruption et l’impunité,

Prenons les résolutions qui suivent :

Rendons un hommage déférent à Son Excellence Monsieur le Président de la République pour son sens élevé de respect des engagements ; et l’exhortons à tenir bon,
Félicitons vivement Monsieur Adolphe Muzito et l’encourageons à ne jamais s’écarter de la volonté du souverain primaire et des impératifs de la bonne gouvernance,
Appelons la classe politique à davantage de sérénité, de solidarité nationale pour sauvegarder l’unité nationale et la bonne gouvernance,
Demeurons attentifs à l’évolution politique de notre chère patrie, notamment dans l’intérêt supérieur du peuple du Kwilu.

Fait à Kinshasa, le 11 octobre 2008.
Honorable Aubin Minuaku Porte-parole et Secrétaire permanent,
Honorable Zénon Mukwakani Premier Vice-président,
Honorable Tryphon Kin-kiey Mulumba Président

(DN/Th/GW/Yes)

La Prospérité/Forum des As/MMC

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11 octobre 2008

Adolphe Muzito, fidèle d’Antoine Gizenga au parti Palu, vient d’être désigné Premier ministre

Kinshasa, 11/10/2008 / Politique

Le Chef de l’Etat, le président Joseph Kabila, a désigné vendredi 10 octobre, le ministre du Budget Adolphe Muzito au poste de Premier ministre pour succéder à M. Antoine Gizenga démissionnaire. Ainsi est levé le vif suspense autour de la vacance à la tête de l’exécutif du pays Le suspense est levé. Le chef de l’Etat vient de procéder à la nomination du Premier ministre en la personne d’Adolphe Muzito, ministre sortant du Budget. Il lui revient de former le prochain gouvernement pour faire face aux grands défis qui attendent l’Exécutif. Conformément à son message à la Nation, le jeudi 9 octobre, le président de la République vient de nommer Adolphe Muzito au poste de Premier ministre. Nomination qui intervient deux semaines après la démission de son prédécesseur. Ancien ministre du Budget dans le Gouvernement Gizenga, Adolphe Muzitu est cadre du Palu, considéré jusque là comme l’un de fidèles lieutenants d’Antoine Gizenga.

A travers cette nomination, il ressort clairement que l’accord conclu entre l’AMP, le Palu et l’Udémo est bien respecté. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le reste ira de soi dans l’ordre de préséance au sein du Gouvernement, allusion faite ainsi à l’ Udémo qui occupera assurément l’un des postes de vice-Premier ministre ou de Ministre d’Etat. L’autre ira incontestablement à l’AMP/PPRD.

Evidemment, il faudra éviter de tomber dans le “piège ” des alliances dans le choix des autres membres du gouvernement au risque de donner l’impression de “ reprendre les mêmes personnes pour repartir”. Ce qui ne s’inscrirait pas dans la logique d’un vrai changement, d’une nouvelle impulsion pour faire face aux grands défis, aliénant ainsi l’intérêt supérieur de la Nation. Le choix de ministres est donc le premier test.

Vite un gouvernement

Il est entendu que le nouveau Premier ministre devra présenter son gouvernement dans les meilleurs délais. Question de s’attaquer au plus vite à de grandes questions nationales. Notamment aux tâches prioritaires définies par le président de la République.

D’ailleurs, le chef de l’Etat n’a pas du tout fait mystère du caractère de ce gouvernement : un “gouvernement des missions ”, tant sur le plan politique, diplomatique que militaire. Il s’est même empressé de circonscrire les secteurs prioritaires pour éviter toute tergiversation. A savoir les réformes sur le plan de la Sécurité, du Portefeuille de l’Etat, de la restauration de l’autorité de l’Etat, des Mines et Hydrocarbures, de la Décentralisation. Mieux, le chef de l’Etat a précisé que le temps presse et qu’il n’est pas du tout en faveur du gouvernement.

C’est dire qu’en acceptant cette responsabilité, le nouveau Premier ministre a pris la mesure de sa tâche et ce que l’on attend de lui. Il doit être à même de relever tous les défis majeurs actuels, en un laps de temps, tant sur le plan interne qu’externe. Pas question de circonstance atténuante ni de période de grâce. Le gouvernement est attendu dans l’immédiat, car il doit déposer sans délai le Projet du Budget 2009.

Ordonnance portant nomination du Premier ministre

Le président de la République spécialement à ses articles 78,79 et 90,
Vu l’ordonnance n° 008/001 du 30 décembre 2006 portant nomination d’un Premier ministre
vu l’urgence et la nécessité ;
Ordonne
Article 1 : est nommé Premier ministre, chef du gouvernement M. Adolphe Muzitu
Article 2 : Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature

Fait à Kinshasa, le 10/10/2008
Joseph Kabila Kabange
Président

(DN/Th/GW/Yes)

Le Potentiel

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