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Forum de partage des idées entre les Congolais(es)...Masolo entre bana mboka...Mazungumuzo ya wa Congolais(es)..... Nouvelles concernant la RDC

04 janvier 2009

Message 2009 de l'artiste JP-BUSE

Bien cher tous,

 Voilà bientôt six ans que je m’efforce de cesser de me soucier de ce que les autres pense de moi. J’essaye plutôt de me soucier de ce que Dieu pense de moi.

Ma reconversion à la musique chrétienne avait pour but d’équilibrer ma vie en remettant le matériel et le spirituel à leur place selon la Volonté de Dieu : « La parole de Dieu nous recommande de chercher d’abord son royaume et le reste nous sera donné par surcroit. »

En d’autres termes, c’est un engagement pour que le spirituel, par rapport au matériel, puisse occuper la première place dans ma vie et dans mon espace vital.

 Avant ma reconversion, lutter pour les honneurs, les compliments et la richesse constituaient l’essentiel de mes préoccupations. Cela me rendait de plus en plus triste car j’avais une certaine lucidité me permettant de me rendre compte que je commençais à perdre ma personnalité en voulant trop paraitre.

Aujourd’hui, en tant que modeste « serviteur » de Vérité, je chante pour la gloire de Dieu.  Mon but c’est, non seulement de gagner les âmes perdues pour les ramener dans le royaume de Dieu, mais aussi implanter son Royaume dans les Ténèbres.

Aujourd’hui, en tant que modeste « serviteur » de Vérité, je me refuse, néanmoins, de gagner ma vie en utilisant le nom de Jésus-Christ. En effet, Dieu dans Son Amour m’a donné un travail depuis sept ans et je ne manque de rien ici à Toronto ( Capitale économique du Canada).

Dans Sa Bonté infinie, Dieu m’a donné une famille et avec Jésus, je mène une nouvelle vie de paix, d’harmonie et d’amour.

En tant qu’artiste, Dieu m’a donné le talent de m’exprimer librement tout en observant les règles d’éthique. C’est ainsi que je suis, aujourd’hui, convaincu que rien ne pourrait m’empêcher de faire de la musique dite « engagée » pour des causes que je jugerais « noble » et au service de mes frères en travaillant avec des artistes même non chrétiens.

En tant qu’artiste, Dieu m’a permis de faire de la musique avec des artistes de grands talents, d’approfondir mes connaissances et d’élargir mes compétences, notamment, en matière de sons, images et enregistrement. C’est ainsi que je suis, aujourd’hui, décidé de me tourner aussi vers la jeunesse afin qu’en toute modestie, je puisse transmettre, soutenir et faire connaître ces talents qui sont disséminés en Afrique (en RD Congo principalement) et dans sa diaspora.

Toutefois, en cohérence avec mes convictions et engagements personnels, je m’interdis dans le futur d’aller jouer dans les bars ou dancing ou encore chanter pour une campagne de promotion d’alcool et de tabac.

 

Tout ce que je ferai, je le ferai en âme et conscience, libre par la volonté de l’esprit de l’eternel.

Mes meilleurs vœux pour l’an 2009 !

JP-BUSE

Jpbuse_2000@yahoo.fr

JP_BUSE11_08_Chttp://www.frerejpbuse.afrikblog.com
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http://www.jpbuse.canalblog.com
http://www.adieumadilu.afrikblog.com


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09 octobre 2008

Mopero wa maloba...

Pourquoi nos artistes musiciens meurent-ils  pauvres ?

         


              Le corps du chanteur Mopero wa Maloba  bloqué pendant un mois en Côte d’Ivoire par  manque de frais  de rapatriement.

         

Le chanteur Mopero wa Maloba, reconverti en serviteur de Dieu et chanteur pour la gloire de l’eternel depuis quelques années, est décédé en Côte d’Ivoire le dimanche 17 août dans l’indifférence totale. Sa dépouille mortelle attendait dans l’incertitude son rapatriement vers Kinshasa. C’est alors que les Congolais de la Côte d’Ivoire se sont mobilisés pour une récolte de fonds tous azimuts,  et à Kinshasa sa famille ainsi que ses amis en ont fait autant. Les autorités Congolaises ont été alertées, les collègues musiciens sont restés, semble t-il,  muets aux toutes les sollicitations.

         

Sa dépouille mortelle est finalement arrivée à Kinshasa le lundi 15 septembre, pratiquement un mois après son décès en Côte d’Ivoire. Selon nos sources, son corps a failli  même être inhumé sur place à Abidjan et c’est de justesse que la cérémonie a dû être annulée grâce à un coup de fil confirmant les formalités de rapatriement du corps de Mopero wa Maloba.

         

Cette histoire n’étonne personne d’autant plus que presque tous nos artistes meurent dans des conditions semblables. Cette forme d’assistance à la quelle  le chef de l’Etat est à chaque fois sollicité pour venir en aide à  tel artiste souffrant ou décède est plusqu’une habitude. Du Grand Kallé, en passant par Luambo Makiadi, Madilu System…et tout récemment Wendo Kalosoy, ils ont tous bénéficié de la bienveillance du chef de l’Etat  aussi bien pour les soins médicaux  que pour l’organisation de funérailles.

         

Mais comment alors comprendre qu’en pleine gloire, l’artiste musicien Congolais affiche une aisance sans faille, donne l’impression d’être à l’abri de tout souci financier mais meurt dans la misère la plus totale ?
En réalité, c’est l’industrie musicale Congolaise en général qui est malade. L’environnement économique est précaire au pays. La Soneca qui est censée recouvrer les droits d’auteurs pour nos artistes, travaille au ralenti. Des sommes d’argent qui proviennent de l’étranger, Sabam(pour la Belgique), Sacem( France), sont coupées en plusieurs morceaux sans atteindre les ayants droit.

         

Peu de nos artistes musiciens jouissent finalement du fruit de leur travail. Et en outre, il y a lieu à distinguer deux périodes musicales Congolaises. La première est celle de nos anciens succès. A cette époque, la musique était considérée comme un loisir. Le succès ainsi récolté ne se traduisait pas en terme financier. On jouait pour se faire plaisir.

         

La deuxième période nous la  vivons actuellement. La musique est devenue un métier comme tout autre. Comparativement à leurs ainés, les leaders de groupes musicaux actuels se retrouvent financièrement grâce aux différents contrats aussi bien phonographiques que scéniques. En dehors de ces cachets, des avantages  en nature ou en argent leurs sont offerts gracieusement par des particuliers dont les noms sont largement cités dans différentes chansons.
Mais là encore, peu d’entr’eux investissent. Les dépenses sont énormes : belles voitures, habits haute couture….et autres dépenses imprévisibles.

         

Mais espérons  que les jeunes prendront conscience  pour  ne pas mourir dans les mêmes conditions que leurs ainés.

         

ALIMIA MONGALA ( Source les amis de Wetchi )

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27 décembre 2007

L'album du patron pour 2008

mopao_20koffi

Pour jouer et gagner après trente ans dans la musique, mieux vaut un album sur le marché et surtout avoir du talent. Ce que  tous les fans ou non d'Antoine Agbepa Mumba alias Koffi Olomide Mopao reconnaissent en lui. Donc l'album sans nom dont la sortie est reportée au 14 fervrier 2008 pour des raisons stratégiques disent ses proches, est enfin prêt. Les affiches sont déjà visibles à travers le monde entier. Depuis plus de 15 ans , l'explosion de la musique de Mopao Sarkozy  a largement débordé les places publiques,les bars, les dancings,les salons, et qu'il a naturellement envahi tout le monde et noyé les petits orchestres. Koyeba mosala ezalaka na elengi moko boye

Source: Congointer

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22 novembre 2007

La petitesse d'esprit des musiciens congolais

Kinshasa, 22/11/2007 / Musique
Le sponsoring des compagnies brassicoles congolaises, bien qu’exercé au profit du rayonnement de la musique congolaise sur les hautes marches continentales et mondiales, réduit la valeur des artistes musiciens. Dès le début du siècle présent, les artistes musiciens congolais s’étaient lancés dans la course de la démystification des salles européennes et américaines dites prestigieuses. Cette chevauchée leur aura permis d’inscrire leurs noms dans l’histoire de la musique universelle. Annoncées sur de nombreuses de chaînes de télévision et de radiodiffusion, ces productions congolaises avaient connu les succès les plus fous avec, en toile de fond, des débordements humains, des doubles d’affilée, etc.

Au regard de ces exploits, les stars congolaises ont, dès lors, acquis une considération auprès des publics étrangers attirés par les sonorités musicales africaines et autres amoureux de la « rumba congolaise moderne ». Ainsi, Kinshasa, par le truchement de feue Abeti Masikini, l’une des pionnières de l’émergence de la musique congolaise moderne, s’était affichée, pour la première fois, sur les planches d’une salle aussi prestigieuse d’Europe, le Zénith à Paris.

Après ce bond de géant de la « Tigresse de la musique Congolaise », il s’en est suivi les productions de Koffi Olomide à Bercy ou King Kester Emeneya à l’Olympia ou encore Werrason au Zénith, sans oublier les artistes Nyoka Longo, J.B. Mpiana et Adolphe Dominguez qui ont aussi brillé de milles feux dans l’une ou l’autre des célèbres salles du continent européen ou américain. Mais depuis, plus rien sinon la polémique juvénile pour laquelle ils ont déterré leurs « Tomawaks » pour se dénigrer mutuellement. Et aussi, la facilité qu’ils s’offrent aujourd’hui auprès des sociétés brassicoles qui les sponsorisent au préjudice de plusieurs opportunités allant, malheureusement, à l’encontre de leur profession.

Lorsque les brasseries appâtent la chanson

En effet, le sponsoring des compagnies brassicoles congolaises, bien qu’exercé au profit du rayonnement de la musique congolaise sur les hautes marches continentales et mondiales, réduit les valeurs des artistes musiciens congolais à ce jour. Ceux-ci ne livrent presque plus, il y a une décennie, des concerts payants. Si ce n’est les prestations qualifiées de présentation officielle d’une récente trouvaille artistique. On se souviendra, il y a dix ans auparavant, des soirées dansantes dans les différents bars de Kinshasa « Vis-à-vis », « Kimpwanza », « Ma Elika » où tous les week-ends, les orchestres des jeunes et vieux, donnaient des concerts devant des publics selects.

A cette époque, les musiciens issus des générations « Zaïko » et « Wenge » n’avaient pas encore négocié leurs produits dans les salles du genre. Ce n’était nullement un péché à cette ère. Cependant, les années se sont écoulées et ces derniers ont coupé le rubicond de l’irréalisable et se sont investis pour vendre leurs valeurs artistiques devant des publics métissés. Mieux considérés à l’étranger, ils se réduisent, cependant, par une petitesse d’esprit, selon la pensée d’un observateur avisé.

En effet, les artistes musiciens congolais de renommée internationale ne devraient plus se produire dans de petites salles dont l’espace équivaut à des « cabines téléphoniques publiques ». Au constat des productions dominicales que livrent Koffi Olomide, J.B. Mpiana et consort, il faut le dire, ces derniers descendent trop bas, après leurs succès fous dans les satles comme Bercy, Bataclan, Madison Square, Zénith, Olympia, VilleJuif. LSC. etc. Ils devraient plutôt limiter les productions scéniques à ciel ouvert, au profit de la promotion des boissons, pour rebrousser les bonnes habitudes avec, à la clé, des concerts payants et ce, à des lieux convenant à leurs trempes respectives. En outre, ils devraient bouter le mensonge qui, pour eux, s’avère une stratégie pour rayonner au panthéon de la musique africaine.

BA/Uhuru

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25 septembre 2007

NYBOMA se souvient de MADILU...

Kanta Nyboma : "Voici pourquoi notre musique demeure dans le ghetto"!
Dans une interview exclusive à Visa


La disparition inopinée du chanteur Madilu System a amené à Kinshasa une autre grande voix de la chanson congolaise connue pour sa complicité, au plan artistique s’entend, avec le Grand Ninja. Il s’agit de Nyboma Mwan’Dido, Danos Canta de son nom d’artiste, arrangeur de « Bonne humeur », le dernier album de Madilu System et de plusieurs succès antérieurs du défunt.

Nyboma a fait la pluie et le beau temps au sein des orchestres Bella-Bella, Lipua-Lipua et autres Kamale. Il a par la suite crevé l’écran avec des chansons telles que « Doublé Doublé », « Asso » réalisées en Afrique de l’Ouest. Avant de s’établir en Europe, où il vit depuis plus d’une décennie.

Ses duos avec feu Pépé Kallé et avec Madilu sont parmi les meilleurs de la musique congolaise. Sa voix est une véritable parure pour les chansons qu’il interprète et son expérience dans la musique, une richesse.
C’est ce chanteur que Visa a abordé pour ses chers lecteurs.

Visa : Vous avez fait le déplacement de Kinshasa pour assister aux obsèques de Madilu System. Y a-t-il une explication particulière à cela ?
Nyboma Danos Canta : En Europe, les musiciens s’étaient organisés et ont fait des veillées pour rendre hommage à Madilu System. Ils ont fait un concert spécial vendredi en mémoire de Madilu.
Moi, j’ai tenu à rendre hommage à mon ami et frère Madilu en descendant à Kinshasa. Si je n’étais pas venu, ça n’allait pas être bien. Parce qu’il y a peu, j’avais été à Kinshasa avec lui pour la deuxième partie de l’enregistrement de son album « Bonne humeur ». Je suis ensuite reparti pour Paris en vue du mixage de cet album tandis que lui est resté pour faire les clips. Malheureusement, Dieu l’a rappelé à Lui. J’ai donc décidé de revenir à Kinshasa pour les obsèques.
Madilu était artistiquement mon complice. C’est moi qui arangeais ses chansons.

Visa : Quel souvenir gardez-vous de Madilu ?
N.D.C. : Madilu, c’était un grand chanteur, en même temps humoriste et un comédien, dans le bon sens du terme.
Ses chansons reflétaient la vie quotidienne de tout le monde. Madilu, c’était aussi mon idole. Je l’admirais beaucoup.
En tant quie chanteur, si vous confiez une chanson à interpréter à Madilu, il se l’approprie, l’intériorise de manière à restituer le message avec brio, de façon saisissante. Il savait habiller les chansons qu’on lui donnait d’interpréter. Il avait ce talent, cette intelligence dans la musique.

Visa : Comment se porte votre groupe multiracial Kekele basé en France ?
N.D.C. : Il se porte très, très bien. Là, on est en vacances. On va reprendre le 17 octobre pour une tournée en Angleterre, qui va jusqu’au 28 du même mois. Dernièrement, nous avons été au Fespam, à Brazzaville.

Visa : Pouvez-vous rappeler les musiciens qui jouent avec vous ?
N.D.C. : Il y a moi-même, Wuta Mayi, Siran Mbenza, Loko Massengo, Djeskain, Bimba Massa, Fofo le Collégien, Komba Bela, Djoudjouché, le vieux Deba qui fait les congas. Notre bassiste est un européen, M. Vincent ; l’accordéoniste, c’est Viviane. Elle est de nationalité française.
Visa : Votre ambition en créant le groupe Kekele était de redonner ses lettres de noblesse à la rumba. Cet objectif est-il atteint aujourd’hui ?
N.D.C. : On peut dire oui. Vous constaterez, par exemple, l’engouement des jeunes pour la rumba. Dans leurs albums, désormais, il y a au moins trois rumba. Voyez aussi le succès que connaissent ces chansons.

Visa : Par rapport à la grande époque de vos groupes Bella-Bella et Lipua-Lipua à côté des Grands Maquisards et autres, comment de par votre formation d’arrangeur jugez-vous la musique produite aujourd’hui par les jeunes ?
N.D.C. : C’est pas mal ce que font les jeunes. Moi, je les admire beaucoup.
Est-il qu’à notre époque, chaque groupe avait son originalité, même quand on était de la même école. Il y avait beaucoup de styles. Les Grands Maquisards, Bella-Bella, Lipua-Lipua, pour ne citer que ces groupes, avaient chacun leur style. Quand vous allez chez mon "grand-frère" Jeannot Bombenga avec son orchestre, il a son style.
Par contre, les jeunes d’aujourd’hui, leur façon de jouer, c’est pareil. On les distingue quand on entend la voix du chanteur. Musicalement, c’est pareil.
Voilà la grande différence entre notre époque et celle d’aujourd’hui.

Visa : Des voix n’arrêtent pas d’affirmer que la musique congolaise n’évolue pas, qu’elle demeure dans le ghetto. Qu’en dites-vous au regard de votre long séjour en Europe ?
N.D.C. : Oui, j’affirme que notre musique est toujours dans le ghetto. Pourquoi ? En effet, avant de faire une chanson qui puisse passer dans les médias internationaux, il y a des structures. Mais, la musique congolaise ne respecte pas les structures qui peuvent passer dans les médias internationaux.
Par exemple, pour ces médias internationaux, une chanson devrait avoir une durée de quelque 3 minutes. Mais, nos jeunes ne peuvent pas observer cette durée. Leurs chansons, c’est 7, 8, 10 voire 15 minutes.

Visa : Franco en avait une qui durait 21 minutes…
N.D.C. : Voilà ! De telles chansons ne peuvent pas passer dans les médias internationaux. On est toujours dans le ghetto.
Visa : En tant qu’arrangeur, ne comptez-vous pas un jour rentrer au pays pour faire partager à la jeunesse votre expérience accumulée en Europe ?
N.D.C. : C’est un projet qui me tient à cœur. Je l’ai toujours envisagé. Vous en découvrirez les détails en temps opportun.

Visa : L’Europe est présentée comme le cimetière de nos musiciens qui s’y établissent. Ils sont finalement coupés de leur public congolais, qui finit par les oublier. Vous-même n’éprouvez-vous pas de la nostalgie pour vos années Bella-Bella ou Lipua-Lipua que vous avez connues au pays ?
N.D.C. : Oui, la nostalgie, ça ne manque pas. Qu’on affirme que l’Europe, c’est un un grand cimetière pour nos musiciens qui s’y établissent, moi, je ne vois pas les choses comme ça. Parce qu’en Europe, on a une autre structure, là-bas. Ou tu fais la musique, ou tu travailles c’est-à-dire, tu fais autre chose que la musique pour vivre.
Ceux qui ont choisi de poursuivre leur carrière de musicien, le public les connaît toujours. Vous connaissez le cas de Papa Wemba pour ne citer que lui. Nous, le groupe Kekele, on continue de faire la musique.
Mais, il y a ceux qui ont changé de métier. Ils font autre chose que la musique pour vivre. On ne peut pas les obliger à revenir à la musique. C’est leur problème.
Dans notre cas, nous venons de temps en temps au pays pour faire la promotion de nos œuvres et pour qu’on ne soient pas oubliés. Notre musique, sa source, elle est ici au pays. Nous sommes obligés de revenir nous ressourcer ici.

Visa : La tendance, depuis quelque temps, dans les groupes les plus connus du pays est au départ de quelques musiciens pour une carrière solo. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?
N.D.C. : Il faut dire que quand un enfant a grandi, il doit quitter le toit parental pour voler de ses propres ailes.
Seulement, je dois avouer que dans le cas des musiciens qui partent comme ça, cela fait quand même mal au cœur. Parce qu’il s’agit de musiciens dont leurs leaders ont réussi à faire des vedettes, des stars pour que cela profite à leurs groupes. C’est un peu comme un investissement qui va à l’eau. Ca fait mal mais, le musicien n’est pas obligé de rester.

Visa : Pour revenir à votre groupe Kekele, il n’est pas très présent sur le marché congolais du disque malgré la demande des mélomanes. Est-ce à dire que votre producteur ou vous-même négligez ce marché congolais ?
N.D.C. : Vous savez, nous, on est des artistes, on fait notre travail d’artistes. Au producteur de faire le sien.
Si le producteur ne suit pas, c’est là qu’il y a une rupture. Moi, j’ai eu à descendre précédemment à Kinshasa pour la promotion de notre groupe. C’était au producteur d’envoyer par la suite nos œuvres au pays. C’est une question qu’à mon retour en France, je vais voir avec notre producteur.

Visa : Votre mot de la fin ?
N.D.C. : Je suis vraiment triste de la mort de mon ami Madilu. C’est le chemin de tout le monde. Je prêche l’amour entre les familles paternelle et maternelle de Madilu, sa veuve et les enfants qu’il a laissés. Qu’ils s’unissent et honorent la mémoire du défunt.

Propos recueillis par Kale Ntondo/VISA

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13 septembre 2007

Koffi Olomide : un danger pour tous

koffi

Kinshasa, 12/09/2007 / Musique -DigitalCongo.net

Par des mots orduriers, Koffi Olomide se répand en critiques acerbes contre Luambo, Tabu Ley, Adios Alemba. Parlant de ce monstre sacré qu’était Franco Luambo, Koffi Olomide trancha que ce dernier n’est qu’un minable car, il ne joue qu’avec deux notes ».Chaque matin, les Congolais comme le commun des mortels, se réveillent, en pensant à ce qu’ils vont faire pour reconstruire leur pays. Mais de tous, il en est un qui, lui, chaque matin, se réveille en pensant aux stratégies à peaufiner pour nuire aux autres. Pour ce Congolais dont le nom est Koffi Olomide alias « Antoine Makila mabe », la vie se limite à nuire aux autres. Quoi de plus normal dès lors qu’on l’appelle « ngungi » ou «moustique » ou encore qu’on le rejette partout en le désignant sous le vocable de (Papa solo mabe) ?

Preuve qu’il est né avec la malveillance cheville à ses talons, comme il était né à Kisangani, la main sur la joue. Koffi Olomide a commencé à nuire aux autres musiciens congolais depuis ses débutsdans l’art d’Orphée.

1. Coup de boutoir contre Luambo et Tabu Ley

En effet, les injures autres coups tordus de Koffi-Olomide contre ses compères musiciens datent de vers les années 1982. En ce moment, le vieux routier Bondo Nsana éditait à Kinshasa un hebdomadaire musical qui faisait autorité « Salongo Sélection » (SS). Dans l’une de ses toutes premières éditions, ce journal à grand tirage, réserve ses colonnes à un musicien débutant que l’on voyait jusque-là en culotte blanche, rampant devant Papa Wemba à qui il cédait des chansons. Faisant ses premiers pas dans l’art de la provocation.

Antoine Makila mabe réalise dans cette interview un coup d’essai qui s’avère un coup de maître. Par des mots orduriers comme sait le faire un mal éduqué, Koffi Olomide se répand en critiques acerbes contre Luambo, Tabu Ley, Adios Alemba. Parlant, par exemple de ce monstre sacré de la guitare qu’était Franco Luambo, Koffi Olomide, pince-sans-rire révolte les bonnes consciences, en tranchant que ce dernier n’est qu’un minable car, il ne joue qu’avec deux notes ». Tabu Ley, un autre monstre de la chanson passe aussi par le rouleau compresseur du méchant Antoine. Sans oublier des éditeurs de l’époque comme Adios Alemba qu’il vilipende et traite de menu fretin.

2. Papa Wemba, le formateur désacralisé...

Koffi Olomide la toujours nié mais tout le monde le sait. C’est Papa Wemba qui a créé musicalement Koffi Olomide. C’est Kuru Yaka, épaulé par Kester Emeneya qui a appris à Koffi Olomide à chanter. A cette époque d’ailleurs, Koffi Olomide n’aspirait pas à devenir musicien. Bombant le torse comme un « intello », Koffi Olomide voulait plutôt travailler comme bureaucrate à la Sozacom que dirigeait Alain Atundu Liongo. Mais, ce dernier qui voulait engager Koffi Olomide sur insistance de Papa Wemba ayant eu l’idée de faire vérifier l’authenticité du diplôme que le candidat prétendait avoir décroché à Bordeaux, il s’est avéré que ledit diplôme n’était qu’un faux. D’où le recours à la musique faute de mieux.

Des lors, on ne peut que se pâme de gêne devant l’ingratitude avec laquelle Koffi Olomide a récompensé son maître qui n’est autre que Papa Wemba. Il s’est évertué à tuer l’orchestre de dernier et cerise sur le gâteau, largue contre Bokul, un pamphlet intitulé « Shamazulu ».

Depuis lors, les relations entre les deux hommes sont allées en dents de scie et sont empreintes d’hypocrisie: Et le coup d’estocade qui à vidé la carrière de Papa Wemba de tout son suc, c’est l’arrestation de ce dernier à Paris parce que mêlé dans une sombre affaire de « ngulu » (entendez la facilitation dans l’immigration clandestine). Or, qui a été l’informateur des chancelleries occidentales pour démêler cet écheveau qu’a été le « phénomène Ngulu »? Suivez bien mon regard...

3. Kester Emeneya, le professeur poignardé par son élève...

Lors de ses premiers pas musicaux dans Viva-la Musica, Koffi Olomide a bénéficié des enseignements de Kester Emeneya. Papa Wemba avait eu à témoigner à ce sujet. C’est que Bokul qui était trop occupé et qui à l’époque avait fait une escapade dans l’Afrisa de Tabu Ley et avait laissé les charges de commandement au sein de Viva-la-Musica à Kester Emeneya, ne pouvait pas lui-même apprendre à voler au poussin qu’était Antoine Makila mabe.

C’est pourquoi, Kester et Koffi ne s’étaient pas fait prier pour enregistrer un album à deux et dans les premières chansons de Koffi comme « Princessa Synza » et « Chérie Lipassa » se complétaient habilement.

Mais, dans une rocambolesque affaire de femme, l’élève s’était fait fort de poignarder son maître avant d’asséner d’autres coups d’estocade qui auraient pu envoyer le maître dans l’au dé la avant d’asséner d’autres coups d’estocade qui auraient pu envoyer le maître dans l’au-delà n’eût été sa poigne.

4. Ingratitude encore avec Nyoka Longo

Lorsque Papa Wemba avait reniflé les premiers relents d’ingratitude de Koffi Olomide, le premier réflexe de survie de ce dernier, était d’aller frapper à la porte de Zaiko. Avec cet orchestre, Koffi Olomide avait enregistré des chansons comme « Etoile du nord ». Pour cela, Nyoka Longo avait joué un rôle capital.

Mais, comme toujours pour une affaire de femme, Koffi Olomide s’était résolu à mener contre Nyoch, une guerre impitoyable. D’abord, avec l’aide d’un journaliste qui n’est plus de ce monde, il avait « offert » la femme du leader de Zaiko à une grosse légume politique. Avant de poignarder l’orchestre du « rond point » Kimpwanza qui aujourd’hui, n’est plus que i’ombre de lui même en Europe.

5. Lance-pierres vers JB Mpiana

On ne la pas beaucoup souligné. C’est contre JB Mpiana d’abord que Koffi Olomide a eu à expérimenter sa politique diabolique de démontage de jeunes orchestres. Le premier cobaye de cette politique n’a été que Alain Mpela. C’est, en effet, Koffi Olomide qui avait en tété « le Chef du Gouvernement des Bcbg ». C’est ce qui explique la célérité avec laquelle il avait couvert ce dernier des billets de banque afin de donner corps à son orchestre dénommé Génération A. Ceux qui fréquentent Mont Fleury avaient vu plus d’une foi Afande sortant de chez dénommé Génération A. La suite on la connaît.

On se rappelle aussi le débauchage des membres de l’orchestre de JB Mpiana, comme Titina, Monica, Yeti... Mais, le sommet de la haine de Koffi contre JB Mpiana, a été le télescopage commandité de sa voiture contre la clôture de la résidence du leader des Bcbg à Mont Fleury. Quand la coupe de la haine est trop pleine, elle pousse à des actes insensés.

6. Faire disparaître Werrason...

Face à Werra et JB, Koffi a toujours joué à la diversion. Quand il attaque Werra, il feint de soutenir JB Mpiana et vice versa. Déterminé à ouvrir un grand front contre Werra, Koffi se rapproche naturellement de JB Mpiana qui devient, tout soudain, fréquentable. C’est la stratégie de Maisha Park. Pour Koffi Olomide, Wenge Musica Maison Mère volait trop haut et il fallait le ramener à terre. C’est ainsi qu’il finance une rébellion au sein de l’orchestre dont les partisans se collent le sobriquet de « Marquis ». C’est le premier grand schisme qui bouscule l’orchestre de Werra qui ne s’en est toujours pas déplume totalement remis. Ferré, Bille Clinton, Jus d’Eté et Baby Ndombe claquent la porte. En dépit des dénégations, l’œuvre porte la signature diabolique du grand Mopao.

Depuis lors « Grand Santan » n’a cessé de déplumer l’orchestre de Werrason en finançant les départ...Lacoste, Aimelya, Céléo... ont joué le jeu de l’illustre « démembreur ». Tandis que le jeune Ji-Trois est le dernier à avoir été happé par les sirènes du Mont Fleury.

Mais plus que tout, l’affaire de la tentative d’assassinat de Werrason dent le dossier est toujours au Parquet, démontre la bassesse et la cruauté d’Antoine Makila mabe.

7. Wazekwa en ligne de mire...

Dans sa folie de nuisance, Koffi Olomide a ciblé Félix Wazekwa de Cultur’ A Pays Vie. Ici, la moisson est particulièrement abondante au point de secouer les superstructures de l’orchestre. Gesac Tshipoy, Cabana, Djo Dienda et Hono Kapanga sont les victimes de la prédation de Koffi Olomide.

Et pour qui connaît la volonté de nuire d’Antoine Makila mabe, on peut dire qu’il ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

De toutes les façons, pour Wazekwa comme pour tout le monde, Koffi Olomide est un grand danger, une vermine à éradiquer. Dieu va-t-il le laisser indéfiniment et impunément donner des coups à tout le monde ? L’avenir nous le dira

A.B/Le Palmarès

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08 septembre 2007

La musique congolaise dans la spirale du conflit et du tribalisme

Par  Le Potentiel

Prolifération d’injures, intolérance, polémiques de presse, propagande, fausse publicité, diffamation, rumeur, gloire, vanité, clientélisme, jalousie, vérités, haine, actes de sabotage des concerts, contrevérités, saccage des lieux desrépétitions et des véhicules, attaque des journalistes caractérisent l’antagonisme entre musiciens, etc.

Qui est mélomane ? C’est la personne qui aime, qui a du goût pour la musique, et qui sait apprécier la qualité de bonnes oeuvres musicales. Le mélomane, même s’il manifeste son penchant vers un artiste-musicien, sait apprécier la valeur artistique des œuvres d’autres artistes. Il n’est pas aveugle comme un fanatique. Le fanatique est, pour sa part, dépourvu d’un esprit critique. Il s’attache, de manière excessive, à son idole ou à son groupe préféré et n’accepte pas d’accommodement. Il réfute le jugement contraire au sien. Il a toujours raison. Ses choix sont les meilleurs par rapport à d’autres. Tandis que les autres ont tort de ne pas penser comme lui. Avec un fanatique, c’est le règne, de l’hostilité, de l’intolérance et de l’indifférence à l’égard des œuvres des autres.

On sait comment l’album T.H de JB Mpiana avait été offensé pour rien par les détracteurs du leader de Wenge BCBG. Cela provoque la destruction de l’autre. Or, il faut que chaque mélomane ou fanatique parvienne à démontrer que l’opinion qu’il défend est la meilleure par rapport de celle de l’autre, avec des arguments convaincants. Les musiciens se font des ennemis jurés. Les journaux polémistes les appellent des «frères ennemis». Dans leurs œuvres, ils s’attaquent et se dénigrent mutuellement, au lieu de participer à l’essor de la société par leurs messages.

Ces conflits se popularisent et atteignent une dimension irréelle ; les fanatiques se comportent en gangsters et adeptes violents. Cela provoque un dualisme dans les médias et une bipolarisation violente des fanatiques. Les leaders de groupes musicaux, en héros, se lient à leurs frères tribales ou ethniques, ou aux ressortissants de leur province d’origine.

AGRESSIVITE, HOSTILITE ET CRAINTE

Ce que nous appelons conflit Kasaï - Bandundu dans la musique a commencé en 1963. Ce n’était pas vraiment un conflit tribalo-ethnique, mais plutôt, un conflit entre les vedettes qui sont des ressortissants de ces deux provinces. Ces conflits étaient basés, beaucoup plus, sur la concurrence artistique, la compétition et la performance, et non sur la tendance agressive et hostile. C’était vraiment différent de ce qui se passe présentement. L’agressivité débouchant sur la violence exercée sur autrui, son frère, constituait une manifestation quasiment anormale.

Concernant les Wenge, le conflit virtuel a pris les dimensions réelles. C’est-à-dire, par l’agressivité sans se confondre pour autant avec la violence. Les fans signalent aujourd’hui par l’agression et l’hostilité. Ils agissent par une pulsion foncièrement destructrice. Ce qui les a poussés à casser des lieux de répétitions des orchestres, notamment 5 sur 5, Mulhouse et La Zamba Playa, en décembre 2001. En 2002, les fans de Werrason sont allés casser les habitations et agresser deux hommes des médias, dont Dieudonné Yangumba, animateur des émissions culturelles à la RTNC et M. Dieudonné Kabengele dit Djo K., animateur de la chronique musicale à Raga TV.

Ces fans, recourent à la violence à l’égard de leurs semblables. Cela provoque auprès des mélomanes, un état d’oppression mêlée de crainte diffuse, accompagné de signes d’origine psychique. Ces sentiments peur, terreur et panique, ne se justifient pas dans l’art.

PORTE-PAROLE OU PROVOCATEUR ?

Les porte-paroles des groupes musicaux qui passent à la télé tous les dimanches vantent leurs leaders et insultent les leaders d’autres groupes. En réalité, ce sont des provocateurs et laudateurs. Leur rôle serait simplement d’informer le public des activités de leurs groupes. De 1997 en 2001, c’est-à-dire pendant cinq ans, le duel J.B Mpiana - Werrason était caractérisé par la bipolarisation de la chronique musicale. Et leurs fans se mettaient aux coins des rues pour polémiquer. Les porte-paroles (une trouvaille des Kinois des personnes, amis ou fanatiques des musiciens, qui vivent dans la cour des artistes-musiciens) passent dans d’une chaîne de télévision à une autre pour parier au nom de leur leader ou groupe musical. Quand un porte-parole fait un discours qui s’écarte de la logique ou menace quelqu’un, il est certain il répètet fidèlement l’expression de la pensée de sa vedette.

LE PLEIN NON RTISTIQUE

Depuis décembre 1997, à la dislocation de Wenge Musica BCBG 4X4 du fondateur Didier Masela, les vedettes les plus en vue JB Mpiana et Werrason se mesuraient, s’affrontaient au pays. Leurs fans ont exporté même leur différend en Europe. Souvent quand Wenge BCBG jouait quelque part, une semaine après Wenge Musica Maison Mère se produisait au même endroit.

On se souvient encore, du concert de Wenge BCBG au Palais du peuple en janvier 1999, et celui de Wenge Musica Maison Mère, la semaine suivante, toujours au Palais du Peuple. Les adeptes de Wenge Musica Maison Mère appelaient affectueusement cela «atterrissage forcé». C’est à partir de ce concert que le public kinois et certains médias avaient commencé à parler et à gonfler le nombre de participants à des concerts. Ils ont livré des concerts le même jour, dans le même secteur pour mesurer leur popularité. L’exemple du 20 juin 1999, lorsque JB Mpiana et son groupe se produisaient au Zénith de Paris qui compte 6.500 places, Werrason et son ensemble avaient joué toujours à Paris dans une salle de 800 places à Villejuif. Mais la polémique médiatique avait agrandi la salle de Villejuif, en affirmant qu’elle a accueill près 6.000 spectateurs, et que 5.000 billets ont été vendus, tandis que 3.000 personnes attendaient dehors faute de places. Le même événement risqué s’est produit le jour où Wenge Musica Maison Mère jouait au Palais des Sports et Wenge BCBG à la salle LSC.

Mais le plein des lieux de production n’est pas artistique. Il n’a pas de valeur sur le plan de la production musicale. En réalité, ceux qui parlent de plein, ne disent pas s’ils font des exploits sur le plan discographique.

LA MUSIQUE SE TRIBALISE

Les choses vont très mal dans la musique kinoise depuis la scission de Wenge Musica BCBG Tout Terrain 4 x 4 de Didier Masela en décembre 1997. En janvier 1998, on avait constaté la tribalisation dans le chef des chroniqueurs originaires de Bandundu, et certains du Bas-Congo. On se faisait appeler «Mpangi» (frères).

Ces derniers se rangeaient derrière leur frère qui parle la langue kikongo. Ils ont monté un lobby, qui tenait ses réunions au quartier MaCampagne dans la commune de Ngaliema. L’objet principal de ce lobby était de couler J.B Mpiana. Un éditeur a dénommé la concurrence entre ces deux artistes de la «guerre de cent ans». En 1999, Papa Wemba, en disant simplement «Na kosomba zamba, ba niama nioso bakoma ya ngai » dans l’album «Fula ngenge », s’est attiré la colère des fans de Werrason. Friands de conflits, ils sont allés le menacer chez lui, en disant ouvertement : « Nous sommes des animaux. A part notre roi, on n’a pas besoin d’autres rois, surtout pas les Kasaïens ». L’affrontement entre ces fans de Wenge MMM et les Bana Molokaï allait être dangereux, n’eût été la présence des éléments de la police.

Les deux artistes semblent même défendre des clans politiques opposés. Et chacun avait son colonel ou son général. En écoutant leurs chansons, on peut facilement comprendre qu’ils ont aussi, parmi les «politiques», certains appuis d’ordre amical pour l’un et d’ordre régionaliste pour l’autre. Ça se fait sans voiler la face, et tout Kinshasa est au courant de certaines alliances occultes.

En 1997, Tshala Muana prépare une tournée de sensibilisation dans les provinces pour le compte de l’AFDL. Elle veut associer quelques artistes. Elle contacte J.B Mpiana. Celui-ci est occupé par ses productions. Elle va en tournée avec Werrason. A cette époque, on les surnomme Wenge AFDL (avec Didier Masela, Adolphe Dominguez et Werrason) et Wenge du Peuple (avec Alain Makaba, JB Mpiana et Blaise Bula).

L’ESPRIT MAISHA PARK, QUE FAIRE ?

Les médias doivent appeler les artistes à plus de modestie. Les médias doivent déclarer l’ouverture du dialogue entre les artistes-musiciens. Et aussi entre ceux qui sont à Maisha Park, avec ceux qui ne veulent pas de Maisha Park. Parce que cet autre conflit entre les leaders des groupes a commencé depuis l’audience que le chef de l’Etat Joseph Kabila a accordée au Palais de la Nation à un groupe d’artistes musiciens.

JEANNOT NE NZAU

La musique congolaise dans la spirale du conflit et du tribalisme
Par  Le Potentiel

Prolifération d’injures, intolérance, polémiques de presse, propagande, fausse publicité, diffamation, rumeur, gloire, vanité, clientélisme, jalousie, vérités, haine, actes de sabotage des concerts, contrevérités, saccage des lieux desrépétitions et des véhicules, attaque des journalistes caractérisent l’antagonisme entre musiciens, etc.

Qui est mélomane ? C’est la personne qui aime, qui a du goût pour la musique, et qui sait apprécier la qualité de bonnes oeuvres musicales. Le mélomane, même s’il manifeste son penchant vers un artiste-musicien, sait apprécier la valeur artistique des œuvres d’autres artistes. Il n’est pas aveugle comme un fanatique. Le fanatique est, pour sa part, dépourvu d’un esprit critique. Il s’attache, de manière excessive, à son idole ou à son groupe préféré et n’accepte pas d’accommodement. Il réfute le jugement contraire au sien. Il a toujours raison. Ses choix sont les meilleurs par rapport à d’autres. Tandis que les autres ont tort de ne pas penser comme lui. Avec un fanatique, c’est le règne, de l’hostilité, de l’intolérance et de l’indifférence à l’égard des œuvres des autres.

On sait comment l’album T.H de JB Mpiana avait été offensé pour rien par les détracteurs du leader de Wenge BCBG. Cela provoque la destruction de l’autre. Or, il faut que chaque mélomane ou fanatique parvienne à démontrer que l’opinion qu’il défend est la meilleure par rapport de celle de l’autre, avec des arguments convaincants. Les musiciens se font des ennemis jurés. Les journaux polémistes les appellent des «frères ennemis». Dans leurs œuvres, ils s’attaquent et se dénigrent mutuellement, au lieu de participer à l’essor de la société par leurs messages.

Ces conflits se popularisent et atteignent une dimension irréelle ; les fanatiques se comportent en gangsters et adeptes violents. Cela provoque un dualisme dans les médias et une bipolarisation violente des fanatiques. Les leaders de groupes musicaux, en héros, se lient à leurs frères tribales ou ethniques, ou aux ressortissants de leur province d’origine.

AGRESSIVITE, HOSTILITE ET CRAINTE

Ce que nous appelons conflit Kasaï - Bandundu dans la musique a commencé en 1963. Ce n’était pas vraiment un conflit tribalo-ethnique, mais plutôt, un conflit entre les vedettes qui sont des ressortissants de ces deux provinces. Ces conflits étaient basés, beaucoup plus, sur la concurrence artistique, la compétition et la performance, et non sur la tendance agressive et hostile. C’était vraiment différent de ce qui se passe présentement. L’agressivité débouchant sur la violence exercée sur autrui, son frère, constituait une manifestation quasiment anormale.

Concernant les Wenge, le conflit virtuel a pris les dimensions réelles. C’est-à-dire, par l’agressivité sans se confondre pour autant avec la violence. Les fans signalent aujourd’hui par l’agression et l’hostilité. Ils agissent par une pulsion foncièrement destructrice. Ce qui les a poussés à casser des lieux de répétitions des orchestres, notamment 5 sur 5, Mulhouse et La Zamba Playa, en décembre 2001. En 2002, les fans de Werrason sont allés casser les habitations et agresser deux hommes des médias, dont Dieudonné Yangumba, animateur des émissions culturelles à la RTNC et M. Dieudonné Kabengele dit Djo K., animateur de la chronique musicale à Raga TV.

Ces fans, recourent à la violence à l’égard de leurs semblables. Cela provoque auprès des mélomanes, un état d’oppression mêlée de crainte diffuse, accompagné de signes d’origine psychique. Ces sentiments peur, terreur et panique, ne se justifient pas dans l’art.

PORTE-PAROLE OU PROVOCATEUR ?

Les porte-paroles des groupes musicaux qui passent à la télé tous les dimanches vantent leurs leaders et insultent les leaders d’autres groupes. En réalité, ce sont des provocateurs et laudateurs. Leur rôle serait simplement d’informer le public des activités de leurs groupes. De 1997 en 2001, c’est-à-dire pendant cinq ans, le duel J.B Mpiana - Werrason était caractérisé par la bipolarisation de la chronique musicale. Et leurs fans se mettaient aux coins des rues pour polémiquer. Les porte-paroles (une trouvaille des Kinois des personnes, amis ou fanatiques des musiciens, qui vivent dans la cour des artistes-musiciens) passent dans d’une chaîne de télévision à une autre pour parier au nom de leur leader ou groupe musical. Quand un porte-parole fait un discours qui s’écarte de la logique ou menace quelqu’un, il est certain il répètet fidèlement l’expression de la pensée de sa vedette.

LE PLEIN NON RTISTIQUE

Depuis décembre 1997, à la dislocation de Wenge Musica BCBG 4X4 du fondateur Didier Masela, les vedettes les plus en vue JB Mpiana et Werrason se mesuraient, s’affrontaient au pays. Leurs fans ont exporté même leur différend en Europe. Souvent quand Wenge BCBG jouait quelque part, une semaine après Wenge Musica Maison Mère se produisait au même endroit.

On se souvient encore, du concert de Wenge BCBG au Palais du peuple en janvier 1999, et celui de Wenge Musica Maison Mère, la semaine suivante, toujours au Palais du Peuple. Les adeptes de Wenge Musica Maison Mère appelaient affectueusement cela «atterrissage forcé». C’est à partir de ce concert que le public kinois et certains médias avaient commencé à parler et à gonfler le nombre de participants à des concerts. Ils ont livré des concerts le même jour, dans le même secteur pour mesurer leur popularité. L’exemple du 20 juin 1999, lorsque JB Mpiana et son groupe se produisaient au Zénith de Paris qui compte 6.500 places, Werrason et son ensemble avaient joué toujours à Paris dans une salle de 800 places à Villejuif. Mais la polémique médiatique avait agrandi la salle de Villejuif, en affirmant qu’elle a accueill près 6.000 spectateurs, et que 5.000 billets ont été vendus, tandis que 3.000 personnes attendaient dehors faute de places. Le même événement risqué s’est produit le jour où Wenge Musica Maison Mère jouait au Palais des Sports et Wenge BCBG à la salle LSC.

Mais le plein des lieux de production n’est pas artistique. Il n’a pas de valeur sur le plan de la production musicale. En réalité, ceux qui parlent de plein, ne disent pas s’ils font des exploits sur le plan discographique.

LA MUSIQUE SE TRIBALISE

Les choses vont très mal dans la musique kinoise depuis la scission de Wenge Musica BCBG Tout Terrain 4 x 4 de Didier Masela en décembre 1997. En janvier 1998, on avait constaté la tribalisation dans le chef des chroniqueurs originaires de Bandundu, et certains du Bas-Congo. On se faisait appeler «Mpangi» (frères).

Ces derniers se rangeaient derrière leur frère qui parle la langue kikongo. Ils ont monté un lobby, qui tenait ses réunions au quartier MaCampagne dans la commune de Ngaliema. L’objet principal de ce lobby était de couler J.B Mpiana. Un éditeur a dénommé la concurrence entre ces deux artistes de la «guerre de cent ans». En 1999, Papa Wemba, en disant simplement «Na kosomba zamba, ba niama nioso bakoma ya ngai » dans l’album «Fula ngenge », s’est attiré la colère des fans de Werrason. Friands de conflits, ils sont allés le menacer chez lui, en disant ouvertement : « Nous sommes des animaux. A part notre roi, on n’a pas besoin d’autres rois, surtout pas les Kasaïens ». L’affrontement entre ces fans de Wenge MMM et les Bana Molokaï allait être dangereux, n’eût été la présence des éléments de la police.

Les deux artistes semblent même défendre des clans politiques opposés. Et chacun avait son colonel ou son général. En écoutant leurs chansons, on peut facilement comprendre qu’ils ont aussi, parmi les «politiques», certains appuis d’ordre amical pour l’un et d’ordre régionaliste pour l’autre. Ça se fait sans voiler la face, et tout Kinshasa est au courant de certaines alliances occultes.

En 1997, Tshala Muana prépare une tournée de sensibilisation dans les provinces pour le compte de l’AFDL. Elle veut associer quelques artistes. Elle contacte J.B Mpiana. Celui-ci est occupé par ses productions. Elle va en tournée avec Werrason. A cette époque, on les surnomme Wenge AFDL (avec Didier Masela, Adolphe Dominguez et Werrason) et Wenge du Peuple (avec Alain Makaba, JB Mpiana et Blaise Bula).

L’ESPRIT MAISHA PARK, QUE FAIRE ?

Les médias doivent appeler les artistes à plus de modestie. Les médias doivent déclarer l’ouverture du dialogue entre les artistes-musiciens. Et aussi entre ceux qui sont à Maisha Park, avec ceux qui ne veulent pas de Maisha Park. Parce que cet autre conflit entre les leaders des groupes a commencé depuis l’audience que le chef de l’Etat Joseph Kabila a accordée au Palais de la Nation à un groupe d’artistes musiciens.

JEANNOT NE NZAU

Posté par CongoMelingo à 16:06 - MUSIQUE CONGOLAISE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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