10 août 2008
Ruberwa le tutsi Rwando-Burundais......
Point chaud. Ruberwa a fêté la mort de plus de trois millions de Congolais tués par le RCD !
Kinshasa, 09/08/2008 / PolitiqueLe
parti de l’ex-rébellion pro-rwandais régenté par Ruberwa pour les pires
souvenirs des Congolais a osé célébrer ses dix ans depuis sa création
un certain triste 2 août 1998, en bombant drôlement le torse par des
quolibets de mauvais goût à l’adresse du gouvernement qui tolère ses
outrages, démocratie oblige.
Le
Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD, a fêté vendredi 2 août
dernier les dix ans de son existence, un anniversaire il faut le dire
d’emblée très controversé qui rappelle aux Congolais et aux étrangers
qui suivent la situation politique intérieure du pays, les massacres à
outrance des populations civiles, particulièrement les femmes et les
enfants avec macabre bilan évalué à plus de trois millions de
personnes. Voilà la sale besogne par laquelle s’identifie ce mouvement
politico-militaire avec l’appui des armées régulières du Rwanda, du
Burundi et de l’Ouganda. Tout Congolais épris de paix et de justice ne
peut que s’énerver devant l’arrogance que s’est autorise le président
du RCD Azarias Ruberwa à l’occasion de ce tristement célèbre
anniversaire.
Azarias Ruberwa dont la mégalomanie n’est plus à démontrer aux yeux des Congolais s’est affiché en donneur de leçons. Et pourtant, tout le peuple congolais attendait de lui des excuses pour les tueries, les viols, les pillages dont il a été victime de la part des tueurs du RCD. A la place, c’était une litanie de diatribes et autres quolibets que l’ancien directeur de cabinet de Bizima Karaha s’est permis de lancer envers les autorités du pays. Cela a énervé les téléspectateurs de certaines chaines de télévisions qui ont relayé son message axé notamment sur la bonne gouvernance.
Suite à un semblant d’amnésie, Ruberwa Manywa a escamoté volontairement dans son message l’invitation faite aux armées du Rwanda et de l’Ouganda à venir l’appuyer dans ses tentatives de prendre le pouvoir en RDC et dont la suite est connue de tous, à savoir : l’importation des divergences de cette horde de parrains agresseurs sur le sol congolais de Kisangani ! Les Boyomais ainsi que les infrastructures locales gardent à ce jour encore les stigmates de cette meurtrière folie guerrière.
Le journal “ L’Avenir ” a eu les mots justes pour qualifier l’arrogance du RCD et de son chef Ruberwa en écrivant avec beaucoup de justesse ce qui suit : “ C’est déjà un étonnement que certains Congolais se réunissent pour célébrer la date du 2 août comme étant une heureuse date à inscrire dans les annales de l’histoire nationale congolaise. Que le RCD, comme le font certains nazis et néonazis, commémore ce qui a été à la base de plusieurs pertes en vies humaines dans le pays et qu’il le fasse à titre marginal, quoi de plus inacceptable ! ”.
Certains observateurs avertis se demandent même le pourquoi de l’inertie de la Cour Pénale Internationale qui devrait déjà se saisir du dossier RCD pour interpeller et inculper les responsables si bien identifiés et si bien connus de cette tragédie. Qu’on se le dise. JP Bemba est à ce jour incarcéré à la Haye pour des exactions commises par ses hommes en République Centrafricaine. Pourquoi donc Ruberwa n’est-il toujours pas inquiété, alors qu’il a, à son actif, la mort de plus de trois millions de Congolais ?
Ruberwa démocrate ou dictateur ?
Il parait que M. Azarias Ruberwa est un démocrate. Cela est du reste ancré dans son imagination. Cependant, en analysant ses actes et son comportement au quotidien, le commun des mortels est prêt à porter un démenti à cette assertion. Dans l’une de nos éditions télévisées, nous avions soutenu sans crainte d’être contredit que “ Dans un pays démocratique, seul le vote détermine l’estime d’un leader. Or pour le cas de l’inamovible président du RCD, son résultat à l’élection présidentielle est connu et reste consigné à la Cour Suprême de Justice : moins de 2% ”.
Ruberwa
est donc nettement impopulaire en RD Congo. Même au Nord et au Sud-Kivu
où son mouvement avait pignon sur rue l’espace d’un matin qu’il
terrorisait la population en se singularisant dans les exactions de
tout genre ! Comment un homme aussi impopulaire peut-il demander le
changement d’un gouvernement issu des élections libres, démocratiques
et transparentes ?
Ruberwa bombe son torse en jetant des fleurs au gouvernement 1 plus 4 dont la gestion calamiteuse vient d’être mise à nu par une commission ad hoc d’évaluation qui a révélé un trou béant de 1milliard 300 millions de dollars américains dans les caisses de l’Etat. Et dire qu’à ce jour, Ruberwa continue à toucher régulièrement ses émoluments au moment où ses anciens collaborateurs n’ont bénéficié d’aucun sou d’indemnité de sortie. Qui a détourné cet argent ?
Ruberwa n’a jamais expliqué à la classe politique congolaise le mode de désignation du président de son parti. De toute façon, il tient à rester président à vie du RCD. Wamba dia Wamba, Dr Ilunga, Lunda Bululu, Antipas Nyamwisi et Joseph Mudumbi en savent quelque chose. Certains Congolais qui s’étaient précipités à joindre le RCD ont aussitôt quitté ce mouvement craignant de trahir le pays. D’autres avaient été mis à l’écart étant donné que leur présence s’avérait encombrante.
Adolphe Onusumba est jusqu’à présent incapable d’expliquer les mobiles qui avaient milité à son éviction en qualité de président du RDC. Même Ruberwa qui lui avait monté ce “ coup ” n’en parle jamais. Les Katebe Katoto, Katubalundi, Bedi Mabele qui rêvaient de venir prendre le pouvoir à Kinshasa gardent un mauvais souvenir de la cohabitation qu’ils avaient eue avec Ruberwa.
Certains cadres de ce même mouvement RCD, tellement lésés qu’ils étaient, ont essayé de hausser le ton parce que se trouvant déjà à Kinshasa, loin de Goma frontalier du Rwanda d’où le grand sbire trônant à Kigali a toujours tiré les ficelles de la manipulation de ses pantins. Kabasubabo Katulondji, l’un des membres connus de ce mouvement avait même démissionné avant de se rétracter. Sur les antennes de Radio Okapi, Kabasubabo avait déclaré : “ J’ai démissionné à la suite de l’accumulation de plusieurs frustrations. Fondamentalement maintenant, c’est l’incompatibilité de philosophie politique ”. M. Kabasubabo souligne aussi la tendance de monopolisation de pouvoir par le président Ruberwa. Alors Secrétaire général du parti, précise la même source, Azarias Ruberwa était également ordonnateur des fiances, fonction qu’il n’a jamais cessé d’exercer jusqu’aujourd’hui ”.Quand la dictature lui colle à la peau !
La conclusion, il faut la tirer par les anciens compagnons lucides et qui se sont avisés tel l’ancien porte-parole même du RCD/Goma, ci-devant M. Kin Kiey Mulumba qui avait judicieusement noté ceci que : “ Le RCD comme alternative politique se trouve dans un cul de sac. Le Rwanda n’a confiance qu’aux Tutsi du RCD ”. Pour Kin Kiey Mulumba, Onusumba n’était pas le vrai président du RCD. Ce sont les Ruberwa, Nyarugabo et Bizima qui détiennent le véritable pouvoir de décision. A Ruberwa de nous dire si c’est cela la véritable démocratie !
MMC
24 octobre 2007
Azarias Ruberwa un sujet tutsi rwandais.....
Azarias Ruberwa a voulu créer un petit événement dans son pays d'accueil avec son interview
Azarias Ruberwa un sujet tutsi rwandais a voulu créer un petit événement dans son pays d'accueil la RDCongo avec son interview de la semaine dernière. Pourquoi les médias Congolais ont-ils donné un petit peu d'importance aux déclarations d'un homme seul, isolé et immigré en RDCongo et grâce au soutien de la Communauté internationale qu'il a pu faire une agression contre notre Patrie et peuple,puis d'accéder à la haute fonction dans un pays étranger parce qu'il n'a jamais été Congolais ni par le sang ni par l'histoire ni par la géographie de la RDCongo. Il demande au Gouvernement Congolais de trouver une solution politique avec les agresseurs, génocidaires et terroristes rwando-banyamulenge du CNDP. Il n'a aucune légitimité particulière pour le faire.
Il y a une crise si,à l'Est de la RDCongo,mais elle doit être résolue uniquement par les armes car on ne négocie pas avec les occupants,terroristes,agresseurs tutsis appelés abusivement"tutsis Congolais" sur le fait qu'ils sont nés et grandis en RDCongo. C'est tout le contraire qui se passe. Il n'y a pas des Congolais extraordinaires et ordinaires, il y a simplement une question d'identification pour savoir comment et quand tel ou telle est devenu Congolais? Si l'on prétend être Congolais sans respecter scrupuleusement les lois Congolaises, soit on ne pas Congolais et à ce moment on quitte le territoire national Congolais.
Le Gouvernement Congolais n'a jamais refusé d'accorder protection, refuge et la naturalisation à ceux qui manifestent le souhait et la disposition de respecter les lois Congolaises et son peuple. Les tutsis se réclament tacitement Congolais n'ont pas encore fait preuve de l'intégration sur le territoire Congolais pour qu'ils prétendent la nationalité Congolaise. Comment Ruberwa qui voulait être Président de la RDCongo c'est-à-dire de toutes les tribus Congolaises se réfugie aujourd'hui dans la tutsisation? C'est quand même assez simple et ça ne mérite pas toute cette flambée médiatique comme si la RDCongo appartenait aux tutsis venus du Rwanda que nous avions accordé notre hospitalité.
Ruberwa, Nkundabatware, Paul Kagame et tous les autres tutsis sont totalement isolés et que leurs décisions sont celles des hommes tout seul. Il demande de trouver une solution politique avec les agresseurs, occupants et terroristes du CNDP,mais il le fait tout seul,il n'a aucune légitimité pour le faire,c'est une opinion qui lui est toute personnelle et qui n'engage que lui .Malheureusement,les medias Congolais et le PPRD donnent un peu d'importance à son interview comme s'il était un pur Congolais.
Ruberwa et les autres tutsis rwandais doivent laisser le Gouvernement et l peuple Congolais prendre des décisions de manière souveraine, dans la sérénité et ils n'ont pas à être soumis aux décisions d'une seule personne qui cherche sa reconnaissance et celle de ses hommes dans un pays qui ne leur appartient pas.
Il sollicite une solution politique entre le Gouvernement Congolais et les occupants rwando-banyamulenge appelés abusivement tutsis Congolais, mais il le fait à titre personnel. La décision et volonté de la majorité des Congolais est que le cas du tutsi rwandais Nkundabatware soit résolu militairement. Sa déclaration ne peut pas être considérée qu'elle va entraîner celle du Gouvernement de Kinshasa. C'est la déclaration d'un homme seul qui va décider seul d'aller négocier avec ses frères et soeurs tutsis qui occupent l'Est de la RDCongo. Le système qu'il représente,c'est un système de clan qui a escamoté les principes de la République Démocratique du Congo et qui contribue à installer le poison discrédit et de la méfiance des Congolais vis-à-vis des tutsis se réclament Congolais.
Il faut arrêter de prendre des Congolais pour des imbéciles.
L'Etat Congolais ne doit pas réécrire l'histoire, l'Etat ne doit pas organiser la défense d'une tribu fictive en RDCongo en discriminant les autres.
Nous dénonçons l'attitude de la Monuc à apaiser l'inquiétude des autorités de Kinshasa face à l'occupation rwando-banyamulenge qu'est victime la RDCongo. Notre armée a le devoir de combattre ces gens-là et de leur poursuivre jusqu'au rwanda.
Nous savons aussi à quel point Paul Kagame est inquiet face à la progression des FARDC et vit entre le chaud et le froid que la riposte de l'armée Congolaise sera foudroyante pour nettoyer la région des génocidaires et terroristes tutsis à son service.
La paix, la sécurité,la stabilité et le développement de la région des grands lacs passent obligatoirement par la chute du régime totalitaire de Paul Kagame.
Le Gouvernement de Kinshasa doit rester ferme vis-à-vis de Paul Kagame pour le problème des FDLR, tant qu'il n'y aura pas une garantie de sécurité pour leur retour au Rwanda, pas question de les extrader .Le pouvoir de Kinshasa doit soit les accorder la nationalité Congolaise soit le statut des réfugiés politiques.
Nous pensons que si tous les Congolais se montrent solidaires et unis derrière les FARDC et le Gouvernement uniquement pour défendre notre intégrité territoriale, nous n'aurons pas à mener de guerre ou à subir les humiliations d'occupation militaire par de petites nations comme rwanda-urundi, Ouganda, Angola...
Plus tôt nous nous unirons derrière les FARDC et le Gouvernement pour mettre fin à l'occupation tutsie au Kivu, mieux ce sera notre victoire sur ces gens-là. La déclaration de Ruberwa est une irresponsabilité politique que nous jugeons blessantes et que notre armée et peuple doivent aller combattre ceux dont on appelle abusivement"tustis Congolais".
Gabriel Maïndo
Membre et Cadre de l'UDPS/Belux
23 octobre 2007
Le Rcd confirme l’apartheid au Congo !
Réagissant à l’interview de Ruberwa
Le Rcd confirme l’apartheid au Congo !
mardi 23 octobre 2007, NUMERO
* Est-on sûr, au Rcd, que les propos d’Azarias Ruberwa sur Rfi sont de nature à pacifier les esprits entre les communautés ethno tribales à l’Est ? Au contraire, ils ne font qu’exacerber les tensions. Me Ruberwa sait, lui, pourquoi les tensions doivent persister… * La réalité choquante est que Me Azarias Ruberwa considère que dans chaque Shi, Rega, Nande, Hunde, Bembe, Fulero, Zigaba ou chaque Banda tapît un Blanc d’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ou d’Amérique à l’époque de la ségrégation raciale ! Par voie de conséquence, dans chaque Nbgandi, Luba, Yansi, Yombe Topoke ou Karund sommeille un ségrégationniste qui prend le Tutsi pour un " sous-homme " ! * Une telle prise de position devrait plutôt interpeller les dirigeants du Rcd sur les intentions réelles de leur président...
Tout analyste averti ne peut que se demander si c’est par conviction ou plutôt par résignation que le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (Rcd) a réagi à la prise de position du Pprd par rapport à l’interview accordée le 18 octobre dernier par son président national, en séjour aux Etats-Unis. Dans sa déclaration du 20 octobre 2007, le parti cher à Ruberwa soupçonne les Kabilistes de vouloir " évincer le Rcd et son président afin que le PPRD reste seul maître à abord après avoir réussi à empêcher l’UDPS à participer aux élections, évincer le MLC en tenant en exil forcé son président national, le vice-président honoraire Jean-Pierre Bemba " ! Il y a là, manifestement, une tentative de détournement de l’opinion de ce que son président a dit et que tous les Congolais ont entendu de sa bouche. Mais, il est intéressant de commencer par analyser cette déclaration par rapport à l’allusion faite à l’Udps et au Mlc.
Udps
En effet, le cahier des charges de l’Udps soumis respectivement au Secrétaire général de l’Onu, à la délégation du Conseil de sécurité et à la Monuc portait sur plusieurs points, au nombre desquels la suppression de la Cei, la reprise des opérations de recensement, la disqualification du "1+4 " et l’ouverture des poursuites judiciaires à l’endroit des personnes impliquées dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide ! Des préalables que ce parti savait irrationnels surtout quand il pouvait tout ignorer, sauf la prise en charge financière, matérielle et sécuritaire du processus électoral par la Communauté internationale. Quel poids avait alors le Pprd pour " dicter " sa position à Koffi Annan, aux 5 membres permanents du Conseil de sécurité, à l’Union européenne et à la Monuc ? Les Congolais, mieux les Kinois, ont vu passer dans la capitale des personnalités comme le président Thabo Mbeki, le président Denis Sassou Nguesso et le président de la Commission africaine Alpha Oumar Konaré. On se souviendra qu’à un moment donné, exaspéré par l’obstination de l’Udps, Moïse Nyarugabo avait même demandé à l’Udps de les aider à pouvoir l’aider ; preuve - si besoin est - que ce parti ne facilitait pas les choses à ses " avocats " ! Cette obstination avait d’ailleurs son incarnation en la personne de Valentin Mubake. Et c’est en réaction à l’entêtement du président du Conseil national de l’Udps que certains membres de ce parti, cas d’Eve Bazaiba, Firmin Kama, Jean-Baptiste Bomanza et autres Gaston Dindo, s’étaient rapprochés du Mlc. Est-ce encore le Pprd qui a organisé le " débauchage" ? Certainement non. A preuve, Valentin Mubake est aujourd’hui en disgrâce auprès d’Etienne Tshisekedi ! La réalité est que l’Udps avait décidé depuis 2001 - pratiquement aux lendemains de l’accession de Joseph Kabila à la magistrature suprême - de ne jamais évoluer dans un ordre institutionnel présidé par le fils de Laurent-Désiré Kabila ! L’interview accordée à " Rfi/L’Express " existe. On l’a vu à Sun City I lorsque ce parti avait posé la candidature d’Etienne Tshisekedi au poste de président de la République, puis boycotté l’Accord de Sun City ayant maintenu Joseph Kabila en poste. On l’a vu après Sun City II lorsque l’Udps a refusé d’occuper la vice-présidence de la République revenant à l’Opposition. Des personnalités kasaïennes qui avaient approché le lider maximo en Afrique du Sud sont encore en vie ; elles peuvent témoigner. On l’a vu avec les actions menées successivement pour la fin de la Transition d’abord au 30 juin 2005, ensuite au 30 juin 2006. On l’a vu avec le boycott systématique des opérations de recensement puis du référendum constitutionnel. Au fait, s’il est un parti que l’Udps doit vouer aux gémonies, c’est bien le Rcd qui l’avait entraînée dans l’aventure de l’Accord global et inclusif et qui s’était empressé de prendre sa part dans la gestion institutionnelle du " 1+4 ", la laissant sur le carreau. On pourrait même ajouter que le préalable de l’Udps relatif aux poursuites judiciaires à ouvrir à l’endroit des auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide visait notamment les dirigeants du Rcd. Chercher à convaincre les Udépésiens que c’est le Pprd qui est à la base de leur non-participation aux élections, c’est prendre les Congolais pour des " sous-hommes intellectuels ".
Cas Mlc
Le cas Bemba est tout ce qu’il y a de non défendable de la part d’un parti politique ayant justifié la guerre du 2 août 1998 par l’érection de l’Etat de droit. Chaque année depuis 2003, dès qu’on arrive à cette date, le Rcd s’emploie à revendiquer les dividendes du Dialogue inter congolais et, depuis l’année passée, de l’avènement de la démocratie. D’ailleurs, cela apparaît dans sa déclaration en faisant valoir au point 6 que " Le RCD a souscrit à l’option démocratique en mettant fin à la guerre ; c’est grâce à cette action que les négociations ont eu lieu et abouti à la transition et à l’organisation des élections" ! Peut-on, un seul instant, estimer défendables les événements d’août, octobre et novembre 2006 ainsi que ceux de Kinshasa en mars 2007 ? Est-ce pour cette démocratie-là que l’on a abattu froidement une trentaine de policiers, incendié les sièges de l’Ondh, de la Ham, de l’Eglise de l’Armée de l’Eternel et de l’orchestre Wenge ? Est-ce pour cette démocratie-là que l’on a détruit au feu partiellement la Cour suprême de justice et totalement la Maison communale de Gombe ? Est-ce pour cette démocratie-là que tout un périmètre de Gombe a été institué "Etat Bemba " dans l’Etat congolais ? Si tel est le cas, comment ne pas déduire dans le chef de ce parti un mépris total à l’endroit des Congolais ; ce mépris qui se témoigne, au demeurant, par l’absence de tout sentiment de culpabilité devant le bilan effarant de 4,5 millions de morts, de 2 millions de déplacés et de 400 mille réfugiés pour causes directes ou indirectes à la guerre du 2 août 1998 ; la guerre de 1996 étant taxée de promenade de santé ? Se faire donc l’avocat du Mlc pour ces dérapages quand les dirigeants de ce parti sont, eux-mêmes, gênés lorsqu’on en parle, c’est considérer encore les Congolais pour des " sous-hommes politiques".
Accusation grave
La réalité est que le Rcd cherche - comme relevé plus haut - à détourner les Congolais de la gravité des propos tenus par son président national. En effet, à une question de Rfi, Azarias Ruberwa a déclaré, citation : " Sur le plan de la pratique, sur le plan politique, les Tutsi congolais sont discriminés au même titre que les Noirs dans le temps en Afrique du Sud ou les Noirs dans le temps aux Etats-Unis ". Fin de citation. Ce constat, il le trouve et le dénonce dans le chef de tout compatriote originaire du Kivu parce que c’est dans cette partie de la République que résident les Tutsi congolais. En d’autres termes, Me Azarias Ruberwa considère que dans chaque Shi, Rega, Nande, Hunde, Bembe, Fulero, Zigaba, Banda tapît un Blanc d’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ou d’Amérique à l’époque de la ségrégation raciale ! Par voie de conséquence, dans chaque Mongo, Tetela, Yaka, Yemba ou Karund sommeille un ségrégationniste qui prend le Tutsi pour un " sous-homme " ! Ce constat ne peut nullement être mis sur le dos du Gouvernement dans la mesure où ce dernier a fait son travail, et au demeurant Ruberwa le reconnaît, lorsqu’il relève que "Nous avons fait beaucoup de progrès par rapport à la question identitaire, dont la loi sur la Nationalité où la Constitution consacre que les Tutsi congolais sont Congolais au même titre que les autres ". Certes, le président national du Rcd a cherché à y engager la responsabilité du Gouvernement actuel, en place depuis le 28 février 2007. Parlant des Tutsi, il dit : " En effet, ils sont victimes d’une exclusion que le Gouvernement ne veut pas reconnaître ". Et d’appuyer ses propos par ces quelques faits : " les villes de Bukavu, de Goma et d’Uvira sont quasiment vidées de Tutsi alors que c’est là, chez eux. Ils sont de l’Est. Et le peu qui y vivent - à compter au bout des doigts - vivent dans la peur, dans l’insécurité, dans l’intolérance. Ils sont arrêtés. Dans tous les cas, ils vivent sous la peur du lynchage à tout moment ", poursuit-il avant de singulariser le cas Banyamulenge : " Les Banyamulenge aujourd’hui, qui sont dans le Sud-Kivu, sont obligés de vivre la déportation parce que 4 mille hommes, militaires, ont été envoyés dans les montagnes de Minembwe. Ils violent les femmes chaque jour, et le gouvernement le sait. Donc, nous avons-là un peuple qui, dans son propre pays, vit l’humiliation jusqu’aux petits enfants ", renchérit-il. Une telle accusation est d’une extrême gravité qui ne peut laisser aucun membre de la coalition gouvernementale et parlementaire indifférent. C’est ce que le Pprd a fait.
Exacerber les tensions
Le Rcd, dans sa déclaration, dit ne rien comprendre à ce régime qui " d’une part négocie avec Nkunda à Kigali, conclut des accords, organise des défilés militaires à Mweso le 20 janvier 2007, à Kitshanga le 22 mars 2007 et à Kimoka le 23 mars 2007, où tous les officiers Fardc y compris Nkunda et Numbi, avec galons à l’épaule, co-président les manifestations, ce même gouvernement d’autre part, le déclare criminel et le colle au Rcd pour diaboliser ce dernier. Pourtant, au cours de toutes les négociations, le RCD n’a été ni témoin ni partie prenante ". Devrait-on faire au Gouvernement le reproche d’avoir au moins tenté de dialoguer avec Laurent Nkundabatware une solution au problème d’insécurité qui se pose au Nord-Kivu ? La question est plutôt de savoir si Nkunda a été, de son côté, honnête ! Car, le Gouvernement et la communauté internationale ont constaté par la suite des abus au travers des exactions commises par les éléments tutsis mixés sur des Congolais hutu injustement confondus aux Fdlr ! Le Rcd dit réitérer " sa demande de mettre fin à la guerre, de trouver des solutions politiques à la crise de l’Est, de neutraliser les groupes armés étrangers, d’organiser la réconciliation et la promotion de la coexistence pacifique intercommunautaire gage d’une paix durable et d’un développement harmonieux ". C’est justement ce à quoi s’emploie le Pouvoir, notamment en initiant la Conférence sur la Paix dans le Nord et le Sud Kivu. En analysant froidement les propos d’Azarias Ruberwa sur Rfi, peut-on un seul instant croire qu’ils sont de nature à pacifier les esprits entre les communautés ethno tribales à l’Est ? Au contraire, ils ne font que les exacerber… Azarias Ruberwa sait, lui, pourquoi les tensions doivent persister !
Omer Nsongo die Lema
